Séminaires, rencontres, journées d'études

Séminaire : La prise en charge des condamnés en milieu ouvert par les travailleurs sociaux de l'administration pénitentiaire - Xavier DE LARMINAT

Jeudi 11 janvier 2018

14h>16h30

 

La prise en charge des condamnés en milieu ouvert

par les travailleurs sociaux de l’administration pénitentiaire

 

Xavier DE LARMINAT

Maître de conférences à l’Université de Rouen

 

Prévention de la récidive et lutte contre la surpopulation carcérale sont devenues les maîtres-mots des politiques pénales. Dans l’ombre de la prison, dont l’échec n’en finit plus d’être dénoncé, le paysage de l’exécution des peines s’est progressivement transformé pour répondre à ces impératifs de gestion des risques et de gestion des flux. L’essor silencieux des peines de probation en constitue l’évolution la plus remarquable : du travail d’intérêt général à la contrainte pénale, du bracelet électronique au sursis avec mise à l’épreuve, elles concernent aujourd’hui trois fois plus de condamnés que la prison.

À partir d’une longue immersion dans deux services pénitentiaires d’insertion et de probation, cette intervention vise à interroger les conditions de prise en charge des condamnés en milieu ouvert par les travailleurs sociaux qui y travaillent. En analysant les effets de la rationalisation administrative et des recompositions professionnelles sur les méthodes d’évaluation et de suivi, l’auteur souligne les illusions managériales et criminologiques des réformes actuelles : à trop se focaliser sur des modes d’évaluation quantifiables et décontextualisés, ces orientations privilégient le classement des profils et des dossiers à l’ambition de reclassement social des condamnés.

 

L’inscription est gratuite et obligatoire avant le 5 jan. 2018 : http://p2ris-normandie.fr/component/content/article/648-2017-11-24-09-04-35.html

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Programme & ouverture inscriptions "Recent Ethical Challenges in Social Network Analysis", 5-6 décembre 2017

Alimentée par des outils de calcul et visualisation de plus en plus puissants, la recherche sur les réseaux sociaux est en plein essor, mais suscite des enjeux éthiques et déontologiques qui échappent
largement aux cadres règlementaires existantes. D’une part, la structure relationnelle des données complexifie l’application de principes basiques comme le consentement éclairé et l’anonymat ; d’autre part, de nouveaux problèmes surgissent lorsque ces données sont issues de plateformes numériques, avec brouillage de la frontière public/privé, et entrée en jeu d’intérêts commerciaux. Cet évènement vise à faire avancer la réflexion en créant un espace de concertation, rassemblant des chercheurs aux horizons disciplinaires divers (sciences sociales, informatique, éthique). Le format choisi met en avant le rôle actif du chercheur, appelé à participer à la co-construction d’un cadre éthique et déontologique.

le programme du colloque: https://recsna17.sciencesconf.org/program/details

 

Nous nous retrouverons le 5 décembre à l'ENS Cachan et le 6 décembre (matin) à l'IEA de Paris. L'inscription est gratuite dans la limite des places disponibles, mais requise au vu des règles de sécurité des établissements: https://recsna17.sciencesconf.org/registration/index

Le colloque, organisé par la Social Network Analysis Group of British Sociological Association (BSA-SNAG), en collaboration avec le RT 26 (Réseaux sociaux) de l’Association Française de Sociologie et le European Network on Digital Labor (ENDL), est parrainé par la MSH Paris-Saclay et soutenu par l'IEA de Paris.

 

Séminaire "Corps et beauté" 2018-2019 // Séance 1-Lundi 05 février 2018 - "Les pratiques esthétiques au défi des frontières"

Cher-e-s collègues,

 

Nous sommes heureuses de vous informer de la création d'un séminaire de recherche itinérant "Corps et beauté" consacré aux pratiques esthétiques.

 

La séance introductive intitulée « Les pratiques esthétiques au défi des frontières » s'intègre au cycle de conférences du Dysolab (EA 7476). Elle accueillera comme conférencier.e.s Ruth Holliday, Professeure et sociologue à l’université de Leeds (Royaume-Uni) et Francesco Remotti, Professeur émérite en anthropologie sociale et culturelle à l’université de Turin (Italie). Cette séance sera également l'occasion de présenter la genèse de ce séminaire et les questionnements qui l'ont fait émerger.

 

Cette séance se tiendra le lundi 05 février 2018 de 14h à 17h à l’université de Rouen Normandie.

 

Pour toute demande d'information, veuillez nous contacter à l'adresse suivante : corps.beaute@gmail.com

 

Vous pouvez retrouver les informations relatives à cette première séance et à l’ensemble du séminaire dans les pièces jointes et sur notre facebook @CorpsEtBeaute. Un Carnet Hypothèses https://corpsbeaute.hypothèses.org est actuellement en cours de création et sera bientôt disponible pour suivre l'actualité du séminaire.

 

Les atouts de ce séminaire résident dans le caractère international et itinérant de l’événement : les sessions ont lieu dans plusieurs villes en France et en Suisse (Paris, Rouen, Strasbourg, Lyon, Genève). Les différentes séances (11 sont prévues à ce jour, s’étendant de février 2018 à mars 2019) visent à fédérer des chercheur.e.s et des « acteurs de terrain », dans les deux cas, des spécialistes dont l’esthétique est au cœur de leurs recherches, de leur profession ou de leurs centres d’intérêts. L’objectif est également de participer à formaliser et visibiliser les études sur la beauté en France et en Europe.

 

À la suite, en France, du colloque « Corps meurtris, beaux et subversifs » et plus récemment des journées d’étude consacrées aux « Grandes et petites mains de la beauté », nous espérons que ce séminaire trouvera ses intéressé.e.s et offrira un espace de discussion pérenne pour faire émerger les enjeux sociétaux et scientifiques que soulèvent la beauté et les pratiques esthétiques.

 

Nous vous remercions de bien vouloir diffuser l’information dans vos réseaux particuliers et espérons vous retrouver et vous rencontrer à l’occasion de ces séances.

 

 

Bien cordialement,

 

Marion Braizaz (IRS, Université de Genève - Cerlis, Université Paris Descartes)

Eva Carpigo (DynamE, Université de Strasbourg)

Camille Couvry (Dysolab, Université de Rouen Normandie)

Séminaire : Comprendre le monde actuel à travers les grandes figures des divergences urbaines - Hervé MARCHAL

Résumé de l'intervention : Notre propos consiste à identifier de façon idéal-typique quatre figures socio-urbaines qui nous concernent toutes et tous plus ou moins. Nous dresserons tour à tour, après avoir précisé les tenants et les aboutissants de l’approche idéal-typique proposée, le portrait des hyper-urbains, des intro-urbains, des hétéro-urbains et des extro-urbains. Nous poserons ce faisant la question de savoir si nous assistons à la montée des incompréhensions entre hyper-urbains, intro-urbains, hétéro-urbains et extro-urbains, et si nous ne sommes pas face une nouvelle épreuve sociétale, celle de la divergence sociale et urbaine. 

 

Page dédiée et inscription : http://www.p2ris-normandie.fr/component/content/article/646-16-novembre-2017-seminaire-p2ris-qcomprendre-le-monde-actuel-a-travers-les-grandes-figures-des-divergences-urbainesq.html

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Techno*Care, Les technologies du care en santé - Journée d'étude RT19 et RT29, 12 décembre 2017

Techno*Care
Les technologies du care en santé
 
Journée d'étude inter-RT de l'AFS
 
12 décembre 2017, 8h30-17h
École des Mines ParisTech (Paris), Espace Maurice Allais
 
Au croisement de la sociologie de la santé et de la sociologie des sciences et des techniques, cette journée d’étude organisée conjointement par le RT 19 et le RT29 interroge les modalités contemporaines d’articulation entre l’innovation technologique et les pratiques de care.
 
Dans le domaine de la santé, la distinction entre les ordres du cure (traitement de la maladie) et du care (soin du malade) fait figure de lieu commun depuis de nombreuses années. La pertinence empirique d’un tel clivage est cependant de plus en plus remise en cause aujourd’hui. L’espoir suscité par les promesses technologiques fait partie en effet de « ce qui compte vraiment » pour les individus malades et leurs proches. A l’ère du numérique et des technologies connectées, de la miniaturisation et des nanotechnologies, nombre d’innovations apparaissent comme des outils souples offrant aux individus de nouvelles ressources pour mieux vivre au quotidien, notamment en cas de maladie chronique. Que ce soit dans le domaine de l’assistance à l’autonomie des personnes âgées, des traitements ambulatoires oraux développés dans le cadre de la médecine personnalisée du cancer, ou des outils connectés de self-tracking à visée préventive, les innovations biotechnologiques sont de plus en plus intégrées à la vie des individus, malades ou non, pour les aider à gérer leur état de santé hors les murs de l’hôpital. Elles permettent également à des collectifs de malades de se créer, de développer des formes d’auto-support, mais aussi de construire des connaissances afin de susciter une attention sociale et politique plus grande. En bouleversant parfois les frontières entre professionnels, en modifiant les mandats des spécialistes, ces nouveaux instruments créent un espace des possibles, un espace de choix dont les malades peuvent se saisir. Ces instruments participent également à redéfinir l’objet-même de ce dont les acteurs doivent se soucier. L’espace des préoccupations et des pratiques du care s’élargit pour inclure un rapport spécifique aux technologies et aux infrastructures. Ces innovations conduisent donc à s’interroger sur les nouvelles formes de care qu’elles induisent ainsi que sur les conditions de leur appropriation par une pluralité d’acteurs.
 
