Lorenzo Barrault-Stella

Bonjour,

 

 

Je souhaite proposer aux membres de l'Association Française de Sociologie ma candidature à l'élection de son comité exécutif.

 

 

Je m’appelle Lorenzo Barrault-Stella, j’ai 33 ans et je suis membre du CRESPPA-CSU - UMR 7217 - Universités Paris 8 et Paris 10. Depuis 2013, je suis chargé de recherche au CNRS, après une thèse de sociologie politique relative à la carte scolaire et un post-doctorat à l’INRA de Dijon. Mes travaux portent pour l’essentiel sur les phénomènes de politisation et sur les transformations de l’institution scolaire, ils font dialoguer sociologie de l’action publique, sociologie de l’éducation et analyse des comportements politiques. Pratiquant les sciences sociales du politique, je participe régulièrement aux activités de l’AFS depuis 2009 et je suis membre actif du RT 34 depuis deux ans.

 

 

Ma candidature au comité exécutif de l’AFS se justifie par plusieurs raisons. Je suis particulièrement attaché à l’indépendance de la sociologie face à d’autres formes de pouvoir, et donc convaincu de la nécessité d’une organisation professionnelle forte pour défendre notre discipline face aux multiples formes de disqualification dont elle peut être l’objet. Nombre d’actions déjà entreprises par l’AFS méritent en ce sens d’être poursuivies. Je me propose d’y contribuer, par exemple en participant au développement de la revue Socio-logos ou en collaborant aux bonnes relations avec d’autres disciplines et associations professionnelles, à l’image de celles de la science politique (ANCMSP, AECSP, AFSP). Dans un contexte où les sciences sociales sont menacées, il est plus que nécessaire de se mobiliser collectivement et de manière interdisciplinaire, aussi bien en France qu’à l’international. En lien direct, la question des conditions d’exercice du métier de sociologue, et en particulier de la précarité des jeunes chercheur.e.s, me semble constituer un chantier de tout premier ordre que l’AFS doit poursuivre. J’espère contribuer aux efforts de l'association pour rendre plus justes et plus claires les pratiques de notre milieu, tant sur les conditions de travail et de rémunération des jeunes enseignant.e.s chercheur.e.s, que sur les modes de recrutement et les divers obstacles qui entravent la pratique et l’essor de la sociologie contemporaine.