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Appel à communications de la 3e Biennale de la sociologie de l’urbain et des territoires : « Ville et capitalisme »

3e Biennale de la sociologie de l’urbain et des territoires

« Ville et capitalisme »

Appel à communications

 

Informations générales


Les 17, 18 et 19 octobre 2018, le RT9 de lʼAssociation française de sociologie organisera à Marseille, sa 3e Biennale de la sociologie urbaine et des territoires, qui fait suite aux deux premières éditions organisées à Lille en décembre 2014 et à Toulouse en septembre 2016.

Ces journées d’études ont vocation à rassembler l’ensemble des sociologues français-e-s, et plus largement les chercheurs en sciences sociales (politistes, anthropologues, économistes, géographes, historiens, démographes, etc.),qui travaillent sur les questions urbaines et territoriales.Cette manifestation se veut un moment privilégié d’échanges et d’analyses autour d’une grande thématique de recherche.

Cette année, la Biennale se tiendra à l’EHESS à Marseille (Pôle de la Vieille Charité – 2, rue de la Charité, 13001) et est organisée avec le soutien de l’iNED, du LISST, du CESAER (INRA-Agrosup), de l’IRISSO (Université Paris-Dauphine-PSL), du LAMES, du CRESPPA-CSU, du CeRIES (Université de Lille), du Centre Norbert Elias et du PRINTEMPS-UVSQ.

La première journée (mercredi 17/10) est consacrée à l’atelier doctoral du RT9. Rendez-vous annuel depuis une dizaine d’années, cet atelier autogéré est organisé par un comité ad hoc de doctorant-e-s du RT9, avec l’appui d’un comité scientifique d’enseignant-e-schercheur-e-s confirmés pour évaluer et sélectionner les propositions de communication. Un appel à communications spécifique sera diffusé prochainement.

Les deuxième et troisième journées (jeudi 18/10 et vendredi 19/10) constituent le cœur de la Biennale. Elles comportent des séances plénières, dont le programme sera diffusé prochainement, et des ateliers thématiques consacrés aux différents aspects du lien entre ville et capitalisme. L’appel à communication diffusé ci-après vise à construire des ateliers thématiques. Enfin, une projection-débat du documentaire Bricks, réalisé par Quentin Ravelli, se tiendra dans la soirée du jeudi 18 octobre.

Frais d’inscription (déjeuners inclus)


Etudiant-e-s en master, doctorant-e-s et chercheur-e-s sans financement                                                            Gratuit

Doctorant-e-s allocataires, post-doctorant-e-s et chercheur-e-s sur contrat                                           30€                                                                                                                                                                                   

Enseignant-e-s-chercheur-e-s et chercheur-e-s titulaires (MCF, PU, CR, DR, etc.)                                   95€

 

Les frais d’inscription peuvent être réglés :

- soit par chèque à l’ordre du RT9, à adresser au RT9, 1 place de la Concorde, 31000 Toulouse ;

- soitpar virement bancaire sur le compte du RT9 (le RIB/IBAN sera disponible sur la page du RT9 : http://www.afs-socio.fr/RT9).

Pour des raisons pratiques, l’inscription doit être effectuée avant le 1er octobre.

 

Texte de l'appel à communications :

Ville et capitalisme

Soixante ans après la publication de l’ouvrage Le droit à la ville, d'Henri Lefebvre, la troisième Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires propose d’interroger les interactions entre les dynamiques du capitalisme et les dynamiques urbaines, et plus largement les logiques économiques et marchandes de la production et de la transformation des territoires, ainsi que leur articulation avec les politiques et les mouvements sociaux.

 

Les liens entre ville et capitalisme constituent une interrogation fondatrice des recherches portant sur le fait urbain, comme l'illustrent l'ancienneté et le nombre des travaux en histoire et en sociologie ayant analysé les dynamiques croisées des révolutions industrielles, de l'urbanisation et de la marchandisation du sol et de l’immobilier depuis le début du XIXe siècle. La ville y apparait à la fois comme un lieu essentiel de production de capitalisme et un monde social transformé par l’essor et les mutations du capitalisme. Un temps délaissée en raison du déclin du paradigme marxiste dans la sociologie française, de la spécialisation des objets de recherche et du rétrécissement des échelles d'observation, cette question a récemment retrouvé son actualitésous l'effet de plusieursfacteurs.

Premièrement, les transformations contemporaines du capitalisme lui-même, marquées par le tournant postindustriel et les processus de mondialisation, de financiarisation et de déréglementationont des conséquencesterritorialesfortes. Un des effets les plus frappants de ces processus se manifeste par les restructurations économiques et socialesprofondes des villeset des territoires industriels, soulignant l’opposition entredesespaces « gagnants » de la mondialisation (villes globales, villes à forte spécialisation technologique, nouvelles villes-ateliers)et des territoires « perdants », confrontés au déclin économique et démographique.

