Parution Territoires de la violence politique en France, de la fin de la guerre d'Algérie à nos jours

Saisissez ici le texte de votre ann

La violence politique n’a jamais disparu en France. Pourtant, la mise sous silence ou le dénigrement du phénomène et de ses motivations idéologiques demeurent toujours prégnants. La période qui s’ouvre après la fin de la guerre d’Algérie est généralement considérée comme une période de pacification de l’espace national sur le plan militaire, malgré la contestation des « années 68 » et l’essor des mouvements nationalistes. Les récents attentats, le plan vigipirate et l’état d’urgence viennent toutefois bouleverser la tendance.

 

Dès lors, comment penser la violence politique en régime démocratique ? Quelles sont ses formes, ses causes, ses espaces ? Quelles identités produisent ce phénomène dans le rapport à l’Etat-nation ?

 

A travers un panorama de la violence politique en France durant les 50 dernières années, de l’Action française aux militants de gauche radicale et indépendantistes, cet ouvrage entend sortir le phénomène de son exceptionnalité. Il invite à analyser le continuum historique et les mutations de l’action politique violente du point de vue des frontières géographiques et de celui des politiques françaises.

 

Cet ouvrage est le deuxième de la collection «Violences et radicalités militantes en France» après Histoire des services d’ordre en France du XIXe siècle à nos jours, sous la direction de François Audigier.

 

La collection « Violences et radicalités militantes en France » rassemble les actes des colloques, journées d’études et tables rondes du programme pluridisciplinaire de l’ANR Vioramil qui étudie de manière quantitative et qualitative toutes les formes de violences et radicalités militantes commises en France depuis les années 1980.

 

SOMMAIRE

 

Introduction

 

Fanny BUGNON (Tempora, Université Rennes 2)
et Isabelle LACROIX (Printemps, UVSQ/Paris Saclay)

 

Détruire la république : la part de la violence politique dans l’Action française d’après-guerre

 

Humberto CUCCHETTI (CEIL-CONICET Argentine)

 

Espaces et violences de l’extrême droite radicale

 

Nicolas LEBOURG (IERES, George Washington University/CEPEL Université de Montpellier)

 

La Ligue communiste et la question de la violence dans les années 68 : l’exemple de Rennes

 

Hugo MELCHIOR (CRAPE – Arènes, Université Rennes 2)

 

Combats de rue et essoufflement de la contestation : autour de Richard Deshayes et de Vive la Révolution
Manus MCGROGAN (SLAS Department, University of Portsmouth)

 

La violence contre le nucléaire : le cas Golfech

 

Théo GEORGET (Université de Lorraine)

 

Stratégie, rapport de force et usage de la violence politique dans la France contemporaine : l’exemple du mouvement autonome à travers ses territoires politiques
Hugo PATINAUX (GRHis, Université de Rouen)

 

La violence skinhead dans l’Aisne

 

Stéphane FRANÇOIS (GSRL, Université de Valenciennes)

 

Un phénomène de violence politique contemporaine en Bretagne : le FLB et l’ARB (1966-2000)

 

Erwan CHARTIER-LE FLOCH (CRBC, Université Rennes 2)

 

Itinéraire d’un entrepreneur politique au cœur de la violence indépendantiste corse. Analyse sociologique du parcours militant de Jean-Michel Rossi
Thierry DOMINICI (LISA, Université de Corse)

 

La figure du « casseur » : retour sur les affrontements du contre-sommet de l’OTAN de 2009 à Strasbourg

 

Matthijs GARDENIER (LERSEM, Université Montpellier 3)

 

Conclusions

 

François AUDIGIER (CRULH, Université de Lorraine)

 

Pistes bibliographiques

 

 

once...