Séminaires, rencontres, journées d'études

Mid-term GT 48 ARTS Négocier l'articulation des temps sociaux, les 02 et 03 octobre 2014 (EHESS et CNAM)

 

 

Journée d’études du GT48 ARTS de l’AFS

 

Négocier l'articulation des temps sociaux

 

2 octobre 2014 (EHESS) et 3 octobre 2014 (CNAM)

 

En partenariat avec le Centre Georg Simmel (EHESS), le LISE (CNAM),

le GIRSEF & le CIRFASE (U. de Louvain) et la revue Négociations

 

Comité d’organisation  :

Jean-Yves Boulin, Bernard Fusulier, Julie Landour, Marie-Thérèse Letablier, Chantal Nicole-Drancourt,

Bénédicte Zimmermann, avec la collaboration de Farah Asmae et Valéria Insarauto.

 

Ces journées s’organisent dans le cadre de la journée annuelle de rencontre du réseau Articulation vie professionnelle /vie familiale et Recomposition des Temps Sociaux (ARTS) de l’AFS. Le réseau ARTS s’atèle à penser les voies de progression possibles vers un rééquilibrage des engagements d’activité tout au long de la vie qui soient plus justes, plus soutenables et non genrés. Au croisement de différents champs sociologiques (travail, genre, famille, action publique, temps sociaux…), les niveaux d’analyse des travaux au sein du réseau sont divers  et privilégient soit une « entrée macro-sociologique » (qui interroge les effets des grandes transformations sociales, économiques et culturelles sur l’organisation des temps sociaux et des temps de vie) soit une « entrée institutionnelle » (celle des réponses apportées en termes de politiques publiques nationales, comparatives et/ou internationales), soit une « entrée pratiques sociales » à travers l’observation des  acteurs collectifs ou individuels (les entreprises et les milieux professionnels, les individus, leurs parcours et les arrangements intra-familiaux). Ces journées annuelles du réseau ARTS 2014 auront pour thème : Négocier l’articulation des temps sociaux.

 

Argumentaire

Les espaces d’arbitrages des engagements d’activité tout au long de la vie sont nombreux (institutionnels, professionnels, familiaux, etc.) et font l’objet de négociations permanentes dans les parcours de vie. Ce qui se passe dans ces espaces appartient-il au registre de l’adaptation ou à celui de la réorganisation de l’ordre social (ordre social en général, ordre de temporalités, ordre de genre en particulier) ? Telle est la question  transversale proposée aux interventions et débats de ces journées Négocier l’articulation des temps sociaux.

Si nous comprenons relativement bien les coordonnées structurelles, culturelles, institutionnelles (voire organisationnelles et expérientielles) des enjeux sous-jacents à la problématique de l’articulation des temps sociaux, en revanche nous n’avons pas encore une connaissance rigoureuse de la façon dont les acteurs.trices échangent et négocient autour de ces enjeux, ni  même du contenu effectif de ces négociations si elles ont effectivement lieu. Nous sommes pourtant entrés dans « l’ère de la négociation » (William Zartman), ce qui légitime l’idée que la  négociation devient aujourd’hui un paradigme de plus en plus pertinent pour saisir (et impulser) la dynamique sociale. Surtout, si à la manière d’Anselm Strauss, nous ne la réduisons pas à un simple jeu entre acteurs.trices mais que nous élargissons explicitement l’analyse aux contextes et paramètres structurels (régimes de genre, de temps, de care, de travail…) qui définissent les conditions de possibilité et les cadres de la négociation ainsi qu’aux contenus mêmes de celle-ci. Dès lors, si nous nous inscrivons dans cette perspective de connaissance, il apparaît nécessaire de chercher à  savoir comment, par qui, au nom de quoi, dans quel espace-temps une politique temporelle ou de conciliation travail/famille est mise à l’agenda d’une organisation (entreprise, collectivité locale etc.). Il s’agira alors d’identifier qui se retrouve autour de la table de négociation, de décrypter quels sont les intérêts, les arguments, les enjeux traités ainsi que les moyens de pression utilisés pour convaincre autrui et faire passer ses intérêts. Ou encore de comprendre quels sont les rapports de confiance-méfiance qui se mettent en place dans des configurations apparemment neutres mais fondées sur des rapports sociaux inégalitaires.  Autrement dit, savoir ce qui permet (ou fait obstacle à) « la négociation » (sous forme de discussions, de conflits, ou de jeux de rapports de force) et ses outcomes (loi, convention collective, dispositif  ou autres contreparties concédées) est certainement de première importance dans l’analyse des mécanismes du changement social.

 Ce type d’approche a montré sa pertinence dans l’analyse des politiques publiques ainsi que dans celle des relations diplomatiques, commerciales ou industrielles. Mais qu’en est-il des acquis issus des travaux portant sur des domaines moins classiques dans l’étude de la négociation ? Nous pensons qu’il est important de faire le point sur ces acquis. Et ce,

-  tant au regard des négociations dans les espaces privés, voire intimes (par exemple, comment et en quels termes se déroule une « négociation ordinaire » autour de la répartition des tâches domestiques, des loisirs, des engagements/désengagements professionnels ou de la prise d’un congé parental ? quel est « l’ordre négocié » qui en découle ?) 

- que du point de vue des négociations au sein des collectifs de travail  (comment se négocient, formellement ou informellement, les urgences familiales, les horaires ou les congés au sein d’un milieu professionnel ? quels sont les compromis acceptables ? qu’est-ce qui se négocie ou ne se négocie pas ? quels en sont les impacts sur le travail réel ?).

