Appels à communications, à articles...

Journées d’études RT1-RT19 "Coopérations et participation en santé" - AAC

Dans le sillage des échanges développés au fil des congrès de l’Association française de sociologie (AFS), les membres des bureaux des réseaux thématiques RT 1 (« Savoirs, travail et professions ») et RT 19 (« Santé, médecine, maladie et handicap ») de l’AFS organisent les 28 et 29 mars 2019 deux journées d’études inter RT. Ces journées ont pour vocation d’explorer les formes de « travail en commun » dans le monde de la santé et leurs effets potentiels en termes de partage des tâches, de redéfinition des frontières professionnelles et de reconfiguration des territoires professionnels, c’est-à-dire de savoirs, d’expertises, de compétences, et de juridictions professionnelles.

Nous vous invitons à déposer votre proposition de communication au plus tard le 15 septembre 2018 sur le site : https://journees-rt1-19.sciencesconf.org. Vous y retrouverez l’appel à communication, les modalités de soumission ainsi que l'ensemble des informations et "actualités" concernant l'organisation de la journée d'étude.

 

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"Conférence Internationale Annuelle des Sciences Sociales"

Bonjour,

Nous relayons l'annonce concernant l'organisation de la 5ème Conférence Internationale Annuelle des Sciences Sociales, Athènes, Grèce, 30-31 juillet 2018 (Responsable Académique: Dr. Yorgo Pasadeos, Directeur, Division des Sciences Sociales, ATINER & Professeur Emérite, Université d'Alabama USA). Vous êtes plus que bienvenus pour soumettre une proposition de présentation. La date limite de soumission des résumés est le 18 juin 2018.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Dr. Gregory T. Papanikos: atiner@atiner-conferences.gr

président, ATINER et professeur honoraire d'économie, Université de Stirling, Royaume-Uni.

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ATINER | 8 rue Valaoritou, Kolonaki | Athènes | Grèce
Pour vous désinscrire, veuillez cliquer sur:

http://comm100edm4.com/Newsletter/Newsletter_Unsubscribe.aspx?key=FKl3E5eepCqLjlAvpHy2g6Y3UdCWU0oT7clRylvPXVeBxH%2fU7ZHbGfKxfqPgRJzyc7HxlKGVJgo%3d&siteId=153935

Mes meilleures salutations,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appel à communications: Journées d'études "La sélection dans l’enseignement supérieur : Politiques, instruments, pratiques"

Vous trouverez ci-joint l'appel à communication pour des journées d'études intitulées  "La sélection dans l’enseignement supérieur : Politiques, instruments, pratiques" qui auront lieu à l'Université Paris Dauphine, Jeudi 7 et vendredi 8 février 2019.
 
Les propositions de communications sont à envoyer avant le 30 août 2018, à l'adresse suivante  : je.rt4rt42rt46@gmail.com

 

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« Un regard renouvelé sur les ressources des jeunes : ressources matérielles, soutien, accès aux capacités »

Bonjour,

Nous relayons un appel à contribution à cette adresse  et en fichier joint « Un regard renouvelé sur les ressources des jeunes : ressources matérielles, soutien, accès aux capacités » pour le numéro d’avril-juin 2019 de la Revue française des affaires sociales.

 

Les articles sont attendus avant le 5 novembre 2018.

 

Le dossier est coordonné par Nicolas Charles (Université de Bordeaux), Mickaël Portela (CEET, DREES, HCFEA) et Émilie Raynaud (DREES).

Cet appel à contribution s’adresse aux chercheurs en sociologie, économie, statistiques, science politique, démographie, histoire et droit ainsi qu’aux acteurs du champ de la protection sociale.

 

Quatre axes sont proposés :

 

  • Ressources matérielles et conditions de vie des jeunes 

  • Les inégalités d’accès aux ressources 

  • Au-delà des ressources matérielles : l’entourage des jeunes adultes, les formes de soutien et leurs justifications

  • Les politiques publiques et les expériences de jeunesse

 

Un format de 45 000 signes maximum est demandé.

 

 Pour plus d'informations, veuillez contacter:

 

Nicolas charles:nicolas.charles@u-bordeaux.fr

 

 

 

 

 

 

"Territoire, diversité et convivialité"

Bonjour,

Nous relayons l'appel à communications des Journées Internationales "Territoire, diversité et convivialité", qui se tiendront les 25 et 26 octobre 2018  à Saragosse (Espagne).

Vous trouverez en pièces jointes les détails de cet appel à communications.

Personne à contacter: 

Chabier Gimeno Monterde

Sociologist and Social worker

Dpto. Psicología y Sociología.

Facultad Ciencias Sociales y del Trabajo

Universidad de Zaragoza.

C/. Violante de Hungría, 23. 50009, Zaragoza

Tel (+34) 876 55 45 39

http://unizar.academia.edu/ChabierGimenoMonterde

IMEDES

http://www.uam.es/otroscentros/imedes/CV/chabier_gimeno.html

Observatory on the Migration of Minors

Session spéciale du Colloque du RIODD 2018 - Grenoble - 16-18/10/2018

Veuillez trouver ci-joint l’appel à communication pour une session spéciale :  « Développement durable et risques industriels majeurs : quelles conditions sociotechniques de la sécurité dans un monde en réseau et globalisé ? » du Congrès du RIODD 2018 qui se tiendra à Grenoble du 16 au 18 octobre 2018.

 

Vous trouverez, en document attaché, un fichier contenant toutes les informations utiles pour déposer une proposition de communication, la démarche à suivre, les dates à respecter et présentant les logos de l’ensemble des laboratoires qui sont parties prenantes de cette manifestation.

 

Vous pourrez également vous référer aux informations données sur le site du RIODD : https://riodd2018.sciencesconf.org/resource/page/id/1

 

Nous vous remercions par avance pour votre proposition de communication.

 

Cordialement

 

Michèle Dupré (CMW) et Jean-Christophe Le Coze (Inéris)

Appel à articles "Le vieillissement des personnes en situation de handicap : expériences plurielles à la lumière d'enjeux politiques et de santé" - n°159 revue Gérontologie et société

Les personnes en situation de handicap, tous handicaps confondus, ont connu un accroissement considérable de leur espérance de vie au cours des dernières décennies et elles font désormais l’expérience de vieillir. Ce phénomène de vieillissement a provoqué une remise en question de l’organisation catégorielle des politiques publiques. Il a également nécessité une adaptation des structures médicosociales et une évolution des pratiques professionnelles, les établissements et services du champ du handicap étant amenés de façon inédite à accompagner un public vieillissant. Les structures du champ gérontologique sont quant à elles amenées, et de plus en plus, à accueillir des personnes ayant connu une situation de handicap avant de connaitre les effets du vieillissement.

Cet appel à articles vise à interroger l’accompagnement et l’expérience du vieillissement des personnes en situation de handicap dans ses multiples dimensions et enjeux. Il cible spécifiquement les personnes qui ont connu une situation de handicap avant de connaitre les effets du vieillissement. Toutes les catégories de handicap peuvent être explorées, quelle qu’en soit l’origine (intellectuelle, sensorielle, psychique, motrice, cognitive, ...) ; il sera alors intéressant de souligner les enjeux spécifiques qui peuvent se poser en fonction des publics.

Deux grands axes étroitement liés sont privilégiés : les enjeux politiques et de santé, et les expériences, envisagées dans leur pluralité (personnes en situation de handicap, familles, professionnels). Ces expériences sont en effet étroitement liées à l’orientation des politiques publiques dans ce domaine, à la construction d’une nouvelle catégorie et ses enjeux de définition, à l’émergence d’une expérience particulière de vieillissement – celle de vieillissement précoce. Il s’agira ainsi de lier les enjeux politiques et de santé aux expériences vécues des différents acteurs concernés. Les propositions s’appuyant sur le vécu et l’expérience des personnes en situation de handicap seront particulièrement appréciées pour ce numéro. Au-delà, les propositions pourront inclure des éléments de réflexion sur les dimensions éthiques que pose ce sujet, mais aussi proposer un cadrage socio démographique et économique, soulignant les difficultés de quantification de cette nouvelle catégorie cible de l’action publique que représentent les « personnes handicapées vieillissantes ».

L'AAA complet est en pièce jointe.


