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La sociologie française à l'honneur dans The American Sociologist

Chers collègues,

Je suis très heureux de vous annoncer la parution d’un numéro spécial de la revue The American Sociologist consacré à la sociologie française, dont vous trouverez le sommaire ci-dessous. N’hésitez pas à me contacter si vos abonnements institutionnels ne vous permettent pas de télécharger ces articles gratuitement. Bonne lecture à tous !
 
Bien à vous,
 
Julien Larregue
Post-doctorant, Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences (UQAM)
 
The American Sociologist, Volume 48, numéro 3-4, décembre 2017

Nichols L. T., « Editor’s Introduction: Contemporary National Sociologies », p. 267-268

Larregue J., « Guest Editor’s Introduction: French Sociology, French Sociologies », p. 269-275 

Mucchielli L., « Sociology of Deviance and Criminology in France: History and Controversies », p. 276-296 

Meszaros T., « The French Tradition of Sociology of International Relations: An Overview », p. 297-341

Burnay N., Hummel C., Voléry I., « The Kaleidoscope of the Sociology of Aging Seen through the French-Speaking Field », p. 342-365

Sepulvado B., Lizardo O., « Cognitive Sociology in France », p. 366-381

Penalva-Icher E., Eloire F., « Networking in France. Is there a French School of Social Network Analysis? », p. 382-401

Lefaucheur N., Kabile J., « Sociology of Gender in the French Caribbean: a Slow and Fragile Process », p. 402-416

Brahim R., « What About a Sociology of Ethnicity in France? A Foucaldian Reading of Racial Violence », p. 417-435 

Faber A., « From False Premises to False Conclusions. On Pierre Bourdieu’s Alleged Sociological Determinism », p. 436-452

Raoult S., Leonard B., Derbey A., « A Prophet in his Hometown? The Academic Reception of Thomas Piketty’s “Capital in the Twenty-First Century” Across Disciplines in France and in the United States », p. 453-475

Larregue J., « Who is Emmanuel Todd? », p. 476-477

Verjus A., « A Disputed Truth. Defending Emmanuel Todd’s Approach of Je suis Charlie », p. 478-503

Jeannin H., « Being a Corporate Sociologist…an Insider’s View », p. 504-522

Masson P., Schrecker C., « How Does the Individual Find a Place in French Sociology? », p. 523-540

Parution de l'ouvrage Syndicalisme et santé au travail

Cher.e.s collègues, 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l’ouvrage collectif Syndicalisme et santé au travail aux éditions du Croquant.

Merci de relayer l’information aux personnes susceptibles d’être intéressées.

En nous excusant par avance des éventuels doublons.

Bien cordialement,

Lucie Goussard et Guillaume Tiffon
 
 

Syndicalisme et santé au travail

À l’heure où se multiplient les témoignages de salariés en souffrance et s’accumulent les études faisant état d’une dégradation des conditions de travail, les organisations syndicales sont plus que jamais attendues sur le terrain de la prévention des risques professionnels. Comment s’emparent-elles de ce sujet, longtemps resté dans l’ombre des revendications sur l’emploi et la rémunération ? Dans quelle mesure parviennent-elles à s’extraire des raisonnements hygiénistes et individualisants qui rendent les salariés responsables des maux dont ils souffrent ? En quoi sont-elles amenées à renouveler leurs pratiques ou, au contraire, à réinvestir des questions déjà posées dans les années 60-70, au moment où certaines d’entre elles critiquaient le taylorisme, militaient pour le droit d’expression des salariés et luttaient contre les cadences infernales ? En somme, quelles revendications portent-elles aujourd’hui sur le travail, son organisation et ses finalités ?

Cet ouvrage réunit des contributions d’universitaires, de syndicalistes et d’experts CHSCT traitant de ces questions. Il s’adresse aussi bien aux chercheurs en sciences sociales qu’aux acteurs de la prévention des risques professionnels – syndicalistes, formateurs, ergonomes, médecins, inspecteurs du travail, etc. – souhaitant s’emparer de cette thématique pour redynamiser le conflit social et penser de nouvelles voies d’émancipation des travailleurs. 

 

Table des matières 

 

Préface

Jean-Pierre Durand

 

Introduction

Au chevet du travail. L’action syndicale en question

Lucie Goussard et Guillaume Tiffon

 

Première partie. Transformations du travail et santé des salariés : nouvelle donne pour les organisations syndicales ? 

 

Chapitre 1 : Individualisation et psychologisation du travail. Mauvaise donne pour la santé des salariés comme pour les syndicats

Danièle Linhart

Chapitre 2 : De la prise en charge de la souffrance des travailleurs par l’encadrement. Quel rôle pour les organisations syndicales ?

Emmanuel Martin

 

Deuxième partie. Le CHSCT, portée et limites 

 

Chapitre 3 : La prévention des risques chimiques. Des CHSCT en mutations

Sonia Granaux

Chapitre 4 : Quelle prévention des « RPS » par les CHSCT ? Des pratiques syndicales à la recherche de transformation

Paul Bouffartigue et Christophe Massot

Chapitre 5 : Le CHSCT, une instance essentielle pour les conditions de travail

Stéphanie Gallioz

Chapitre 6 : Logique et pratiques syndicales tayloriennes : quel impact sur le CHSCT?

Tony Fraquelli

 

Troisième partie. Savoirs militants, savoirs experts. Quelles articulations ? 

 

Chapitre 7 : L’expertise CHSCT. Une occasion de partage des savoirs

Nicolas Spire

Chapitre 8 : Stress, souffrance et RPS. Constructions profanes, constructions syndicales et constructions expertes

Marc Loriol

Chapitre 9 : L’expertise en santé au travail : quels dialogues entre savoirs académiques, institutionnels et militants ? 

Émilie Counil et Emmanuel Henry

 

Quatrième partie. La santé au travail se négocie-t-elle ? 

 

Chapitre 10 : Quel renouvellement de la négociation collective sur les conditions de travail ?

Arnaud Mias

Chapitre 11 : Pour un droit « sans frontière ». L’Union Syndicale Solidaires face à la question de la santé au travail dans la fonction publique

Tessa Tcham

Chapitre 12 : Transformer le travail ? Les difficultés d’une refonte en profondeur des revendications autour de la santé au travail à la CGT (2008-2016)

Sabine Fortino

 

Cinquième partie. Comment (re)politiser les débats sur la santé au travail ? 