Notre objectif  est donc de repérer aussi finement que possible les contextes et les trames des négociations, formelles et informelles, autour de l’enjeu de l’articulation des temps sociaux à différents niveaux de l’agir social.

Axes de questionnement

Nous proposons de distinguer différents niveaux et espace sociaux de négociation : l’action publique, les milieux professionnels, l’Action collective et les familles. A titre purement indicatif :

- dans la famille : comment l’articulation des temps sociaux se négocie-t-elle ? Comment ces négociations sont éventuellement actualisées par des séparations et des nouvelles compositions familiales ? ...

- dans les organisations : existent-ils des espaces-temps pour négocier l’articulation temps professionnel / temps privé / temps familial ? Qui sont les acteurs.trices de ces négociations ? Quels arguments sont mobilisés au sein des organisations pour rendre ces questions légitimes ? De nombreuses questions peuvent être posées autour de la négociation de la flexibilité du temps de travail, du travail à distance, de la porosité entre la sphère professionnelle et la sphère privée via les technologies de l’information et de la communication ? …

- dans l’élaboration et l’application des politiques publiques : qui sont les porteur.se.s des politiques publiques en faveur de l’articulation des temps sociaux ? Qui cherche à négocier quoi ? En sollicitant quels arguments ? Selon quels processus et avec quels acteurs.trices ? Mais aussi, au niveau des individus, comment font-ils/elles de leurs droits un enjeu de négociation avec leur entourage ou leur employeur ? …

 

Programme

 

Jeudi

2 octobre 2014 (EHESS)

 

Vendredi

3 octobre 2014 (CNAM)

 

 

 

 

9h-9h30 : Accueil café

 

 

 

 

9h30-10h00 : OUVERTURE : les mots des organisateurs

Chantal Nicole-Drancourt et Bernard Fusulier (Réseau ARTS)

Bennedicte Zimmermann et Julie Landour (Centre George Simmel EHESS)

Arnaud Stimec (Revue Négociations)

 

10h00-10h30 : Conférence introduction 

Laurent Lesnard (Cnrs-OSC-Science po)

Synchronisation/désynchronisation/négociation  des temps sociaux

 

 

10h30 - 10h45 : Pause

 

 

10h45-12h15  Atelier 1 - Quand la profession s'impose aux temps de vie

Taïs Viudes de Frietas (Université de Campinas-UNICAMP, Brésil; GTM Paris 10)

L’activité de la caissière d’hypermarché au Brésil : le temps de travail et ses effets sur la vie quotidienne et familiale

 

Jérémy Sinigaglia; Sabrina Sinigaglia-Amadio(SAGE Strasbourg )

Tempo de la vie d’artiste : une double négociation intra/extra-professionnelle

 

Clémentine Comer (CRAPE, Université de Rennes)  La ferme, la maison, les enfants et le syndicat : l'ordre genré de la négociation des temps de vie en agriculture»

 

 

12h15-13h15: Atelier 2 - Négocier temps et espaces au domicile

 

Frédérique Letourneux (Centre Georg Simmel, Ehess)

« Travailler chez soi ». Enjeux de négociation autour de la constitution d’un espace de travail dans un espace domestique.

 

Alexandra Piesen (CERLIS)

A la recherche du temps personnel chez les parents monoparentaux

 

 

13h15-14h30: Buffet

 

 

 

 

 8h30-9h  : Accueil café

 

9h -9h 30: Conférence

Jean-Yves Boulin  (IRISSO- Université Dauphine, Paris)

La négociation des politiques temporelles dans les territoires

 

     9h30-11h 30 : Atelier 5 La "conciliation" dans les négociations collectives

Carole Blond-Hanten (GIRSEF, Université de Louvain)

L’articulation des temps sociaux à travers la négociation collective

 

Delphine Brochard & Marie-Thérèse Letablier (Centre d’économie de la Sorbonne, Université Paris 1).

Négociation collective et conciliation vie professionnelle/vie familiale : opportunités et défis pour l’action syndicale

 

Alexandra Garabige (Centre d’Etudes de l’Emploi) Loïc Trabut (Ined, CEE)

Comment négocier les temps sociaux dans une organisation contraignante ? Le cas des associations de l'aide à domicile

 

Florence Loisil (ANACT)

Pour une approche organisationnelle des compromis temporels

 

 

11h30 -11h45: Pause café

 

 

11h45-13h15: Atelier 6- Autres pays, autres formes de négociations ? L'articulation des temps sociaux à l'étranger

 

Farah Asmae (GREGO-Université Cadi Ayyad Marrakech; Université Jean Moulin Lyon 3 )

Conciliation travail-famille au Maroc : une affaire de femmes

 

Caryn E. Medved (Ph.D.Baruch Collège, City Université de New York)

La Ré-Articulation vie Professionnelle/vie Familial : Les  Couples Qui Renversent les Rôles Traditionnels du Genre

 

Blandine Destremau (Cnrs / Lise/Cnam )

Temps sociaux et division sexuelle des tâches à Cuba : adieu la « femme nouvelle ?

