Association française de sociologie - congrès 2006

                                                                                                          Paris, le 26 mai 2005

 

Objet: site du prochain Congrès de l'AFS, septembre 2006

 

            Le prochain Congrès de l'Association Française de Sociologie se tiendra à Bordeaux début septembre 2006 ; les dates précises doivent être fixées par l'équipe d'accueil en fonction de la disponibilité des locaux, mais on peut déjà dire que nous visons, dans l'idéal, une durée de trois jours et demi du lundi 4 au jeudi 7 septembre.

 

            En réponse à l'appel à candidatures que nous avions lancé - lequel contenait un Cahier des charges précis et affirmait la volonté de l'AFS de tenir cette fois-ci le Congrès ailleurs qu'en Ile-de-France -, nous avons reçu trois réponses, de collègues relevant de départements ou labos des Universités de Caen, Nantes et Bordeaux (saluons au passage le dynamisme et l'esprit de la façade atlantique!). Ils émanaient respectivement d'Anne Golse et Patrick de Colomby, du LASAR /INSERM de l'Université de Caen, qui avaient contacté le LASMAS; de Rémy Le Saout, du département de sociologie de l'Université de Nantes, qui avait convaincu sept collègues de participer à l'équipe d'accueil; enfin de Charles-Henri Cuin et Didier Lapeyronnie, du département de sociologie de l'Université de Bordeaux. Les trois équipes potentielles avaient pris connaissance du Cahier des charges et estimé que les demandes qu'il contenait pouvaient être satisfaites.

 

            Après moult échanges d'informations, le choix du Comité Exécutif de l'AFS s'est finalement porté sur Bordeaux; notamment à la suite d'une visite du site par l'un de ses membres, Dan Ferrand-Bechmann, qui a profité d'un passage dans cette ville pour prendre contact avec Dider Lapeyronnie, et nous a fait au retour une description enthousiaste du site    - en plein centre ville - et de l'équipe d'accueil.

 

 Je regrette quant à moi de ne pas avoir trouvé le temps de me déplacer, comme c'était mon intention initiale, dans chacune des trois villes universitaires candidates; mais comme vous le savez, nous - les vingt membres du comité exécutif de l'AFS - sommes tous bénévoles à la tête de l'Association, et nous ne sommes pas moins occupés que chacun de nos membres.

 

En tout état de cause, je tiens à remercier chaleureusement les trois équipes pour avoir fait preuve d'un esprit de grande hospitalité; et je fais en sorte que leur geste se grave dans la mémoire de l'AFS. Au rythme d'un Congrès tous les deux ans, il y a de la place pour toutes les villes universitaires comptant des équipes de volontaires.

 

En septembre 2006 ce sera donc Bordeaux. Pour ceux/celles qui ne la connaissent pas encore, c'est une ville à découvrir, elle et ses environs (il est à noter que l'agence nationale qui gère la participation de nos étudiants, enseignants, chercheurs, etc. aux programme éducatifs européens - ERASMUS, LEONARDO, GRUNDTWIG - est décentralisée précisément à Bordeaux).

 

Le Congrès se tiendra après les vacances d'été, nous serons donc tous en grande forme, reposés, sereins, et impatients de replonger dans la vie intellectuelle: la combinaison parfaite. J'aimerais que ce Congrès soit celui de la renaissance, non pas de la sociologie française - car elle se porte déjà assez bien - mais de son ouverture au monde, et notamment aux autres sociologies européennes; car sur ce point il y a encore beaucoup de travail à faire.

 

Quels que soient les résultats du référendum européen qui se tiendra dans trois jours, la construction d'un espace intellectuel européen démocratique est à l'ordre du jour, et nous n'y échapperons pas. L'enjeu, me semble-t-il, c'est la place que nous y tiendrons.

 

J'invite donc chacun de vous à réfléchir dans cette perspective à ce qu'elle ou il a à dire sur les processus sociaux qui sont à l'œuvre dans la société française, compte tenu de ses spécificités héritées de l'Histoire et de l'esprit qui l'anime; de tenter de faire la part entre ce qui tient à cette spécificité, et ce qui peut présenter un caractère sinon universel, du moins pertinent voire applicable à d'autres sociétés européennes.

 

Nous nous efforcerons de faire de ce deuxième Congrès un rassemblement de sociologues qui ne répète pas mot à mot le premier, mais qui innove - tout en conservant ce qui a réussi. Mais nous ne pouvons guère que tenter d'édicter "les bonnes règles" construisant "le bon cadre" ; ce sera ensuite à chacun de vous de le remplir. C'est donc de vous, finalement, que dépend la réussite ou l'échec intellectuel de ce deuxième Congrès de l'Association Française de Sociologie.

 

 

 

Daniel Bertaux,

Président de l'Association Française de Sociologie, 2004-2006.