Cette manifestation scientifique se veut une occasion de réunir les travaux de chercheurs en sciences sociales interrogeant à la fois ce que le care fait à la technologie et ce que la technologie fait au care. Quelles sont les différentes conceptions du soin qui peuvent être attachées aux technologies de santé ? En quoi le care est-il aujourd’hui un moteur de l’innovation en santé ? Comment les nouvelles technologies transforment-elles les pratiques de care ? Est-ce que cette perspective est mobilisée par les acteurs du monde de la santé dans la diffusion de ces technologies et à quelles fins (sanitaires, économiques, politiques, etc.) ? En quoi ces innovations reconfigurent-elles les catégories et les frontières à l’intérieur du monde de la santé comme dans ses rapports avec d’autres mondes sociaux ?
 
Entrée libre et gratuite, dans la limite des capacités d'accueil.
Inscription recommandée sur technocare.sciencesconf.org
 
Comité d'organisation :
Benjamin Derbez (RT19), CSI, École des Mines ParisTech
Éric Dagiral (RT29), CERLIS, Université Paris Descartes
Ashveen Peerbaye (RT29), LISIS, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
David Saint Marc (RT19), Centre Émile Durkheim, Université de Bordeaux
 
 

Programme des journées d’études « Mobilité spatiale et classes sociales » (RT 5/RT 42)

 

Programme des journées d’études

 

« Mobilité spatiale et classes sociales »

 

Jeudi 30 novembre et vendredi 1er décembre 2017

 

CNRS Pouchet – salle de conférence - 61 Rue Pouchet, 75017 Paris

 

 

Conférence inaugurale : Jeudi 30 novembre – 9h30-10h30

 

"Blédards" aisés et "immigrés" de classes populaires sur les plages algériennes. Luttes de classement dans un espace social transnational

 

Jennifer Bidet (Cerlis, U. Paris Descartes)

 

 

Session 1 : Jeudi 30 novembre – 10h45 - 12h45

 

Quand les mobilités internationales travaillent les frontières de classe

 

Présidente de session : Isabel Boni-Le Goff (CEG, Unil)

 

Discutante : Yasmine Siblot (CRESSPA-CSU, U. Paris 8)

 

Simeng Wang (Cermes3, CNRS), Se comparer aux pairs « qui vivent loin » : Comment des migrants transnationaux chinois se perçoivent socialement ?

 

Hugo Bréant (CRPS, Cessp, U. Paris 1), Émigrés en première classe. Les migrations internationales comme moteur de la reconfiguration des classes populaires.

 

Garance Clément (Lab’Urba, U. Paris-Est), L’articulation entre ressources locales et internationales dans les migrations des classes moyennes. Le cas des fonctionnaires lillois établis en Belgique.

 

Amélie Grysole (CMH, ENS-EHESS, Ined), La lutte des mères entre deux lieux de la famille (Sénégal/Italie).

 

 

Session 2 : Jeudi 30 novembre – 14h - 16h

 

 

 Les conditions sociales de la mobilité spatiale

 

Présidente de session : Pauline Clech (COES, Universidad Diego Portales, Chili)

 

Discutante : Anaïs Collet (Sage, U. de Strasbourg)

 

Kelly Poulet (Curapp-ESS, UPJV), Projets migratoires et destins sociaux de la jeunesse de trois quartiers de Dakar. Entre discours, pratiques et ressources sociales.

 

Margot Delon (OSC, IEP Paris), Quand rester n’est pas toujours stagner. Les contextes locaux dans les parcours de mobilité sociale ascendante des enfants des bidonvilles et cités de transit de l’après-guerre en France.

 

Claire Kersuzan (Comptrasec, U. de Bordeaux) et Matthieu Solignac (Comptrasec, U. de Bordeaux), Disparités territoriales de l’entraide familiale, mobilité et parcours d’insertion des jeunes.

 

Caroline Bertron (Cessp-CSE, U. Paris 1), Tous mobiles ? Idéologie de la mobilité des établissements scolaires internationaux et stratégies d’installation locale des anciens élèves.

 

 

Session 3 : Jeudi 30 novembre - 16h15 – 18h15

 

L’enjeu scolaire des mobilités spatiales

 

Président de séance : Pierre Gilbert (CRESPPA-CSU, Paris 8)

 

Discutante : Sophie Orange (Cens, U. de Nantes)

 

Séverine Chauvel (Lirtes, U. Paris-Est) et Leïla Frouillou (Cresspa-GTM, U. Paris Nanterre), Comment les dispositifs d'orientation limitent les mobilités scolaires : la construction des choix en lycée professionnel.

 

Elie Guéraut (Cerlis, U. Paris Descartes, Cesaer, Inra) et Fanny Jedlicki (IDEES, U. du Havre), Traverser les espaces géographiques, sociaux et académiques. Quand les petits-moyens périphériques vont à l’université.

 

Claire Gellereau (Clerse, U. Lille 1), La migration, un apport éducatif et scolaire pour les classes moyennes supérieures ?

 

Adrien Delespierre (CSE, U. Paris 1), L’invitation au voyage. Hiérarchies nationales et stratégies d’internationalisation au sein des grandes écoles d’ingénieurs.

 

 

 

Session 4 : Vendredi 1er décembre – 9h – 11h

 

Mobilités et ségrégation sociale       

 

Présidente de séance : Violaine Girard  (Dysolab, U. de Rouen)

 

Discutant : Fabien Desage (Ceraps, U. Lille 2)

 

Thierry Ramadier (Sage, U. de Strasbourg), Dans quelle mesure les déplacements quotidiens contribuent aux ségrégations socio-spatiales ?

 

Guillaume Le Roux (Ined), Christophe Imbert (IDEES, U. de Rouen), Arnaud Bringé (Ined) et Catherine Bonvalet (Ined), Gentrification de Paris et peuplement des banlieues au cours du XXe siècle : une approche biographique et générationnelle de la ségrégation résidentielle.

 

Cécile Cuny (Latts, EUP) et David Gaborieau (LVMT, U. Marne La Vallée), Des stabilités intérimaires ? Ancrages professionnels et résidentiels d’ouvriers du secteur logistique.

 

Jean-François Valette (Ladyss, U. Paris 8), Mobilités résidentielles à Mexico : filtrages et ancrages dans les périphéries populaires.

 

 

 

Session 5 : Vendredi 1er décembre – 11h15 – 12h45

 

Mobilité résidentielle et classements sociaux

 

Président de séance : Élie Guéraut (CERLIS, Paris Descartes, CESAER, Inra)

 

Discutant : Bruno Cousin (Cee, IEP Paris)

 

Lorraine Bozouls (OSC, IEP Paris, Urbeur, Milano-Bicocca), Les stratégies d’ancrage et de mobilité spatiale chez les classes supérieures.

 

Rémi Habouzit (Printemps, UVSQ, Lest, AMU), Tous locataires : quand le relogement bouleverse les logiques de classement interne aux habitants d’une copropriété dégradée

 

Quentin Ramond (OSC, IEP Paris), L’expérience du logement social est-elle une forme de déclassement résidentiel pour les classes moyennes ?

 

 

Session 6 : Vendredi 1er décembre – 14h – 16h

 

Déplacements et rapports de classe

 

Président de séance : Guillaume Lejeune (Cerlis, U. Paris Descartes)

 

Discutant : Sébastien Chauvin (CEG, UNIL)

 

Ludovic Lestrelin (CesamS, U. de Caen Normandie), Voyager « pour raisons footballistiques ». Formes et sens d’une mobilité de loisir chez des hommes issus des classes populaires.

 

Yoann Demoli (Printemps, UVSQ, LSQ, CREST) et Marie Gilow (Metices, ULB), Mobilité parentale en Belgique : Question de genre, question de classe.

 

Amélie Beaumont (Cessp, U. Paris 1), Aller travailler chez les bourgeois. La traversée de l’espace physique et social des employés de l’hôtellerie de luxe.

 

Josette Debroux (Centre Max Weber, U. Lyon 2), Ouvrir sa voiture à des inconnus : des rapports différenciés à l’altérité sociale.

