"La santé des artisans au fil du parcours professionnel. De l'acharnement au travail au souci de soi"

 

Avis de soutenance

 

 Olivier CRASSET a le plaisir de vous convier à sa soutenance de thèse de doctorat en sociologie intitulée:

« La santé des artisans au fil du parcours professionnel. De l'acharnement au travail au souci de soi. » 

 

Elle se déroulera le jeudi 27 novembre 2014 à 14h. à l'UFR de sociologie de l'Université de Nantes, salle 3000 (salle du Cens).

 

 Le jury sera composé de :

Sylvie CÉLÉRIER, Professeure à l'Université de Lille 1, rapporteure.

Annie COLLOVALD, Professeure à l'Université de Nantes.

Annie DUSSUET, Maîtresse de conférences HDR à l'Université de Nantes, directrice de la thèse.

Françoise LE BORGNE-UGUEN, Professeure à l'Université de Bretagne Occidentale.

Marc PERRENOUD, Maître d'enseignement et de recherche à l'Université de Lausanne ;

Olivier SCHWARTZ, Professeur à l'Université Paris Descartes, rapporteur.

 

 La soutenance sera suivie d'un pot auquel vous êtes chaleureusement invité-e-s. Afin de le préparer au mieux, il vous remercie de le prévenir de votre présence à l'adresse ci-dessous: 

 

Olivier Crasset

Doctorant en sociologie

Centre Nantais de Sociologie (CENS EA 3260)

UFR de Sociologie - Université de Nantes

 

 

 

Résumé de la thèse :

 La santé des artisans a été peu étudiée jusqu'ici. Cette thèse met en évidence le rapport singulier qui existe entre le travail et la santé dans cette population. Il s'agit de répondre à des questions laissées en suspens par l'épidémiologie en examinant comment les artisans construisent, utilisent et convertissent leur capital corporel.  

L'étude inclut une analyse secondaire de SIP 2006 et des entretiens approfondis. Elle s'appuie sur une enquête ethnographique et sur 15 ans d'activité professionnelle dans l'artisanat. L'échantillon compare des artisans d'origine populaire avec d'autres issus de la classe moyenne. 

Au fil du parcours professionnel, la façon dont un artisan s'engage physiquement dans le travail varie. Au départ, il s'appuie sur ses compétences physiques, quitte à malmener son corps, pour s'insérer dans le marché économique et dans des réseaux où circulent les offres d'ouvrage. Puis, quand il vieillit, le capital social, économique et spécifique permet de maintenir l'activité en prenant le relais d'une santé devenue plus fragile. Dans un premier temps, la santé est mise au service de l'entreprise, puis la relation s'inverse. L'artisan peut d'autant mieux préserver sa santé que son investissement en capital corporel a porté ses fruits. Les artisans créateurs, qui disposent au départ un capital culturel plus élevé que les hommes de métier, renforcent leur avantage dans ce domaine, alors que ces derniers développent surtout un capital social pour trouver du travail de bonne qualité. L'enquête montre l'existence d'un collectif de travail qui intervient dans la reproduction du groupe, la circulation des offres d'ouvrage, des risques et des savoir-faire de prudence.

 

 

 

 

 

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