Numéro co-coordonné par Aline Chamahian et Muriel Delporte

Les auteurs sont invités à envoyer une proposition de contribution d’environ 6000 signes (espaces compris) avant le 11 juin 2018 en indiquant, outre le titre de la contribution proposée, l’axe de l’appel auquel elle se rattache, ses objectifs, sa problématique, la méthodologie mobilisée (enquêtes, données et méthodes d’analyse) ainsi que quelques références bibliographiques (5 au maximum).

Les propositions sont à envoyer à cnavgerontologieetsociete@cnav.fr sous la forme d’un fichier intitulé NomAuteur_GetS_handicapetviellissement.doc 

Les auteurs dont la proposition de contribution aura été retenue seront informés le 2 juillet 2018 au plus tard et devront soumettre leur article complet pour le 1 octobre 2018 au plus tard. Les articles seront ensuite évalués en double aveugle.

La publication du numéro est prévue en juin 2019.

Comité Scientifique :

Frédéric BALARD - Université de Lorraine, 2L2S

Pascale BREUIL – Cnav / DSPR

Arnaud CAMPÉON – EHESP / ARENES UMR 6051

Aline CHAMAHIAN - Université de Lille SHS, CeRIES

Aline CORVOL - CHU de Rennes / ARENES UMR 6051

Muriel DELPORTE – Université de Lille SHS, CeRIES - CREAI Hauts-de-France

Bertrand QUENTIN - Université Paris-Est Marne-la-Vallée, LIPHA Paris-Est (EA 7373)

Dominique SOMME - Université Rennes 1, UFR Médecine / CHU de Rennes / ARENES, UMR

6051

 

AAC : Etre protégé•e, jugé•e et puni•e : usages du droit, pratiques d’intervention et effets sur les populations en France et au Québec

Etre protégée, jugée et punie :

usages du droit, pratiques d’intervention et effets sur les populations en France et au Québec

 

Si l’influence du droit et de l’institution judiciaire, notamment dans son versant pénal, est communément rappelée dans l’étude de la question sociale, les frontières institutionnelles de ces deux champs ont peu fait l’objet d’investigations par les sciences sociales. Depuis les prémisses des politiques sociales, les actions d’assistance en faveur des plus pauvres sont combinées avec des logiques de contrôle et de normalisation de leurs pratiques, où le rôle de l’institution judiciaire a été parfois central, par exemple suite à la création d’un délit de vagabondage inscrit dans le code pénal de 1810. Plus récemment, c’est la criminalisation et la pénalisation de la pauvreté qui a fait l’objet de recherches, notamment sur les effets des politiques dites de « de tolérance 0 » sur les populations les plus précaires.

Ce colloque international se propose de poursuivre ces investigations sur les emboîtements, les combinaisons voire les tensions entre les politiques sociales, les politiques des droits et les politiques pénales et criminelles en tirant profit des développements récents de la sociologie des politiques sociales, des institutions, de la science politique et de la sociologie politique du droit. Comment s’articulent les logiques d’action publique entre le champ du social et le champ judiciaire ? Quel sens peuvent alors prendre les idées de la justice et de la justice sociale ? Comment comprendre le recours au droit, et ses effets, dans la prise en charge des problèmes sociaux ?

 

D’une manière générale, le rôle du droit, tout comme celui du système judiciaire apparaissent plus que jamais cruciaux dans la production des politiques publiques, notamment du fait de la pénétration des discours du droit dans le champ politique et de l’accroissement du rôle des tribunaux dans la mise en œuvre de l’action publique. Qu’en est-il dans le champ des politiques sanitaire et sociales, et notamment de l’intervention sociale ? Il s’agira également d’examiner les reconfigurations des modes de gouvernement des populations façonnées par l’évolution de la place du droit et du système judiciaire dans la conception et la mise en œuvre des politiques sociales.

Cela implique de s’interroger d’une part, sur les conséquences des évolutions des politiques pénales et criminelles vers une action pré-crime plutôt que post-crime : état d’urgence, mais aussi de manière plus générale, les politiques de tolérance zéro, les contrôles des populations tels que les Roms et les réfugiés, la mise en œuvre des contrôles judiciaires sans crime etc. Dans le même temps, le système de justice développe des interventions se voulant plus thérapeutiques, avec une volonté forte de collaboration avec les milieux d’interventions sanitaires et sociales. C’est par exemple le cas au Québec avec l’émergence des tribunaux en santé mentale, en violence conjugale ou en toxicomanie. 

D’autre part, les institutions sociales et sanitaires ont recours de plus en plus aux tribunaux pour soutenir leurs décisions, leurs orientations et leurs plans d’intervention. De même, la montée des logiques d’activation et de responsabilisation dans les politiques sociales s’inscrit-elle dans des modélisations punitives, mais aussi des logiques de performances qui imposent un cadre plus autoritaire aux pratiques d’intervention. Dans un tel contexte, ce colloque se propose de mettre en lumière et de questionner ces processus autour de trois pistes de réflexion : 

 
 

1.     Les processus de juridicisation et (dé)judiciarisation des problèmes sociaux

De quelles manières et sous quelles formes le système judiciaire contribue-t-il aujourd’hui à la construction et au traitement des questions sociales ? Quels sont les secteurs du social les plus touchés par ces processus de judiciarisation et avec quelles limites ? Que produit le codage juridique des questions sanitaires et sociales, par exemple sur la qualification des situations permettant d’ouvrir des droits sociaux ? Quels mouvements sociaux et quelles catégories de professionnels s’emparent-ils du droit et de la justice pour prendre en charge les problèmes sociaux ? 

Ces processus toutefois, rencontrent des limites qu’il convient aussi de mettre en évidence. Quelles stratégies de contournement ou de résistance à ce processus de judiciarisation sont-elles développées et par qui ? Comment émergent des politiques de déjudiciarisation visant à replacer la défense des droits et la mise en œuvre de réponses sociales plutôt que pénales ? De quelles manières les chercheur.e.s contribuent à ces processus ? 

 

2.     Reconfigurations des normes professionnelles et des frontières institutionnelles ?

Des recherches récentes ont démontré le rôle central de l’Etat dans la structuration d’une politique des droits, c’est-à-dire visant à favoriser l’effectivité des droits, par exemple dans le champ du logement. Qui sont les groupes professionnels promoteurs d’une telle politique, dans et en dehors de l’Etat ? Qui portent les revendications de juridicisation et/ou de (dé)judiciarisation dans le traitement des questions sociales au croisement des secteurs de la justice, de l’éducation, du sanitaire et du social ? En quoi ces évolutions politiques reconfigurent les mandats, les sources de légitimité et les pratiques des professionnels de ces différents champs ? Quels enseignements peut-on en tirer sur les recompositions institutionnelles, par exemple sur l’évolution des frontières entre institutions ?

 
 

3.     Les inégalités d’expériences du droit et de la justice par les populations ciblées par les politiques sociales selon le genre, l’origine, la classe et l’âge

De manière non exhaustive, une piste d’analyse suggérée ici pourra viser à interroger les inégalités d’expériences du droit et de la justice par les populations ciblées par les politiques sociales. A la suite des recherches ayant démontré la gestion différentielle des illégalismes, il s’agira ainsi d’interroger l’hétérogénéité des contraintes exercées par le droit selon les catégories de population. Qui est contrôlé•e, jugé•e, protégé•e et/ou puni•e ? Quels groupes ont recours au droit et à la justice pour faire reconnaître leurs droits sociaux ? Quels décalages existent-ils entre leurs aspirations et les pratiques ? Comment l’hétérogénéité de l’application des normes juridiques participe-t-elle de la (re)production des rapports sociaux ou de la redistribution des ressources ?

 

Ce colloque a également comme objectif de rendre visible une diversité de méthodes de compréhension de ces tensions entre les réponses sociales et les réponses pénales et criminelles dans la gestion des problèmes sociaux. Que ce soit à partir d’entretiens avec des professionnels, de recherche-action, de démarche ethnographique, d’études de cas, d’analyse des données administratives et cliniques, le colloque vise à soutenir la rencontre d’une diversité de chercheur•e•s et de professionnel•les pour tracer les contours tant de la juridicisation et de la judiciarisation et de leurs effets sur les populations ciblées, que de la déjudiciarisation et de ses conséquences sur les droits sociaux des individus. 