 

 

Synthèse des journées : Vendredi 1er décembre – 16h30-17h

 

Nicolas Renahy (Cesaer, Inra)

 

 

Informations

 

Des journées d’études coorganisées par les RT 5 « Classes, inégalités, fragmentations » et RT 42 « Sociologie des élites » de l’Association Française de Sociologie

 

Comité d’organisation : Isabel Boni-Le Goff, Pauline Clech, Pierre Gilbert, Violaine Girard, Elie Guéraut, Guillaume Lejeune

 

Comité scientifique : Sébastien Chauvin, Anaïs Collet, Fabien Desage, Sylvie Fol, Susanna Magri, Edmond Préteceille, Bertrand Réau, Nicolas Renahy, Fabrice Ripoll, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot, Sylvie Tissot, Laure de Verdalle et Anne-Catherine Wagner.

 

Contact :je.rt5rt42@gmail.com

Adresse : CNRS Pouchet – salle de conférence - 61 Rue Pouchet, 75017 Paris

 

 

 

 

Journées d'études RT 5 et 42 "Mobilité spatiale et classes sociales" 30 nov. & 1er déc. 2017

 

Comment s’articulent mobilités et ancrages spatiaux ? Dans quelle mesure ces pratiques et les représentations auxquelles elles sont associées sont-elles le reflet des ressources, mais aussi l’expression de goûts associés à des groupes sociaux spécifiques ? En retour, comment ces mobilités, par la proximité ou la distance spatiales qu’elles créent entre des individus occupant différentes positions dans l’espace social, contribuent-elles au processus de différenciation ou de rapprochement entre groupes sociaux ?

Les RT 5 (classes, inégalités, fragmentations) et 42 (sociologie des élites) de l'AFS organisent 2 journées d'études

les 30 novembre et 1er décembre 2017

(CNRS Pouchet salle de conférence - 61 Rue Pouchet, 75017 Paris)

afin d'explorer ces questions, d'approfondir l’étude des mobilités spatiales et de tenter d'offrir un éclairage original et stimulant pour penser la stratification sociale contemporaine.

Le comité d'organisation, Isabel Boni-Le Goff, Pauline Clech, Pierre Gilbert, Violaine Girard, Elie Guéraut et Guillaume Lejeune

Lundi 23 octobre : Conférence de Nikolas Rose : "THE SOCIAL SCIENCES IN A BIOLOGICAL AGE"

Le laboratoire Dysolab est heureux d evous inviter à la conférence de Nikolas Rose qui se déroulera le lundi 23 octobre.

Le titre de sa conférence : “THE SOCIAL SCIENCES IN A BIOLOGICAL AGE”

Elle aura lieu à la Maison de l'université à partir de 14h. La conférence sera donnée en anglais mais un "sous-titrage" est prévu et une traduction sera assurée pour permettre le dialogue avec la salle.

Cette conférence sera la première d'un cycle intitulé "Annual social science lecture".

Pour plus d'information : https://dysolab.hypotheses.org/category/annonce-de-conferences

Pour toutes informations : francois.feliu@univ-rouen.fr

 

Séminaires P2RIS Inégalités, marginalités et solidarités - 2017-2018

Dans un contexte particulièrement troublé par la radicalisation du processus de mondialisation, par le développement de politiques d’inspiration néolibérale en Europe privilégiant des logiques de compétitivité plutôt que de solidarité et de redistribution équitable des richesses, par le développement d’antimouvements culturels prônant la violence…, nous assistons au retour de l’incertitude de l’existence. Nous observons, en effet, le délitement des protections collectives ; la responsabilisation individuelle face aux accidents de la vie ; l’injonction faite aux individus de participer à leur autocontrôle ; l’expansion des logiques ségrégatives, de séparatisme social et culturel ; l’ethnicisation, voire la racisation des rapports sociaux dans des territoires ghettoïsés ; la stigmatisation de populations « anomaliques », notamment la jeunesse populaire, les personnes précarisées, les marginaux et les migrants, etc.

Toutes ces transformations réinterrogent les modèles de protection et d’action sociales développés durant le vingtième siècle. Aux avants postes de ces métamorphoses, les intervenants sociaux et éducatifs courent alors le risque de s’inscrire dans un espace « social-sécuritaire » tourné principalement vers la recomposition du contrôle social au détriment du renouvellement de leurs capacités d’émancipation.

Pour éviter de sombrer dans un pessimisme favorable au développement d’une pensée catastrophiste et réactionnaire hostile à tout mouvement, les acteurs de l’intervention sociale doivent donc s’armer intellectuellement s'ils veulent identifier et comprendre les nouvelles questions sociales et culturelles et ainsi renouveler leurs pratiques sans renier les valeurs humanistes émancipatrices intrinsèques du « travail social ». Dans cette perspective, ces séminaires ont pour ambition de montrer la pertinence d’articuler les connaissances produites par des chercheurs et la réflexion d’acteurs engagés dans le champ social et politique.

Nous espérons que les contributions et points de vue proposés lors de ces séminaires constitueront une ressource pour toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre pour mieux agir et participer ainsi à la construction d’une société d’individus libres et solidaires à la fois.

***

Inscriptions en ligne sur http://www.p2ris-normandie.fr/

 

 

 

International Workshop "Creative Economies. An International Paradigm in European Cities"

This conference explores the paradigm of “creative economies” and its heuristic potentials and
pitfalls when applied to European cities. This half-day event is based on presentations by
international experts and a round table with representatives from culture, politics and economy.
For several years now the “creative economies” have kept sociological as well as cultural policy
agendas busy throughout Europe and beyond. From the Lisbon Agenda on the innovation and
learning economy (2000) and the Europe 2020 Strategy for Growth and Jobs launched in 2010
to the recent United Nations Creative Economy Report (2013), emphasis has been put on the
pivotal role of creative work and the importance of sectors based on creativity for the economic,
social, and political development of countries. At the same time, respective discourses have
become prominent objects of criticism. Can creativity and culture foster economic, social,
political well-being in different national and local settings? What actual or potential contradictions
have to be taken into account? How can the various outcomes and implications of culture industry
policies be grasped?
Set up by the Research Committee Sociology of Arts and Culture (CR-SAC) of the Swiss
Sociological Associations (SSA) with the Institute of Sociology of the University of St. Gallen, this
follow up event of the international Congress "Art & Market" of November 2016 brings together
researchers and students, professionals in the field of arts, culture, cultural policy and economy
as well a wider audience and the media.

Participants:
Prof. Dr. Ilja VAN DAMME (University of Antwerpen)
Prof. Dr. Simon GRAND (University of St. Gallen)
Dr. Janet MERKEL (University of London)
Dr. Elsa VIVANT (University of Paris 8)
Prof. Dr. Christoph WECKERLE (ZHdK, Zurich)

Moderator:
Dr. Dave O'BRIEN (University of Edinburgh)

Organising Committee:
Olivier MOESCHLER (University of Lausanne), Andrea GLAUSER (University of Lucerne) & Valérie ROLLE (University
of Nantes) of the CR-SAC Research Committee Sociology of Arts and Culture (Foko-KUKUSO) of the SSA
& Franz SCHULTHEIS, Thomas MAZZURANA & Patricia HOLDER (Institute of Sociology, University of St. Gallen)

CONFÉRENCE-DÉBAT. LA NÉVROSE DE CLASSE. ACTUALITÉ ET PERSPECTIVES D’UNE PROBLÉMATIQUE CENTRALE DE LA SOCIOLOGIE CLINIQUE

 La nÉvrose de classe

ActualitÉ et perspectives d’une problÉmatique centrale de la sociologie clinique

 

Mardi 26 septembre 2017

14h30-18h

Conférence-débat animée par pascal Fugier, en presence devincent de gaulejac.

 

Entrée libre

 

 

En 1987 Vincent de Gaulejac publie La névrose de classe (aux éditions Hommes et Groupes). Quasiment 30 ans plus, en 2016, l’ouvrage est réédité (chez Payot), bénéficiant dans un épilogue inédit d’une lettre d'Annie Ernaux discutant la thèse de l’ouvrage. Cette dernière vise à démontrercomment des conflits sociaux peuvent renforcer et conditionner des conflits psychiques, et réciproquement. La névrose de classe rend compte de conflits d’identité dans lesquels l’individu a le sentiment d’être à la fois tiraillé, clivé de l’intérieur et d’appartenir à des mondes sociaux dissonants, voire antinomiques. L’interdisciplinarité de la problématique de la névrose de classe transparaît dans la reconnaissance du nouage qui s’opère entre des processus psychofamiliaux et intrapsychiques (présence de modèles d’identification contradictoires au sein du couple parental, conflits entre le surmoi et l’idéal du moi…) et des processus sociaux (la mobilité sociale d’individus au sein de sociétés inégalitaires, structurées par des rapports sociaux de domination et d’exploitation). Or, « l’enchevêtrement de ces contradictions dans un ‘‘complexe’’, un ‘‘nœud’’, leur correspondance interactive dans un système qui se ferme sur lui-même, conduisent à produire une structure névrotique qui tend à la répétition, l’inhibition et la résistance au changement ». Ainsi advient une névrose de classe.

