Martine Court

Cher-e-s collègues,

J’ai l’honneur de présenter ma candidature au CE de l’AFS lors du congrès d’Amiens.

Agée de 45 ans, je suis actuellement maîtresse de conférences en sociologie à l’université Clermont Auvergne. Ma formation de sociologue s’est déroulée principalement à l’École Normale Supérieure de Cachan, à l’université Paris X Nanterre et à l’université Lyon II. Actuellement en poste dans une UFR de Psychologie, je suis rattachée à un laboratoire de cette discipline - le LAPSCO (université Clermont Auvergne, CNRS) - et membre associée du Centre Max Weber (université Lyon II, CNRS, ENS Lyon).

Mes recherches sont consacrées à l’étude de la socialisation pendant l’enfance au croisement de la sociologie du genre et de la sociologie des classes sociales. J’ai travaillé sur cette thématique à partir de différents objets dont les principaux sont le corps, le vêtement, le travail domestique, les pratiques culturelles et les inégalités scolaires. Je pratique (et j’enseigne) une sociologie empirique, mobilisant une pluralité de méthodes et appuyée de manière systématique sur des enquêtes de terrain.

Lors du congrès de 2015 à l’UVSQ, j’ai fondé (avec Muriel Darmon et Daniel Thin) le RT50 « Socialisations ». L’animation de ce réseau, en collaboration avec les autres membres du RT, a été une expérience extrêmement riche et formatrice. L’organisation du congrès, la préparation des trois journées d’étude que le RT50 a tenues depuis 2015, ainsi que la construction des relations avec les autres RT, sont toutes des tâches qui m’ont passionnée et je serais heureuse de pouvoir poursuivre ce travail d’animation et de promotion de notre discipline en tant qu’élue du CE de l’AFS.

Entre autres projets, je souhaiterais notamment travailler à développer au sein de l’AFS une réflexion sur l’enseignement de la sociologie. Alors que la plupart des sociologues sont chercheurs et enseignants, il existe en effet aujourd’hui peu d’espaces institutionnels où cette réflexion peut être conduite. A travers une série d’actions qu’il convient d’imaginer ou de poursuivre (par exemple encourager l’organisation de sessions sur des questions relatives à l’enseignement lors des congrès, soutenir les manifestations dédiées à ces questions, ou leur consacrer un numéro de Socio-Logos), il s’agirait précisément de se doter de tels espaces et de favoriser ce faisant la discussion collective autour de ce sujet.

Bien à vous toutes et tous,

Martine Court
http://lapsco.univ-bpclermont.fr/sites/court/