 

Calendrier :

 

Veuillez transmettre un résumé de votre communication en moins de 300 mots avant le 15 avril 2018 à l’adresse suivante : http://ejuni.sciencesconf.org

Les notifications d’accord ou de refus seront envoyées avant le 21 mai 2018.

 

 

Ce colloque international est organisé par Céline Bellot (Travail social, UdM et Observatoire des profilages) et Elise Lemercier (sociologie, Université de Rouen Normandie, Dysolab), avec le soutien du CR 34 de l’ AISLF.

 

Comité scientifique :

Abderrahim Anbi, sociologie, Université Ibnou Zohr – Agadir

Céline Bellot, Travail social, Université de Montréal, Observatoire des profilages et CICC

Dominique Bernier, droit, Université du Québec À Montréal 

Maryse Bresson, sociologie, Université de Versailles St Quentin, Printemps

Catherine Chesnay, travail social, Université du Québec À Montréal 

Dominique Duprez, sociologie, CNRS, CESDIP

Aurélie Fillod-Chabaud, sociologie, Aix-Marseille Université, Centre Norbert Elias et IREMAM. 

Véronique Fortin, droit, Université Sherbrooke 

Xavier de Larminat, science politique, Université de Rouen, CUREJ 

Elise Lemercier, sociologie, Université de Rouen, Dysolab

Elise Palomares, socio-anthropologie, Université de Rouen, Dysolab

Anaïk Purenne, sociologie, Université de Lyon - Ecole nationale des travaux publics de l'État (ENTPE), Environnement Ville Société 

Nicolas Sallée, sociologie, Université de Montréal, CREMIS et CICC

Séverine Mayol, sociologie, Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés, Grhapes

Hélène Steinmetz, sociologie Université du Havre, IDEES Le Havre 

Sophie Victorien, histoire, Centre pour les humanités numériques et l’historie de la justice, Criminocorpus 

Anne Wuilleumier, sociologie et science politique, Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ)

 

Comité d’organisation : 

Céline Bellot, Travail social, Université de Montréal, Observatoire des profilages et CICC ; François Féliu, IGE, université de Rouen, Dysolab ; Elise Lemercier, sociologie, Université de Rouen, Dysolab ; Elise Palomares, socio-anthropologie, Université de Rouen, Dysolab

 

 

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AAC Colloque RT14/RT24 // Penser l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race en sociologie des arts et de la culture

Chères et chers collègues,
 
Le RT14 (Sociologie des arts et de la culture) et le RT24 (Genre, classe, race: rapports sociaux et construction de l'altérité) de l'AFS sont heureux de vous adresser l'appel à communication de leur colloque commun:
 
Penser l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race
en sociologie des arts et de la culture
 

Paris, les jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2018 

 
Les propositions de communication sont attendues pour le 15 mai 2018 à l'adresse rt14.afs@gmail.com (procédure exacte dans l'AAC).
 
Le comité d'organisation: Anne Bessette, Clément Combes, Florencia Dansilio, Chloé Delaporte, Artemisa Flores Espinola, Marjorie Glas, Camille Gourdeau, Emmanuelle Guittet, Kaoutar Harchi, Elodie Hommel, Louis Jesu, Kevin Le Bouches, Alexandre Robert, Marie Sonnette et Cécile Talbot.

Numéro spécial "Jeunes et transitions vers l'âge adulte" - Economie et Statistique

La revue Economie et Statistique / Economics and Statistics lance un appel à contributions pour un numéro spécial regroupant des travaux quantitatifs sur les jeunes adultes et les transitions vers l’âge adulte.

La transition vers l’âge adulte est une période de décisions importantes concernant les études, l’emploi, le couple, le logement, etc., et au cours de laquelle s’affirme peu à peu l’indépendance à l’égard des parents et de la famille. L’insertion sur le marché du travail, la poursuite d’études et leur financement, l’obtention d’un logement, etc., peuvent être autant de difficultés. Elles s’illustrent aujourd’hui, avec plus ou moins d’intensité selon le pays, par le phénomène des NEET – ces jeunes qui ne sont ni dans l’emploi, ni en cours d’études ou de formation –, par la question des emprunts étudiants, ou par des conditions de logement et de vie qui peuvent être plus ou moins précaires, selon l’aide matérielle apportée par la famille. Les difficultés que rencontrent les jeunes dans cette période ainsi que les inégalités liées à l’origine sociale, posent aussi la question de politiques publiques spécifiques, ciblées sur cette population.

Les données d’enquêtes portant spécifiquement sur les jeunes adultes sont relativement rares. En France, l’enquête Nationale sur les Ressources des Jeunes (ENRJ), réalisée en 2014 par la Drees et l’Insee, a notamment été conçue pour mieux connaître les ressources des jeunes âgés de 18 à 24 ans, cerner leur situation en matière de logement, d’études, d’emploi, de santé, explorer leur satisfaction dans la vie et leurs valeurs, et l’entente avec leurs parents – eux aussi interrogés. À côté de travaux basés sur cette enquête, la revue attend des travaux mobilisant d’autres sources, permettant par exemple des analyses de longue période ou sur données longitudinales, portant sur la France (par exemple : échantillon démographique permanent, enquête Logement, …) ou sur d’autres pays (enquêtes nationales sur les jeunes), ou permettant des comparaisons internationales (données européennes telles que les enquêtes sur les forces de travail, sur les revenus et les conditions de vie, …).

Les propositions peuvent porter sur l’ensemble des thèmes évoqués plus haut (études, emploi, revenus, aide financière ou en nature des parents, logement, conditions de vie, départ du domicile parental, formation du couple, relations avec la famille, politiques publiques, …).

Le projet sera coordonné par un comité scientifique constitué de : Tom Chevalier (Harvard University) Olivier Galland (CNRS et Sorbonne Universités) Sébastien Grobon (Insee et Ined) Laetitia Hauret (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research, LISER) Niall O’Higgins (Bureau International du Travail, BIT et Università di Salerno) Mickaël Portela (Drees et Ceet) Émilie Raynaud (Drees) Amandine Schreiber (Insee) Tracy Shildrick (University of Newcastle) Cécile Van de Velde (Université de Montréal) François-Charles Wolff (Université de Nantes et Ined)

Les auteurs intéressés sont invités à soumettre un résumé d’une page, mettant en avant la problématique, la méthode, et les principaux résultats attendus, au plus tard le 9 avril 2018. Le choix des projets retenus sera notifié le 30 avril. Une attention particulière sera portée à la qualité méthodologique des projets. Les articles complets seront attendus pour le 30 septembre 2018 ; ils seront alors soumis au processus d’évaluation habituel de la revue. La parution de ce numéro spécial est prévue pour la fin de l’année 2019.

Les soumissions, en français ou en anglais, sont à adresser à redaction-ecostat@insee.fr

"Innovations et transformations sociales en lien avec le numérique"

Bonjour,
Ceci est un rappel de l'appel à communications pour les Journées du Risque, organisées par la chaire RITE (Risques et Technologies Emergentes) de l'IMT Atlantique, sur le thème des innovations technologiques et des transformations sociales en lien avec le numérique.

Les intentions de communication doivent être envoyées au plus tard le 1er avril 2018 à l'adresse suivante : appelacom-jdr2018@imt-atlantique.fr

Vous trouverez en pièce jointe les éléments pratiques et les grands thèmes d'études qui seront abordés lors de ces journées. N'hésitez pas à diffuser l'appel dans vos réseaux, ainsi qu'à consulter le site des Journées du Risque, régulièrement mis à jour : http://web.imt-atlantique.fr/x-ssg/jdr-18/index.php

Les contributions sélectionnées lors de ce colloque donneront suite à la publication d'un ouvrage collectif ainsi que d'un numéro spécial dans une revue.

Bien cordialement,

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Antoine GHERARDI
Doctorant
IMT Atlantique
Laboratoire d'Économie et de Management de Nantes-Atlantique (LEMNA)
La Chantrerie 4 rue Alfred Kastler BP 20722
44307 Nantes Cedex 3
02.51.85.85.53

 

Appel à communications Colloque de jeunes chercheurs du 2L2S 2018 : "Le public dans tous ses états"

Université de Lorraine; Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S)

9e Colloque de Jeunes chercheurs en sciences sociales et art

Le public dans tous ses états

7-8 novembre 2018

Metz

 

Les 7 et 8 novembre 2018, le Laboratoire lorrain de sciences sociales (2L2S) organise le 9e Colloque de jeunes chercheurs en sciences sociales et arts. Pour cette édition la thématique retenue est :

 

Le public dans tous ses états

 

Appel à communications

Les jeunes chercheurs-euses du Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales organisent cette année la neuvième édition du colloque jeunes chercheurs-euses en sciences humaines et arts, qui se tiendra à Metz les 7 et 8 novembre 2018. Nous avons choisi l’objet de recherche qu’est le public, objet fédérateur et ouvrant à l’interdisciplinarité, nous avons orienté principalement notre appel sur les publics du secteur culturel et artistique mais nous espérons des propositions de communication qui dépassent ces deux domaines comme le suggèrent les différents axes.