 

 

 

13h15 : Bilan et Perspectives

Echanges de l'équipe animation ARTS avec la salle et déjeuner commun pour les personnes disponibles

 

 

 

 

14h30-15h30: Atelier 3-Petits et grands arrangements en famille(s) (1)

 

Benjamin Saccomanno (CERTOP-  Maison de la Recherche, Toulouse) 

 Engagements familiaux et professionnels : formes particulière d'une négociation conjointe 

 

Nathalie Burnay (Université de Namur ; IACCHOS, Université catholique de Louvain Belgique)

Négociation et concurrences normatives: Analyse à partir du dispositif de crédit-temps senior en

 

15h30-16h: Pause café

 

16h-17h00: Atelier 4-Petits et grands arrangements en famille(s) (2)

 

Myriam Chatot (EHESS)  

Les pères au foyer : lorsque les hommes endossent la charge de l’articulation vie professionnelle/vie familiale

 

Benoît Hachet (IRIS Paris)

Négocier les temps de résidence alternée des enfants après une séparation ou un divorce

 

 

 

 

 

 

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Séminaire ANR Musimorphoses ("Ecouter la musique en régime numérique")

Saisissez ici le texte de votre annonce... Séminaire ANR Musimorphoses ("Ecouter le musique en régime numérique") : "La consommation musicale en régime numérique : état des lieux, dynamiques d'évolution et regards prospectifs" / EHESS (salle 7, 105 boulevard Raspail 75006 Paris), 16 juin 2014 (14h-17h) et 17 juin 2014 (9h30-12h30, 14h-16h) / Contacts et détails du programme : philippe.leguern@univ-nantes.fr ; daviddelfolie@hotmail.com

PRATIQUES DE RÉSISTANCES URBAINES AUX MARGES

PROGRAMME ANR MÉTAMORPHOSES DES SOCIÉTÉS : « INÉGALITÉ-INÉGALITÉS »

WORKSHOP N°3

 

ISTANBUL, 30 JUIN – 2 JUILLET 2014 (IFEA et Universite de Galatasaray)
 

PRATIQUES DE RÉSISTANCES URBAINES AUX MARGES

avec la participation de Marie-Hélène Bacqué, Mustafa Dikeç, Lilian Mathieu, Choukri Hmed et Agnès Déboulet

Le programme complet sur le site du projet : http://marges.hypotheses.org/465

 

 

 

 

Transports et mondes professionnels : Professionnels du Transport Fluvial

Séminaire de recherche du RT1

PROFESSIONNELS du TRANSPORT FLUVIAL

Le 5 juin 2014 de 14h à 17h à l'IFSTTAR, Marne la Vallée, bâtiment Bienvenüe, salle B021

 

  • Stéphane CARRE

L'action de la Commission centrale pour la navigation du Rhin en matière sociale : Des considérations sociales d'un droit commercial aux considérations commerciales d'un droit social

 
  • Charlotte PAUL

Une course effrénée au temps : Intensification des rythmes de travail et exploitation des temps sociaux dans le transport fluvial

 

Contact : Charles GADEA charles.gadea@uvsq.fr   Reinhard GRESSEL reinhard.gressel@ifsttar.fr

Political Economy / Cultural Studies

Journée d’études internationale – 4 juin 2014

 

 

 

à l’initiative de l’équipe Médias, Cultures et Pratiques Numériques (MCPN)

 

EA 1484 – Communication, Information, Médias (Cim)

 

Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

 

 

 

Political Economy / Cultural Studies

 

                                     

 

 

 

Des approches complémentaires de la culture et des médias ?

 

 

 

PROGRAMME

 

14h :

 

Éric Maigret et Franck Rebillard, Université Paris 3

 

Introduction de la journée

 

 

 

14h15 :

 

David Hesmondhalgh, Université de Leeds

 

Culture, Markets and the Moral Economy of Media  

 

 

 

15h15 :

 

Nelly Quemener, Université Paris 3

 

L’économie politique et les Cultural Studies face au marxisme : vers l’analyse des industries culturelles

 

 

 

[16h15 : pause]

 

 

 

16h30 :

 

Émilie Da Lage et François Debruyne, Université Lille 3

 

Musique et mondialisation : convergences, divergences et points aveugles de l’économie politique et des cultural studies

 

 

 

17h30 :

 

Marc Kaiser, Université Paris 8

 

Analyzing popular music policies: when political economy meets cultural studies

 

 

 

18h30 :

 

Conclusion et pot convivial

 

 

 

ORGANISATEURS

 

Journée organisée par Maud Berthomier et Mélanie Lallet

 

MCPN (Cim - Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Contact : je.pecs2014@gmail.com

 

 

 

Lieu : Grand amphithéâtre de l’Institut du Monde Anglophone

 

Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

 

5, rue de l’école de médecine - 75006 PARIS

 

 

 

Métro Odéon (ligne 4 et 10) ou Cluny la Sorbonne (ligne 10)

 

Bus Saint Germain Odéon (58, 63, 70, 86, 87, 96)

 

 

 

Entrée libre

 

Journée d'étude - Télémédecine et professionnels de santé

 

Chères et chers collègues,

 

Veuillez trouver joint le programme de la journée d’étude Télémédecine et professionnels de santé organisée à Tours le 12 juin 2014.

 

Elle s’inscrit dans le cadre de recherche pluridisciplinaire ProMéTé (Professionnels de santé et télémédecine -financée par la région Centre). Son objet principal est d’étudier la manière dont les différentes catégories de ‘professionnels de santé’ s’approprient les  équipements de télémédecine en cours d’installation dans des EHPAD et MSP de la région (équipements financés par l’Agence Régionale de Santé-Centre).

