Séminaires, rencontres, journées d'études

"Les jeunes et les représentations du travail: entre construction de soi et sentiment d'injustice"

Rappel

 Conférence: chercheur invité LabexMed au LAMES     

Ridha Ben Amor

(Faculté des sciences humaines et sociales, université de Tunis)

Vendredi 25 mars 2016

14h-16h30, salle PAF (MMSH Aix)

Avec les doctorants du LAMES et les Masters du département de sociologie (AMU)

Les jeunes et les représentations du travail : entre construction de soi et sentiment d’injustice

 

S'appuyant sur des matériaux tirés de diverses enquêtes réalisées au cours des dernières années, cette intervention se propose d'abord de se pencher sur la construction de l'identité de l'individu relativement au thème de la représentation du travail, ce qui va permettre d'asseoir l'idée de la centralité du travail à ce niveau. Ce dernier point renvoie d'ailleurs à d'autres auteurs, dont R. Castel, qui ont traité de la centralité du travail comme cadre intégrateur, ce qui se donne à voir a contrario également dans les représentations du chômage qui informent le discours des jeunes.

 S'articulant souvent autour de la question de la reconnaissance qui y est récurrente, leurs discours révèlent ainsi le poids social de cette dimension. Des ''figures de la reconnaissance'' dans et par le travail se dégagent alors des enquêtes, allant du déni et de l'absence de reconnaissance par le travail et la recherche d'un statut de substitution, à l'aspiration à une reconnaissance qui demeure souvent virtuelle, aboutissant enfin, dans cette espèce de continuum, à une lutte pour la reconnaissance couronnée de quelque succès.

Mais au-delà de cette quête de reconnaissance et de construction de soi passant par le travail, on pointera, à la faveur de cet exposé, une dimension jusque là peu prise en compte par les travaux ; à savoir l'individualisation.

Toutefois, si la reconnaissance fonctionne souvent selon un registre autonome qui participe de la construction de l'identité, elle est également susceptible de relever de la problématique de l'injustice. Dans ce cas, on souffre de ne pas être reconnu ; c'est une injustice car on pense que cela peut renvoyer à des facteurs tels que la répartition inégale du capital social, des politiques publiques qui peuvent générer des inégalités vécues comme injustes, etc.

Élargissant la perspective d'analyse, on appréhendera alors le sentiment d'injustice qui s'incarne, selon une typologie provisoire, à travers le principe de la revendication d'une égalité de droits ou de traitement, le principe de l'équité qui se décline ici en termes de rétribution des efforts et de participation au bien commun selon les mérites et les capacités propres à chacun ; enfin le principe du respect de la tradition justifiant le recours à des registres d'évaluation relevant parfois de survivances d'un ordre social ancien qu'il reprend à son compte.

 infos sur le site : http://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article617

 

 

 

Comment rendre la sociologie publique?

  "Sociologie, terrains et société: comment rendre la sociologie publique?"
 
Comment entrons-nous en conversation avec des publics qui sont à la fois des objets d'observation en même temps que des interlocuteurs, et comment rendre publiques ces conversations?

L’enjeu de cette journée sera de réfléchir aux conditions d’une circulation de la réflexion sociologique qui soit en mesure de répondre aux exigences démocratiques tout en ouvrant des voies de pensée et d’action au-delà des cercles institutionnels - et solvables.

Vendredi 27 mai 2016

9h-18h

Salle de la Table ronde – MISHA - Strasbourg

 

avec des interventions de
Jonathan Larcher (EHESS), Annick Madec (Université de Brest) Michel Pialoux (EHESS), Perrine Poupin (EHESS) et Pinar Selek (SAGE)

Les interventions seront suivies de discussion introduites par
Magdalena Hadjiiski, Sylvie Monchatre et Etienne Ollion (SAGE)

Cette journée est ouverte à tous

Sylvie Monchatre et Pinar Selek (SAGE UMR 7363)

 

séminaire/table-ronde "Les recherches-actions collaboratives : quels enjeux, quelles perspectives pour les institutions et les chercheurs ?", 21 mars, Paris

<p>A l’occasion de la parution en 2015 de l’ouvrage Les recherches-actions collaboratives, une révolution de la connaissance (Presses de l’EHESP, 2015) la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf) et l’lnstitut régional supérieur du travail éducatif et social (IRTESS) de Bourgogne organisent un séminaire à destination des différents acteurs des politiques sociales et des chercheurs. Comment désigner et interroger certaines des formes de collaborations qui se tissent aujourd’hui entre équipes de professionnels et chercheurs ? En quoi l’expression « recherches-actions collaboratives » (Rac) correspond-elle à un programme spécifique ? Quels en sont aujourd’hui les enjeux, et avec quels impacts ?</p>
<p>La Cnaf et l’IRTESS souhaitent poser la question des perspectives et des effets de ce type de démarches collectives entre institutions et chercheurs. Qu’ont produit ces expériences transversales et pluridisciplinaires associant des points de vue, pratiques et logiques d’actions différentes ? A quelles conditions ce type de coproduction de savoirs est-il possible? Comment penser les enjeux pratiques, professionnels et épistémologiques de ces manières de faire ? Et finalement, quelles perspectives ouvrent-elles pour l’avenir de ce type de projets interdisciplinaires ? Le séminaire « Recherches-actions collaboratives : quels enjeux, quelles perspectives ? » se propose de revenir sur ces expériences dans le cadre d’une table ronde rassemblant des chercheurs et intervenants afin d’ouvrir une discussion croisée et de nourrir la réflexion en matière de politiques de recherche.</p>
<p>Entrée libre sur inscription auprès d'Evelyne Rassat : evelyne.rassat@cnaf.fr</p>

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30ème Ecole d'été de Lille Méthodes Quantitatives en Sciences sociales

 

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30ème Ecole d'été de Lille

Méthodes Quantitatives en Sciences sociales

Du jeudi 30 juin au jeudi 7 juillet  2016

Lille - France

 

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons l’honneur et l’avantage de vous annoncer que la 30ème école d’été de Lille en Méthodes Quantitatives des Sciences Sociales (QUANTILILLE) aura lieu à Sciences Po Lille du jeudi 30 juin au jeudi 7 juillet  2016.