 Les publics en action

Le principal enjeu de ces journées d’étude est d’envisager le public en tant qu’acteur au regard des évolutions contemporaines de la notion de public, des mutations socio-économiques des différents secteurs impliqués (culturel, médiatique, sportif, industrie de loisirs, social, etc.), des nouveaux objets, des nouvelles pratiques et comportements. Il s’agit ainsi, d’interroger les représentations courantes de la notion de public, en observant plus particulièrement, les interactions au sein desquelles, le public s’inscrit : cela permet de comprendre comment le public -considéré comme acteur social- peut agir sur les objets, les institutions, mais aussi en retour, comment ces modifications participent à réinventer sa propre pratique.

 Définitions

Le terme « public » est d’abord un adjectif avant de devenir un nom commun. Si l’adjectif renvoie à « ce qui concerne le peuple, qui appartient à l’État »[1], le nom commun « public » apparaît au XVIe siècle pour désigner alors « un ensemble de gens »[2]. Aujourd’hui, nous pouvons trouver plusieurs définitions du nom commun public[3]. Il désigne à la fois l’État, la collectivité ; les gens, la population, la foule, ainsi que l’ensemble de personnes que touche une œuvre (littéraire, artistique, musicale), un spectacle, un média (à partir de 1671), l’ensemble de personnes qui assistent effectivement à un spectacle, à une réunion, à une manifestation (à partir de 1751), ainsi que les personnes devant lesquelles on parle ou on se donne en spectacle. 

L’intérêt de revenir sur l’évolution étymologique de ce terme est de souligner, d’une part, que la notion de passivité, qui lui est souvent associé, est purement construite par celles et ceux qui produisent des discours sur le public. Rien, dans cette définition nominale, ne sous-entend une quelconque passivité. 

D’autre part, de mettre en évidence le fait qu’il ne relève pas de facto du seul secteur artistique. Qu’en est-il du public d’un stade de football ou de celui qui assiste à un événement qui survient inopinément dans la rue ? Qu’en est-il du public des institutions liées au travail social ? Après tout, le spectacle n’est-il pas partout dans notre vie quotidienne ? (Goffman, 1959)

De manière à rendre compte des multiples réalités que recouvre ce terme, le public pourrait donc être défini, largement, comme un ou plusieurs groupes d’individus réunis (physiquement ou non, de manière simultanée ou non), autour d’un même événement ou d’un même objet. Ainsi, il s’agirait de croiser les différentes acceptions de la notion de public, afin  d’interroger la composition de ces publics, mais aussi les objets (matériels ou immatériels) qui font que ces publics existent (Esquenazi, 2003), les lieux d’interactions entre les publics et les objets, et enfin les différentes actions et stratégies collectives ou individuelles, mises en œuvre par les individus réunis autour de ces outils étudiés.

 Argumentaire

             Le public comme récepteur/spectateur

La notion de public est liée à celle de spectacle. Il est intéressant de s’arrêter sur ce terme. Il provient du verbe latin spectare qui signifie « regarder, observer, contempler »[4]: le «spectacle désigne un ensemble de choses qui attirent le regard, sont susceptibles d’éveiller des émotions […] »[5]

Le spectacle en lui-même est interactif, les musiciens jouent par exemple pour un public, qui écoute, répond avec les codes d’usages (silence et maîtrise de soi témoignent de l’écoute et de la disponibilité du public au spectacle donné, de la même manière que les applaudissements, les rires, etc.), de la même manière qu’un groupe de supporters dans un stade de football. 

Pour autant, la première limite de cette définition est de considérer le public comme destinataire du spectacle, c’est-à-dire toujours comme un acteur collectif extérieur à la production. Or, le public peut être envisagé comme un « collectif éphémère qui est le résultat d’une convergence entre des jugements individuels que matérialise la consommation d’un même objet par des personnes étrangères les unes aux autres » (Leveratto, 2000). Ne faudrait-il pas en effet, renverser la perspective et ne plus simplement considérer le public comme le destinataire d’une offre ou argument pour justifier le succès d’une production ? Ne faudrait-il pas rendre au spectateur, sa capacité de jugement et percevoir la consommation d’objets matériels ou immatériels comme une activité réflexive, déterminée par le spectateur ou l’usager ? Cela s’accompagne d’un changement de regard sociologique, qui consiste à ne plus regarder seulement le public dans sa globalité, comme un collectif, mais comme un ensemble d’individus distincts, ayant leur jugement propre, sur la qualité des objets ou des services proposés, et sans préjuger de leurs caractéristiques socio-démographiques par lesquelles les publics sont souvent mesurés.

En ce sens, les revendications culturelles et identitaires de différents groupes sociaux, tels que  certains groupes culturels Sourds (Mottez, 2006) -voulant être reconnus comme étant une minorité culturelle et linguistique- souligne la volonté d’influencer les représentations sociales de la surdité, considérée comme étant un handicap chez les groupes entendants. L’Histoire de la prise en charge des Sourds marquée par une forme d’ethnocentrisme (audiocentrisme-phonocentrisme)[6], impulse l’émergence de réactions sociales diverses et variées chez les groupes culturels Sourds, voulant faire reconnaître la surdité comme un «état», une façon «d’être au monde» et non comme une déficience (Mottez, 2006). Cette dynamique de reconnaissance identitaire et sociale influence ainsi, la production d’objets et/ou leur mise en scène: La diffusion/médiation de spectacles théâtraux, comme “l’international visual Theatre” (IVT), première compagnie de théâtre organisée par des individus Sourds[7], ou encore la diffusion en 1994 de l’émission “L’œil et la main” sur France 5, symbolisent la réappropriation de pratiques culturelles des groupes sourds et une façon spécifique d’être public. Cette accessibilité à des publics aux caractéristiques singulières, par exemple les publics dits “empêchés”, permet ainsi de questionner à la fois l’adaptation et la production des objets. Dans quelle(s) mesure(s) suppose t-el-le une adaptation personnelle et/ou environnementale ? Dans quelle(s) mesure(s) façonne-t-elle les objets eux-mêmes en influant sur leur production ?

             Le public comme expert ou co-producteur

Si l’on prend l’exemple du domaine artistique, la seconde limite tend à effacer les capacités de jugements de l’art chez ceux qui ne seraient familiarisés avec l’histoire de l’art. Celle-ci est un outil d’analyse des objets artistiques, mais l’idée qu’il faut être expert pour apprécier l’art suppose que la connaissance prévaut sur l’expérience. Or, faut-il être historien de l’art pour éprouver du plaisir à contempler une œuvre ou assister à un spectacle ?

La seconde limite rejoint une conception restreinte selon laquelle le public n’est que le destinataire des objets qu’il consomme et n’entre pas dans leur production. À cette idée, nous pouvons opposer quelques observations :

- la possibilité de groupements d’amateurs-experts autour d’objets,

- le fait que les producteurs et les critiques fassent aussi partie du public, si on considère que les pairs forment le premier et le plus restreint public des objets concernés. Ainsi, nous aurions tort d’opposer le public et les producteurs,

- ou encore par le fait que certains publics soient fabriqués volontairement, par exemple à travers la rencontre entre certains équipements culturels et des écoles : en effet il peut y avoir des partenariats privilégiés entre établissements qui de fait excluent la majeure partie du public, réservant l’éducation artistique à des étudiants spécialisés et recrutés dans ces écoles,

- ou enfin que le public peut être amené à faire changer l'institution, à la redéfinir ce qui nous amènerait à étudier les relations entre l'institution et le public : en effet on peut prendre ici l’exemple de la « relation administrative » de Vincent Dubois (2010) dans la sociologie de la relation de service pour qualifier le rapport entre le public et les professionnels des institutions, relation qualifiée d'inégalitaire en prenant l'exemple des Caisses d'Allocation Familiales.