 

Chapitre 13 : Des mobilisations syndicales et scientifiques pour briser l’invisibilité des maladies professionnelles

Annie Thébaud Mony 

Chapitre 14 : L’actualité du modèle ouvrier italien dans les luttes pour la santé au travail

Laurent Vogel

Chapitre 15 : Travail-Santé, le renversement

Jean-François Naton

 

Sixième partie. La santé au travail, une opportunité pour repenser l’action syndicale ? Retour sur quelques expérimentations 

 

Chapitre 16 : Du renouvellement des pratiques syndicales. L’expérience de recherches-actions

Laurence Théry

Chapitre 17 : Des recherches-actions... et après ? Le travail des salariés se transforme, le travail syndical peine à se transformer

Yves Baunay

Chapitre 18 : Solidaires et le travail : du terrain à l’action

Éric Beynel

 

Conclusion générale 

 

Lutter syndicalement contre l’atteinte à la santé des travailleurs. Les habits neufs de la lutte des classes

Lucie Goussard et Guillaume Tiffon

Parution du N°11 de la NRT

Cher.e.s collègues,
 
Le N° 11 de la Nouvelle Revue du Travail vient d’être mis en ligne. Vous trouverez le Sommaire ci-dessous qui vous conduit directement aux articles qui vous intéressent.
Le Corpus sintéresse aux moyens adoptés pour conduire les salariés et les « indépendants » à travailler plus ; le Corpus évite de s’en tenir aux impressions et au déclaratif à partir d’autres voies. Les rubriques suivantes traitent de questions récurrentes donc toujours d’actualité comme le revenu minimum (la Controverse), les bas revenus et la satisfaction au travail (Varia) ou bien les fausses bonnes solutions pour faire face à la précarité (Matériaux). Champs et contrechamps montre comment la photographie peut parler du travail par des voies inédites. Le numéro s’achève sur une douzaine de recensions qui traitent de façon critique les ouvrages reçus. 

Bien cordialement,

Le Comité de Rédaction de la NRT
 
 
Sommaire du n° 11 de la Nouvelle Revue du Travail

PRESENTATION DE L’OUVRAGE « FLUIDITÉ SOCIALE ET CONCEPTUALISATION DE L’ENTRE –DEUX »PAR Ewa Bogalska-Martin, Sociologue, UGA, chercheure au laboratoire PACTE-CNRS ewa.bogalska-martin@umrpacte.fr

PRESENTATION DE L’OUVRAGE « FLUIDITE SOCIALE ET CONCEPTUALISATION DE L’ENTRE –DEUX »PAR Ewa Bogalska-Martin, Sociologue, UGA, chercheure au laboratoire PACTE-CNRS

 

ewa.bogalska-martin@umrpacte.fr

 

 

 

 

 

FLUIDITE SOCIALE ET CONCEPTUALISATIONS DE L’ENTRE – DEUX

Systèmes semi- chaotiques, réseaux et transactions sociales

JEAN FOUCART

Chargé de cours à la Haute Ecole Louvain en Hainaut. Directeur de la revue PENSEE PLURIELLE

Le livre sera disponible à partir du 13 septembre 2016

Editions Persée

Présentation de J. Remy

 

 

Constatant qu’une vie sociale se déroule dans l’entre-deux : entre ordre et désordre, transparence et opacité, coopération et conflit, l’auteur aborde la question d’un point de vue original :  la sociologie et par ricochet les sciences sociales en général. Il porte davantage son attention sur les processus plutôt que sur les structures, à l’inverse de ce qui se fait généralement en sciences sociales.

De ce fait, ces dernières ont peu de concepts pour analyser les changements brusques et imprévisibles. A l’inverse, les processus permettent de mettre en évidence l’indétermination structurelle, sans que cela n’implique des incohérences ou un manque de repères. Face à l’incertitude l’action sociale incorpore le hasard sans que l’on ne soit dans une situation d’anomie objective. Il convient d’articuler les processus aux structures. Le lien entre les processus et structures sont eux-mêmes semi aléatoires.

 

Il s’agit d’intégrer l’histoire en donnant de l’importance aux événements sans tomber dans l’historicisme où tout serait possible. On navigue toujours dans l’entre-deux. Le contexte est semi structuré et les actions ont des effets semi aléatoires. L’auteur répudie par là le concept de société tel qu’il est souvent défini en sociologie. Dans ce cas, la société est un ensemble fermé correspondant aux limites de la souveraineté des Etats membres. Il rejette aussi la métaphore de la machine comme si la vie sociale était asservie à une unité supérieure s’imposant du dehors. La situation idéale ne suppose pas une planification centralisée. Pourtant, une série d’actions non coordonnées entre elles, peuvent avoir des effets convergents et diffus. Il n’y a pas suprématie d’un politique centralisateur et rationalisateur. En même temps, on n’adhère pas davantage aux vertus d’une autogestion généralisée. Il s’agit plutôt de mettre en perspective une situation d’où émerge un pluralisme démocratique, où le conflit n’est pas résiduel et permet d’aboutir à une élucidation progressive.

 

Comme le dit l’auteur,  citant Vattimo : « on se trouve dans une ontologie faible. L’être n’est rien d’autre que ce qui arrive. Ce qui arrive n’est pas naturel…mais ce qui a pris forme, parmi d’autres formes possibles ». Il s’agit d’une pensée « faible ». Elle équivaut à une réalité « allégée » qui n’est pas nettement divisée entre vérité et erreur. Le raisonnement se fait en termes de probabilité et non en logique aristotélicienne. On sort d’une pensée pétrie de transcendance qui présupposerait un centralisme hiérarchique.

 

L’ouvrage  est imprégné d’une pensée pratique qui n’est pas à la remorque d’une théorie. Jean Foucart est préoccupé de proposer des paradigmes qui sont des schémas d’intelligibilité  des faits sociaux tels qu’ils les caractérisent. Au fond, il est inspiré par une attitude proche du pragmatisme : l’environnement représente des problèmes concrets à résoudre en commun. Dans ce monde en train de se faire, on passe par des phases d’équilibrage et de déséquilibrage. L’équilibre est une limite qui n’est jamais atteinte, car il y a changement des termes d’échange en cours de route. Dans tout cela, on éprouve l’expérience de l’expérimentation. Bref, on se trouve devant une communauté illimitée d’explorateurs. On arrive à ce type de paradoxe où l’acteur social ne se réduit pas à une articulation de rôles. Ceci aboutit à la notion de « sujet » qui ne peut être pensé sans faire intervenir le phénomène du sens.