Cette formation, organisée par le Ceraps, et soutenue par le CNRS, le CDSP, l'ECPR, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, l’IEP de Lille, l’Université de Lille 2 et l'AFSP, est ouverte à toute personne durablement inscrite dans un processus de recherche : chercheurs et ingénieurs de recherche, enseignants-chercheurs, assistants de recherche, post-doctorants, doctorants, français et étrangers…

En 2016, elle propose deux modules qui se tiendront en parallèle

1. L’analyse des correspondances

(co-organisé par Bruno Cautrès et Jean-Gabriel Contamin)

2. Méthodes numériques pour les sciences sociales

(co-organisé par Julien Boelaert, Etienne Ollion et Julie Pagis)

Tous les cours sont donnés en français.

Chaque module ne pouvant accueillir que 20 personnes au plus, vous êtes invité(e)s à candidater le plus tôt possible et, en tout cas, avant le 10 avril 2016. Les personnes appartenant au CNRS et à une institution membre de l’ECPR étant prioritaires.

Vous trouverez l’ensemble des informations nécessaires quant au programme et aux modalités d’inscription, de financement ou d’hébergement, sur le site de l’école : http://quantilille.free.fr (ou, pour résumer, quantilille.free.fr).

Pour plus de précisions, vous pouvez vous adresser :

-soit au responsable de l’organisation : Younès Haddadi (ceraps@univ-lille2.fr)

-soit aux responsables scientifiques de l’école : Jean-Gabriel Contamin (jean-gabriel.contamin@univ-lille2.fr), Julie Pagis (julie.pagis@univ-lille2.fr), Etienne Penissat (etienne.penissat@gmail.com) et Alexandre Mairot (alexandre.mairot@sciencespo.fr)

Au plaisir de vous accueillir…

Bien cordialement,

Les organisateurs

 

 

Journée étude spectacles sportifs louvre lens 28/4/2016

Nous avons le plaisir de vous inviter à la journée d'étude sur les performances et spectacles sportifs, organisée par le Louvre-Lens et l'université d'Artois, le jeudi 28 avril 2016, en hommage aux travaux de Patrick Mignon.
Vous trouverez en pièce jointe l'invitation, avec le programme de la journée.
L'entrée est gratuite, mais pour des raisons d'organisation, il est nécessaire de réserver.
Williams Nuytens et Nicolas Hourcade

Forum du REHAL. Habitat et logement : les 25 prochaines années.

À l’occasion des 25 ans de sa création, le réseau des chercheurs français travaillant sur l’habitat et le logement (REHAL) organise un FORUM pour :

-    Permettre à cette communauté scientifique et les générations qui l’ont constituée de se retrouver
-    Faire le point sur les travaux de recherche menés sur ces questions
-    Dessiner des perspectives à venir en réponse aux nouveaux enjeux.

Ce FORUM se tiendra à Paris
-    le mardi 7 juin à la Maison des Sciences de L’Homme Paris Nord à Saint-Denis
-    les mercredi 8 et jeudi 9 juin à Gennevilliers dans les locaux de l’Université de Cergy-Pontoise.

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Mission insertion. Un défi pour l'université. Séminaire commun du LIPHA Paris Est et du LIRTES. Jeudi 7 avril 2016 9H45-12h30 à l'UPEC

Le LIPHA Paris Est et le LIRTES, laboratoires des universités Paris Est Créteil et Paris Est Marne-la-Vallée organisent un séminaire commun le jeudi 7 avril 2016 de 9h45 à 12h30 intitulé : "Mission insertion, un défi pour l'université".

Intervenant : José Rose, Professeur honoraire de sociologie, Aix-Marseille Université, auteur de "Mission insertion. Un défi pour l'université (PUR, 204).

Discutants : Cédric Frétigné, LIRTES, UPEC, Professeur en sciences de l’éducation et Vincent de Briant, LIPHA, MCF en droit public

Depuis la loi LRU de 2007, les universités ont en charge une nouvelle mission d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants qui s’ajoute à celles de formation et de recherche. Ceci répond à une attente des étudiants et constitue un enjeu majeur pour les universités comme pour la société. Comment y répondre tout en assumant les missions traditionnelles de l’université ? Tout en éclairant le sens de cette mission et en partant des conditions d’accès à l’emploi des jeunes diplômés, José Rose, auteur de Mission insertion. Un défi pour l’université (PUR, 2014) met en avant des propositions pour relever ce défi : transformation des cursus de formation et des modalités d’orientation, poursuite du processus de professionnalisation, modes de pilotage. Autant de sujets qui intéressent et interpellent tant les professionnels de l’insertion et de l’orientation, que les enseignants-chercheurs, les responsables universitaires et les étudiants. Le séminaire du 7 avril sera l’occasion d’écouter José Rosé et de débattre avec lui.

La séance est ouverte à tousLe nombre de places étant limité, merci de vous inscrire  en envoyant un message à Delphine Allès : delphine.alles@gmail.com

Le séminaire se tiendra dans l'ampthithéâtre B2 du Site Boulle à la Faculté de Droit. 83-85, avenue du Général de Gaulle, 94000 Créteil

 

 

 

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Transports et Mondes Professionnels : Les Agents des Transports Ferroviaires

Séminaire de recherche du RT1

Les Agents des Transports Ferroviares

Le lundi 21 mars 2016 de 14 à 17 h à l'IFSTTAR, Marne la Vallée, bâtiment Bienvenüe, salle B021

 

  • Sabine FORTINO

Conduire un train : entre normes professionnelles, contraintes techniques et travail émotionnel

 

  • Martin THIBAULT

Les agents de la maintenance des trains à la RATP : Ouvriers malgré tout

 

Semaine internationale de sociologie (Nantes) : "L'Europe de l'asile et des migrations"

 

L’UFR de sociologie et le CENS organisent leur sixième Semaine internationale de sociologie. Du mardi 7 mars au samedi 12 mars 2016, l’UFR accueillera une série de manifestations autour de la régulation des mobilités internationales en Europe : cycle de conférences et débats, projection-débat autour de la solidarité aux migrants, café polyglotte animé par des étudiant.e.s du programme ERASMUS (hall de l’université)… Nous vous invitons à prendre connaissance du programme des conférences et débats et à venir y assister. La semaine s'achèvera le samedi 12 mars par une journée d'études, co-organisée avec la CIMADE, à la faculté de médecine.