Deuxièmement, si l’accélération de la circulation des hommes et des marchandises s’est traduite par l’intensification de la concurrence interurbaine, cette dernière s’est vue renforcée sous l’effet de la production de discours, de dispositifs et de représentations qui mettent en scène la concurrence entre les villes, classent et hiérarchisent les territoires. Depuis une trentaine d’années, la compétitivité et l’attractivité urbaines sont ainsi devenues des thèmes centraux pour les décideurs publics et privés. Aujourd’hui, les performances des villes sont, par exemple, systématiquement mesurées et comparées par les organismes internationaux, l’Europe, les Etats et leurs agences, les cabinets de conseil, la presse nationale ou spécialisée. Ces pratiques diffuses participent de la « mise en concurrence » des villes dans le cadre de politiques plus libérales et d’un capitalisme à la fois plus global et plus urbain. La multiplication des travaux depuis les années 1990 sur la gouvernance des villes et la montée de l’entrepreneuriat urbain témoignent en même temps de ce recours croissant des collectivités aux acteurs privés pour assurer le développement de leur territoire et la gestion des services urbains (distribution d’eau, ramassage des ordures ménagères, contrôle du stationnement, etc.).

Troisièmement, l’analyse des relations entre ville et capitalisme renvoie à la question de la recomposition des inégalités socio-spatiales. Du point de vue des populations, les inégalités socio-spatiales peuvent s’exprimer en termes de revenus, de patrimoine, de trajectoires socioprofessionnelles, mais aussi en termes d’accès à la ville, aux transports, aux marchés locaux du travail, aux équipements ou encore à la qualité environnementale. La crise des subprimes, survenue aux Etats-Unis à partir de 2007, a par ailleurs relancé la réflexion sur les risques économiques et socio-spatiaux liés à la financiarisation de l’immobilier dans un contexte marqué à la fois par le développement de pratiques de titrisation et de spéculation peu régulées.

Enfin, l'intérêt renouvelé des sociologues pour la question des liens entre ville et capitalisme se nourrit de plusieurs évolutions récentes du champ des sciences sociales. En France, la traduction et la diffusion des travaux de géographie « radicale » ont ainsi suscité d’importants débats. Dépassant l’étude de l'inscription spatiale des processus économiques, ils affirment la centralité des dynamiques urbaines dans les transformations du capitalisme. La ville constitue dans ce cadre théorique un instrument privilégié d'accumulation du capital et de production de valeur (ce que David Harvey nomme « l'urbanisation du capital »), qui invite à penser les « racines urbaines des crises capitalistes » et réactualise la question du « droit à la ville ». D’autres travaux, critiques ou non, s’intéressent aux facteurs de croissance économique des plus grandes métropoles, que ce soit sous l’angle de la concentration du pouvoir de commandement de l’économie globalisée (Sassen), de la spécialisation dans les secteurs de haute technologie (Scott et Storper) ou de la construction de systèmes de gouvernance efficaces (Kantor et Savitch, Le Galès). Enfin, des recherches récentes mettent l’accent sur la nécessité de ne pas se cantonner aux seules villes qui réussissent et aux seuls facteurs de cette réussite, pour au contraire promouvoir l’étude de la « ville ordinaire » (Robinson).

 

L’analyse des relations entre ville et capitalisme, à la croisée de plusieurs disciplines, présente ainsi plusieurs intérêts pour la sociologie. Tout d’abord, le concept de capitalisme est solidaire d'un ensemble de notions (« capital », « marché », « concurrence », « valeur », etc.), de flux (d'argent, de marchandises, d'individus) et d'institutions (décideurs politiques, gestionnaires et promoteurs de la ville), dont l'observation empirique soulève des questions théoriques et méthodologiques fondamentales : conflits de définition ; choix de l'échelle et des méthodes d'enquête ; accès aux sources. Les propositions de communication pourront ainsi réfléchir, à l'occasion de la présentation des matériaux sur lesquels elles s'appuient, sur les manières d'enquêter sur le capitalisme, ses acteurs et ses espaces. Ensuite, en raison de son encastrement institutionnel, le capitalisme ne constitue pas un système intangible et uniforme, mais présente de nombreuses variations historiques, nationales ou régionales. La notion – au pluriel – de « capitalismes urbains » peut alors offrir un terrain propice aux recherches fondées sur des comparaisons historiques, territoriales, intra- ou trans-nationales, à même de souligner la diversité des relations entre logiques politiques, logiques marchandes et dynamiques territoriales : entre les modèles keynésiano-fordiste et néo-libéral du capitalisme, entre les économies avancées et les pays des Suds, entre différentes aires urbaines au sein d’un même État, etc. La dimension proprement urbaine du capitalisme doit également être interrogée, pour prendre en compte la manière dont ces dynamiques se déclinent selon les types de territoire (urbain, périurbain, rural) et plus largement participent à la différenciation et au marquage des frontières entre ces espaces. Enfin, la thématique retenue permettra d'engager un dialogue interdisciplinaire entre la sociologie et les autres manières d'étudier la ville et l’espace en sciences sociales, mais également entre la sociologie urbaine et d'autres sous-champs de la sociologie, comme la sociologie économique, la sociologie de l’action publique, la sociologie du droit ou encore la sociologie des mouvements sociaux, dont les travaux contribuent depuis une dizaine d’années à renouveler et à enrichir la compréhension des liens entre ville et capitalisme.