 

Le rôle de l’entre-deux grandit dans un contexte marqué par l’ampleur de la fluidité. Ce contexte est également dénommé : situation de modernité avancée. Caractériser cette situation est le point de départ du texte. Vient ensuite, la proposition de paradigmes pour élucider la situation. Il propose trois paradigmes : les systèmes complexes semi chaotiques, les réseaux sociaux et la transaction sociale. Les trois paradigmes sont en affinité élective et se renforçant l’un l’autre sans que l’un ne se déduise de l’autre. Ces paradigmes sont complémentaires. Il n’y a pas de priorité ou de hiérarchie entre eux. On pourrait aussi bien commencer l’exposé par la transaction sociale. Ceci amènerait à voir comment celle-ci devient de plus en plus centrale et plausible. Ces paradigmes sont  semi autonomes. Selon Jean Foucart, chacune de ses entrées analytiques permet d’élucider la fluidité du social.

 

Cet approche donne à réfléchir sur le rôle des interactions, face à l’incertitude et au risque.

 

 

 

                                                                                                         sez ici le texte de votre annonce...

La fabrique de l'homme nouveau (ouvrage)

 

 

 

La fabrique de l’homme nouveau. Travailler, consommer, se taire ? par Jean-Pierre Durand, Lormont,Éditions Le bord de l’eau, 2017, 325 pages.

 La fabrique de l'homme nouveau montre la rupture anthropologique en cours dans le travail et dans la consommation du citoyen. L'avènement du lean ma­nagement s'est accompagné d'une promotion verbale de l'autonomie et de la responsabilisation au travail pour tous. Mais les exigences du capitalisme ont ren­forcé l'encadrement des salariés (et des travailleurs « indépendants ») de bas en haut de l'édifice produc­tif dans l'industrie et dans les services privés ou pu­blfcrs. Les résistances sont rares dans un contexte d'af­faiblissement du syndicalisme : l'augmentation des charges de travail et le nouveau management (brutal sous des apparences participatives) ont conduit à une détérioration de la santé au travail et à la multiplica­tion des suicides au travail.

Les promesses d'autonomie et de satisfaction dans le travail ne sont pas tenues et les travailleurs doivent « réaménager » leur psychisme pour survivre. Il en est exactement de même dans la consommation où les engagements des offreurs sont très rarement remplis, en particulier dans les services (téléphonie, services internet, transports, VPC...) : le consommateur doit subir l'impersonnalité de ses correspondants (boîte vocale) et l'absence de réponse à ses réclamations, se soumettre à la mauvaise qualité du service et accep­ter de remodeler son esprit. Telles sont les conditions d'émergence de l'homme nouveau (déjà perçu par Gramsci comme pétri par le capitalisme) qui rétracte ses aspirations à la liberté et au bonheur.

Alliant les analyses micro-sociologiques aux causes macro-économiques, Jean-Pierre Durand déconstruit les concepts et les pratiques de l'évaluation, de la reconnaissance, du travail des clients, etc. Il conclut sur deux scéna­rios, l'un de régression sociale et l'autre d'un futur en­chanté, sans oublier les questions de l'environnement ou de l'intensification des migrations internationales avant de débattre d'alternatives incertaines.

 

 

Parution- Les "sports de nature". Une catégorie de l'action politique en question

Résumé:

Appuyant leur propos sur plusieurs enquêtes auprès de pratiquants et d’agents de développement des «
Sports de nature », les auteurs de ce livre se proposent de décrire la diversité des usages sportifs de la nature et les
formes de différenciations sociales qui y sont engagées, pour ensuite interroger les enjeux et fonctions de cette
catégorie de l’action politique. Souvent décrits comme symptomatiques d’une « demande » croissante des Français en matière d’activités
physiques, les « Sports de nature » font l’objet de multiples enquêtes, études, publications ayant pour finalité d’en
identifier les effets sur les territoires. Qu’il s’agisse de faire valoir leur contribution à la valorisation des territoires en
termes d’attractivité touristique, de potentialités économiques, de sensibilisation à la protection de l’environnement,
les usages sportifs de la nature sont en outre l’objet d’une mobilisation publique qui vise explicitement à en favoriser
le « développement maîtrisé ». Impulsée au niveau national, cette politique est censée être relayée au niveau local et
décentralisé.
Pour autant, le présupposé de l’existence d’une unité sociale des « Sports de nature » et d’une relative
homogénéité de pratiques sous-tendues par cette catégorisation générique n’est en soi pas interrogé. La typologie «
Sports de nature » est effectivement censée orienter les stratégies et actions politiques locales en direction d’une
population dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est géographiquement et sociologiquement dispersée : à titre
de liste non exhaustive, pêcheurs, grimpeurs, kitesurfeurs, randonneurs, triathlètes, motocyclistes se retrouvent avec
d’autres regroupés dans une catégorie qui ne dissocie pas plus, pour chacune de ces disciplines, les pratiquants les uns
des autres. Se présentant sous la forme d’un travail de déconstruction sociologique du langage politique ordinaire, cet
ouvrage vise aussi à rappeler que, lorsqu’il s’agit d’une catégorisation officielle, ce sont aussi les intérêts spécifiques
(en particulier la légitimation professionnelle d’une partie des agents de l’État) à s’en servir qui doivent aussi être
intégrés à l’analyse.

LES AUTEURS :
Laetitia Audinet est géographe, membre associée au GRANEM (Groupe de Recherche Angevin en Économie
et Management, UMR-MA n°49) de l’université d’Angers et chercheuse sur les questions liées au tourisme
et au développement des territoires. laetitia.audinet@univ-angers.fr
Christophe Guibert est maître de conférences en sociologie à l’UFR ESTHUA Tourisme et Culture de
l’université d’Angers. Il est membre du laboratoire Espaces et Sociétés (ESO, UMR CNRS 6590).
christophe.guibert@univ-angers.fr
Arnaud Sébileau est enseignant-chercheur à l’IFEPSA-UCO (Institution de Formation à l’Éducation Physique
et en Sport d’Angers-Université Catholique de l’Ouest) et chercheur titulaire au Centre Nantais de Sociologie
(CENS, UMR CNRS 6025). arnaud.sebileau@uco.fr

http://www.editions-croquant.org/les-collections/product/419-les-sports-...
ISBN-13: 9782365121361
Publié le: 2017-09-01
Editeur: éditions du Croquant, 108 pages
12€

Vient de paraître : 'La laïcité à l'épreuve des identités'

Cher(e)s collègues,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l'ouvrage La laïcité à l'épreuve des identités - Enjeux professionnels et pédagogiques dans le champ social et éducatif, Collection Recherche et Transformation Sociale, Éd. L'Harmattan.