             Le public et ses médiations

Enfin, opposer production et consommation c’est ne pas reconnaître le fait que la consommation d’un produit est avant tout une expérience, qui n’a pas de sens sans la rencontre entre les objets produits et le public : « C’est le regardeur qui fait le tableau », disait Marcel Duchamp. Le concert, le spectacle n’a aucun sens sans l’assemblée de spectateurs qui y assistent. Duchamp disait cela des arts plastiques alors que publics et artistes se rencontrent en différé au travers de la contemplation de l’œuvre, mais cela est d’autant plus vrai dans le spectacle vivant où la présence des artistes et des spectateurs est concomitante.

Il s’agit donc ici d’analyser la prise en compte, par les instances de production, des activités de consommation ou d’usages des objets étudiés, tout comme des formes de pratiques plus engagées (celle des « amateurs » au sens d’Antoine Hennion, les formes d’engagement dans des associations, dans des pratiques de loisirs, etc.), ainsi que les moyens mis en œuvre et les outils élaborés aujourd’hui par les instances de production pour prendre en compte ces différentes pratiques. Cela suppose donc également d’observer la façon dont les institutions font usage de ces informations et dont elles impactent ou non les objets produits.

 


Axes:

 1/Méthodes des sciences sociales et humaines : Comment atteindre et définir les publics d’aujourd’hui ?

Comment les sciences sociales construisent-elles les publics et comment s’en emparent-elles aujourd’hui ? Usagers, spectateurs, consommateurs, audiences, comment caractériser les publics ? Quels enjeux théoriques et méthodologiques ? Quels outils pour décrire les publics et leurs pratiques ?

2/ Effets produits: Qu’est-ce que les objets font aux publics ?

Qu’est-ce que les objets « spectaculaires » font aux individus qui les regardent ? Comment les institutions induisent, volontairement ou non, un certain type d’usages des services qu’ils proposent ? Et comment envisager les formes de « résistances » (Hall, 1974) de la part des publics ?

3/Des individus et des collectifs : Comment appréhender la participation des publics ? Qu’est-ce que les publics font aux objets ?

Comment mesurer les différents degrés d’engagement des publics ? Comment prendre en compte la capacité d’expertise des consommateurs ordinaires ? Quels sont les instruments de mesure de la qualité qui sont mobilisés par les publics contemporains ? Comment entretient-on le lien, fidélise-t-on les publics aujourd’hui ?




[1] Alain REY (dir.), Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Le Robert, Tome III, 2012

[2]Ibid.

[3] Josette REY-DEBOVE (dir.), Alain REY (dir.), Le Petit Robert millésime, 2013

[4] Jean DUBOIS (dir.), Henri MITTERAND (dir.), Albert DAUZAT (dir.), Dictionnaire étymologique, Paris, Larousse, « Références », 2007

[5]Ibid.

[6] Dalle-Nazébi Sophie et  Lachance Nathalie., Les sciences de la vie aux prises avec la diversité des conceptions de l’Homme. Le cas de controverses sur le sort des sourds,  dans IRIS, quebec, 2007.  [En ligne] http://www.lesiris.free.fr/EetR/Sociologie/IC_DalleNazebi_Lachance.pdf et Mottez Bernard « les sourds existent-ils ? », l’Harmattan, 2006.

[7] Yoko TRIGALOT., «40 ans que les sourds s’y entendent au théâtre», dans le Figaro, 2016 [en ligne] http://www.lefigaro.fr/theatre/2016/10/07/03003-20161007ARTFIG00219-40-ans-que-les-sourds-s-y-entendent-au-theatre.php


Comité d’organisation :
Louise Barrière (Doctorante, Arts)
Malou Cesca (Doctorante, Sociologie)
Marion Fournier (Doctorante, Arts)
Mirjana Gregorcic (Doctorante, Sociologie)
Radoslav Gruev (Docteur, Sociologie)
Thomas Held (Doctorant, Sociologie)
Laetitia Lamongie (Doctorante, Sociologie)
Catherine Raban (Ingénieure d’études, Sociologie)
Anthony Rescigno (Docteur, Arts)
Valérie Thackeray (Doctorante, Sociologie)
Sophie Turbé (Docteure, Sociologie)
Elodie Valkauskas (Doctorante, Arts)

Comité scientifique:
Emmanuel Jovelin (PR, Sociologie)
Jean-Marc Leveratto (PR, Sociologie)
Fabrice Montebello (PR, Histoire et esthétique du cinéma)
Antigone Mouchtouris (PR, Sociologie)
Katalin Por (MCF, Histoire du cinéma)
Caroline Renouard (MCF, Histoire et esthétique du cinéma)
Jean-Marie Seca (PR, Sociologie)
Léo Souillès-Debats (MCF, Histoire du cinéma)
Jean-Yves Trepos (PR émérite, Sociologie)


Modalités et calendier :

Les propositions d’environ 500 mots devront comprendre une courte bibliographie ainsi qu’une biographie professionnelle.

Elles sont à envoyer, au format PDF, à l’adresse :

cjc2018metz@gmail.com

pour le 15 avril au plus tard.
Retour des comités d’organisation et scientifique : 1er juin 2018

 

Appel à communications de la 3e Biennale de la sociologie de l’urbain et des territoires : « Ville et capitalisme »

3e Biennale de la sociologie de l’urbain et des territoires

« Ville et capitalisme »

Appel à communications

 

Informations générales


Les 17, 18 et 19 octobre 2018, le RT9 de lʼAssociation française de sociologie organisera à Marseille, sa 3e Biennale de la sociologie urbaine et des territoires, qui fait suite aux deux premières éditions organisées à Lille en décembre 2014 et à Toulouse en septembre 2016.

Ces journées d’études ont vocation à rassembler l’ensemble des sociologues français-e-s, et plus largement les chercheurs en sciences sociales (politistes, anthropologues, économistes, géographes, historiens, démographes, etc.),qui travaillent sur les questions urbaines et territoriales.Cette manifestation se veut un moment privilégié d’échanges et d’analyses autour d’une grande thématique de recherche.

Cette année, la Biennale se tiendra à l’EHESS à Marseille (Pôle de la Vieille Charité – 2, rue de la Charité, 13001) et est organisée avec le soutien de l’iNED, du LISST, du CESAER (INRA-Agrosup), de l’IRISSO (Université Paris-Dauphine-PSL), du LAMES, du CRESPPA-CSU, du CeRIES (Université de Lille), du Centre Norbert Elias et du PRINTEMPS-UVSQ.

La première journée (mercredi 17/10) est consacrée à l’atelier doctoral du RT9. Rendez-vous annuel depuis une dizaine d’années, cet atelier autogéré est organisé par un comité ad hoc de doctorant-e-s du RT9, avec l’appui d’un comité scientifique d’enseignant-e-schercheur-e-s confirmés pour évaluer et sélectionner les propositions de communication. Un appel à communications spécifique sera diffusé prochainement.

Les deuxième et troisième journées (jeudi 18/10 et vendredi 19/10) constituent le cœur de la Biennale. Elles comportent des séances plénières, dont le programme sera diffusé prochainement, et des ateliers thématiques consacrés aux différents aspects du lien entre ville et capitalisme. L’appel à communication diffusé ci-après vise à construire des ateliers thématiques. Enfin, une projection-débat du documentaire Bricks, réalisé par Quentin Ravelli, se tiendra dans la soirée du jeudi 18 octobre.

Frais d’inscription (déjeuners inclus)


Etudiant-e-s en master, doctorant-e-s et chercheur-e-s sans financement                                                            Gratuit

Doctorant-e-s allocataires, post-doctorant-e-s et chercheur-e-s sur contrat                                           30€                                                                                                                                                                                   

Enseignant-e-s-chercheur-e-s et chercheur-e-s titulaires (MCF, PU, CR, DR, etc.)                                   95€

 

Les frais d’inscription peuvent être réglés :

- soit par chèque à l’ordre du RT9, à adresser au RT9, 1 place de la Concorde, 31000 Toulouse ;

- soitpar virement bancaire sur le compte du RT9 (le RIB/IBAN sera disponible sur la page du RT9 : http://www.afs-socio.fr/RT9).

Pour des raisons pratiques, l’inscription doit être effectuée avant le 1er octobre.