L’accès à toutes les manifestations est gratuit. Pour des raisons d'organisation et de sécurité, merci de vous inscrire  individuellement (avant le 1er mars 2016) sur ce doodle : http://doodle.com/poll/xeuggwrhcz8cqbgf
Les inscriptions collectives (par exemple une classe, un groupe) peuvent être demandées à l'adresse suivante : sis@univ-nantes.fr
Pour toute information complémentaire, merci de vous adresser au comité d'organisation : sis@univ-nantes.fr

 

 

Conférences et débats « L’Europe de l’asile et des migrations »

Lundi 7 mars 2016

15h : café polyglotte 

16h-18h : Karen Akoka, maître de conférences en science politique (ISP, Université Paris Ouest Nanterre). La fabrique des réfugiés en Europe (Bâtiment Recteur Schmitt, Amphithéâtre)

 

Mardi 8 mars 2016

10h-12h : Maryse Tripier, professeur de sociologie émérite (URMIS, université Paris-Diderot). Approches sociologiques des migrations en Europe (Bâtiment Recteur Schmitt, Amphithéâtre)

15h30-17h : Joanne Walker, doctorante en sociologie (CENS, université de Nantes). Public policy and uses of national language education for adult migrants in Nantes and Bristol (Bâtiment Recteur Schmitt, Amphithéâtre)

19h-21h30 : Projection et débat film “Le Havre”, d’Aki Kaurismäki (2011), animé par Christophe Lamoureux (CENS, Université de Nantes, soirée co-organisée par l’ANES) au Pôle Etudiant.

 

Mercredi 9 mars 2016

10h-12h : initiation à la langue chinoise - ESN Nantes (salle F102 - IRFFLE)

14h-16h : Mathilde Pette, chercheuse en sociologie (CLERSE, CERAPS, Université de Lille). Associations et militant.e.s de la cause des étrangers : retour sur un terrain ethnographique dans le Nord-Pas-de-Calais (Bâtiment Recteur Schmitt, Amphithéâtre)

16h-18h : Swanie Potot, chargée de recherche CNRS en sociologie (URMIS, Université de Nice Sophia Antipolis). Les contrats saisonniers gérés par l’OFII et les effets de ces mobilités sur les régions d’origine en termes de développement (France-Tunisie) (Bâtiment Recteur Schmitt, Amphithéâtre)

 

Jeudi 10 mars 2016

12h-14h : Fanny Jedlicki,maître de conférences en sociologie (IDEES, université du Havre, CENS).De lointains cousins. Processus de récupération d’une nationalité européenne en Amérique Latine(Bâtiment Recteur Schmitt, Amphithéâtre)

 

Vendredi 11 mars 2016

10h-12h : Pierre Monforte, lecturer in sociology (University of Leicester). Elargissement des frontières et reconfiguration des mobilisations pour lesdroit des migrants (Bâtiment Recteur Schmitt, salle du CENS)

14h-16h : Promotion de la mobilité internationale. Tables rondes avec des étudiants internationaux et français - ESN Nantes (Salle F004A - IRFFLE)

 

Samedi 12 mars

Journée d’études organisée en collaboration avec la CIMADE (voir programme)

 

Contact : sis@univ-nantes.fr   Organisation : Fanny Jedlicki, Fanny Darbus, Karine Lamarche, Estelle d'Halluin

Contestation et engagement politique : corps, émotions, convictions

séance du 13 avril 2016. Militer au féminin

Erminia Calabrese (Université Aix-Marseille/CNRS-IREMAM) : « Femmes militantes au sein du Hezbollah libanais »

 

Contestation et engagement politique : corps, émotions, convictions

 

Séminaire de l’EHESS proposé par Pénélope Larzillière (IRD-CEPED/ CADIS) et Paula Vasquez (CNRS- CESPRA)

 

EHESS, salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris, 2e mercredi du mois, de 11h à 13h, du 13 janvier 2016 au 8 juin 2016

 

La contestation politique est faite de mobilisations collectives, elle correspond aussi à des engagements militants. Croisant les approches de la sociologie et de l’anthropologie politique, le séminaire étudiera la contestation par l’expérience vécue du militant. Cette expérience renvoie en partie à un parcours d’engagement avec ses étapes, que l’on peut étudier en diachronie, de l’adhésion aux circulations ou au désengagement. Comment entre-t-on en contestation ? Que fait l’engagement au militant sur le long terme, qu’y trouve-t-il, qu’y met-il ? Mais il s’agit aussi d’une expérience physique et morale. L’incorporation du politique sera ainsi envisagée au sens matériel, lorsque le corps protestataire devient le territoire d’expression de la contestation, parfois à travers des actes d’une violence extrême, contre soi ou contre l’ennemi. On reviendra également sur le statut des émotions politiques, dont les études ont connu un grand renouveau. Sur ces deux registres, l’art contestataire occupe une place particulière. Enfin, la construction des convictions politiques sera abordée, la façon dont elles dessinent une vision du monde, donnent sens, répondent à une attente axiologique et influent de cette manière sur le militant, sa vie, ses émotions. Une question quelle que peu délaissée par les derniers développements de la sociologie de l’engagement politique. Par ailleurs, la dimension du genre sera intégrée de manière transversale.

La réflexion mettra en perspective les évolutions théoriques en s’appuyant sur des analyses issues de terrains comparés, tout particulièrement dans le monde arabe et en Amérique latine.

 

Mots clefs : anthropologie, sociologie, politique, militantisme, engagement politique, corps, émotions, contestation, trajectoires, mobilisation(s), art contestataire, genre, monde arabe, Amérique du sud.

http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2015/ue/764/

 

13 janvier 2016. Séance introductive. Sociologie de l’engagement : état des lieux.

Pénélope Larzillière (IRD-CEPED/ CADIS) : Idéologie, engagement et convictions politiques.

Susanna Bleil (Université du Havre) : La culture politique des Sans terre : identité, utopie et engagement.

 

10 février 2016. Les temps de l’engagement. Devenir militant.

Hélène Combes (CNRS-CERI) : « Variations temporelles et situationnelles de l’adhésion dans une mobilisation de long cours. Du Plantón à MORENA à Mexico (2006-2015) »

Valentina Napolitano (CHISM-EHESS/ IEP d’Aix-en-Provence) : « A chaque génération son “événement fondateur”. Une étude des générations de militants palestiniens en Syrie »

 

9 mars 2016. Le corps protestataire

Hamit Bozarslan (EHESS-CETOBAC) : « La Turquie: comment donner sens à la protestation en Turquie d'Erdogan »

Paula Vasquez (EHESS-CESPRA) : « Le supplice auto-infligé de Franklin Brito : un deuil politico-somatique »

 

13 avril 2016. Militer au féminin

Erminia Calabrese (Université Aix-Marseille/CNRS-IREMAM) : « Femmes militantes au sein du Hezbollah libanais »

 

11 mai 2016. Émotions et engagement. Immédiateté. Viscéralité.