Sous la direction de Manuel Boucher

Avec la collaboration de : Sarra Chaïeb, Lionel Clariana, Karine Darbellay, Anne-Françoise Dequiré, Caroline Fourest, Nadia Lamm, Ségolène Neuville,Benoît Petit, Ghislaine Rehfuss, Pascal Rigaud, Jean-Paul Scot, Catherine Taglione, Michel Thierry, Daniel Verba.

 

Dans un contexte de « retour du religieux » et de remise en cause de la laïcité de la part d’anti-mouvements culturels et politico-religieux, les éducateurs et pédagogues sont questionnés : doivent-ils réaffirmer la laïcité associée au modèle d’intégration républicain ou bien le réinventer en fonction de nouvelles réalités sociodémographiques et politiques ? Comment s’y prennent-ils pour lutter contre les formes de hiérarchisation des victimes qui conduisent aux processus de racisation et de déshumanisation ? Comment interviennent-ils pour combattre les phénomènes de séparation culturelle et communautaire ? Comment les professionnels sociaux et éducatifs agissent-ils pour prévenir les phénomènes de radicalisation, de violence religieuse et politique ? Outre un discours incantatoire : « intégrez-vous ! », sur quelles ressources s’appuient-ils pour maintenir le lien social et faire société ?

 

En définitive, les acteurs sociaux et éducatifs sont enjoints de trouver des solutions pour faire vivre le principe de laïcité, autrement dit, faire vivre ensemble des sensibilités plurielles dans une société aujourd’hui fragmentée d’un point de vue social, politique et culturel.

 

Sans confondre l’ « excuse sociologique » avec la mobilisation des sciences sociales pour comprendre des phénomènes complexes et sensibles, cet ouvrage tente de développer les capacités de réflexion et d’action des professionnels du champ social et éducatif, acteurs-clés de l’émancipation laïque.

 

Parution - terrains & travaux n° 30 - VARIA

CAIRN.INFO : Chercher, repérer, avancer.

Vient de paraître

Terrains & travaux

2017/1 (N° 30)

Varia

Pages : 230
Editeur : ENS Cachan

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Sommaire

Hugo Bertillot
Intégrer les services pour rationaliser l’action publique
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Auréline Cardoso
« C’est comme si on avait de la colère pour elles »
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César Castellvi
Signer pour survivre ?
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Clémentine Comer
« On n’est pas là pour casser du mâle »
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Alexandra Garabige
Agir dans un secteur peu propice à l’action syndicale
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Benjamin Leclercq
Devenir des intermédiaires ordinaires
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Caroline Perrée
Exposer le miracle ou mettre de l’ordre dans le désordre de la foi
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Émilie Salaméro, Nadine Haschar-Noé
Variabilité des formes de gouvernance d’un contrat local de santé : ajustement en situation et légitimation négociée
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Vianney Schlegel
Pauvres, déviants, malades
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Patrick Trabal, Cécile Collinet, Philippe Terral, et al.
Faire preuve d’interdisciplinarité
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La dynamique sociale et ses acteurs : Lecture sociologique des actions innovantes

Cher-e-s collègues,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l'ouvrage "La dynamique sociale et ses acteurs : Lecture sociologique des actions innovantes",
sous la direction d'Antigone Mouchtouris aux Éditions du Cygne.

 

 

Argumentaire: On assiste à de grandes mutations sociales qui nous interpellent et nous poussent à réinventer de nouveaux moyens de lectures pour appréhender le réel. Cet ouvrage propose que la sociologie, après s’être cantonnée dans une lecture statique du monde, puisse revenir sur une lecture néo-aristotélicienne pour mieux comprendre notre monde contemporain. Une approche qui considère que la société est en constante évolution et que les acteurs y jouent un rôle fondamental.

Différents exemples sont pris dans la vie quotidienne comme la participation de la population, la dynamique de l’exclusion comme ceux des camps de concentration, ou celle de la quête de la femme d’être l’égale de l’homme au Mali... ou encore les efforts de l’État du Cameroun pour que les enfants handicapés soient traités comme des citoyens à part entière ; en tenant compte de la dynamique que sait produire l’éthique.

La lecture de ses actions transformatrices et innovantes permet au lecteur de se repositionner par rapport au débat essentiel du continuum en sociologie.

  http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-dynamique-sociale-acteurs.html

 

 

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L'énigme et le paradoxe. Economie politique de Madagascar

Chers collègues,

J'ai le paisir de vous annoncer la sortie de l'ouvrage "L'énigme et le paradoxe. Economie politique de Madagascar" écrit par Mireille Razafindrakoto, François Roubaud et Jean-Michel Wachsberger.

 

 

Avec un PIB par tête de moins de 400 dollars en 2016 et un taux de pauvreté monétaire abyssal (de plus de 90 % au seuil international), Madagascar est aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres du monde. Pourtant, rien ne le prédestinait à un tel destin dramatique, bien au contraire. Si la dernière crise politique, amorcée début 2009 et qui a trouvé une conclusion électorale fin 2013, a joué un rôle, celle-ci ne constitue qu’un épiphénomène si l’on se place dans une perspective historique. En fait, la trajectoire économique de long terme à Madagascar constitue un véritable mystère, qui au-delà du cas spécifique interroge plus largement les ressorts même de la divergence des processus de développement observés au niveau mondial. Non seulement le PIB par tête n’a cessé de reculer depuis 1960, mais, à chaque fois que le pays s’est engagé sur un sentier de croissance, celle-ci a été brutalement interrompue par une crise de nature sociopolitique venant mettre à bas les espoirs qu’elle avait suscités.

 

L’objectif de cet ouvrage est d’apporter des éléments de réponse à ce mystère dont on est bien en peine de trouver des équivalents dans le monde. Nous chercherons à fournir un cadre interprétatif à la trajectoire malgache de très long terme (près de trois siècles) en retraçant les nœuds structurants de son économie politique. Pour ce faire, nous tenterons d’analyser les phénomènes économiques en prenant en compte la diversité des acteurs sociaux et leurs organisations, la nature du ou des régimes d’accumulation et leurs éventuelles contradictions internes, ainsi que les modes de régulation économiques et sociales mis en place à chaque période. Tout au long de cet ouvrage, nous apporterons des éclairages thématiques ciblés, venant questionner le cadre proposé, soit pour en valider la pertinence, soit pour en montrer les limites et les failles.