 

Texte de l'appel à communications :

Ville et capitalisme

Soixante ans après la publication de l’ouvrage Le droit à la ville, d'Henri Lefebvre, la troisième Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires propose d’interroger les interactions entre les dynamiques du capitalisme et les dynamiques urbaines, et plus largement les logiques économiques et marchandes de la production et de la transformation des territoires, ainsi que leur articulation avec les politiques et les mouvements sociaux.

 

Les liens entre ville et capitalisme constituent une interrogation fondatrice des recherches portant sur le fait urbain, comme l'illustrent l'ancienneté et le nombre des travaux en histoire et en sociologie ayant analysé les dynamiques croisées des révolutions industrielles, de l'urbanisation et de la marchandisation du sol et de l’immobilier depuis le début du XIXe siècle. La ville y apparait à la fois comme un lieu essentiel de production de capitalisme et un monde social transformé par l’essor et les mutations du capitalisme. Un temps délaissée en raison du déclin du paradigme marxiste dans la sociologie française, de la spécialisation des objets de recherche et du rétrécissement des échelles d'observation, cette question a récemment retrouvé son actualitésous l'effet de plusieursfacteurs.

Premièrement, les transformations contemporaines du capitalisme lui-même, marquées par le tournant postindustriel et les processus de mondialisation, de financiarisation et de déréglementationont des conséquencesterritorialesfortes. Un des effets les plus frappants de ces processus se manifeste par les restructurations économiques et socialesprofondes des villeset des territoires industriels, soulignant l’opposition entredesespaces « gagnants » de la mondialisation (villes globales, villes à forte spécialisation technologique, nouvelles villes-ateliers)et des territoires « perdants », confrontés au déclin économique et démographique.

Deuxièmement, si l’accélération de la circulation des hommes et des marchandises s’est traduite par l’intensification de la concurrence interurbaine, cette dernière s’est vue renforcée sous l’effet de la production de discours, de dispositifs et de représentations qui mettent en scène la concurrence entre les villes, classent et hiérarchisent les territoires. Depuis une trentaine d’années, la compétitivité et l’attractivité urbaines sont ainsi devenues des thèmes centraux pour les décideurs publics et privés. Aujourd’hui, les performances des villes sont, par exemple, systématiquement mesurées et comparées par les organismes internationaux, l’Europe, les Etats et leurs agences, les cabinets de conseil, la presse nationale ou spécialisée. Ces pratiques diffuses participent de la « mise en concurrence » des villes dans le cadre de politiques plus libérales et d’un capitalisme à la fois plus global et plus urbain. La multiplication des travaux depuis les années 1990 sur la gouvernance des villes et la montée de l’entrepreneuriat urbain témoignent en même temps de ce recours croissant des collectivités aux acteurs privés pour assurer le développement de leur territoire et la gestion des services urbains (distribution d’eau, ramassage des ordures ménagères, contrôle du stationnement, etc.).

Troisièmement, l’analyse des relations entre ville et capitalisme renvoie à la question de la recomposition des inégalités socio-spatiales. Du point de vue des populations, les inégalités socio-spatiales peuvent s’exprimer en termes de revenus, de patrimoine, de trajectoires socioprofessionnelles, mais aussi en termes d’accès à la ville, aux transports, aux marchés locaux du travail, aux équipements ou encore à la qualité environnementale. La crise des subprimes, survenue aux Etats-Unis à partir de 2007, a par ailleurs relancé la réflexion sur les risques économiques et socio-spatiaux liés à la financiarisation de l’immobilier dans un contexte marqué à la fois par le développement de pratiques de titrisation et de spéculation peu régulées.

Enfin, l'intérêt renouvelé des sociologues pour la question des liens entre ville et capitalisme se nourrit de plusieurs évolutions récentes du champ des sciences sociales. En France, la traduction et la diffusion des travaux de géographie « radicale » ont ainsi suscité d’importants débats. Dépassant l’étude de l'inscription spatiale des processus économiques, ils affirment la centralité des dynamiques urbaines dans les transformations du capitalisme. La ville constitue dans ce cadre théorique un instrument privilégié d'accumulation du capital et de production de valeur (ce que David Harvey nomme « l'urbanisation du capital »), qui invite à penser les « racines urbaines des crises capitalistes » et réactualise la question du « droit à la ville ». D’autres travaux, critiques ou non, s’intéressent aux facteurs de croissance économique des plus grandes métropoles, que ce soit sous l’angle de la concentration du pouvoir de commandement de l’économie globalisée (Sassen), de la spécialisation dans les secteurs de haute technologie (Scott et Storper) ou de la construction de systèmes de gouvernance efficaces (Kantor et Savitch, Le Galès). Enfin, des recherches récentes mettent l’accent sur la nécessité de ne pas se cantonner aux seules villes qui réussissent et aux seuls facteurs de cette réussite, pour au contraire promouvoir l’étude de la « ville ordinaire » (Robinson).

 

L’analyse des relations entre ville et capitalisme, à la croisée de plusieurs disciplines, présente ainsi plusieurs intérêts pour la sociologie. Tout d’abord, le concept de capitalisme est solidaire d'un ensemble de notions (« capital », « marché », « concurrence », « valeur », etc.), de flux (d'argent, de marchandises, d'individus) et d'institutions (décideurs politiques, gestionnaires et promoteurs de la ville), dont l'observation empirique soulève des questions théoriques et méthodologiques fondamentales : conflits de définition ; choix de l'échelle et des méthodes d'enquête ; accès aux sources. Les propositions de communication pourront ainsi réfléchir, à l'occasion de la présentation des matériaux sur lesquels elles s'appuient, sur les manières d'enquêter sur le capitalisme, ses acteurs et ses espaces. Ensuite, en raison de son encastrement institutionnel, le capitalisme ne constitue pas un système intangible et uniforme, mais présente de nombreuses variations historiques, nationales ou régionales. La notion – au pluriel – de « capitalismes urbains » peut alors offrir un terrain propice aux recherches fondées sur des comparaisons historiques, territoriales, intra- ou trans-nationales, à même de souligner la diversité des relations entre logiques politiques, logiques marchandes et dynamiques territoriales : entre les modèles keynésiano-fordiste et néo-libéral du capitalisme, entre les économies avancées et les pays des Suds, entre différentes aires urbaines au sein d’un même État, etc. La dimension proprement urbaine du capitalisme doit également être interrogée, pour prendre en compte la manière dont ces dynamiques se déclinent selon les types de territoire (urbain, périurbain, rural) et plus largement participent à la différenciation et au marquage des frontières entre ces espaces. Enfin, la thématique retenue permettra d'engager un dialogue interdisciplinaire entre la sociologie et les autres manières d'étudier la ville et l’espace en sciences sociales, mais également entre la sociologie urbaine et d'autres sous-champs de la sociologie, comme la sociologie économique, la sociologie de l’action publique, la sociologie du droit ou encore la sociologie des mouvements sociaux, dont les travaux contribuent depuis une dizaine d’années à renouveler et à enrichir la compréhension des liens entre ville et capitalisme.

 

Quatre axes de réflexion, qui serviront à la construction des ateliers thématiques, guident cette troisième édition de la Biennale. Des propositions de communication hors axes sont cependant également possibles.

 

Axe 1. Nouvelles compétitions territoriales

Un premier axe d’interrogation concerne la localisation des capitaux et les dynamiques qui président aux choix de localisation. En lien avec l'évolution des modes de régulation publique du capitalisme, et dans un contexte général de décentralisation et de recomposition du rôle de l’Etat, les pôles urbains et les collectivités locales apparaissent de plus en plus engagés dans une compétition pour la captation de financements (publics et privés) et de revenus (de nouveaux habitants et de touristes), ainsi que pour l’attraction d’entreprises et de capital humain. Cette évolution que tente de saisir le concept de « ville néo-libérale » ne se limite pas aux mégapoles de dimension internationale ou aux métropoles de dimension nationale, mais concerne également des villes moyennes à rayonnement régional, voire des petites villes. Un des objectifs de cetteBiennale est ainsi de réunir des travaux consacrés aux formes contemporaines de cette compétition interurbaine, en discutant les apports et les limites de la notion de ville néo-libérale (sa chronologie, son degré de rupture avec les formes antérieures d'organisation urbaine, ses formes localement différenciées, etc.), en interrogeant le rôle des politiques publiques nationales ou locales (stratégies de métropolisation, politiques d'attractivité et de compétitivité, patrimonialisation des quartiers centraux, mesures de rééquilibrage territorial, etc.), et en analysant le rôle de la circulation des outils du marketing urbain (benchmarking, création de marques, labellisation, etc.)dans cette reconfiguration. Ces politiques ont-elles des effets sur les décisions d’implantation des entreprises, sur les choix de localisation des ménages, sur les flux de visiteurs uniques ou réguliers ? Se font-elles au détriment de la satisfaction des besoins des populations et des acteurs économiques déjà présents dans ces territoires ? Une attention particulière pourra être portée aux politiques de grands équipements (liées par exemple à l’accueil de grands évènements sportifs et culturels internationaux) portées par les villes et les Etats, et à la manière dont elles contribuent tant à repenser l’aménagement urbain qu’à mettre en concurrence des territoires et des populations.