Christophe Traïni (IEP d’Aix-en –Provence) : « S’engager pour une cause : entre ressorts affectifs et justifications militantes ».

Sabrina Menelotte (IIAC-LAIOS EHESS) : « De la parole au corps violenté : "Grande peur" et déshumanisation dans le conflit armé au Chiapas, Mexique »

 

8 juin 2016. Engagement politique, engagement artistique, l’art contestataire

Nadia Marzouki (EHESS-CESPRA) : « Les danseurs de hip hop en Tunisie »  

 

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Séminaire Recherche CNAF Les recherches-actions collaboratives : quels enjeux, quelles perspectives pour les institutions et les chercheurs ? 21 Mars 2016 — 14H00-17H00 – Faculté de Théologie protestante 83 Boulevard Arago — 75014 Paris

SÉMINAIRE RECHERCHE

Les recherches-actions collaboratives : quels enjeux, quelles perspectives pour les institutions et les chercheurs ?

 

21 MARS 2016 — 14H00-17H00

FACULTÉ DE THÉOLOGIE PROTESTANTE DE PARIS

83 BOULEVARD ARAGO — 75014 PARIS

AMPHITHÉÂTRE (REZ-DE-CHAUSSÉE, ROTONDE)

 

A l’occasion de la parution en 2015 de l’ouvrage Les recherches-actions collaboratives, une révolution de la connaissance, Les chercheurs ignorants, Presses de l’EHESP, coll. Politiques et interventions sociales, Rennes, 2015 la Caisse nationale des allocations familiales et l’lnstitut régional supérieur du travail éducatif et social (IRTESS) organise un séminaire-débat à destination des différents acteurs des politiques sociales et des chercheurs.

Il existe un débat aujourd’hui ancien sur les définitions de ce qu’on a pu appeler les recherches-actions, les recherches collaboratives, la science-action, etc. Comment désigner et interroger certaines des formes de collaborations qui se tissent aujourd’hui entre équipes de professionnels et chercheurs ? En quoi l’expression « recherches-actions collaboratives » (Rac) correspond-elle à un programme spécifique ? Quels en sont aujourd’hui les enjeux, et avec quels impacts ?

La Cnaf et l’IRTESS souhaitent poser la question des perspectives et des effets de ce type de démarches collectives entre institutions et chercheurs. Qu’ont produit ces expériences transversales et pluridisciplinaires associant des points de vue, pratiques, logiques d’actions différentes ? A quelles conditions ce type de coproduction de savoirs est-il possible? Comment penser les enjeux pratiques, professionnels et épistémologiques de ces manières de faire ? Et finalement, quelles perspectives ouvrent-elles pour l’avenir de ce type de projets interdisciplinaires ?

Le séminaire « Recherches-actions collaboratives : quels enjeux, quelles perspectives ?» se propose de revenir sur ces expériences dans le cadre d’une table ronde rassemblant des chercheurs et intervenants afin d’ouvrir une discussion croisée sur ce type de collaborations et de nourrir la réflexion en matière de politiques de recherche.

13h30 Accueil-café

14h Ouverture

Présidence : Sandrine Dauphin, sous-directrice des statistiques, des études et de la recherche - (Dser), Responsable du département de l’animation de la recherche et du réseau des chargés d’études, Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf)

Table ronde :

Philippe Lyet, responsable du centre de recherche de l’ETSUP : « Approche historique et conceptuelle des Recherches-actions collaboratives »

Alexandre Moine, professeur de géographie à l’Université de Franche-Comté : « Un apport à la compréhension des territoires »

Nathalie Ponthier, directrice-adjointe de l’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (IREPS) de Bourgogne, docteure en sociologie : « Une pratique réflexive »

Dominique Blin, présidente de l’IRTESS de Bourgogne et directrice de l’action sociale au conseil départemental de la Côte-d’Or

Pascale Sturla-Bordet, attachée de direction, caisse d’Allocations familiales de la Côte-d’Or

Discutant : Marc Bessin, directeur de recherche, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)

Accès : la faculté se trouve à l’angle de la place de l’île de Sein et du croisement boulevard Arago - Faubourg Saint Jacques. Metro ligne 6 – station Saint-Jacques, (ensuite rue du Faubourg Saint Jacques jusqu’à la place de l’Île de Sein). RER B ; métro ligne 4 – station Denfert-Rochereau (ensuite traverser le Boulevard Saint Jacques, prendre à droite le Boulevard Arago, continuer jusqu’à la place de l’Île de Sein).

 

Ouvert à tous sur inscription auprès d’Evelyne Rassat : evelyne.rassat@cnaf.fr

Matinale de l’IFRIS « Repenser l’action publique en Afrique » - jeudi 18 févier

Matinale de l’IFRIS
« Repenser l’action publique en Afrique»

 

Jeudi 18 février 2016, de 9h00 à 10h30
CNAM, Paris

 

L’Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS), avec le soutien du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) et de l’université Paris-Est (UPE), a le plaisir de vous convier à la prochaine séance de ses Matinales autour de l'ouvrage « Repenser l’action publique en Afrique. Du sida à l’analyse de la globalisation des politiques publiques», dirigé et édité par Fred Eboko.

L’action publique contre le sida en Afrique constitue un archétype de mobilisation politique et sociale multi niveaux. D’inspiration internationale et portées par des standards pour la mise en œuvre des recommandations supranationales, les politiques publiques au plan national montrent la réalisation différentielle de « politique publiques » dont la définition, l’émergence et les orientations ne devaient rien, au départ, à des mobilisations nationales.

Ces « modèles dissonants » de politiques publiques se fondent sur une approche comparative, entre plusieurs pays, à partir de variables épidémiologiques, sanitaires et politiques. Cette comparaison met en lumière l’acuité du rôle de l’engagement politique au plan international et national, au-delà des données épidémiologiques et de la diversité géographique des situations étudiées. Les quatre types de mobilisation politique proposés tiennent compte de la profondeur historique des politiques publiques des pays dont l’analyse permet une sociologie politique de l’Etat en Afrique. Soumis à des directives internationales et à des aléas globaux similaires, ils montrent des trajectoires historiques qui en disent autant sur les réponses à une pandémie que sur la manière avec laquelle ces Etats reconstruisent l’ordre international dans lequel ils se meuvent.
 