 

Ce travail innove dans deux directions principales. D’abord, il opère une synthèse critique, scrutée à l’aune des théories d’économie politique récentes, des travaux existants, en tentant d’articuler plus systématiquement deux histoires qui sont souvent, pour ce pays comme pour d’autres, menées séparément : l’histoire économique et l’histoire politique et sociale. Ensuite, il se propose, autant que faire se peut, de mobiliser au mieux les ressources empiriques existantes portant sur les acteurs sociaux, notamment la population et les élites. Ce recours original à des enquêtes statistiques, élaborées dans la plupart des cas à l’instigation des auteurs, présente un double avantage. À la différence des données agrégées, ces dernières sont représentatives et fiables. Elles autorisent des désagrégations, des analyses plus fines, bref un retour des acteurs « en chair et en os », qui in fine sont les véritables agents cachés derrière les concepts d’institutions, d’organisation, etc. Par-là, elles permettent de dépasser le cadre habituel des faits stylisés, nécessairement approximatifs (et parfois erronés), qui caractérisent nombre de travaux d’économie politique. Elles permettent également de réintroduire sur scène les citoyens ordinaires comme acteurs à part entière, alors qu’ils sont étonnamment absents du cadre d’analyse discuté ici, centré exclusivement sur le rôle des élites et des fractions d’élites comme moteur de l’histoire. D’un point de vue plus général, nous espérons que la richesse du matériau empirique mobilisé pour étayer les thèses développées dans cet ouvrage démontrera le bien-fondé d’une démarche scientifique qui s’inscrit dans la durée. Ce livre est le fruit de près d’un quart de siècle d’investissements à et sur Madagascar, aussi bien dans la construction de partenariats institutionnels (l’Institut national de la statistique au premier chef, mais aussi d’autres organismes de l’administration publique, ainsi que l’université et les centres de recherche) que dans l’approfondissement de thématiques de recherche, y compris le développement d’enquêtes statistiques innovantes.

Le livre compte cinq chapitres. Le premier présente les données du mystère malgache et cherche à en scruter les causes à l’aide des théories économiques, traditionnelles et modernes, de la croissance de long terme. Non seulement ce premier balayage ne fournit pas de réponses satisfaisantes à notre question, mais au contraire contribue à épaissir le voile d’incompréhension qui entoure la trajectoire malgache, tant la plupart des conditions paraissent favorables. Il nous conduit à opérer une incursion en économie politique, comme une potentielle solution à notre problématique. Le deuxième chapitre propose une lecture de l’histoire économique et politique de Madagascar depuis la période précoloniale en chaussant les lunettes de l’économie politique. Pour ce faire, nous mobilisons les catégories analytiques des travaux les plus récents de cette discipline. Plus particulièrement, nous nous inspirons des théories développées par North et al. (2009 et 2012b), Acemoglu et Robinson (2005 et 2012), ainsi que par Khan (2010) et nous appliquons les concepts qu’ils ont forgés (institutions, ordres sociaux, contrôle de la violence et des rentes, coalitions élitaires, etc.) au cas malgache. Dans les deux chapitres suivants, nous tentons de synthétiser les informations du chapitre précédent pour produire un cadre explicatif de la manière dont Madagascar fonctionne et des arrangements institutionnels qui le sous-tendent. Le troisième chapitre met d’abord en évidence ses atouts structurels essentiels. Le quatrième dégage ensuite les principaux facteurs de blocage. Enfin, le cinquième et dernier chapitre met en scène un acteur négligé et pourtant essentiel de la tragédie malgache, à savoir le monde des élites. À partir d’une enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif, ce chapitre se livre à une sociographie fine des élites, de leurs stratégies de reproduction et de leurs valeurs.




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Le piège de l'employabilité paraîtra aux PUR en septembre 2017

Cher(e)s collègues,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication imminente de l'ouvrage collectif Le piège de l'employabilité. Critique d'une notion au regard de ses usages sociaux aux Presses Universitaires de Rennes sous la direction de Guillaume Tiffon, Frédéric Moatty, Dominique Glaymann et Jean-Pierre Durand.

 

Résumé 

L’employabilité est de plus en plus présente dans le langage médiatique, politique, syndical ou patronal. Favoriser, améliorer, développer l’employabilité est devenu un leitmotiv des politiques de l’emploi françaises et européennes, une incantation des employeurs, un objectif prioritaire des conseillers de Pôle emploi et un devoir assigné aux chômeurs et aux salariés. Déjà présente dans les années 1920-1930, la référence à l’employabilité est aussi réactualisée par nombre de chercheurs en gestion, en économie et en sociologie, mais aussi en droit, en science politique et en sciences de l’éducation. Comment cette notion a-t-elle été construite ? Par qui et dans quels contextes sociaux ? Quels sens lui donnent ceux qui l’utilisent et à quelles fins la mobilisent-ils ? Au-delà de ces questions, l’ouvrage interroge les usages sociaux de l’employabilité en montrant comment s’y référer affecte les politiques publiques, le recrutement, la formation et l’insertion dans l’emploi, l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Les auteurs questionnent en outre la portée symbolique et la pertinence scientifique de la notion d’employabilité en discutant son utilité pour comprendre le fonctionnement de l’emploi. Ils montrent que cette notion conduit fréquemment à rendre les chômeurs et les personnes mal insérées dans l’emploi responsables de leur situation. Si ce terme polysémique peut recéler plusieurs usages, dans le contexte de chômage massif structurel et compte tenu du fonctionnement de l’emploi, raisonner en termes d’employabilité apparaît finalement plus illusoire qu’opératoire. Cela risque d’enfermer dans un double piège : stigmatiser les chômeurs et persister dans les politiques d’emploi sans résultats face au chômage. Sans modifier les modalités d’usage de la main-d’œuvre, sans augmenter d’une façon ou d’une autre le nombre d’emplois, prétendre améliorer l’employabilité de chacun risque d’avoir pour effet de modifier l’ordre de la file d’attente et d’aggraver l’individualisme et la concurrence au sein du salariat. 