 

Axe 2. Marchandisation, financement et production de l’espace

La notion de capitalisme est étroitement liée à celle de marché, dont les règles du jeu (variables) sont façonnées par les pouvoirs publics et dont le fonctionnement dépend d’acteurs économiques (très grandes entreprises, investisseurs, intermédiaires, etc.) qui disposent d’un « pouvoir de marché », qu’il s’agisse des marchés fonciers et immobiliers, des marchés de la consommation, des marchés de l’emploi et des marchés interentreprises ou, plus en amont, des marchés financiers.

Cet axe vise en particulier à mettre en lumière les apports d'une approche des dynamiques urbaines fondée sur l'étude des marchés du sol, de l’immobilier et du logement. Il s’agira notamment de s’interroger sur l'internationalisation croissante des acteurs (compagnies d’assurance et fonds d’investissement immobiliers, entreprises de réseau, promoteurs, constructeurs, bailleurs, etc.), des canaux de financement, des modèles de développement urbain et des formes architecturales. Peut-on distinguer des villes en fonction du degré de privatisation du foncier, du bâti, etc. ? Plus largement, la marchandisation des espaces urbains, dont la conception obéit de plus en plus à l’impératif de « création de valeur » et de rentabilisation des actifs immobiliers, modifie-t-elle la manière de produire la ville ? Les terrains mobilisables sont très variés. A titre d’exemples, il peut s’agir du financement et de la conception de projets urbains et d’infrastructures (notamment dans le cadre de partenariats entre le public et le privé), de la vente du patrimoine immobilier de l’Etat, des collectivités territoriales et des bailleurs sociaux aux investisseurs, aux promoteurs ou aux ménages, des politiques de soutien à l’accession à la propriété, du développement de l’économie de plateforme qui modifie le fonctionnement des marchés urbains (l’immobilier dans le cas d’Airbnb ; le marché des services et du travail dans le cas d’Uber, etc.). L’accent pourra enfin être mis sur les conflits entre acteurs privés ou institutionnels et communautés locales que suscitent la reconversion et l'usage marchands des sols et du bâti dans les villes et territoires en croissance comme en décroissance.

 

Axe 3. Régulation et action publiques

L'étude des dynamiques urbaines du capitalisme implique de s'intéresser aux modes de régulation de ce dernier, qu’elle émane d’acteurs publics ou privés. Cet axe de réflexion porte ainsi sur l'encastrement institutionnel du capitalisme dans l’espace urbainet son imbrication à d’autres échelles territoriales. Il entend se déployer dans au moins trois directions. D'abord, se pose la question des dispositifs juridiques par lesquels les Étatsetles organisations internationales (dont l’Union Européenne) permettent l'institution, la reproduction et la régulation des marchés urbains (droits de propriété, droit des contrats, tribunaux, etc.). Ensuite, dans le sillage de la littérature consacrée à la gouvernance urbaine,les communications peuvent interroger la manière dont les pouvoirs locauxs’approprient, favorisent ou résistent aux logiques marchandes, au nom de la cohésion de leur territoire,afin par exemple de limiter la croissance des inégalités socio-spatiales en leur sein.Loin d’opposer public et privé, cet axe propose ainsi de réfléchir à l'articulation entre les logiques économiques privées et les politiques publiques de la ville et de l'habitat, à la formation de coalitions d'acteurs privés et publics qui peuvent présiderà la fabrique des politiques urbaines dans un contexte de restriction budgétaire (à l’image des PPP), ou à la manière dont les programmes et les instruments de l'action publique (planification, rénovation, zonage, permis de construire, fiscalité, etc.) favorisent ou contraignent l'accumulation du capital foncier ou immobilier dans tel territoire.Enfin, la manière dont les acteurs (institutions, entreprises, propriétaires, locataires, collectifs militants) se saisissent du droit pour régler les conflits relatifs à l'appropriation marchande de l’espace et du bâti constitue également un champ pour l’analyse. Les propositions de communication portant sur des contentieux judiciaires liés à l'aménagement ou au logement seront ici les bienvenues.

 

Axe 4. Les effets socio-spatiaux du capitalisme

Un dernier axe de questionnement vise à interroger les effets socio-spatiaux des liens entre ville et capitalisme, avec en toile de fond la notion de « développement inégal ». Si les villes sont des acteurs majeurs du développement économique, celui-ci ne se répartit pas également entre les villes et entre les espaces urbains et ne se limite pas à ceux-ci. Cette thématique peut être appréhendée à travers la question de l’influence des marchés sur le développement des villes et des territoires en fonction des dynamiques du capitalisme, de ses stades et de ses formes (type de concurrence, niveau de dérèglementation, état de la protection sociale, etc.). Les effets sur les transformations du peuplement, le remplacement de groupes sociaux par d’autres, ou encore l’accroissement des inégalités entre les territoires et entre les populations sont également susceptibles d’être étudiés. L’hypothèse sous-jacente est que le capitalisme et la marchandisation ne produisent pas les mêmes conséquences partout. La prise en considération des spécificités des contextes nationaux et locaux apparaît donc particulièrement éclairante pour saisir ces effets, qui peuvent être très différenciés selon les pays, mais aussi selon les types de territoires et selon les villes, voire selon les quartiers d’une même ville.

Pourront ainsi être proposés des travaux portant sur les effets des investissements publics et privés (au nom de la compétitivité et de l’attractivité) sur l’emploi local (les faits confirment-ils la théorie du « ruissellement » ?) ou sur la valorisation et la dévalorisation relative des territoires, sur la gentrification des quartiers centraux et péricentraux (quelle validité de l’hypothèse du « rent gap » ?) et sur les processus de ségrégation urbaine et d’ « invisibilisation » de populations peu qualifiées au service des particuliers et des entreprises capitalistiques. Seront aussi analysées les formes de résistance, de mobilisation ou de lutte que peuvent susciter les dynamiques d’appropriation et de privatisation de la ville par certains acteurs économiques. Enfin, les analyses consacrées aux conséquences urbaines et territoriales des crises économiques et immobilières (destruction de capital et d’emplois, faillites de villes, expropriations et expulsions de ménages, dépeuplement, etc.) auront toute leur place dans cet axe.

 

 

 

 

 

 

 

Comment proposer une communication ?

Les propositions de communication (4000 signes espaces compris maximum, hors bibliographie) doivent être transmises au format PDF à l’adresse suivante – RT9afs@gmail.com le 31 mars 2018 au plus tard.Elles devront impérativement répondre aux normes suivantes pour faciliter l’opération d’anonymisation :


Page 1 :

§  Nom,prénom

§  Institution de rattachement 

§  Adresse mail de contact

 

 

 

Page 2 :

    • Axe(s) souhaité(s) 
    • Titre de la communication 
    • Résumé de la communication (cadre théorique et matériaux empiriques à préciser)


Merci d’avance de bien vouloir indiquer comme objet du message et nom du fichier PDF : « RT92018-NOM(S) »

Les résultats seront transmis par mail aux auteur-e-s le 15 mai.