Cette conférence-débat est l’occasion de discuter de l’actualité de cette thèse fondatrice de la sociologie clinique. Comment les actuels conflits d’identité dans lesquels sont enfermés de nombreux individus continuent d’être éclairés par cette problématisation multiple échafaudée par Vincent de Gaulejac, autour des concepts de trajectoire sociale, d’historicité, de mobilité sociale, de projet et de roman parental, de complexe d’infériorité ou encore de dissociation du Moi ? Quels réajustements théoriques et méthodologiques y sont aujourd’hui opérés par les sociologues cliniciens, dans le cadre de leurs recherches et interventions ? Comment cette thèse se confronte-elle à divers débats scientifiques, comme l’effacement/le retour des classes sociales ou l’émergence d’une nouvelle économie psychique ?

 

PROGRAMME DE LA CONFÉRENCE-DÉBAT

14h30-15h30        Présentation de la conférence-débat

                             Pascal Fugier, La névrose de classe. Enjeux théoriques et méthodologiques

15h30 – 16h30     Vincent de Gaulejac, La névrose de classe : 30 ans après.

16h30 – 18h         Débat avec l’ensemble du public

 

Informations pratiques:

Mardi 26 septembre 2017 – 14h30-18h

Université Paris Diderot – Paris 7

Amphithéâtre Turing

Bâtiment Sophie Germain – Niveau -1

8 place Aurélie Nemours – 75013 Paris. Métro 14/ RER C – Station F. Mitterrand

www.sociologie-clinique.org

 

 

Recent Ethical Challenges in Social Network Analysis (RECSNA17)

Recent Ethical Challenges in Social Network Analysis
 (RECSNA17)
Social Network Analysis Group of British Sociological Association (BSA-SNAG), the European Network on Digital Labor (ENDL) and the Social Networks group of the French Sociological Association (AFS RT 26 – Réseaux Sociaux).
 
 
Interdisciplinary research on social networks is experiencing unprecedented growth, fuelled by the consolidation of the field of social network analysis and the increasing availability of data from digital networking platforms. However, it raises formidable ethical issues that often fall outside existing regulations and guidelines. New tools to collect, treat, store personal data expose both research participants and practitioners to specific risks. Issues surrounding political instrumentalization or economic takeover of scientific results transcend standard research concerns. Legal and social ramifications of studies on personal ties and human networks surface at an unprecedented pace.
The aim of this workshop is to bring together researchers in the social sciences, statistics, computer science, law and philosophy, as well as other stakeholders, to further advance the ethical reflection in the face of new research challenges.

Organization, dates, and venues
This two-day workshop is hosted by the MSH (Maison des Sciences de l'Homme) Paris Saclay (*) and organized by the Social Network Analysis Group of British Sociological Association (BSA-SNAG), in collaboration with: the European Network on Digital Labor (ENDL) and the Social Networks group of the French Sociological Association (AFS RT 26 – Réseaux Sociaux).
(*) Financial support from the Maison des Sciences de l’Homme Paris-Saclay is gratefully acknowledged.
The workshop will take place in Paris on Tue. 5 and Wed. 6 December 2017. The venues are:
  • On 5 December 2017, it is organized as a full-day, small-attendance workshop bringing together presenters, discussants and chairs to discuss contributed papers in depth. It takes place at the Cachan campus of the ENS (École normale supérieure) Paris Saclay.
  • On 6 December 2017 (morning only), it consists in a keynote session and a roundtable in which highlights from the previous day will be summarized and presented to a larger public. It takes place at the Hôtel de Lauzun, a splendid 17th century palace situated in the heart of historic Paris, home to the Paris IAS (Institute for Advanced Study).
Background
The study of social networks long predates the advent of the Internet. Since the 1930s, sociologists have used surveys to detect relationships between individuals and groups, for example advice between employees of a company, or friendship between pupils in a school class. In all these cases, there are ethical issues regarding informed consent (as relationships reported by participants may concern non-participants, possibly unaware of the research) and anonymization (which cannot be achieved at the data collection stage, which must include personal identifiers, but only ex post).
While researchers have already engaged with these issues (notably with a special issue of the leading journal Social Networks, 2005), new challenges arise today with the increased availability of relational data from digital platforms such as Facebook and Twitter. The boundaries between “public” and “private” spheres blur, platforms’ algorithms affect users’ behaviours in ways that are not always transparent to researchers, and information sources are often owned by commercial firms unwilling to share them. Issues surrounding the ownership and accessibility of personal data via proprietary apps and APIs are the center of huge controversies as well as of regulatory efforts such as the new European GDRP (General Data Protection Regulation). Paid “crowdsourcing” (recruiting people through platforms such as Amazon Mechanical Turk to perform tasks that may range from answering questionnaires to downloading their full online contact lists) enables researchers to produce extra data, but raises formidable issues in terms of contributors’ working conditions.
In short, the data do not speak for themselves, and we must consider the conditions of their use, production and extraction as well as the software architecture imposed by commercial platforms, scientific publishers, tool developers and institutions. Possible consequences include barriers to data access, inequalities between researchers (with a potential advantage for corporate R&D over publicly-funded research), and a general sense of uncertainty which may hamper otherwise beneficial social studies.
Themes
The following is a non-exhaustive list of themes:
  • Social network research and individual/fundamental rights
  • Ethics and codes of conduct of innovative fields of research in social network analysis
  • Culture and values in international and comparative social network research
  • Respect of participants in research on sensitive populations, problematic behaviors, covert networks
  • Anonymity, privacy, and security in social network analysis
  • Impact and risks of publishing network data
  • Psychological impact and other risks for research participants
  • Dialogue between public and private sector researchers
  • Complying with regulatory efforts in social network analysis
  • Dealing with risks and threats for the researcher
  • Personal and institutional responsibility in research
The aim of this workshop is to offer a space for researchers in social network analysis to discuss these issues on the basis of reflective accounts of their experiences, in consultation with other stakeholders in research ethics committees, regulatory bodies, and businesses.
We invite scholars and other professionals to submit papers that critically engage with ethics in research related to social networks, preferably on the basis of one or more case studies (which may be problems they encountered in their own research activity), taken as concrete illustrations of the general principles at stake, the attitudes and behaviours of stakeholders, or the legal and institutional constraints.
We are particularly interested in novel, original answers to some unprecedented ethical challenges, or the need to re-interpret norms in ambiguous situations.
Target audience
We welcome contributions from academics (at both senior and early-career levels, also including postgraduate research students) as well as researchers in corporate R&D services, business leaders, representatives of platform companies, policy-makers and members of research ethics committees.
We are open to diverse disciplinary backgrounds (such as the social sciences, economics, digital humanities, computer science, statistics, philosophy / ethics), research approaches (qualitative / quantitative) and empirical settings (online / face-to-face social networks).
The workshop welcomes the participation of stakeholders, general public, and non-presenting attendees, who can attend both days (5-6 December 2017: see below) or day 2 only (6 December 2017).
Deadline for submissions
  • 15 October 2017: submission of a 300-word abstract.
  • 20 October 2017: expression of interest to be panel discussants and chairs (send to: recsna17@msh-paris-saclay.fr).
  • 31 October 2017: acceptance notifications.
  • 15 November 2017: deadline for speaker registration (paper presenters, panel discussants, chairs)
  • 30 November 2017: deadline for general attendee registration.
You may contact paola.tubaro@inria.fr with questions about scholarly contributions to this conference.
Registration
  • Registration is free but mandatory, and includes: venues, lunch on day 1, and coffee breaks.
  • However, registration does not cover travel and accommodation costs for participants.
  • Registration form (open from 15 October 2017 to 30 November 2017):
Keynote speakers
José Luis Molina, Autonomous University of Barcelona, HyperEthics: A Critical Account
Bernie Hogan, Oxford Internet Institute, Privatising the personal network: Ethical challenges for social network site research
Scientific committee
Antonio A. Casilli (Telecom ParisTech, FR), Alessio D’Angelo (Middlesex University, UK), Guillaume Favre (University of Toulouse Jean-Jaurès, FR), Bernie Hogan (Oxford Internet Institute, UK), Elise Penalva-Icher (University of Paris Dauphine, FR), Louise Ryan (University of Sheffield, UK), Paola Tubaro (CNRS, FR).
Contact us
Twitter: @recsna17

Les classes sociales dans les sociétés contemporaines : enjeux et défis (29-30 juin)

Vivons-nous toujours dans des sociétés de classes ? L’approche classiste des inégalités sociales, des clivages politiques ou des styles de vie est-elle toujours pertinente ?
Cette rencontre internationale, organisée sur deux journées complètes à l’initiative de l’Observatoire sociologique du changement (OSC), se propose d’interroger l’actualité des classes dans les sciences sociales contemporaines. Il réunira des spécialistes venus de divers horizons thématiques, théoriques et méthodologiques. Résolument international, il mettra en perspective les apports de la comparaison de contextes nationaux variés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Inde, Brésil, Argentine, notamment).