 

Introduction : L'employabilité, une notion à questionner, des usages à reconstruire (Dominique Glaymann et Frédéric Moatty) 

 

Préambule : Les dynamiques des versions opérationnelles entre individuel et collectif (Bernard Gazier)

 

I / Employabilité et formation (partie coordonnée par Catherine Béduwé)

- La certification professionnelle au service de l'employabilité des individus : de l'opportunité à la contrainte (Fabienne Maillard)

Se raconter sans "se la raconter", l'employabilité au prisme de l'alternance (Stéphanie Mignot-Gérard, Constance Perrin-Joly, François Sarfati et Nadège Vézinat)

- "Employabilité" académique et lutte des places dans la recherche et l'enseignement supérieur public (Jean Francès)

- De l'usage de l'employabilité dans le champ de la formation professionnelle continue : une forme paradoxale de contrôle social (Louis-Marie Barnier, Jean-Marie Canu et Francis Vergne)

-  L'employabilité à l'épreuve de la contributivité : le cas de la gestion paritaire des cotisations patronales pour la formation continue (Josua Gräbener)

 II/ Employabilité et insertion professionnelle (partie coordonnée par Cédric Frétigné)

Questionner la (re)mise au travail des "éloignés de l'emploi", la sélection et l'évaluation des chômeurs dans les structures d'insertion par l'activité économique (Clément Gérome)

Insertion et employabilité : les paradoxes de la contractualisation incitative (Pierre-Henri Morand et Patrick Gianfaldoni)

- Morale de l'emploi et construction de l'employabilité par les conseillers de Pôle emploi (Linda Lavitry)

Insertion et maintien sur le marché du travail des journalistes non stables (Clémence Aubert-Tarby)

 

 III/ Employabilité et système d'emploi (partie coordonnée par Jean-Pierre Durand et François Sarfati)

- L'employabilité ou comment l'érosion de la norme d'emploi conduit à la dissolution de la relation salariale (Stephen Bouquin)

- Âge et employabilité, les critères d'âge dans la gestion et les projets de carrière (Constance Perrin-Joly)

- L'inemployabilité des jeunes dipllômés, une construction sociale ? (Dominique Glaymann)

La qualification versus l'employabilité : un enjeu syndical (Benoît Scalvinoni)

 

Conclusion générale : L'employabilité ou l'injonction à gérer sa vie comme un capital (Guillaume Tiffon)

 

Sociologie de Lille (parution collection Repères, éditions La Découverte)

Cher(e)s collègues,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication imminente du nouveau Repères aux éditions La Découverte sur la Sociologie de Lille (et de son agglomération) :
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sociologie_de_Lille-9...

Collectif Degeyter, Sociologie de Lille, 2017, Paris, La découverte, coll. « Repères » (Le collectif Degeyter est composé d'Antonio Delfini, Fabien Desage, Fabien Eloire, Rémi Lefebvre, Yoan Miot, Frédéric Poulard, Stéphanie Pryen, Juliette Verdière et Cécile Vignal).

Résumé :

À Lille, le récit d’une agglomération reconvertie en métropole tertiaire, culturelle et créative semble avoir chassé les fantômes de la crise économique. Mais, cinquante ans après le début de sa désindustrialisation et sans nier les dynamiques économiques et culturelles nouvelles, la « bifurcation tertiaire » est loin d’avoir tenu ses promesses.

Lille est aujourd’hui la grande agglomération régionale la plus ségrégée de France. Les politiques publiques nationales et locales se sont révélées impuissantes à réduire les inégalités sociospatiales héritées du développement industriel et à contrecarrer un chômage persistant. La reconversion tertiaire s’est accompagnée d’une précarisation accrue du marché du travail et de ségrégations renouvelées, tant sur le plan résidentiel que scolaire.

Cet ouvrage rend compte de ces transformations, indissociablement politiques, économiques et sociales, qui font de l’agglomération lilloise un site privilégié pour comprendre les dynamiques inégalitaires des villes contemporaines.

 

 

Introduction
I / De la ville industrielle aux reconversions tertiaires

Une ville habitée par les ouvriers
L’explosion de la production textile - La condition ouvrière - Les travailleurs migrants
Une ville façonnée par la bourgeoisie
Les « maîtres du Nord » - Lille, ville « haussmannienne » ? - Les industriels et le logement ouvrier
Une ville remodelée par la reconversion
Restructuration textile et conséquences sociales - Le pari de la tertiarisation
II / La métropolisation comme salut ?
Conjurer la crise par la réforme du gouvernement local : aux origines de la « métropole du Nord »
Une pensée d’État - Une réappropriation rapide par les élus locaux et le patronat
De quoi la métropolisation est-elle le nom ?
L’attractivité et le rayonnement comme nouveaux mantras - L’approfondissement du consensus communautaire : l’union fait la force, mais la force de qui ? - Atténuer les coûts sociaux du projet de métropolisation : de la Ville renouvelée aux politiques de peuplement
III / Sous la métropole, une ville populaire et inégalitaire
Les réalités contrastées de l’emploi et du chômage
Une reconversion tertiaire en trompe-l’œil - La face cachée de la tertiarisation - Le chômage lillois ou la restructuration permanente
Une agglomération populaire, marquée par la ségrégation sociospatiale
La résistance des classes populaires face au rattrapage des cadres ? - Gentrification à la lilloise
Vie quotidienne des classes populaires précarisées
Discriminations et racialisation de la question sociale - La pauvreté comme quotidien
IV / Des jeunesses confrontées à un espace scolaire segmenté
Le poids de l’enseignement privé : catholicisme patronal et encadrement du monde ouvrier
La formation des enfants de la bourgeoisie patronale - Former les ouvriers
Réussite scolaire différenciée et polarisation sociale des établissements scolaires lillois
Une ségrégation scolaire qui accentue la ségrégation sociale - Une mise en concurrence des établissements scolaires transversale aux secteurs public et privé
Lille et ses étudiants
L’enseignement supérieur dans l’agglomération lilloise - La géographie lilloise des étudiants - Trouver un emploi ou la reproduction des inégalités
V / Un bastion socialiste ?
Le modèle historique du socialisme municipal
Une terre de guesdisme - La modernisation de l’hégémonie socialiste dans les années 1970 - Fragilités du bastion
L’érosion électorale du bastion
La montée de l’abstention - La faiblesse des rivaux à gauche et à droite du PS
La rétraction du milieu partisan socialiste
L’érosion de la base militante - Les réseaux participatifs et associatifs - L’équation personnelle de Martine Aubry
VI / La culture, entre fiction politique et nouveau mythe urbain
L’avènement d’une politique artistique événementielle
Impulsion patronale et leadership politique - Les ingrédients du consensus - Pérennisation de l’événement et désolidarisation territoriale
Par-delà la fête, les controverses
Le paradigme participatif en question - La culture, cheval de Troie de la gentrification ?
Conclusion
Repères bibliographiques.