Ainsi, en abordant la question de « la gouvernance du sida », ce travail souligne le poids des organisations internationales, de la coopération bi et multilatérale dans la gestion des affaires publiques internes aux Etats, auxquels s’associent des « sociétés civiles » du Nord et du Sud. En comparant cet enchevêtrement transnational d’acteurs, d’un sous-secteur de la santé à l’autre (sida, tuberculose, paludisme), puis d’un secteur à l’autre (santé, éducation, biodiversité), cet essai propose « une matrice de l’action publique en Afrique ».

Cet outil d’analyse innovant permet de distinguer, pour chaque action publique, le niveau d’acteurs où se situe le levier ou les curseurs les plus décisifs. C’est une contribution scientifique et politique originale, à la compréhension de l’Afrique contemporaine en action.
L’ouvrage qui sera discuté lors de cette matinale réunit des textes sur ce régime des promesses technoscientifiques.

Après une présentation du livre par Fred Eboko, chercheur à l'IRD, directeur adjoint du CEPED, politiste et sociologue, le débat sera introduit par :
 
▪ Maurice Cassier, Directeur du CERMES et
 
▪ Guillaume Lachenal, Maître de Conférences, historien des sciences, à l’université Paris Diderot.

L’inscription est obligatoire : georgia.prountzou@u-pem.fr 

Accès :

Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Salon d’honneur (accès 37.1.50)
2, rue Conté - 75003 PARIS (Métro Arts-et-Métiers, lignes 3 et 11)
Plan d'accès

Appel à manifestation inter-RT

Le Comité exécutif de l'AFS souhaite contribuer aux activités inter RT dans la période inter-congrès. L'enveloppe totale pour cet appel est de 15 000 € maximum (10 000 € en 2014), à partager entre les différentes propositions retenues. L'appel sera clos le 29 février 2016, et les décisions seront communiquées d'ici la fin mars 2016. 

Les propositions doivent concerner des journées d'études, colloques, conférences, séminaires portés et organisés par au moins deux RT/GT différents, ayant lieu entre mars 2015 et juin 2017. Le CE sera attentif à l'implication dans ces manifestations de collègues aux statuts divers.


Les documents à joindre à la demande: 
- le projet exposé en 1 à 4 pages maximum (objet, lieu, dates, intervenants, public visé, suites envisagées...)
- un budget prévisionnel avec la somme demandée et les co-financements envisagés.

Appel à com. « PRENDRE SOIN ET GAGNER SA VIE : NORMES, PRATIQUES, INEGALITES » - GT 48 ARTS

 

APPEL A COMMUNICATION

 

« PRENDRE SOIN ET GAGNER SA VIE : NORMES, PRATIQUES, INEGALITES »

 

 GT 48 de l’Association Française de Sociologie

« Articulation vie professionnelle/vie familiale et Recomposition des Temps Sociaux (ARTS)

 

6-7 octobre 2016, Paris, EHESS/CNAM

 

 Les propositions de communication sont à envoyer avant le 30 avril sous la forme d’un titre et d’un bref argumentaire (maximum une page) spécifiant la méthode utilisée et la contribution au thème du colloque. Contact : pascal.barbier@univ-paris1.fr

 

 Comité d’organisation

 

Pascal Barbier (CESSP-CSE), Myriam Chatot (IRIS), Bernard Fusulier (Université Catholique de Louvain –FNRS), Morgan Kitzmann (GEMASS), Julie Landour (Centre Georg Simmel), Séverine Mayol (GRHAPES), Chantal Nicole-Drancourt (LISE), Alexandra Piesen (CERLIS)

 

Comité scientifique

 

Jean-Yves Boulin, Sandrine Dauphin, Bernard Fusulier, Olivier Giraud, Valéria Insarauto, Marie-Thérèse Letablier, Barbara Lucas, Arianne Ollier Malaterre, Claude Martin, Chantal Nicole Drancourt, Diane-Gabrielle Tremblay

 

Conférence : LIER LES THEORIES DU SOCIAL A LA NEUROSCIENCE AFFECTIVE ET SOCIALE

Le laboratoire Dysola (Université de Rouen)

Vous invite à la deuxième conférence du cycle

« Dynamiques sociales contemporaines» :

 

Marco Verweij

Professeur de science politique et de sociologie

Université internationale Jacobs de Brême

 

« Lier les théories du social à la neuroscience

affective et sociale  »

 

Le lundi 21 mars 2016

 

À 14h

 

Auditorium - Maison de l’université

Université de Rouen – Campus MSA

 

Discutants : Michalis Lianos (sociologue) & Benoît Montalan (psychologue)

 

Marco Verweij est actuellement professeur à l’Université Internationale Jacobs de Brême. Sa carrière comprend une longue série des nominations et invitations prestigieuses (LSE, Hanse, Oxford, UCLA, Stanford, Singapore MU, Max Planck, Pompeu Fabra, Wisconsin). Il est réputé pour sa pensée très innovante et interdisciplinaire qui combine la théorie sociologique et l’étude des politiques publiques. Son développement de l’approche des « clumsy solutions » (solutions « maladroites ») avec Michael Thompson a apporté un nouveau paradigme dans la critique de la gouvernance.

 

Verweij franchit maintenant une nouvelle limite en s’adressant frontalement au rapport entre les théories sociales et la neuroscience affective et sociale avec l’ambition d’établir un vrai lien fondé sur leurs compatibilités. Il examine ce rapport pour la théorie du choix rationnel, l’économie comportementale, le poststructuralisme et la théorie de la rationalité plurielle.

 

La conférence est d’un intérêt transversal pour les sciences sociales, notamment la sociologie, la psychologie, la science politique et l’économie.

 

Le surtitrage et l’interprétation des échanges à la suite de la conférence seront assurés.

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"Réflexion croisée sur les constructions et les représentations identitaires"

"Réflexion croisée sur les constructions et les représentations identitaires"

Organisé par le groupe de recherche FIRA (Frontières identitaires et Représentations de l'altérité),

le séminaire se déroulera à l'MSH Paris Nord

tous les troisièmes mercredis du mois.