Au fil des contributions, on s’interrogera sur la portée explicative des différents modèles théoriques existant et leur renouvellement, dans des contextes parfois éloignés du cadre européen et nord-américain qui les a pour l’essentiel vu naitre et se développer aux XIXème et au  XXème siècle. On prêtera ici attention à la fois aux mécanismes générateurs des rapports de classe et à leur inscription dans divers registres de la vie sociale : vie politique, styles de vie, géographie des territoires, en particulier des territoires urbains et des grandes métropoles. Une attention particulière sera accordée aux relations entre les mutations à l’oeuvre dans la distribution des richesses (explosion des hauts revenus, repatrimonialisation) et les transformations contemporaines des contours et des rapports de classe. On s’intéressera aussi à l’articulation entre la division de la société en classes et les trajectoires de mobilité sociale. Deux interrogations transversales alimenteront la réflexion : quelles théories des classes sociales au 21ème siècle ? Quelles complémentarités des approches micro (ethnographiques, qualitatives) et macrosociales (quantitatives, structurelles) ?).

Le format de la rencontre (une quinzaine d’intervenants), laissera une large place à la discussion ouverte entre les intervenants et l’ensemble des participants au colloque.

Les communications seront présentées en langue anglaise.
L'inscription préalable est gratuite mais obligatoire : bernard.corminboeuf@sciencespo.fr

 

Social Classes in Contemporary Societies: Issues and Challenges
Sciences Po, 29-30 Juin 2017 - Amphitéâtre Caquot (28, rue des Saints-Pères, Paris 7e).

Sessions et intervenants :
Introduction by Philippe COULANGEON and Marco OBERTI

Are social classes still relevant (for analysing social change)?
- Geoffrey WODTKE (Toronto University), Classes in the 21st Century: Death, Decomposition, or Resurrection?
- Daniel OESCH (Université de Lausanne), The new tripolar space and class voting in Western Europe
- Louis CHAUVEL (Université du Luxembourg), « Repatrimonialisation »: the new role of wealth in the definition of social class systems

Social mobility
- Carlos Antonio COSTA RIBEIRO, Université d'Etat de Rio de Janeiro, Class mobility in Brazil: 1973 to 2014
- Pedro LOPEZ-ROLDAN and Sandra FACHELLI (Université autonome de Barcelone), Stratification and social mobility compared : Argentina and Spain
- Louis-André VALLET (CNRS, Sciences Po OSC), Intergenerational mobility and social fluidity in France over birth cohorts and across age: the role of education

Yasmine SIBLOT (Université Paris 8) et Marie CARTIER (Université de Nantes), The France of the « Little-Middles »: exploring the fragile frontier between the working and middles

Social classes and lifestyles
- Agnès VAN ZANTEN (CNRS, Sciences Po OSC), Ylva BERGSTRÖM and Mikael PALME (Université d’Uppsala), The educational practices of upper-class families in France and Sweden
- Johannes HJELLBREKKE (University of Bergen), Social class and social capital

Social classes in India and China
- Matthieu FERRY (ENS Cachan), Jules NAUDET (CNRS, Centre d'Études de l'Inde et de l'Asie du Sud, École des hautes études en sciences sociales) et Olivier ROUEFF (CNRS, Université Paris 8), In search of the Indian social space. A multidimensional portrait of social stratification in India
- Jean-Louis ROCCA (Sciences Po, CERI), Production and reproduction of social classes in market capitalist China

 Social classes in big metropolis: Paris and London
- Edmond PRETECEILLE (CNRS, Sciences Po OSC), The urban dimension of social class transformations in the Paris metropolis
- Mike SAVAGE (London School of Economics and Political Science), Social class and inequality in contemporary London

 

Site web : http://www.sciencespo.fr/osc/fr/content/social-classes-contemporary-societies

Programme détaillé : http://www.sciencespo.fr/osc/sites/sciencespo.fr.osc/files/Social_Class_Program.doc.pdf

Journée d'étude "Injonction à la propriété et inégalités sociales" Tours, le 9 juin 2017

Journée d’étude Cost (UMR Citères)
9 juin 2017, 14h.-17h.30
UFR Arts et Sciences Humaines, 3, rue des Tanneurs,
5ème étage de la Bibliothèque universitaire

Injonction à la propriété et inégalités sociales

En France, en Europe et au-delà, l’accession à la propriété a beaucoup progressé ces dernières décennies. En moyenne, dans les vingt sept pays de l’Union Européenne, plus de
sept ménages sur dix sont désormais propriétaires du logement qu’ils occupent (données Eurostat). De plus en plus s’endettent pour acheter. Ces tendances sont encouragées par des
politiques qui vantent les vertus assurantielles de la pierre et prétendent résoudre la « crise du logement » en généralisant la propriété. Les intermédiaires immobiliers prennent part à la
diffusion de ce modèle : ils interviennent dans la construction des « projets résidentiels » et des « stratégies patrimoniales » des ménages, participent à la structuration des marchés
immobiliers.
Les recherches qui seront présentées lors de cette demi-journée d’étude analysent ces processus mais surtout s’intéressent à leurs puissants effets sur la stratification sociale,
l’ancrage et la précarisation des migrants, la division sociale de l’espace :

Anna Perraudin, chargée de recherche au CNRS, membre de Cost : « Migrants mais
propriétaires. Une analyse depuis le cas espagnol du rapport entre propriété, inégalités et
mobilités »
Loïc Bonneval, maître de conférences à Lyon II, membre du Centre Max Weber : « Evolution
de la profession d’agent immobilier et transformation de la structure de la propriété dans les
villes »
Anne Lambert, chargée de recherche à l’Ined, chercheuse associée au Centre Maurice
Halbwachs : « La propriété contre la pauvreté ? Accession, périurbanisation et recomposition
des classes populaires en France »

 

Atelier PSL "Néolibéralisme et religion"

Le programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions » tiendra son premier atelier le 22 juin 2017 à Paris,  sur le thème :

Néolibéralisme et religion

22 Juin 2017, 10h-16h30

ENS – Salle R2-02

48, bd. Jourdan, 75014 Paris

En prenant pour hypothèse que le néolibéralisme, davantage qu’un système économique, est un mode général de régulation des existences humaines (Pierre Dardot, Christian Laval, 2010 ; David Harvey 2007; Thomas Lemke 2001), une configuration historique déterminant des rapports de domination et un mode de vie spécifique, cet atelier vise à questionner la place de la religion à l’intérieur d’une telle configuration. Par là, notre objectif n’est pas de mesurer simplement les effets de l’économie sur la religion. Il s’agit plutôt de nous interroger sur les différentes modalités de reformulation du religieux dans le contexte de pratiques politiques et économiques qui promeuvent un individu entrepreneur et responsable de lui-même, tout en érodant la prise en charge collective de celui-ci. Il ne s’agit donc pas de réduire les comportements religieux à de l’économie religieuse en étendant sans précaution la théorie du marché au champ des faits religieux (Lionel Obadia, 2013 ; Philippe Gonzalez) ; ni de considérer que l’idéologie néolibérale ne doit sa domination qu’à la production d’une nouvelle « croyance » économique (Frédéric Lebaron, 2000).

Suivant la perspective définie par le programme PSL « Agenda pour une sociologie critique des religions », qui vise à réinscrire le religieux dans le social, nous chercherons à mieux cerner les logiques d’affinité, les tensions et les analogies qui relient les différentes formes de recompositions religieuses à un contexte sociopolitique profondément travaillé par la pénétration des logiques néolibérales (Jesús García Ruiz, Patrick Michel : 2012 ; Florence Bergeaud-Blackler, 2017). Une telle approche suppose de dépasser les cloisonnements disciplinaires, tout en ouvrant la sociologie des religions sur les débats plus larges des sciences sociales, dans le cadre d’un dialogue avec l’anthropologie, l’histoire, les sciences économiques et les sciences politiques.

Bibliographie
Pierre Dardot, Christian Laval, La nouvelle raison du monde, Paris, La Découverte, 2010.
David Harvey, A brief history of Neoliberalism. Oxford, Oxford University Press, 2007.
Thomas Lemke, “The Birth of ‘Bio-Politics’: Michel Foucault’s Lecture at the Collège de France on Neo-Liberal Governmentality.” Economy & Society 2001, 30(2): 190-207.
Lionel Obadia, La marchandisation de Dieu. L’économie religieuse, Paris, CNRS Editions, 2013.
Frédéric Lebaron, La croyance économique, Paris, Seuil, 2000.
Jesús García Ruiz, Patrick Michel, Et Dieu sous-traita le salut au marché, Paris, Armand Colin, 2012.
Florence Bergeaud-Blackler, Le marché halal ou l’invention d’une tradition, Paris, Le Seuil, 2017.