 

 L’entrée est libre, merci de vous inscrire à l’adresse suivante : inscription-JE-Telemedecine2014@univ-tours.fr 

 

 

 

Bernard Buron

Université François-Rabelais - Tours

 

Le marketing scientifique de la pharmacie : recherche clinique, prescription et construction du marché des médicaments

L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la quatrième séance de ses matinales. Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d'idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l’occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l’IFRIS et différents types d’acteurs (académiques, journalistes, responsables de l’administration, membres de la société civile, ...).

Jeudi 22 mai 2014, de 9h00 à 10h30 

Le marketing scientifique de la pharmacie : recherche clinique, prescription et construction du marché des médicaments


L’affaire Mediator a remis au cœur du débat public sur les usages et la consommation de médicament en France la question des conflits d’intérêts, de la publicité médicale et du rôle des firmes pharmaceutiques dans la définition des normes et pratiques de prescription. Le constat d’échec de la régulation a ainsi amené de nombreux acteurs de santé publique à proposer des mesures allant de la surveillance renforcée des liens d’intérêt des évaluateurs des agences sanitaires à l’interdiction de la visite médicale.

Cette exigence de nouvelles régulations est souvent motivée par l’idée selon laquelle des firmes toutes puissantes ont recours au lobbying et au marketing pour soudoyer médecins et autorités sanitaires et imposer des produits cliniquement inutiles. Si les conflits entre intérêts industriels et santé publique sont une dimension fondamentale de la pharmacie moderne, les pratiques de construction du marché des médicaments, les liens qu’elles entretiennent à la recherche sont plus troublants et complexes que ne le laisse entendre ce modèle de « fabrication de l’ignorance ».

Les travaux que les historiens ont récemment consacrés à l’émergence et la généralisation, après la Seconde Guerre mondiale, des dispositifs de marketing scientifique dans le secteur de la pharmacie aident à déplacer les termes de la discussion. Si le marketing scientifique correspond bien à un nouveau mode de construction du marché dans lequel professionnels et pratiques de prescription sont devenues la cible privilégiée, sa caractéristique principale est moins la multiplication des outils publicitaires que la mise en place de dispositifs de recherche industrielle mêlant intimement acquisition de connaissances sur les produits, redéfinition des besoins de santé et promotion.

Jean-Paul Gaudillière, historien des sciences et de la médecine, directeur de recherche à l’Inserm, viendra présenter cette nouvelle historiographie et discuter des pistes qu’elle ouvre pour un autre gouvernement du médicament, en compagnie de :

  • Martine Bungener, économiste, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des politiques de santé.
  • Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest dont les recherches ont joué un rôle essentiel dans l’identification des effets du Mediator (sous réserve de confirmation)

L’inscription est obligatoire : rust@ifris.org

Accès :
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Salon d’honneur (Accès 37, 1er étage, Salle 50 Honneur)
2, rue Conté - 75003 PARIS (Métro Arts-et-Métiers, lignes 3 et 11)

 

22 mai 2014 à Paris - Journée d'étude de la Société Française de l'Evaluation (SFE) : Développement économique et intervention publique : un défi pour l'évaluation

Journée d'étude organisée par le groupe de travail : "Evaluation des politiques publiques de développement économique" de la SFE

Dans un contexte de crise économique, les acteurs publics multiplient les interventions pour soutenir
les  entreprises  et  leurs  écosystèmes.  Ils  en  attendent  généralement  des  retombées  en  matière
d’innovation, d’activité, d’emploi, voire de développement durable sur leurs territoires respectifs.

Pourtant, quand vient l’heure d’évaluer ces politiques et programmes, c’est souvent la frustration qui prime. «    Comment    ?    Il    n’est    pas    possible    de    mesurer    de    façon    fiable    l’impact de    mon dispositif    en    chiffre    d’affaires    généré    ou    en    nombre    d’emplois    créés?    ».

C’est pour faire face à cette difficulté que le groupe SFE « évaluation et développement économique »
est né et qu’il travaille depuis 3 ans. La démarche a amené le groupe à réfléchir autrement sur cette
action publique particulière en commençant par clarifier ce foisonnement d’aides publiques et ses
logiques d’intervention.

Cette journée d’étude sera l’occasion de discuter ensemble, le matin, des marges de manœuvre de
l’action publique en matière de développement économique et de présenter les travaux développés
par le groupe SFE pour en mesurer les effets.

L’après-midi  permettra  d’illustrer  cette  approche  grâce  aux  témoignages  d’institutions  et  de
professionnels de l’évaluation l’ayant mis en l’application et d’ouvrir le débat sur l’opportunité que
nous offre peut-être l’Europe et sa nouvelle génération de fonds pour évaluer autrement les politiques
économiques.

Big data, entreprises et sciences sociales : Usages et partages des données numériques de masse

La production en masse de données numériques a rapidement ouvert la possibilité d’exploiter des informations en quantités inédites. De nombreuses activités humaines peuvent désormais être analysées avec de nouveaux moyens. Organisée autour de trois grands axes de réflexions, cette journée d’études a pour objectif général d’éclairer les enjeux de ces développements pour les sciences sociales. La démarche consiste en premier lieu à dresser un panorama des usages sociaux des données numériques de masse, qu’ils soient strictement académiques ou qu’ils soient plus instrumentaux, sans oublier de replacer ces usages dans une perspective sociohistorique. Cela conduit en particulier à interroger la pertinence des propos sur le caractère « révolutionnaire » du phénomène. Dans un second temps, les « Big data » seront abordées en tant que terrains d’enquêtes pour les sciences sociales : que donnent à voir ces objets sur le monde social dans lequel ils se déploient, et comment peut-on les étudier ? Enfin, il sera question d’aborder les données numériques de masse comme outils de recherche en sciences sociales : quelles perspectives ouvrent-elles à la sociologie, à l’économie, aux sciences humaines, et quels problèmes pratiques de stockage, d’exploitation ou d’interprétation soulèvent-elles ? À partir de cette approche, il est question d’aborder de manière transversale les usages et les partages des données numériques de masse, qu’ils soient orientés vers des fins commerciales, scientifiques ou évaluatrices. Ce sera l’occasion d’envisager les éventuelles incidences de l’industrialisation des données massives sur les activités économiques, politiques et scientifiques : fait-elle émerger de nouveaux marchés, de nouvelles modalités d’action publique, de nouvelles pratiques de recherche ?