Parution du N°10 de La NRT

Cher.e.s collègues,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du N° 10 de La nouvelle revue du travail, dont le Corpus s’intéresse aux « genres au travail » avec un éclairage assez particulier. Les autres rubriques traitent de questions d’actualités ou non : Controverses sur le traitement des demandeurs d’emploi à partir du film de Ken Loach, I,Daniel Blake ; Champs et contrechamps sur le dessin ouvrier au XIXe siècle et enfin Varia sur le « new public management » en Grande Bretagne d’une part et sur la professionnalité du travail des libraires jeunesse d’autre part. Le tout est complété par un entretien dans Matériaux avec une jeune femme issue des classes populaires, bénéficiaire de la Garantie Jeunes, qui expose ses rapports au travail. Sans oublier la douzaine de recensions qui traitent de façon critique les ouvrages reçus.
 
 
 
 

Parution Territoires de la violence politique en France, de la fin de la guerre d'Algérie à nos jours

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La violence politique n’a jamais disparu en France. Pourtant, la mise sous silence ou le dénigrement du phénomène et de ses motivations idéologiques demeurent toujours prégnants. La période qui s’ouvre après la fin de la guerre d’Algérie est généralement considérée comme une période de pacification de l’espace national sur le plan militaire, malgré la contestation des « années 68 » et l’essor des mouvements nationalistes. Les récents attentats, le plan vigipirate et l’état d’urgence viennent toutefois bouleverser la tendance.

 

Dès lors, comment penser la violence politique en régime démocratique ? Quelles sont ses formes, ses causes, ses espaces ? Quelles identités produisent ce phénomène dans le rapport à l’Etat-nation ?

 

A travers un panorama de la violence politique en France durant les 50 dernières années, de l’Action française aux militants de gauche radicale et indépendantistes, cet ouvrage entend sortir le phénomène de son exceptionnalité. Il invite à analyser le continuum historique et les mutations de l’action politique violente du point de vue des frontières géographiques et de celui des politiques françaises.

 

Cet ouvrage est le deuxième de la collection «Violences et radicalités militantes en France» après Histoire des services d’ordre en France du XIXe siècle à nos jours, sous la direction de François Audigier.

 

La collection « Violences et radicalités militantes en France » rassemble les actes des colloques, journées d’études et tables rondes du programme pluridisciplinaire de l’ANR Vioramil qui étudie de manière quantitative et qualitative toutes les formes de violences et radicalités militantes commises en France depuis les années 1980.

 

SOMMAIRE

 

Introduction

 

Fanny BUGNON (Tempora, Université Rennes 2)
et Isabelle LACROIX (Printemps, UVSQ/Paris Saclay)

 

Détruire la république : la part de la violence politique dans l’Action française d’après-guerre

 

Humberto CUCCHETTI (CEIL-CONICET Argentine)

 

Espaces et violences de l’extrême droite radicale

 

Nicolas LEBOURG (IERES, George Washington University/CEPEL Université de Montpellier)

 

La Ligue communiste et la question de la violence dans les années 68 : l’exemple de Rennes

 

Hugo MELCHIOR (CRAPE – Arènes, Université Rennes 2)

 

Combats de rue et essoufflement de la contestation : autour de Richard Deshayes et de Vive la Révolution
Manus MCGROGAN (SLAS Department, University of Portsmouth)

 

La violence contre le nucléaire : le cas Golfech

 

Théo GEORGET (Université de Lorraine)

 

Stratégie, rapport de force et usage de la violence politique dans la France contemporaine : l’exemple du mouvement autonome à travers ses territoires politiques
Hugo PATINAUX (GRHis, Université de Rouen)

 

La violence skinhead dans l’Aisne

 

Stéphane FRANÇOIS (GSRL, Université de Valenciennes)

 

Un phénomène de violence politique contemporaine en Bretagne : le FLB et l’ARB (1966-2000)

 

Erwan CHARTIER-LE FLOCH (CRBC, Université Rennes 2)

 

Itinéraire d’un entrepreneur politique au cœur de la violence indépendantiste corse. Analyse sociologique du parcours militant de Jean-Michel Rossi
Thierry DOMINICI (LISA, Université de Corse)

 

La figure du « casseur » : retour sur les affrontements du contre-sommet de l’OTAN de 2009 à Strasbourg

 

Matthijs GARDENIER (LERSEM, Université Montpellier 3)

 

Conclusions

 

François AUDIGIER (CRULH, Université de Lorraine)

 

Pistes bibliographiques

 

 

once...

" Michael Burawoy, Editor Global Dialogue 7.1"

   

 

Letter from Michael Burawoy, Editor of Global Dialogue

March 16, 2017

The March issue of Global Dialogue (GD7.1) has now been posted. We lead with interviews of four distinguished sociologists from four different continents: Mona Abaza reflects on the fate of Post-Revolutionary Egypt and the militarization of life in Cairo; Luc Boltanski tells us how detective novels can be a basis of a sociology of critique; Sarah Mosoetsa recounts the engaging of an amazing institute she directs in South Africa; and Patricia Hill Collins presents her famous critique of the media representation of African-American women.  Then there follows five articles on Singapore’s flourishing sociology after the authoritarian rule of Lee Kuan Yew.  We have two articles on the rightward shift in Polish politics, specifically the anti-gender politics around abortion rights, and the protests they engendered. We end with a report on the thriving ISA Junior Sociologists Network and introductions to the Indonesian editorial team. 

I will be stepping down from being editor of Global Dialogue at the end of the year.  The ISA is looking for a successor editor.  You can find the call for applications at the ISA website.
          

    
   

     GLOBAL DIALOGUE Volume 7 Issue 1

 

  • Global Dialogue 7.1 (March 2017) can be found here in the following languages:

ENGLISH | FRENCH | SPANISH | CHINESE (TRADITIONAL) | CHINESE (SIMPLIFIED) | FARSI | PORTUGUESE | ARABIC | JAPANESE | RUSSIAN| POLISH| TURKISH| ROMANIAN| KAZAKH| INDONESIAN| BENGALI|

 

 

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"Freud à l'école...De la résistance des sujets aux sujets de la résistance" de Marc chatellier

 

Bonjour,

 

Merci de trouver ci-joint l'annonce de la parution de l'ouvrage de Marc Chatellier, Freud à l'école qui vient de paraître dans la collection Altérité critique poche aux Editions du Bord de l'Eau. 