Programme de la journée

10h00-10h45 : Frédéric Lebaron (UVSQ, Printemps), Croyances économiques et croyances religieuses : retours sur un débat ancien.
10h45-11h30 : Philippe Gonzalez (UNIL, Thema), S’enrichir pour imposer l’hégémonie chrétienne: le marché, les apôtres charismatiques et Trump.
11h30-12h30 : Discussion
Pause (12h30 – 14h00)
14h00-14h45 : Florence Bergeaud-Blackler (CNRS, IREMAM), Le marché halal ou l’alliance du fondamentalisme religieux et du néo-libéralisme.
14h45-15h30 : Lionel Obadia (Université Lyon 2, LARHRA), « Marchandisation du sacré » ? du bon usage d’une mauvaise métaphore, et vice-versa.
15h30-16h30 : Discussion

Discutant : Patrick Michel (CNRS-EHESS, Centre Maurice Halbwachs).

Programme complet (incluant résumés et références bibliographiques) en document joint.

Journée d'étude "Revisiter l'autonomie : pratiques et usages dans le travail social" - 16 juin 2017

Journée d'étude le 16 juin 2017 de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h00

Le Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP) de l’Université Paris Diderot et le Centre d’Etude et de Recherche Appliquées (CERA)1 organisent conjointement une journée d’étude consacrée aux Pratiques et usages de l’autonomie dans le travail social.

Cette collaboration résulte d’une volonté commune de tisser des liens entre universités et écoles de travail social autour de la recherche. Ce rapprochement entre ces deux espaces de formation et de recherche, appelé par des acteurs des deux champs, aujourd’hui reconnu comme un objectif politique (Rapport STRANES : Stratégie Nationale de l’Enseignement Supérieur, 2015 ; Plan gouvernemental en faveur du travail social et du développement social, 2015), a donné lieu au Groupement d’Intérêt Scientifique Hybrida-Is, qui rassemble des écoles de travail social et des laboratoires autour de la thématique des Métiers en actes/Actes de métiers et dynamiques de professionnalisation en intervention sociale. Cette journée d’étude souhaite rassembler des chercheurs – qu’ils exercent à l’Université ou dans des Ecoles de travail social – et des professionnels travaillant ou concernés par le thème de l’autonomie dans les pratiques et usages du travail social, pour une journée d’échanges approfondis.

La question de l’autonomie a traversé et traverse le champ du social. On sait que sous une même acception se dessinent des significations contradictoires entre la réintégration individuelle des places et l’appel à un pouvoir d’agir mobilisant une collectivité voire une communauté. Si l’autonomie a diversement été connotée d’une dimension émancipatrice y compris sous la désignation « d’empowerment » elle a aussi été abordée dans sa dimension injonctive (Duvoux, 2009) ou dans une adhésion aux normes de la concurrence individualiste (Bacqué et Biewener, 2013) ou bien encore dans un simulacre de participation (Carrel, 2013). Entre promotion de la parole et du pouvoir d’agir des publics de l’action sociale, et injonction à une responsabilisation accrue d’autant plus pénalisante pour ceux dont les étayages sont insuffisants, elle apparaît comme une catégorie en tension dans le travail social. On se propose de revenir sur celle-ci non pas à partir des grandes orientations théoriques sur le social ou à partir des pratiques et des discours des institutions, mais en s’appuyant sur les pratiques et les usages des travailleurs et des usagers du social. Sous la catégorie d’usage, on entendra moins les régulations formelles ou informelles des échanges et des pratiques entre travailleurs et usagers (« c’est l’usage »), que l’idée d’un « faire avec », qui dessine l’écart des pratiques à l’égard des normes et leur inventivité quotidienne, la manière dont elles s’indurent (« à l’usage ») comme travers ou comme succès. L’autonomie paraît alors pouvoir se gagner soit en utilisant les prestations et dispositifs de l’intervention sociale, soit au contraire en les évitant (Warin, 2008), en résistant aux injonctions et assignations identitaires des institutions sociales. Quelles sont les formes d’appropriation des dispositifs et prestations, quelle autonomie peut se loger dans leur

1 Le CERA est le service de recherche de deux centres de formation en travail social et d’une association : BUC Ressources Le campus des métiers du social, Centre de formation Saint Honoré, association CEREP-Phymentin.

appropriation ? Les personnes peuvent-elles jouer des écarts de signification avec les intervenants sociaux (Dubois, 1999) ? Inversement quelle part ceux-ci peuvent-ils mettre de personnel dans le travail social et jusqu’où faut-il entendre ce personnel entre ce qui relève des rapports aux affects et au lien ou de l’intérêt bien compris ? Jusqu’où enfin les dérégulations du travail social reconfigurent les usages professionnels. Sonder ces pratiques, ces usages au croisement de l’insu et de la réflexivité, interroger ce qui se « braconne » du social (Certeau, 1990), c’est d’une part sortir de l’impasse du déterminisme en cherchant à comprendre comment les acteurs dans l’interaction inventent, agissent en « faisant avec », mais aussi expérimentent collectivement le social par l’épreuve et par l’essai : appropriation de conditions d’agir, marge de temps et de vie à l’écart des conditions du contrôle qui comme dit de Certeau « se gagnent souvent sans se garder ».

Cette réflexion prendra le caractère d’une journée d’étude. On insistera sur la dimension horizontale de la recherche en privilégiant l’échange et la discussion plutôt que le caractère formel et achevé de communication. Le temps de parole des intervenants sera de 20 mn, les discussions et les prises de parole seront approximativement d’une même durée.

Charlène Charles, Patrick Cingolani, Anne Petiau

Lieu : Salle Laplanche - bâtiment Olympe de Gouges, Université Paris Diderot. 8 place Paul-Ricoeur - 75013 Paris

Sur inscription : charles.charlene@hotmail.fr dans la limite des places disponibles.

Intervenants

Marion Carrel

Maîtresse de conférences l’Université de Lille 3, Centre de recherche Individus, Epreuves, Sociétés (CERIES)

Charlène Charles

ATER à l’Université Paris Est Créteil Val de Marne LIRTES, Doctorante à l’Université Paris Diderot/LSCP

Patrick Cingolani

Professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot, Directeur du Laboratoire de Changement social et politique (LCSP)

Claire Cossé

Maitresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Est Créteil Val de Marne, Laboratoire Interdisciplinaire de recherche sur les transformations des pratiques éducatives (LIRTES)

Claire Heijboer

Doctorante en sciences de l’éducation à l’Université Paris Descartes/Centre de Recherche sur les liens sociaux (CERLIS), Responsable de projet à BUC Ressources, Membre du CERA

Catherine Lenzi

Docteure en sociologie, directrice des pôles Recherche, Enseignement Supérieur et International à l’Institut Régional et Européen des métiers de l’Intervention Sociale (IREIS) Rhône-Alpes, Chercheure associée au Laboratoire Printemps (UVSQ)

Philippe Lyet

Docteur en sociologie et sciences de l’éducation, Responsable du Centre de recherche de l’Ecole Supérieur de Travail social de recherche de l’Ecole Supérieur de Travail social (ETSUP)

Eva Nada

Doctorante en sociologie à l’Université de Neuchâtel, Adjointe scientifique de la Haute Ecole de Travail Social de Genève

Anne Petiau

Docteure en sociologie, responsable du Centre d’Etude et de Recherche Appliquée (CERA), Chercheure associée au Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (LISE, CNAM/CNRS)

Laurence Ossipow

Professeure à la Haute Ecole de Travail Social de Genèvere annonce...

Séminaire ACOFIS - mercredi 10 mai 2017 de 17h30 à 19h30 - Lille : "Des pauvres en trop". Les logiques de mise en frontière des migrants roms.

L’Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et l’Institut Social de Lille vous invitent, le mercredi 10 mai de 17h30 à 19h30, au séminaire :

 

«Des pauvres en trop»

 

Les logiques de mise en frontière des migrants roms

 

 

Mohamed Belqasmi*

 

  

Le traitement des migrations contemporaines des Roms européens dans la société française fonctionne comme le révélateur de tensions qui la traverse, dans la mesure où la confrontation de l’image qui leur est assignée et des dispositifs dont ils sont l’objet permettent d’aborder des dilemmes, des ambivalences, des hésitations et des dysfonctionnements qui tiraillent cette société. Cette communication s’intéresse dès lors aux logiques de la « politique de la frontière » appliquée aux migrants roms, c’est-à-dire, aux dispositifs expressément mis en œuvre pour les expulser, les contenir, les accueillir, les sélectionner, etc. Au travers d’une approche microsociologique, il s’agit d’analyser comment, à partir du traitement réservé au sein d’une configuration urbaine à des populations roms vivant en bidonville, les institutions publiques assurent à la fois la fonction de clôture du corps social national et la gestion de la situation transitoire des migrants dans une perspective néo-assimilationniste. En effet, le « problème rom » fonctionne comme un révélateur des tensions inscrites au cœur même de la démocratie française : avec le retour de l’insécurité sociale, le doute s’installe avec l’adhésion de franges toujours plus larges de citoyens aux projets sécuritaires et/ou xénophobes promettant la sécurité économique, territoriale, sociale et « culturelle ». Dans ce contexte, nous montrerons comment des populations roms sont, d’une part, construites comme des archétypes de la redondance (« des pauvres en trop »), et d’autre part, comment des processus et des dispositifs dédiés, situés entre dissuasion urbaine et hospitalité publique, produisent dans le même temps les contours d’un groupe inassimilable et une différenciation au sein même des migrants roms en organisant la possibilité de conversion des individus (ou familles).

