A propos du prochain Congrès de l'AFS (Daniel Bertaux)

 

            Ce sera le deuxième Congrès de l'AFS, le premier à se tenir en dehors de la région parisienne, et à la belle saison. Les dates, 5 au 8 septembre 2006, ne sont certes pas idéales - c'est la semaine de rentrée scolaire - mais pour disposer gratuitement de locaux universitaires il faut à la fois que l'Université soit ouverte et qu'il n'y ait ni cours ni examens...(cf. sur ce sujet les explications de Ph. Cibois ci-après).

 

            Nous avons déjà compté près de 2000 "clics" sur le formulaire de résumé que Sylvia Girel a mis sur notre site web (www.afs-socio.fr). C'est un signe fort de désir de participation. De notre côté nous faisons tout pour que ce Congrès soit réussi, tant sur le plan scientifique que sur celui de la convivialité. Voici où nous en sommes :

 

            1 . Nous venons de fixer hier le montant des droits d'inscription à 100 euros (40 euros pour les doctorants sans allocation et les collègues en recherche d'emploi). Une fiche d'inscription vient d'être mise sur notre site : vous voudrez bien la remplir et la renvoyer avec votre paiement. Je vous encourage à vous inscrire avant le 15 juin : cela nous aidera beaucoup à planifier. Les droits augmenteront (un peu) après le 15 juin.

 

            Le montant des droits est destiné à recouvrer les frais engagés dans la préparation du Congrès, notamment la préparation et l'impression du Volume du Congrès, y compris un tiers du coût annuel de notre secrétariat (car au 31 décembre 2005 le CNRS a cessé de financer le demi-poste de secrétaire qu'il nous avait affecté). L'inscription au Congrès donne le droit à l'accueil, au Volume du Congrès incluant le programme et les résumés de tous les participants inscrits, à l'accès gratuit à deux réceptions les mardi et jeudi soir, etc. ; la seule différence avec le premier Congrès c'est que les quatre repas de midi n'y sont pas inclus.

 

            2. Pour celles et ceux qui ne l'ont pas fait encore, il vous reste quelques jours pour envoyer une proposition de communication à l'un des Réseaux Thématiques ou Groupes ad hoc dont la liste se trouve sur notre site. Cette proposition est à envoyer sous la forme d'un résumé de moins de 1500 signes. Sylvia Girel a mis sur le site de l'AFS un formulaire pré-formaté : je vous demande instamment de l'utiliser. Cela lui fera gagner un temps considérable quand, par la suite, il lui faudra travailler à partir d'une base de plusieurs centaines de résumés ; or son temps sera très limité. Il faut que chacun lui facilite la tâche au maximum.

 

Bien entendu ce n'est pas à elle que vous devez envoyer votre proposition de communication, mais au(x) responsable(s) du Réseau que vous aurez choisi. Nous demandons à ces responsables de faire la sélection le plus rapidement possible et de vous informer du résultat d'ici fin mars. Nous leur demanderons aussi d'envoyer à Sylvia le programme dûment pré-formaté des sessions de leur Réseau si possible début avril (la date limite est le 15 avril, mais je voudrais être sûr qu'à cette date Sylvia aura en sa possession les programmes de toutes les sessions de deux heures - près de deux cents... - dans une présentation informatique impeccable ; ce qui demandera sans doute quelques allers et retours).

 

Si certains d'entre vous ont déjà envoyé un résumé, mais sous forme "libre" et non sur le formulaire pré-formaté, je leur demande instamment de faire l'effort de le renvoyer sur ce formulaire. Vous trouverez sur le site des explications complètes sur la marche à suivre.

 

Quelques-uns d'entre nous parmi les organisateurs travaillent déjà, bénévolement ou non, "à tir tendu". Pour que tout se déroule sans accrocs ni retards nous avons besoin de la coopération de tous et de chacun.

 

3. Dernier point, le logement à Bordeaux. Nous allons mettre très bientôt sur le site de l'AFS, avec l'aide de l'équipe bordelaise, tous les renseignements (tranches de prix, localisation) qui vous permettront de réserver directement une chambre dans l'hôtel de votre choix. Selon ce que je crois savoir, il y a - ou il n'y a que - cinq mille chambres d'hôtel sur Bordeaux-ville proprement dit ; or il y aura un ou deux autres Congrès cette même semaine. Plus tôt vous réserverez une chambre, plus vous serez près du centre, là où se tiendra notre Congrès : dans les beaux bâtiments de l'université de Bordeaux 2.

 

4. le programme des sessions semi-plénières des matinées est en cours d'élaboration. Nous travaillons à ce qu'il soit le plus intéressant possible, à la pointe des recherches sur des questions centrales de la société française contemporaine. Récemment j'ai vu passer l'expression "comprendre les causes, soigner les effets" (peut-être était-ce à propos des travaux de Christophe Dejours ; de fait un médecin, un psychanalyste aurait pu dire cela). Comprendre les causes des phénomènes sociaux, c'est notre vocation ; mais nous n'avons pas le monopole des discours sur les phénomènes sociaux. Les économistes, des intellectuels de tous bords, des journalistes, mais surtout les hommes (et femmes ? ) politiques qui utilisent abondamment et de façon calculée (performative) les médias, proposent leurs propres explications : que valent-elles, et les nôtres valent-elles autant ou mieux ? Telles sont les deux questions que pose le thème de notre Congrès ; et le défi que nous nous sommes lancé est de proposer, à travers des exemples, une réponse à la fois positive et convaincante à la seconde question.

 

Quant à "soigner les effets", cela paraît hors de portée à beaucoup d'entre nous ; ce serait aux gouvernements, aux politiques, à "l'Etat" de faire ce travail ; et non pas aux "savants" ou aux "experts". Or les gouvernants gouvernent sous la pression constante de puissants groupes d'intérêt (les lobbies) mais aussi sous celle de l'opinion publique - qu'ils cherchent constamment à façonner à travers les médias - et d'une "société civile" plus ou moins mobilisée et politisée. Je pense à titre personnel qu'il est de notre responsabilité de chercher à éclairer l'opinion, voire de contribuer à mobiliser tel ou tel secteur de la société civile ; tous les pères fondateurs de notre discipline, y compris Durkheim, le pensaient aussi.

 

C'est en tous cas dans cet esprit que nous travaillons à la préparation de ce Congrès. J'espère que vous serez nombreux à y participer.

 

Daniel Bertaux, le 24 février 2006