Programme
9h00 – 9h15    Introduction (Pierre-Michel Menger et Simon Paye, Collège de France)
9h15 – 9h45    Conférence d'ouverture (Serge Abiteboul, INRIA)

10h00 – 12h00
Session 1 : « Big data », entre usages instrumentaux et usages académiques : un panorama des évolutions
Bernard Harcourt (Université de Chicago/EHESS) : Gouverner, échanger, sécuriser : Le Big Data et la production du savoir numérique
Jérôme Denis et Samuel Goeta (Télécom ParisTech) : La fabrique des données ouvertes. Avènement de l’open data et travail en coulisses.
Guillaume Tiffon (Centre Pierre Naville) : La contribution des internautes à la production de données massives : un travail ?

13h00 – 15h00
Session 2 : Les « Big data » comme terrain d'enquêtes en sciences sociales
Franck Cochoy et Jean-Sébastien Vayre (CERTOP) : Les big data à l’assaut du marché des dispositifs marchands : une mise en perspective historique
Eric Dagiral et Sylvain Parasie (CERLIS/LATTS) : La « science des données » à la conquête des mondes sociaux
David Pontille et Didier Torny (CSI/INRA) : Jeux de données et manufactures bibliométriques

15h30 – 17h30
Session 3 : Les « Big data », nouvel outil de recherche en sciences sociales ?
Jean-Samuel Beuscart (SENSE, Orange Labs) : Des données du Web pour faire de la sociologie… du Web ?
Etienne Ollion (CMH) : Les sciences sociales n’ont pas (vraiment) besoin des big data
Dominique Boullier (Médialab, Sciences Po) : Les traces numériques : nouveau monde, nouveau marché,  nouvelles sciences sociales

17h30 – 18h00     Conclusions (Pierre-Michel Menger, Collège de France)

Fichier attaché: 

"L'idée de guérison et de rétablissement en santé mentale. Approches croisées des controverses et des vécus expérientiels"

"L'idée de guérison et de rétablissement en santé mentale. Approches croisées des controverses et des vécus expérientiels"
 "On propose d’analyser la guérison ou le rétablissement comme un processus social similaire à celui d’une sortie d’épreuve que celle-ci soit la maladie, le chômage, le divorce, la prison, etc. Postulant que toute épreuve contribue à transformer l’individu, il ne peut y avoir de restitution à l’identique de l’individu avant l’épreuve. Ce postulat ouvre une brèche dans le paradigme du normal et du pathologique. Le concept de rétablissement, plus complexe que celui de guérison, est utilisé en santé mentale et intègre l’idée de transformation, d’équilibre négocié avec soi-même et avec l’environnement proche et social.

Il est à noter que différentes institutions de santé (CCOMS, NHS, Santé mentale au Québec) s’engagent dans des campagnes de dé stigmatisation de la maladie mentale en donnant la parole à des individus atteints de troubles mentaux qui témoignent ainsi d’un retour à une vie normale ou des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne. En revanche, dans le "marché psy" le mot guérison semble se maintenir, il faudrait en comprendre la raison.

A court terme, l’ambition est de produire des connaissances sur l’état des savoirs dans chacune des disciplines, d’évaluer le processus de réduction du stigma de certaines maladies comme la maladie mentale ou le cancer qui contribue ainsi à une certaine normalisation et/ou guérison. Quelles sont les parts respectives de l’individu, des connaissances et des institutions dans la construction de nouvelles normes sociales ?

Responsable scientifique : Catherine Déchamp-Le Roux

Coordination : Jérémie Soulé Clersé et CCOMS EPSM Lille

Partenariat : Lise Demailly (Clersé-Meshs), Florentina Raphael (CCOMS-EPSM Lille), Nadia Garnoussi (Céries ULille3), Christophe Niewiadomski (CIREL ULille3) et associations d’usagers "

 

Jérémie Soulé

Doctorant en sociologie (CLERSE - UMR CNRS 8019 Université de Lille 1)

 

Mesurer la qualité de la vie dans la cité et au travail : projet managérial ou phénomène démocratique ?, Journée d'étude organisée le 26 mai

Mesurer, évaluer, quantifier : que signifient ces activités pour la vie sociale contemporaine ? Comment interpréter l'évolution de la mesure de la vie sociale vers une mesure en termes de qualité ? Et que penser du développement, dans ce cadre, d'une mesure de la qualité de la vie ? Faut-il voir là seulement le signe d'une attente de plus en plus forte et prégnante de contrôle, comme si le contrôle de la qualité portait la promesse d'une réalité sociale parfaitement transparente et maitrisée ? Les tentatives faites pour réintégrer une dimension qualitative oubliée, et promouvoir d'autres critères d'évaluation et de pilotage que ceux portés par les indicateurs économiques et monétaires dominants, ne contribuent-ils pas à étendre encore le champ du quantitatif ? En privilégiant les deux domaines de la qualité de la vie au travail et de la qualité de vie à l'échelle territoriale, cette journée d'étude se donne des objets riches en expérimentations et en débats pour interroger les enjeux des mesures, des standards et des classements élaborés autour de ces « qualités de la vie », ainsi que leurs effets sur les arènes publiques et sur les façons de faire émerger, en démocratie, ce à quoi nous tenons. 