 

Le bureau du RT9 :

Vincent Baggioni (Université Aix-Marseille/LAMES)

François Cusin (Université Paris-Dauphine-PSL/IRISSO)

Eleonora Elguezabal (INRA-CESAER)

Camille François (Université Paris 8/CRESPPA)

Rémi Habouzit (Université de Versailles St-Quentin/ Printemps, Université Aix-Marseille/LEST)

Anne Lambert (INED/CMH)

Lydie Launay (Institut national universitaire Champollion/LISST)

Clément Rivière (Université de Lille/CeRIES)

3e Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires

 Les 17, 18 et 19 octobre 2018, le RT9 de lʼAssociation française de sociologie organisera à l'EHESS à Marseille, sa 3e Biennale de la sociologie urbaine et des territoires, autour du thème

"Ville et capitalisme"
 

Ces journées d’études ont vocation à rassembler l’ensemble des sociologues français-e-s, et plus largement les chercheurs en sciences sociales (politistes, anthropologues, économistes, géographes, historiens, démographes, etc.), qui travaillent sur les questions urbaines et territoriales. Cette manifestation se veut un moment privilégié d’échanges et d’analyses autour d’une grande thématique de recherche. 


La première journée (mercredi 17/10) est consacrée à l’atelier doctoral du RT9. Rendez-vous annuel depuis une dizaine d’années, cet atelier autogéré est organisé par un comité ad hoc de doctorant-e-s du RT9, avec l’appui d’un comité scientifique d’enseignant-e-s chercheur-e-s confirmés pour évaluer et sélectionner les propositions de communication. Un appel à communications spécifique sera diffusé prochainement. 

Les deuxième et troisième journées (jeudi 18/10 et vendredi 19/10) constituent le cœur de la Biennale. Elles comportent des séances plénières, dont le programme sera diffusé prochainement, et des ateliers thématiques consacrés aux différents aspects du lien entre ville et capitalisme. L’appel à communication (voir document joint) vise à construire des ateliers thématiques. Enfin, une projection-débat du documentaire Bricks, réalisé par Quentin Ravelli, se tiendra dans la soirée du jeudi 18 octobre.

La Biennale est organisée avec le soutien de l’iNED, du LISST, du CESAER (INRA-Agrosup), de l’IRISSO (Université Paris-Dauphine-PSL), du LAMES, du CRESPPA-CSU, du CeRIES (Université de Lille), du Centre Norbert Elias et du PRINTEMPS-UVSQ.

Résumé:

 

Cinquante ans après la publication de l’ouvrage Le droit à la ville, d'Henri Lefebvre, la troisième Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires propose d’interroger les interactions entre les dynamiques du capitalisme et les dynamiques urbaines, et plus largement les logiques économiques et marchandes de la production et de la transformation des territoires, ainsi que leur articulation avec les politiques et les mouvements sociaux.

Les liens entre ville et capitalisme constituent une interrogation fondatrice des recherches portant sur le fait urbain, comme l'illustrent l'ancienneté et le nombre des travaux en histoire et en sociologie ayant analysé les dynamiques croisées des révolutions industrielles, de l'urbanisation et de la marchandisation du sol et de l’immobilier depuis le début du XIXe siècle. La ville y apparait à la fois comme un lieu essentiel de production de capitalisme et un monde social transformé par l’essor et les mutations du capitalisme.

Quatre axes de réflexion, qui serviront à la construction des ateliers thématiques, guident cette troisième édition de la Biennale. Des propositions de communication hors axes sont cependant également possibles.

  • Axe 1. Nouvelles compétitions territoriales
  • Axe 2. Marchandisation, financement et production de l'espace
  • Axe 3. Régulation et action publiques
  • Axe 4. Les effets socio-spatiau du capitalisme


Les propositions de communication (4000 signes espaces compris maximum, hors bibliographie) doivent être transmises au format PDF à l’adresse suivante – 
RT9afs@gmail.com – le 31 mars 2018 au plus tard.


Le bureau du RT9 :

Vincent Baggioni (Université Aix-Marseille/LAMES)
François Cusin (Université Paris-Dauphine-PSL/IRISSO)

Eleonora Elguezabal (INRA-CESAER)

Camille François (Université Paris 8/CRESPPA)
Rémi Habouzit (Université de Versailles St-Quentin/ Printemps, Université Aix-Marseille/LEST)
Anne Lambert (INED/CMH)
Lydie Launay (Institut national universitaire Champollion/LISST)
Clément Rivière (Université de Lille/CeRIES)

 

"Les enjeux ethiques dans l'enquête en sceinces sociales" (Date limite repoussée)

Bonjour,

Nous relayons l'appel à communications d'un colloque sur "les enjeux ethiques dans l'enquête en sciences sociales" plus concrètement en sociologie qui aura lieu à l’Université de Lausanne. 

Veuillez trouver en pièce jointe l'appel à communications ainsi que les modalités de soumission.

Bien à vous!

!!!!! DATE LIMITE REPOUSSEE AU 15 MARS 2018

 

European Consortium for Sociological Research 2018 Conference (Paris) - Call for Papers opened

The ECSR 2018 conference theme is: ‘’Causes and Consequences of Inequalities in Europe’’ – Presentations in all relevant areas of sociological research, such as labor market, education, gender, the family, migration and ethnicity, urban and spatial inequalities, political sociology, health and well-being, social mobility, assortative mating and social stratification in general are welcome.

 

The Call is open until March 15th. Please submit your abstract following this link: https://ecsr2018.sciencesconf.org/.

The conference takes place at Sciences Po from October 29th to 31st, 2018.

 

 

Appel à communication sociologie visuelle et filmique : 36e conférence de l'IVSA (International Visual Sociology Association)

Le prochain congrès annuel de l'International Visual Sociology Association (IVSA) se déroulera du 25 au 28 juin 2018.
Il est organisé par le Centre Pierre Naville de l'Université Paris-Saclay - Université d'Evry et le RT47.

La date limite pour proposer une intervention est le 15 février 2018.

Les propositions doivent être faites en ligne sur : https://ivsa2018evry.sciencesconf.org/

Habituellement, seulement 30 % des communications concernent le thème de la conférence (Visualizing Political Process). La conférence est ouverte aux propositions de sociologie visuelle et filmique sur d'autres thèmes, voire issues d'autres disciplines si leur approche est sociologique.
Un des objectifs de ces conférences est d'encourager les rencontres et de développer les réseaux de praticiens de la sociologie visuelle et filmique.

 

"La poursuite de l'excellence dans les universités contemporaines et l'analyse de rentabilité pour l'égalité des genres: perspectives critiques des études de genre, des sciences humaines et sociales".

Bonjour,

Nous relayons ci-joint un appel à communications pour un panel international sur "La poursuite de l'excellence dans les universités contemporaines et l'analyse de rentabilité pour l'égalité des genres: perspectives critiques des études de genre, des sciences humaines et sociales".
 
Le panel se déroulera lors de la 10ème Conférence de recherche féministe "Différence, diversité, diffraction: affronter les hégémonies et Dispossessions "du 12 au 15 septembre 2018 à Göttingen (Allemagne).
Pour plus d'informations sur la conférence, voir:https://www.uni-goettingen.de/en/572444.html

Les résumés doivent être envoyés aux organisateurs du panel Fiona Jenkins
(fiona.jenkins@anu.edu.au) et Heike Kahlert (heike.kahlert@rub.de).
La date limite pour les résumés pour le panel est le 7 février 2018.

Meilleures salutations,

 



"Territoires et décrochages scolaires"

Bonjour,

Nous relayons l'information concernant un colloque que le Centre de Recherche en Education de Nantes organise les 30 et 31 mai et le 1er juin 2018 à Nantes sur « Territoires et décrochages scolaires ». 

Cet événement s’adresse à tous les chercheurs et professionnels s’intéressant à la question du décrochage scolaire, et sera l’occasion de partager connaissances, problématiques et pratiques sur ce sujet.

Vous trouverez plus de précisions sur le site https://teds.sciencesconf.org.

Vous y trouverez également l’appel à communication et les indications pour soumettre une proposition de communication. La date limite de soumission est fixée au 15 janvier 2018.

Pour toute demande de renseignements complémentaires, veuillez vous adresser à:

 

Pauline DAVID
Ingénieure d'études
CENTRE DE RECHERCHE EN EDUCATION DE NANTES (EA 2661)
UFR LETTRES ET LANGAGES

 

 

 

Tél : 02-53-52-22-51 (442251)
mail: Pauline.David@univ-nantes.fr

Chemin de la Censive du Tertre BP 81227
44312 NANTES Cedex 3

http://cren.univ-nantes.fr/
Bureau : C 202
www.univ-nantes.fr

 

En vous remerciant,

Bien cordialement,

 

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