 *Attaché de Recherche, ACOFIS, LERS/IRTS-IDS Normandie, URMIS Université Côte d’Azur.

  

Lieu : Institut Social de Lille, 53 boulevard Vauban, 59000 LILLE

 

Animationdu séminaire: Anne-Françoise DEQUIRE

 

Inscription: par téléphone au 03 20 21 86 61 ou par e-mail à anne-francoise.dequire@institut-social-lille.fr

 

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Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et de l’Intervention Sociales

Association de loi 1901

Route de Duclair– BP 5 - 76380 Canteleu

l.02 32 83 25 75 - Fax. 02 32 83 25 79

E-mail : acofis@gmail.com

Site Internet : www.acofis.org

 

Séminaire "Âge et Travail" du CREAPT (CNAM - 22-24 mai 2017)

 

Séminaire annuel « Âges et Travail »<br />
du CREAPT<br />
Centre de Recherches sur l’Expérience, l’Âge et les Populations au Travail<br />

Nous relayons cette annonce du CREAPT concernant la tenue de son séminaire annuel « Âges et Travail » qui aura lieu…

… les 22 23 et 24 (matin)mai 2017 au Cnam, 

 292, rue Saint-Martin – 75003 Paris.

 Le thème de cette année sera :

 « Des heures et des années : les horaires de travail

 au fil du parcours professionnel »

Ces journées sont ouvertes à tout chercheur ou praticien intéressé. Elles font par ailleurs partie des séminaires optionnels des M2 Recherche d’Ergonomie, et Ressources Humaines et Sociologie du Cnam.

Vous trouverez ci-joint le programme du séminaire 2017 et pourrez vous inscrire en cliquant icisoit à l’ensemble du séminaire soit aux journées de votre choix. Le séminaire est gratuit.

Le programme sera également mis en ligne sur le site du CEET  www.cee-recherche.fr

Pour plus d'information, veuillez contacter:

 

Contact :

Secrétariat UR l’A&T / Gis CREAPT

Secretariatatcreapt@cee-recherche.fr

Centre d'Etudes de l'Emploi

29 promenade Michel Simon

93166 Noisy-le-Grand Cedex

 

Journées d'études Penser l'intersectionnalité dans les recherches en éducation

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer aux journées d'études interdisciplinaires "Penser l'intersectionnalité dans les recherches en éducation : enquêtes, terrains, théories".

 
Celles-ci se tiendront les 18 et 19 mai 2017 à l'ESPE de l'académie de Créteil (Université Paris Est Créteil) :
Rue Jean Macé
94 380 Bonneuil-sur-Marne

Ces journées visent à examiner les processus de racialisation en tant que rapport de pouvoir à l'œuvre dans les mondes éducatifs français, et la manière dont ils s’articulent avec les rapports sociaux de sexe et de classe. Autrement dit, il s’agit d’interroger comment les rapports sociaux de classe, de race, de sexe s’entremêlent, interagissent les uns avec les autres et structurent ensemble le champ de l’éducation au sens large (école, éducation populaire, formation des adultes, éducation spécialisée, intervention sociale).

 
Pour des raisons de sécurité, les inscriptions sont gratuites mais obligatoires : www.intersectionnalite-education.fr
(programme et informations pratiques également sur ce site)
 
 
 
 
* * *
 
 

JEUDI 18 MAI 2017

 

9H-9H30 : ACCUEIL

 

9H30-10H : INTRODUCTION DES JOURNÉES (AMPHITHÉÂTRE)

  • Brigitte Marin, Directrice de l’ESPE de l’Académie de Créteil, CIRCEFT-ESCOL
  • Alain Brélivet, Inspecteur du second degré, Chargé de mission Égalité filles-garçons de l’Académie de Créteil

 

10H-12H : CONFÉRENCES DE CADRAGE ET ÉCHANGES AVEC LA SALLE (AMPHITHÉÂTRE)

  • Ce que parler d’intersectionnalité à l’ESPE veut dire : enjeux scientifiques et politiques des journées d’études – Comité d’organisation
  • Articuler race, classe, genre, colonialité… : quelques enjeux théoriques de la co-formation des rapports sociaux – Paola Bacchetta (Department of gender and women’s studies, University of California)
  • Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation – Françoise Lorcerie (IREMAM, CNRS et Aix-Marseille Université)
  • L’institution scolaire au risque de l’islamophobie : pistes de réflexion à partir de la question du devoir de neutralité – Marwan Mohammed (CMH, CNRS)

 

12H-13H : DÉJEUNER

 


 

13H-15H : SESSION 1 (TROIS PANELS ET UN ATELIER EN PARALLÈLE)

 

PANEL A : LA CONSTRUCTION DES RAPPORTS DIFFÉRENCIÉS AUX CULTURES ET AUX SAVOIRS (SALLE 303)

Discussion : Séverine Depoilly (GRESCO, Université de Poitiers)

  • Enfance et normes culturelles : comment se construisent les rapports enfantins aux œuvres d’art entre l’école et le musée et à l’intersection des rapports de classe, de genre et de race ? – Claire Desmitt (Proféor-CIREL, Université de Lille SHS)
  • Genre, classe, « race » et sciences : analyse intersectionnelle de la construction de rapports aux sciences différenciés chez des élèves de CM1-5ème – Clémence Perronnet (Centre Max Weber, ENS de Lyon)
  • L’ « intégration en panne » dans les quartiers populaires vue par les lycées en fonction de leur lien aux immigrations : injustices sociales ou « problème » ethno-racial ? – Halima Aït-Mehdi (CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne)

 

PANEL B : DISCIPLINER LES MINORÉ.E.S (SALLE 306)

Discussion : Tal Dor (Experice)

  • Surveiller et sanctionner au nom de la loi du 15 mars 2004. Approche intersectionnelle des enjeux de la discipline laïque à l’école – Chloé Le Meur (EHESS, enseignante, Bezons)
  • « L’être humain pour qu’il comprenne faut lui laisser une trace : un vieux dicton qui se dit à Barbès ». Ethnographie d’une situation de violence à l’école au prisme de l’intersectionnalité – Naïma Anka Idrissi (Experice)
  • Pratiques éducatives au tribunal pour enfants : les apports de l’intersectionnalité pour comprendre la prise en charge des jeunesses minoritaires par la justice – Arthur Vuattoux (IRIS)

 

PANEL C : COMMENT L’INSTITUTION SCOLAIRE FABRIQUE LE « PROBLÈME MUSULMAN » (AMPHITHÉÂTRE)

Discussion : Hanane Karimi (DynamE, Université de Strasbourg)

  • « Des esclaves sans sexe, sans race, sans religion » / Les Journées de Retrait de l’école : des « musulmans » contre « l’idéologie du genre » dans les programmes scolaires – Diane-Sophie Girin (GSRL, EPHE)
  • Les élèves ne sont-ils-pas Charlie ? Les attentats de janvier 2015 au prisme de l’intersectionnalité à l’école – Konstantinos Eleftheriadis (CEMS-IMM)
  • L’école face au « nous » musulman : retour d’enquête sur les réactions des élèves suite aux attentats de Charlie Hebdo dans une école primaire ségréguée – Alice Simon (CEPEL, Université de Montpellier)

 

ATELIER 1 : ENSEIGNER LA LAÏCITÉ : LA MESSE OU LE DÉBAT ? (SALLE 307)

  • Romain Geffrouais (Groupe Français d’Éducation Nouvelle)

 

15H-15H30 : PAUSE

 


 

15H30-18H : SESSION 2 (TROIS PANELS ET UN ATELIER EN PARALLÈLE)

 

PANEL D : QUAND LES ACTEURS.TRICES ÉDUCATIFS.VES FONT BOUGER LES LIGNES (1) (SALLE 306)

Discussion : Olivier Chaïbi (IDHES-Evry)

  • La prise en compte du genre et de la race par les enseignant.e.s du premier degré : perspectives comparées et intersectionnelles – Marie Pachoud (Laboratoire Max Weber)
  • Penser l’intersectionnalité à rebours du programme officiel : pratiques d’un groupe d’enseignants japonais en école élémentaire – Aline Henninger (Centre d’études japonaise, INALCO)
  • Incidences d’une formation sur l’intersectionnalité en EPS auprès des professeurs des écoles stagiaires – Odile Maufrais et Sigolène Couchot-Schiex (LIRTES)
  • ·      Parcours langagiers, langues profanes et langue savante : enjeux du bilinguisme des enfants de migrants – Laura Rakotomalala (Équipe Inserm Santé mentale et santé publique) et Marie Rose Moro (Équipe Inserm Méthodes et Cultures)

 