 

 

Fichier attaché: 

Séminaire "Européanisation des politiques sportives"

Le sport s'européanise-t-il ?

Séminaire international et interdisciplinaire du Projet d’Excellence « Europe » de l’Université de Strasbourg (2014-2016)

Co-organisé par le laboratoire "Sport et sciences sociales" (EA 1342) de l'Université de Strasbourg et le CEVIPOL de l'Université Libre de Bruxelles.

Dates et lieu : les 15 et 16 mai 2014, Salle Rokkan, Institut de Sociologie, Faculté des Sciences sociales et politiques, Université Libre de Bruxelles

Responsables : William Gasparini (E3S, USIAS, Université de Strasbourg) et Jean-Michel De Waele (CEVIPOL, Université libre de Bruxelles)

 

http://f3s.unistra.fr/recherche/equipe-de-recherche-sport-et-sciences-so...

Voir programme ci-dessous

 

 

28ème école d'été de Lille en Méthodes Quantitatives des Sciences Sociales

28ème Ecole d'été de Lille

Méthodes Quantitatives en Sciences sociales

Du jeudi 26 juin au jeudi 3 juillet 2014

Lille - France

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons l’honneur et l’avantage de vous annoncer que la 28ème école d’été de Lille en Méthodes Quantitatives des Sciences Sociales (QUANTILILLE) aura lieu à Sciences Po Lille du jeudi 26 juin au jeudi 3 juillet 2014.

Cette formation, organisée par le Ceraps, et soutenue par le CNRS, l'ECPR, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, l’IEP de Lille, l’Université de Lille 2 et l'AFSP, est ouverte à toute personne durablement inscrite dans un processus de recherche : chercheurs et ingénieurs de recherche, enseignants-chercheurs, assistants de recherche, post-doctorants, doctorants, français et étrangers…

En 2014, elle propose deux modules qui se tiendront en parallèle

1. Comment utiliser les grandes enquêtes sociales internationales ? (co-organisé avec Frédéric Gonthier)

2. Articuler analyses factorielles et modélisations (co-organisé avec Bruno Cautrès)

Tous les cours sont donnés en français.

Chaque module ne pouvant accueillir que 20 personnes au plus, vous êtes invité(e)s à candidater le plus tôt possible (et, en tout cas, avant le 11 mai 2014). Les personnes appartenant au CNRS et à une institution membre de l’ECPR étant prioritaires.

Vous trouverez l’ensemble des informations nécessaires quant au programme et aux modalités d’inscription, de financement ou d’hébergement, sur le site de l’école : http://quantilille.free.fr (ou, pour résumer, quantilille.free.fr).

Pour plus de précisions, vous pouvez vous adresser :

-soit au responsable de l’organisation : Younès Haddadi (ceraps@univ-lille2.fr)

-soit aux responsables scientifiques de l’école : Jean-Gabriel Contamin (jean-gabriel.contamin@univ-lille2.fr), Julie Pagis (julie.pagis@univ-lille2.fr), Etienne Penissat (etienne.penissat@gmail.com) et Emmanuel Pierru (emmanuelpierru@aol.com).

Au plaisir de vous accueillir…

Bien cordialement,

Les organisateurs

Les Métiers de la Ville : Travailleurs de l'assainissement, des égouts, de l'épuration

Séminaire de recherche du RT1 et du LABEX "Futurs Urbains"

Les travailleurs de l'assainissement, des égouts, de l'épuration

Le 15 mai 2014 de 14 à 17 h à l'IFSTTAR, Marne la Vallée, bâtiment Bienvenüe, salle B017

 

  • Agnès JEANJEAN

Les égoutiers, la ville et l'expérience du dégout. Une perspective diachronique

 

  • Marine BEGUIN

Le travail en souterrain : Supporter le "sale travail" sale.

 

Contact : Charles GADEA   charles.gadea@uvsq.fr      Reinhard GRESSEL   reinhard.gressel@ifsttar.fr

 

Les ateliers des possibles au Cnam

Les ateliers des possibles

Deux journées de réflexion autour des enjeux du mouvement Faire

15 et 16 mai 2014 au Cnam, Paris

Information et inscription gratuite en ligne : ateliersdespossibles.fr

Partenaires : Ars longa, Dicen-Cnam, Lise-Cnam-Cnrs, ESAD de Dijon, ENSCI – Les Ateliers, labex Arts H2H