MSH Paris Nord
20, avenue George Sand - 93210 La Plaine Saint-Denis
Métro ligne 12, Front Populaire
RER B, La Plaine-Stade de France

Dans la continuité des séminaires 2011-2012 et 2012-2013, organisés au CEAf-EHESS, le groupe de recherche FIRA se propose de reprendre la réflexion et la discussion approfondie des thématiques chères à notre projet de recherche, en collaboration avec la MSH Paris Nord. Nous nous attachons à explorer, d’une part, les enjeux liés aux constructions et aux représentations identitaires −dans un monde globalisé où les diverses filières migratoires ont fait naître de nouveaux brassages culturels et des enjeux géopolitiques− et d’autre part, l’émergence de mouvements sociaux nationaux et transnationaux dans leurs particularités, mais aussi dans leurs similitudes et dans un contexte de transformations plus ou moins marquées par les luttes antiracistes et les revendications d’une citoyenneté élargie. Ce monde, chaque fois moins étanche, mais qui construit en même temps des frontières symboliques et matérielles multiples ̶ telles que des mesures politiques strictes anti-migration ̶ devient un terreau fécond à partir duquel une diversité de voix croisées s’élève contre toutes les formes d’inégalité, d’exclusion et de discrimination."

Pour ce faire, nous nous proposons de focaliser notre réflexion sur la pertinence du cadre théorique développé par Anibal Quijano (1992, 2007) et le concept qu’il a forgé : la colonialité du pouvoir. Selon cet auteur la « race » et le « racisme » ont été, dans un premier temps, élaborés en Amérique et ensuite reproduits dans tout le monde colonisé en tant que fondement de la spécificité des relations de pouvoir entre l’Europe et les populations du reste du monde ̶ au sein duquel l’idée de modernité a été construite (sa partie la plus obscure). L’idée de race ̶ hétérogène et construite mentalement ̶ a servi de structure de base universelle et naturalisée de la classification sociale des individus jugés « inférieurs » (non-Européens) et « supérieurs » (Européens), tout en érigeant durablement la « configuration du pouvoir » (« power pattern »). La colonialité du pouvoir définit alors les relations sociales de domination, d’exploration et de conflit résultant de la dispute capitaliste pour le contrôle de quatre domaines : le travail, le sexe, l’autorité, la subjectivité et l’intersubjectivité ̶ chacun(e) avec ses ressources et ses produits. Le racisme, le patriarcat et la sexualité constituant ainsi des axes centraux d’une chaine hétérogène et systématique de la configuration du pouvoir. Le cadre analytique de la colonialité du pouvoir se situe au sein des régimes coloniaux et du système-monde moderne (Wallerstein 1980) ̶ et en dialogue avec les postulats théoriques des études postcoloniales (Appadurai 2005, 2007 ; Said 1997 ; Bhabha 1990, 1994 ; Spivak 1988). L’articulation des ces courants théoriques portera finalement sur les travaux de Walter Mignolo (2002) qui propose, avec A. Quijano et E. Dussel, la décolonisation de toutes perspectives de connaissance euro-centrées afin de s’ouvrir vers une « géopolitique des connaissances » (Dussel 1977). La « différence épistémique coloniale » saisit le projet d’actualisation du lieu d’énonciation, des narratives historiques et culturelles, de la pensée et de la production du savoir. Le défi du tournant de la décolonialité s’inscrit alors sur la critique et la reconstitution des espaces interstitiels du cadre conceptuel hybride des différences coloniales (Mignolo 2012).

Dans ce sillage, nous nous proposons d’approfondir l’analyse des recherches socio-anthropologiques et ethnographiques fondées sur l’expérience vécue, en s’interrogeant sur « la manière dont le sujet fait l’expérience de lui-même dans un jeu de vérité où il a rapport à soi » (Foucault 1994). Afin de comprendre l’expérience que nous faisons de nous-mêmes à l’intérieur des jeux de vérités, il est nécessaire de distinguer dans le temps et dans une culture donnée, les discours et les énoncés qui ont effet de vérité, à savoir, comprendre les vecteurs de subjectivation qui permettent de dessiner le diagramme propre à un monde de subjectivation traversé par la pluralité des mouvements identitaires et des discours en dispute (Nardi 2006).

PROGRAMME (17h à 19h)

§ Mercredi 2 décembre 2015

Marion BOTTERO – Université de Nanterre, Paris X, FIRA
Livre : « Tourisme sexuel et relations conjugales en Thaïlande et en Malaisie »

§ Mercredi 20 janvier 2016

Patrick BRUNETEAUX – Paris I, CNRS
« Réflexions sur le colonialisme et l’impérialisme à partir du cas de la Martinique »

§ Mercredi 17 février 2016

Henrique NARDI – Université Fédérale du Rio Grande du Sul-Brésil, IRIS-EHESS, FIRA
« Foucault, postcolonialité(s), décolonialité et feminisme(s) : explorant quelques pistes de réflexion »

§ Mercredi 16 mars 2016

Sébastien LEFÈVRE – Université de Nanterre, Paris X
« Approche décoloniale de la question afro-latino-américaine. Pour une lecture transatlantique afro-diasporique »

§ Mercredi 20 avril 2016

Oscar QUINTERO – Universidad Nacional de Colombia, IRD-URMIS-Paris VII, FIRA
« Race et racisme en contexte décolonial. Dialogue transatlantique »

§ Mercredi 18 mai 2016

Magali BESSONE – Université de Rennes 1, Membre de l’IUF
« La fonction d’une généalogie de la race pour une théorie critique des races »

§ Mercredi 25 mai 2016

Peter WADE – University of Manchester, United Kingdom
« The contradictions of liberalism in Latin American mestizo nations: the knowledge and authority of genomic science »

§ Mercredi 15 juin 2016

Francesca DI LEGGE – Université Paris VIII, FIRA
« Image et qualification de l’étranger dans le discours des italiens. Une enquête dans les Marches »

Lenita PERRIER – École des Hautes Études en Sciences Sociales, FIRA
« Afro-Brésiliens, expérience vécue et décolonialité. La [dé]construction des narratives ethno-raciales dans le contexte européen »

Contacts:

Lenita Perrier mail: leniperrier@yahoo.fr

 

Francesca Di Legge mail: francesca.di-legge@etud.univ-paris8.fr

 

RT 37 sociologie des médias : Programme du Séminaire 2016

 

Etudier les productions, circulations et réceptions des médias et biens culturels de grande diffusion

Méthodes, objets, théories

 

Lors du congrès 2015 de l’AFS, les sessions du RT37 ont abordé la thématique des « rapports de force autour de la dé/naturalisation du social dans les médias : acteurs et enjeux ». Les débats se sont centrés notamment sur les luttes pour l’imposition de visions du monde concurrentes dans différents types de médias (blogs, littérature de jeunesse, émissions télévisées, etc.) et sur les processus d’assignation qui en découlent, contribuant par exemple à définir des groupes sociaux (les jeunes de banlieues, les experts médiatiques, la finance, etc.).