Vous en souhaitant bonne réception,

Le collectif Illusio

--

Collectif Illusio

revue.illusio@wanadoo.fr 

http://www.revueillusio.fr/

Collection Altérité critique - Editions Bord de l'Eau

 

Jeux de pouvoir dans nos poubelles. Économies morales et politiques du recyclage au tournant du XXIe siècle

Jeux de pouvoir dans nos poubelles. Économies morales et politiques du recyclage au tournant du XXIe siècle, Paris, Pétra, 2017.

sous la direction de Nathalie Ortar et Elisabeth Anstett

Mettre ou ne pas mettre à la poubelle, est devenu un geste moralement voire politiquement connoté. En effet, le déchet est toujours appréhendé à partir de systèmes de valeur qui assignent une valence positive ou négative au fait de se séparer ou au contraire de conserver des matériaux devenus inutiles. Bien plus, les notions de pureté et d’impureté comme celle de pollution, dont l’anthropologue Mary Douglas a contribué à montrer l’importance, sont fréquemment associées aux matières détritiques et contribuent à poser l’analyse des pratiques de recyclage et de récupération dans le champ de la morale.

Jeux de pouvoir dans nos poubelles, qui rassemble des contribution d’anthropologues et de sociologues, mais aussi d’historiens, de géographes et de philosophes travaillant sur des terrains européens et latino-américains, se propose de questionner plus précisément les économies morales auxquelles sont adossées les pratiques de récupération ou de mise en circulation des déchets, dans l’objectif de mettre au jour leurs paradoxes et leurs contradictions internes, tout autant que leurs logiques politiques sous-jacentes.

Avec les contributions de :

Jean-Baptiste Bahers, Denis Blot, Sebastian Carenzo, Romain Garcier et Fanny Verrax, Linda Gonzalez-Lafaysse, Gay Hawkins, Deborah Laks, Fanny Pacreau, Mariano Perelman et Stavroula Pipyrou.

 

Sommaire:

Introduction

Quelle morale pour les restes ?

(N. ORTAR et E. ANSTETT)

Chapitre 1 Repenser le déchet : de l’éthique au matériau politique

(G. HAWKINS)

Chapitre 2 La responsabilité élargie du producteur (REP) : un dispositif déresponsabilisant ?

(F. VERRAX et R. J. GARCIER)

Chapitre 3 La dimension contradictoire et paradoxale des injonctions adressées aux consommateurs : le cas des déchets électriques

(J.-B. BAHERS)

Chapitre 4 La récupération et le tri à la déchetterie. Vices et vertus de l’appropriation des déchets

(F. PACREAU)

Chapitre 5 La récupération des déchets… à la croisée d’enjeux politiques, moraux et sociétaux

(L. GONZALEZ-LAFAYSSE)

Chapitre 6 Fétichismes de la matière jetée : une économie morale de la gestion des déchets dans la région métropolitaine de Buenos-Aires, Argentine

(S. CARENZO)

Chapitre 7 Des déchets transformés. Appartenances sociales et assignations morales sur les marchés de vêtement d’occasion en Italie

(S. PIPYROU)

Chapitre 8 Collecte des déchets, crise et identités sociales

(M. D. PERELMAN)

Chapitre 9 À propos des déchets sauvages : petits exemples de confrontation entre une morale sociale et une morale environnementale

(D. BLOT)

Chapitre 10 Les nouveaux réalistes, des artistes aux mains sales ?

(D. LAKS)

Liste des contributeurs et résumés des textes

 

Lien vers le site de l’éditeur : https://www.editionspetra.fr/livres/jeux-de-pouvoir-dans-nos-poubelles-economies-morales-et-politiques-du-recyclage-au-tournant

 

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L'Etat providence face aux opinions publiques

L'Etat providence face aux opinions publiques, Frédéric Gonthier, Presses Universitaires de Grenoble, coll. Libres Cours Politique, 2017, 264 p..

Pourquoi les Européens sont-ils aussi nombreux à soutenir un État providence fort ? Quels sont les pays où cet attachement est le plus prononcé ? Comment les attentes ont-elles évolué depuis les années 1980 ?

Dans un contexte d’austérité et de remise en question des politiques sociales, l’ouvrage fait le point sur les résultats de plusieurs enquêtes menées dans près de 50 pays du monde. Il dresse un panorama complet des opinions sur l’État providence et explique leurs variations dans le temps et dans l’espace.

L'ouvrage passe également en revue la littérature internationale et analyse comment les citoyens forment leurs préférences, en insistant sur les apports et les limites des sondages.

Il aborde encore la question clef des dynamiques d’opinion : comment rendre compte des mouvements de l’opinion ? Quels sont les groupes qui les portent ?

Les acteurs du monde politique y trouveront de nombreuses informations sur la légitimité de l’État providence et de ses domaines d’intervention, mais aussi sur les attentes des Français en matière de fraude sociale ou de non-recours aux aides publiques.

Table des matières

Introduction

Première Partie. MESURER ET DÉCRIRE LES ATTITUDES À L’ÉGARD DE L’ÉTAT PROVIDENCE
Chapitre 1. Panorama international

· Une montée de l’antilibéralisme économique en Europe
· Des opinions stables sur les grandes fonctions économiques et sociales de l’État
· Un État providence investi de plusieurs responsabilités, mais dont les effets ne sont pas toujours perçus comme positifs

Chapitre 2. Des opinions sur l’économie aux attitudes à l’égard de l’État providence
· Les opinions sur les problèmes économiques et sociaux sont‑elles cohérentes ?
· Le rôle clef des valeurs
· Les attitudes à l’égard de l’État providence restent ambivalentes

Chapitre 3. Des attitudes multidimensionnelles
· Comment les opinions font système
· Décomposer les attitudes à l’égard de l’État providence en Europe

Deuxième Partie. EXPLIQUER LES ATTITUDES À L’ÉGARD DE L’ÉTAT PROVIDENCE ET LEURS ÉVOLUTIONS
Chapitre 1. Intérêts versus valeurs, une fausse opposition
· L’influence des intérêts
· Le poids des valeurs et des normes sociales
· L’influence conjointe des intérêts des valeurs

Chapitre 2. Quelles différences entre pays ?
· La place des institutions
· Des intérêts individuels aux intérêts collectifs
· Les effets des indicateurs macrosociaux

Chapitre 3. Les évolutions des attitudes à l’égard de l’État providence
· Montée de l’individualisme et désengagement de l’État, des explications limitées
· Les cycles économiques, une lecture féconde mais encore peu développée

Conclusion
Bibliographie
Annexes, Illustrations