Qu’ils se nomment hackerspaces, fablabs, makerspaces ou lieux de fabrique, des ateliers ouverts se créent un peu partout en France comme ailleurs dans le monde, réunissant des créateurs, ingénieurs, designers, bricoleurs, amateurs ou professionnels, autour de projets communs. Ils témoignent de la vitalité d’un mouvement qui a fait ses preuves dans le monde virtuel, au sein de la communauté du Libre, avant d’investir le domaine de la fabrication. Expérimentant de nouvelles façons de concevoir, de coopérer, de fabriquer ainsi que de nouvelles formes de régulation collective, ces expériences posent des questions essentielles pour le devenir de nos sociétés, tout en bousculant quelques-unes de nos catégories de pensée. L’intérêt que les acteurs politiques commencent à leur manifester ouvre des possibilités de financement mais comporte aussi un risque de mise en concurrence et de standardisation. Les deux journées que nous organisons ont pour but de réunir des acteurs de ce mouvement et des chercheurs qui s’y intéressent, afin de réfléchir ensemble aux différents enjeux propres au développement effervescent de ces ateliers ouverts, en suivant quatre angles d’interrogation :

AXE 1 : Penser des formes alternatives d’organisation et d’action collective

Lieux ouverts, semi-ouverts les fablabs, hackerspaces, makerspaces construisent leur modes d’organisation et de décision collective au quotidien. Comment vivre ensemble, survivre économiquement, décider collégialement ou démocratiquement à 10, 20 ou 1000, maintenir des activités à la fois militantes et productives,  faire vivre un projet, construire un bien commun et stabiliser un modèle économique viable ? Le tout dans un même espace et une communauté à plusieurs échelles ? 

AXE 2 : Fabriques collectives, pratiques expérimentales

Le développement des ateliers ouverts est révélateur d’une transformation profonde qui affecte le champ du design. Dans cette approche, créer de nouvelles formes signifie aussi et en même temps réinventer les formes sociales d’existence et de coexistence. On s’interrogera donc sur ce qui est vraiment « produit » dans ces ateliers. Peut-on parler de production, de fabrication, de hack, de détournement ou de « bricolage » ? Qui produit quoi et comment ? Quels nouveaux scénarios sont inventés autour de ces objets ?

AXE 3 : Lieux, communautés, territoires

Implantés dans des environnements géographiques et institutionnels très variés, les ateliers ouverts se définissent aussi par les liens qu’ils nouent avec les acteurs du territoire et les connections qu’ils établissent avec des réseaux nationaux et internationaux. Mais au-delà de leurs spécificités, comment peuvent-ils créer des synergies, mettre à profit leurs complémentarités et s’organiser de façon (relativement) autonome, de façon à ne pas être tributaires de l’intervention de l’Etat ?

AXE 4 : Re-faire travail

Le mouvement Faire est riche d’expériences concrètes qui permettent de toucher du doigt des façons originales de produire, d’innover, de collaborer, de concevoir. Qu’y-a-t-il de vraiment nouveaux dans ces manières de faire ? Sont-elles transposables en d’autres lieux ? Produire des objets dans un atelier ouvert, est-ce travailler ? Doit-on entretenir un rapport enchanté avec toutes les formes de Faire ou n’existe-t-il pas des limites (nouvelle forme de division du travail, d’exclusion sociale…) qu’il conviendrait de regarder en face ?

Transports et mondes professionnels : professionnels du transport aérien

Séminaire de recherche du RT1

PROFESSIONNELS du TRANSPORT AERIEN

Le 10 avril 2014 de 14h à 17h à l'IFSTTAR, Marne la Vallée, bâtiment Bienvenüe, salle B017

 

  • Louis Marie BARNIER

Pilotes de ligne : le respect de la norme aux fondements de la construction de la sécurité aérienne

 

  • Fabien BRUGIERE

Les ouvriers de l'assistance en piste face aux mutations du transport aérien : le travail mis sous tension

 

Contact : Charles GADEA charles.gadea@uvsq.fr   Reinhard GRESSEL reinhard.gressel@ifsttar.fr

"Recherche scientifique versus « recherche en travail social ». Promouvoir la recherche dans et sur le champ social"

- "Recherche scientifique versus « recherche en travail social ». Promouvoir la recherche dans et sur le champ social"
    le mercredi 16 avril 2014 à l'Institut Social de Lille - Invitation

Vous trouverez également, en pièce jointe, la présentation de l'ouvrage "Conférence de consensus. Le travail social et la recherche" coordonné par Marcel Jaeger, publié récemment aux éditions Dunod.

Bien cordialement.

Manuel Boucher
Président de l'ACOFIS
www.acofis.org
    

Les « Communs » comme alternative à la marchandisation de la connaissance, 3e Matinale de l'IFRIS, jeudi 10 avril 2014, 9h00-10h30

L'Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l'université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la troisième séance de ses matinales. Conçus comme un lieu de débats et de confrontations d'idées autour de résultats de recherche et de publications récentes, ces rendez-vous mensuels sont l'occasion de rencontres privilégiées, et parfois inattendues, entre les chercheurs de l'IFRIS et différents types d'acteurs (académiques, journalistes, responsables de l'administration, membres de la société civile, ...).
Programme

Jeudi 10 avril 2014, de 9h00 à 10h30Les « Communs » comme alternative à la marchandisation de la connaissance