Durant les deux années à venir, l’objectif est de poursuivre ce programme scientifique et de l’enrichir par une réflexion sur les modalités à mettre en œuvre pour appréhender sociologiquement l’univers des médias. En donnant de l’importance à la réflexivité méthodologique et aux questionnements théoriques, sans pour autant les déconnecter des résultats, les discussions porteront sur les médias de grande diffusion et les différents agents et institutions qui constituent cet univers et ses sous-espaces (journalisme, cinéma, séries télévisées, maisons d’éditions…). L’analyse des productions, des appropriations et des circulations des biens culturels de grande diffusion se focalisera plus particulièrement sur les enjeux sociaux, politiques, sexuels ou religieux de ces processus.

 

Méthodes

Le séminaire proposé entend accorder une place importante aux discussions méthodologiques à partir d’enquêtes de terrain. Comment objectiver la production des biens culturels de grande diffusion en tant que fait social ? Quelles méthodes utilisées pour rendre compte de ce processus (contextes, producteurs, productions)? Quelle place pour une ethnographie des médias et des biens symboliques, croisant les méthodes (entretiens, observations, enquêtes qualitatives, études du produit fini) et multipliant les regards sur l’objet traité ? Comment effectuer, empiriquement, le lien entre médias de grande diffusion et usages médiatiques, entre productions et consommations culturelles ? Quelles sont les conditions d’accès aux terrains et leurs limites ?

 

Objets

L’expression  « médias et bien culturels de grande diffusion » renvoie à tout un ensemble d’agents et d’institutions formant l’espace de production (et de diffusion) culturelle. Ils seront abordés de manière à cartographier cet espace, cerner ses transformations structurales, et ce au prix d’une nécessaire montée en généralité des résultats. Aussi, ces objets seront pensés pour ce qu’ils nous disent des acteurs concernés, de la recomposition des professions, mais aussi dans leurs relations aux espaces sociaux avec lesquels ils interagissent.

 

Théories

Au-delà de la diversité des approches, les analyses s’appuieront sur des concepts permettant de sortir des études de cas et de nourrir l’entreprise collective. Elles penseront les relations entre les univers sociaux, les luttes (socio-économiques et politiques) entre les différents acteurs, en lien avec les trajectoires de ces derniers, et leurs effets sur la diffusion des biens symboliques. Elles auront ainsi pour objectif d’inscrire résolument l’analyse des « médias et bien culturels de grande diffusion » dans la sociologie générale et de puiser dans tous les sous-champs de la discipline (sociologie du travail, sociologie de la culture, sociologie des élites et des intellectuels, sociologie de l’éducation, sociologie des classes sociales et des inégalités, etc.)



Membres du bureau : Anne-Sophie Beliard, Jérôme Berthaut (responsable), Samuel Bouron, Jean-Baptiste Comby, Aurélie Delcros, Benjamin Ferron, Cégolène Frisque, Guillaume Goasdoué, Coralie Le Caroff, Sarah Lécossais, Muriel Mille, Nelly Quemener, Colin Robineau, Karim Souanef (responsable)

 

Contacts :

Karim Souanef : karim.souanef@univ-lille2.fr

Jérôme Berthaut : jerome.berthaut(@)u-bourgogne.fr



Séminaire 2016

 

Première séance : jeudi 28 janvier 2015, 15h-18h

Jean-Baptiste Comby (sociologue, MCF, IFP-Paris 2, Carism et Cens)

La question climatique. Genèse et dépolitisation d’un problème public (présentation de l’ouvrage paru en 2015)

Discutant : Benjamin Ferron (MCF, UPEC/Céditec)

 

Deuxième séance : jeudi 25 février 2015, 14h-17h

Jérôme Berthaut (MCF, UB/CIMEOS), Muriel Mille (post-doctorante, CESDIP)

« Ethnographier la production. Le cas des rédactions et des séries télévisées »

Discutant : Colin Robineau (doctorant, IFP-Paris 2, Carism)

 

Troisième séance : date à définir

Anne-Sophie Beliard (Post-doctorante EMNS, Paris 1/ISCC), Coralie Le Caroff (docteure, IFP-Paris 2, Carism)

« Pour une ethnographie en ligne de la réception. Saisir en pratiques les usages médiatiques »

Discutant : A définir

 

Quatrième séance : jeudi 14 avril, 14h-17h

Sarah Lécossais (docteure, Paris 3/CIM), Nelly Quemener (MCF, Paris 3/CIM)

« L'analyse sociologique de matériaux audiovisuels : terrains, corpus, méthodes».

Discutant : à définir

 

Cinquième séance : jeudi 23 juin 2016, 15h-17h

Erica Guevara (MCF, Paris 8/Cemti), Benjamin Ferron (MCF, UPEC/Céditec)

« Analyser les médias des mouvements sociaux à partir d'entretiens sociologiques : des hypothèses aux résultats »

Discutant : Karim Souanef (MCF, Lille 2/URePSSS)

 

Le séminaire aura lieu à Paris. Le lieu précis (le plus souvent sur le site du CRNS Pouchet) sera communiqué au moment de l’annonce de chaque séance.

 

L’éducation artistique et culturelle : mythes et malentendus.

 

Le 19 janvier 2016 de 9h45 à 17h30 Université Paris Descartes

Salle des thèses, Faculté des Saints-Pères,

 

(Bâtiment Jacob, 5ème étage, 45 rue des Saints-Pères, 75006 Paris)

La tonalité unanimiste des discours institutionnels entourant le développement de l’éducation artistique et culturelle frappe par le contraste qu’elle opère avec l’étonnante diversité des pratiques et des expériences que l’on peut observer sur le terrain. « Serpent de mer » de l’action publique, « l’éducation artistique et culturelle »» fait plus souvent l’objet de discours de légitimation et de justification que d’analyse empirique : les enquêtes de terrain permettent- elles de confirmer, de nuancer, ou d’infirmer les logiques mobilisées dans ces discours ? Dans le même temps, le discours critique peine souvent à prendre en charge l’adhésion d’acteurs de terrain, qui ne prennent pas non plus pour argent comptant les discours enchantés des politiques publiques. La journée d’études « L’éducation artistique et culturelle : mythe et malentendus » voudrait investir, enquêtes à l’appui, cette nouvelle pierre philosophale.

