Soutenance de thèse d'Elodie Ros "Le Réseau de l’Économie Alternative et Solidaire (REAS). Pratique militante, forme d’engagement et projet politique dans le mouvement de,l’économie solidaire en France (1990-2000)"

J'ai le plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse intitulée: "Le Réseau de l’Économie Alternative et Solidaire (REAS). Pratique militante, forme d’engagement et projet politique dans le mouvement de,l’économie solidaire en France (1990-2000)" (résumé ci-joint).

 Cette recherche propose une étude du Réseau de l'économie alternative et solidaire (REAS) à travers les parcours d'engagement de ses militants.

 La soutenance aura lieu le mardi 27 juin à 14h, en salle de Conférence du site Pouchet du CNRS, 59-­61 rue Pouchet 75017 Paris

 Elle sera suivie d'un pot.

Le jury est composé des membres suivants:

  • - Monsieur Jacques Archimbaud, Vice-président de la commission nationale du débat public ;
  • - Madame Marie-Hélène Bacqué, Professeure en études urbaines, Université Paris‑Ouest Nanterre La Défense (Rapporteure);
  • - Monsieur Jean-Marie Donégani, Professeur des Universités, Sciences Po ;
  • - Madame Hélène Hatzfeld, intellectuelle, ENSAPVS ;
  • - Madame Sylvie Ollitrault, Directrice de recherche au CNRS, Sciences Po Rennes (Rapporteure);
  • - Monsieur Yves Sintomer, membre Senior de l'Institut Universitaire de France, professeur de science politique, Université de Paris 8,  (CRESPPA-CSU, CNRS/Université de Paris 8), (Directeur de thèse)

Elodie Ros

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Résumé

Ce travail est le produit d'une recherche empirique sur le réseau pour une économie alternative (REAS) et ses militants. Il interroge les origines de son projet à partir des parcours antérieurs de ses militants. De 1990 à 1998, Le REAS a tenté de fédérer les initiatives d'économie solidaire afin de faire émerger son projet politique dans le débat public.
Il s'est agit de savoir si ce projet et son militantisme étaient le fruit d'une simple reconversion d'un habitus militant d'origine chrétienne ou bien celui d'une interaction entre différentes traditions militantes.
L'enquête a permis la reconstitution des parcours antérieurs des militants du REAS à partir de l'analyse d'archives et de la revue éditée par le réseau mais surtout d'une soixantaine d'entretiens avec les acteurs du REAS. Elle a montré que chacune des trois classes d'âge de militants (les moins de 35 ans, les 35-45 ans et les plus de 45 ans) a incarné une dynamique de parcours militantes distinctes. Les plus âgés apportent la dimension chrétienne de gauche, le groupe intermédiaire apporte la politisation de cette première dimension et le groupe des jeunes apporte la préoccupation quotidienne et l’ancrage local. Le projet politique du REAS et son militantisme peuvent alors se définir comme une affinité élective entre trois éléments distincts au départ. Si l’on peut y retrouver les grandes de lignes de l’influence chacune des trois dynamiques militantes, le projet du REAS ne se définit ainsi que dans leur combinaison. Cependant, l'affinité élective ne se produit en théorie entre deux éléments. La démonstration d’une affinité élective à trois éléments semble inédite et mériterait d’être spécifiquement interrogée.