Depuis plusieurs décennies, le renforcement et l'extension des droits de propriété intellectuelle à des domaines nouveaux (logiciels, gènes, ...) a alimenté la formation de véritables marchés de la connaissance. Le brevet occupe désormais le centre de ces marchés multiples. Dans nombre de cas, l'attribution de brevets, en multipliant les situations de monopoles, crée des difficultés et des obstacles nouveaux -et pour partie inédits- au développement de la connaissance et de l'innovation.
Pour tenter d'y faire face, de multiples initiatives d'acteurs issus de la communauté des chercheurs (souvent relayés par des initiatives citoyennes et associatives), se sont développées afin de limiter l'extension irraisonnée des brevets et prévenir les abus dans leurs usages.
Parmi les initiatives les plus remarquables figurent celles qui ont consisté à favoriser l'essor des « Communs ». Ceux-ci supposent la mise en place de règles /d'accès et de bénéfices partagés/ aux informations et aux connaissances sur lesquels travaillent des collectifs d'acteurs.
Ces entités nouvelles, qui travaillent à l'inclusion plutôt qu'à l'exclusion, fractionnent les différents attributs de la propriété intellectuelle et les partagent afin de les distribuer entre différentes parties-prenantes. L'objectif des Communs est ainsi de rendre possible un accès conjoint à l'information technique et scientifique et aux résultats obtenus par son traitement.
Benjamin Coriat, professeur d'économie à l'université de Paris 13, spécialisé en économie industrielle, de l'innovation et de la propriété intellectuelle, viendra présenter la nature de ces entités nouvelles, et débattre des possibilités inédites qu'elles offrent aux communautés de chercheurs et d'innovateurs, en compagnie de :
Philippe Aigrain, informaticien, chercheur, co-fondateur de « La quadrature du net », directeur de Sopinspace et auteur du blog Communs/Commons ;
Michel Vivant, professeur des universités à Sciences Po et directeur scientifique de la spécialité « Propriété intellectuelle » du master Droit économique de Sciences Po (sous réserve).

L'inscription est obligatoire : rust@ifris.org

Accès :
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), Salon d'honneur
(Accès 37, 1er étage, Salle 50 Honneur)2, rue Conté - 75003 PARIS
(Métro Arts-et-Métiers, lignes 3 et 11)

Approches localisées de la stratification sociale : Quelles données, quels indicateurs, quelles perspectives théoriques, pour une approche localisée en termes de classes ? 3 Avril 2014 (séminaire organisé par le RT5)

Journée d’études du RT5 (classes, inégalités, fragmentations) de l’association française de sociologie

Approches localisées de la stratification sociale :

Quelles données, quels indicateurs, quelles perspectives théoriques, pour une approche localisée en termes de classes ?

3 Avril 2014

Grande salle du site CNRS Pouchet

59 rue Pouchet 75017 Paris

 

 

Alors que la construction d’une nomenclature européenne suscite de nombreux débats (Pénissat, 2012 ; Brousse, 2012), et qu’un outil comme les PCS apparaît quelque peu marginalisé dans les grandes enquêtes et publications de l’Insee (Pierru et Spire, 2008), cette journée entend placer la focale sur les approches localisées de la stratification sociale et sur les outils mobilisés par les chercheurs pour appréhender, à des niveaux géographiques fins, les groupes sociaux.

Des travaux récents ont montré ce qu’apporte une analyse localisée pour saisir de façon dynamique les frontières des classes sociales et la structuration des rapports de classes (Cartier, Coutant, Masclet et Siblot, 2008 ; Tissot, 2011). L’intérêt est donc grand de disposer de données localisées pour objectiver la composition sociale à des échelles non nationales.

Mais il y a des limites : les données localisées peuvent tout autant donner l’illusion qu’il y aurait une autonomie du local que conduire à privilégier des descriptions fractionnées de l’espace social (représenté comme ensemble de groupes ou de sous-groupes) au détriment  de lectures en termes de rapports de classes (mettant l’accent sur l’aspect relationnel et conflictuel de cet espace).

Cette journée d’études vise à explorer deux types de questionnement :

-        Quels outils ou données quantitatives peuvent permettre d’approfondir ces réflexions ? Quelles sont les limites de ces approches quantitatives d’analyse des classes sociales ?

 

-        Quelles articulations ces approches localisées de la stratification sociale peuvent-elles composer avec des approches ethnographiques et/ou macro-sociales de la structure sociale ?

Jean-Luc DESHAYES, Violaine GIRARD, Gilles LAFERTE, Ana PERRIN-HEREDIA

 

Programme :

9h30 : accueil

Matinée : Groupes sociaux, classes et fractions de classe dans l’espace résidentiel

10h-10h30 :

Bruno Cousin (MCF U. Lille 1/CLERSÉ) : Pour une approche différenciée de la ségrégation des classes supérieures : le cas de l'entre-soi des espaces refondés à Courbevoie et Levallois

10h30-11h :

Stéphanie Vermeersch (CR CNRS/LAVUE) : Travailler sur les « classes moyennes » : intérêts d’une
approche territorialisée. Enquêtes en banlieue parisienne

11h-11h15 : pause

11h15-11h45 :

Violaine Girard (MCF U. Rouen/DYSOLA) : Groupes populaires en recomposition dans le périurbain : des données statistiques localisées à l'enquête ethnographique

11h45-12h30 : discussion

12h30-14h : Pause

Après-midi : Classes, espace social et territoires

14h-14h30 :

Gilles Laferté (DR Inra/CESAER) : Reconstruire l’objet des mondes ruraux par l’analyse des espaces sociaux localisés

14h30-15h :

Jean-Luc Deshayes (MCF U. de Lorraine/2L2S) : Indicateurs localisés et dynamiques de classe(s) (ouvrière(s)?) dans le bassin de Longwy : les indicateurs aussi ont une histoire

15h-15h15 : pause

15h15-15h45 :

Joël Gombin (doctorant en science politique UPJV/CURAPP-ESS) : Articuler stratification sociale et comportements électoraux au niveau micro-local. Problèmes théoriques et défis méthodologiques

15h45-16h30 : discussion

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