9h45-10h            Accueil-Café  

10h-10 h10         Introduction. Anne Barrère (CERLIS), Nathalie Montoya (LCSP)

10h10-10h30      Nathalie Montoya : " L’éducation artistique et culturelle et la démocratisation de la culture : promesses d’Eldorado et conquêtes paradoxales ".

10h30-11h10      Florence Eloy (ESCOL) et Tomas Legon (EHESS) : "Ce que l’éducation artistique et culturelle doit faire à ses bénéficiaires : analyse du brouillage des objectifs dans et hors l’école".

11h10-11h40      Discussion des deux interventions.

11h40-12h10      Anna Charbonneau et Séverine Dessajan (CERLIS) : "Adhésions et résistances à des dispositifs expérimentaux d'éducation artistique et culturelle".  

12h10-12h30      Discussion.

12h30-14h          Buffet-café- discussion.

14h-14h40          Alain Kerlan (ECP) : "La critique artiste comme pensée critique en éducation".

14h40-15 h         Discussion

15h30-15h50      Géraldine Bozec (URMIS) : "Une histoire de « goût »? Mobilisation, retrait ou décrochage des élèves dans les projets d'éducation artistique et culturelle ".

15h50-16h10      Marie-Christine Le Floch (CERIES, Lille 3) : "Enseignants et artistes face au travail d'éducation dans une école élémentaire. Cadres, rôles et styles d'intervention".

16h10-16h30      Discussion.

16h30 -17h        Anne Barrère : "De quoi l’éducation artistique et culturelle est-elle la solution ? "

 

17h -17h30         Conclusion. Emmanuel Wallon (HAR, Paris Ouest Nanterre La Défense)

Le développement durable, norme sociale ou projet politique ?

Développement durable et “acceptabilité sociale”

 Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

 Cycle « Acteurs et régimes de production de l’acceptabilité sociale »

 

Lundi 14 mars 2016

 10h-16h30

 118 / 130 avenue Jean Jaurès 75019 Paris

 Métro ligne 5 (arrêts Ourcq ou Laumière)

 1er étage (en haut des escalators à gauche)

 

Coordinateur de la séance : Jacques Lévy[1]

 Dans un monde où les questions liées à l’environnement naturel sont devenues un enjeu politique de première importance, on constate l’existence de plusieurs conceptions antagoniques de la nature. Le « développement durable » est l’une d’elle, mais nullement la seule. La démarche de développement durable assume la notion de développement et elle pose comme compatibles (voire synonymes), et non en opposition, ses trois piliers socio-économique, naturel et politique. Il existe un autre versant, néonaturaliste de la conscience écologique, qui porte en lui, à partir de l’idée de culpabilisation de l’action humaine passée et de l’affirmation que la nature produit des valeurs intrinsèques qui délivrent des injonctions aux sociétés, un projet de réorganisation de la vie politique sur la base de l’urgence, du sacrifice nécessaire et de la privatisation de l’action publique dans les « gestes » individuels. L’acceptabilité sociale apparaît alors comme une attitude typiquement technocratique venant d’un autre univers culturel mais entrant bien en phase avec ce projet. Elle s’oppose donc méthodologiquement à l’idée d’un développement durable qui serait désiré par les habitants-citoyens.

 La question fondamentale qui est posée est donc de savoir s’il est possible d’intégrer la démarche de protection des environnements naturels dans une conception du politique qui conserve les acquis de la république démocratique et qui promeuve le citoyen comme un acteur et non comme un agent de la production de biens publics.

 Cette séance de l’atelier sera organisée en deux temps : le matin, une réflexion générale sur les modèles de la nature ; l’après-midi, un approfondissement sur nature et politique en prenant le cas du climat.

 

 Matinée (10h – 12h30)

 Réflexion générale sur les modèles de la nature

  • Jacques Levy[1]

« Quelles natures pour l’humanité? Un enjeu politique »

 

  • Joëlle Salomon Cavin[2]

« Bonnes et mauvaises natures, l’exemple de la politique des parcs naturels en Suisse »

 

 

Après-midi (14h – 16h30)

Approfondissement sur nature et politique en prenant le cas du climat

  • Stefan Aykut[3]

« Repolitiser des enjeux climatiques. Quelques réflexions à partir de la COP21 à Paris »

 

  • Martine Tabeaud[4]

« La rhétorique du changement climatique et la présupposition d'un climat idéal »

 

Discutants : Jacques Lévy[1] et Jérôme Boissonade[5]

 

 

Prochaines séances

Urgence environnementale et acceptabilité sociale

Mardi 19 avril

Bruno Villalba[6]

 

Mettre à l'épreuve l'acceptabilité sociale

Mercredi 8 juin

Séance spéciale à l'occasion du Forum des 25 ans du Réseau REHAL en partenariat avec la revue Vertigo

(L’assemblée générale du réseau ACDD aura lieu à cette occasion)

Jérôme Boissonade[5]

 

Le développement durable à l’épreuve de la société du risque

Stratégies d'acceptation par la durabilité pour métropoles insoutenables ?

Mercredi 22 juin

Jacques Lolive[7]




[1] Professeur de géographie à l'École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), spécialiste de géographie politique.

[2] Maître d'enseignement et de recherche en Politiques territoriales à l’Université de Lausanne

[3] Post-doctorant au Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés (LISIS) et Centre Marc Bloch (Berlin)

[4]Professeur de géographie (climatologie) à La Sorbonne Paris I et Paris IV

[5] Maître de conférences en sociologie à l’Université du Littoral (ULCO) et chercheur au laboratoire AUS-LAVUE

[6] Professeur de Science Politique (UFR GVSP Gestion du Vivant et Stratégies Patrimoniales) AgroParisTech

[7]Directeur de recherche au CNRS en science politique et aménagement au sein du PACTE (Politiques Publiques, Actions Politiques, Territoires) / UMR 5194

 

 

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