PANEL E : QUAND LES ACTEURS.TRICES ÉDUCATIFS.VES FONT BOUGER LES LIGNES (2) (AMPHITHÉÂTRE)

Discussion : à confirmer

  • Penser et expérimenter des pratiques non-discriminantes à l’école – Évelyne Clavier (CRAP-Cahiers pédagogiques)
  • Discriminations, racismes et processus de racialisation en lycée professionnel – Aida Kharkhache et Stéphane Kus (IFE, ENS de Lyon)
  • « Vous êtes âgée Madame c’est normal que vous soyez ouvert d’esprit » : Observation et  analyse des réactions d’élèves de lycée professionnel à un dispositif sur le sexe, la classe et la race – Delphine Allouis (enseignante), Naïma Anka Idrissi (Experice), Anne Laure Ferrari (enseignante) et Fanny Gallot (CRHEC)
  • Questionner et agir sur la frontière entre la normalité et la différence à l’école : enseignants(es) et chercheurs(es) du projet Normalité, Différence et Éducation – Patricia Guerrero (Université Centrale du Chili), Carolina Rojas (Universidad Alberto Hurtado) et Claudia Matus (Pontificia Universidad Católica de Chile)

 

PANEL F : PARADOXES DE LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS (SALLE 307)

Discussion : Mathilde Larrere (ACP, UPEM)

  • La lutte contre les discriminations, un rapport de domination ? Les jeunes des quartiers populaires au croisement des représentations – Annick Metefia (Intervenante pédagogique)
  • La socialisation des bénéficiaires de l’action « L’ouverture sociale des lycées de la défense » – Sarah Tiano (ADEF, IRSEM)
  • Le rapport à l’origine et au territoire comme ressource pédagogique. L’ « ouverture sociale » de Sciences Po Paris – Germán Fernández Vavrik et Agnès van Zanten (LIEPP)
  • Favoriser la diversité des origines ethniques pour favoriser la mixité entre les sexes dans les études supérieures d’informatique – Isabelle Collet (GRIFE-GE, Université de Genève)

 

ATELIER 2 : EXPOSITION « À L’INTERSECTION DES DOMINATIONS : LE FAIT COLONIAL DANS LES MANUELS SCOLAIRES » (BIBLIOTHÈQUE)

  • Kevin Bernard et Fatima Mehaouat (EHESS)

 


 

VENDREDI 19 MAI 2017

 

8H30-9H : ACCUEIL

 

9H-11H : SESSION 3 (DEUX PANELS ET UN ATELIER EN PARALLÈLE)

 

PANEL G : SAISIR LES EXPÉRIENCES BIOGRAPHIQUES ET LES POINTS DE VUE DES ACTEURS.TRICES (AMPHITHÉÂTRE)

Discussion : Renaud Cornand

  • Voix d’adolescents : l’école en situation postcoloniale – Malika Mansouri (PCPP)
  • L’intersectionnalité des rapports sociaux dans les positions dominantes. Les trajectoires biographiques d’enseignant.e.s noir.e.s à l’Université dans le Brésil contemporain – Guénolé Marchadour (LISE, CNAM)
  • Entre inégalités scolaires, ségrégation urbaine et divisions ethno-raciales. Regards d’enseignants sur les espaces de l’éducation prioritaire – Sophie Blanchard (Lab’Urba)

 

PANEL H : ÉVALUER ET ORIENTER LES ÉLÈVES (SALLE 306)

Discussion : à confirmer

  • L’évaluation scolaire : un révélateur de la consubstantialité des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » – Didier Chavrier (Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques, Université Lyon II)
  • Les paradoxes de l’injonction à l’autonomie dans la sélection scolaire : filles et garçons de milieux populaires face à l’orientation – Séverine Chauvel (LIRTES)
  • Orientation scolaire et intersectionnalité. Analyse des prises de décision dans les conseils de classe en Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique) – Géraldine André (GERME, Université libre de Bruxelles)

 

ATELIER 3 : RÉFLEXIONS AUTOUR D’OUTILS PÉDAGOGIQUES SUR LES STÉRÉOTYPES AU PRISME DE L’INTERSECTIONNALITÉ (SALLE 307)

  • Anne Gorry, Ludivine Egounleti (association Les Petits Débrouillards), Sarah Barnier (IIAC-LAUM-BABELS, association les Petits Débrouillards)

 

11H-11H30 : PAUSE

 


 

11H30-13H30 : SESSION 4 (TROIS PANELS EN PARALLÈLE)

 

PANEL I : TENSIONS DANS LES RAPPORTS DE DOMINATION (AMPHITHÉÂTRE)

Discussion : à confirmer

  • L’éducation à l’égalité des sexes et des sexualités au risque de l’altérisation de certaines familles – Gaël Pasquier (LIRTES)
  • Les pédagogies nouvelles face aux inégalités scolaires : enquête intersectionnelle dans une école Montessori en Équateur – Emily Lopez Puyol (Université Paris Diderot – Paris 7)
  • L’Altérité dans les manuels scolaires : une approche intersectionnelle des représentations genrées et ethnoraciales – Valérie Lanier (LIRTES)

 

PANEL J : TRAITEMENT DIFFÉRENTIEL DE PUBLICS SPÉCIFIQUES (SALLE 306)

Discussion : Roxane Bettinger (Institut Supérieur Clorivière)

  • Penser l’intersectionnalité dans la scolarité de jeunesses migrantes – Maïtena Armagnague (Grhapes, INS HEA)
  • Parcours de formation de migrant·e·s transgenre au prisme de l’intersectionnalité – José Reyes (CEREP)
  • Disqualification identitaire et imposition normative de la pensée : la douance à la lumière de l’intersectionnalité – Maëlle Maillard (Experice, Université Paris 8)

 

PANEL K : EFFETS SÉGRÉGATIFS DES POLITIQUES ET DES DISPOSITIFS ÉDUCATIFS (SALLE 307)

Discussion : Anne Clerval (ACP, UPEM)

  • Intersection entre surdité et migration : prise en compte de la diversité linguistique et culturelle dans le champ de l’éducation – Diane Bedoin (CIRNEF)
  • Inégalités, ségrégation et ethnicisation des territoires de l’école à Marseille – Gwenaëlle Audren et Virginie Baby-Collin (TELEMME, CNRS, Université Aix Marseille)
  • Altérité ethnique et appropriation de la compréhension en milieux populaires – Samuel Bérard (CIRCEFT-ESCOL)

 

13H30-14H30 : DÉJEUNER

 


 

14H30-16H30 : SESSION 5 (DEUX PANELS ET UN ATELIER EN PARALLÈLE)

 

PANEL L : LES PÉDAGOGIES CRITIQUES À L’ÉPREUVE DE L’INTERSECTIONNALITÉ (AMPHITHÉÂTRE)

Discussion : Nassira Hedjerassi (CEREP, Université de Reims Champagne-Ardenne)

  • Enseigner à l’épreuve de l’intersectionnalité : retour sur les pédagogies critiques – Irène Pereira (LIS, UPEC)
  • Le théâtre de l’opprimé.e :
une méthodologie de l’intersectionnalité ? – Myriam Cheklab (Experice, Université Paris 8)
  • Alliance sans appropriation ? Vers une pratique pédagogique intersectionnelle des romans de Sue Monk Kidd – Lara Cox (Université Paris 4, Université d’Évry)

 

PANEL M : ÉPISTÉMOLOGIES ET MÉTHODOLOGIES DE L’INTERSECTIONNALITÉ (SALLE 306)

Discussion : Jules Falquet (CEDREF-LCSP, Université Paris Diderot)

  • « Classe, race, genre » à l’Université : comment saisir la consubstantialité des rapports sociaux dans les trajectoires étudiantes franciliennes ? – Leïla Frouillou (CIRCEFT-ESCOL)
  • Perspectives intersectionnelles dans la recherche qualitative sur la formation professionnelle duale en Suisse. Les questions soulevées par une analyse secondaire de données ? – Nadia Lamamra (IFFP-Lausanne)
  • Penser l’intersectionnalité dans les représentations du métier de professeur d’EPS. Enjeux méthodologiques d’une enquête par questionnaires – Cécile Ottogalli-Mazzacavallo, Loïc Szerdahelyi, Aurélie Epron (L-ViS, Université Lyon 1)

 

ATELIER 4 : LA LEÇON DE « LA LEÇON DE DISCRIMINATION » (SALLE 307)

  • Joëlle Magar-Braeuner (LEGS, IREF-UQAM)

 

16H30-17H : PAUSE

 


 

17H-18H30 : TABLE RONDE – REGARDS CROISÉS D’UNIVERSITAIRES, ACTRICE.TEUR.S DU MONDE ÉDUCATIF ET MILITANT.E.S (AMPHITHÉÂTRE)

  • Claire Cossée (LIRTES)
  • Fabrice Dhume (URMIS/ISCRA)
  • Nasima Moujoud (LARHRA)
  • Audrey Mukoko (enseignante et afroféministe)
  • Sarah Zouak (Lallab)

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