 

Quatre axes de réflexion, qui serviront à la construction des ateliers thématiques, guident cette troisième édition de la Biennale. Des propositions de communication hors axes sont cependant également possibles.

 

Axe 1. Nouvelles compétitions territoriales

Un premier axe d’interrogation concerne la localisation des capitaux et les dynamiques qui président aux choix de localisation. En lien avec l'évolution des modes de régulation publique du capitalisme, et dans un contexte général de décentralisation et de recomposition du rôle de l’Etat, les pôles urbains et les collectivités locales apparaissent de plus en plus engagés dans une compétition pour la captation de financements (publics et privés) et de revenus (de nouveaux habitants et de touristes), ainsi que pour l’attraction d’entreprises et de capital humain. Cette évolution que tente de saisir le concept de « ville néo-libérale » ne se limite pas aux mégapoles de dimension internationale ou aux métropoles de dimension nationale, mais concerne également des villes moyennes à rayonnement régional, voire des petites villes. Un des objectifs de cetteBiennale est ainsi de réunir des travaux consacrés aux formes contemporaines de cette compétition interurbaine, en discutant les apports et les limites de la notion de ville néo-libérale (sa chronologie, son degré de rupture avec les formes antérieures d'organisation urbaine, ses formes localement différenciées, etc.), en interrogeant le rôle des politiques publiques nationales ou locales (stratégies de métropolisation, politiques d'attractivité et de compétitivité, patrimonialisation des quartiers centraux, mesures de rééquilibrage territorial, etc.), et en analysant le rôle de la circulation des outils du marketing urbain (benchmarking, création de marques, labellisation, etc.)dans cette reconfiguration. Ces politiques ont-elles des effets sur les décisions d’implantation des entreprises, sur les choix de localisation des ménages, sur les flux de visiteurs uniques ou réguliers ? Se font-elles au détriment de la satisfaction des besoins des populations et des acteurs économiques déjà présents dans ces territoires ? Une attention particulière pourra être portée aux politiques de grands équipements (liées par exemple à l’accueil de grands évènements sportifs et culturels internationaux) portées par les villes et les Etats, et à la manière dont elles contribuent tant à repenser l’aménagement urbain qu’à mettre en concurrence des territoires et des populations.

 

Axe 2. Marchandisation, financement et production de l’espace

La notion de capitalisme est étroitement liée à celle de marché, dont les règles du jeu (variables) sont façonnées par les pouvoirs publics et dont le fonctionnement dépend d’acteurs économiques (très grandes entreprises, investisseurs, intermédiaires, etc.) qui disposent d’un « pouvoir de marché », qu’il s’agisse des marchés fonciers et immobiliers, des marchés de la consommation, des marchés de l’emploi et des marchés interentreprises ou, plus en amont, des marchés financiers.

Cet axe vise en particulier à mettre en lumière les apports d'une approche des dynamiques urbaines fondée sur l'étude des marchés du sol, de l’immobilier et du logement. Il s’agira notamment de s’interroger sur l'internationalisation croissante des acteurs (compagnies d’assurance et fonds d’investissement immobiliers, entreprises de réseau, promoteurs, constructeurs, bailleurs, etc.), des canaux de financement, des modèles de développement urbain et des formes architecturales. Peut-on distinguer des villes en fonction du degré de privatisation du foncier, du bâti, etc. ? Plus largement, la marchandisation des espaces urbains, dont la conception obéit de plus en plus à l’impératif de « création de valeur » et de rentabilisation des actifs immobiliers, modifie-t-elle la manière de produire la ville ? Les terrains mobilisables sont très variés. A titre d’exemples, il peut s’agir du financement et de la conception de projets urbains et d’infrastructures (notamment dans le cadre de partenariats entre le public et le privé), de la vente du patrimoine immobilier de l’Etat, des collectivités territoriales et des bailleurs sociaux aux investisseurs, aux promoteurs ou aux ménages, des politiques de soutien à l’accession à la propriété, du développement de l’économie de plateforme qui modifie le fonctionnement des marchés urbains (l’immobilier dans le cas d’Airbnb ; le marché des services et du travail dans le cas d’Uber, etc.). L’accent pourra enfin être mis sur les conflits entre acteurs privés ou institutionnels et communautés locales que suscitent la reconversion et l'usage marchands des sols et du bâti dans les villes et territoires en croissance comme en décroissance.

 

Axe 3. Régulation et action publiques

L'étude des dynamiques urbaines du capitalisme implique de s'intéresser aux modes de régulation de ce dernier, qu’elle émane d’acteurs publics ou privés. Cet axe de réflexion porte ainsi sur l'encastrement institutionnel du capitalisme dans l’espace urbainet son imbrication à d’autres échelles territoriales. Il entend se déployer dans au moins trois directions. D'abord, se pose la question des dispositifs juridiques par lesquels les Étatsetles organisations internationales (dont l’Union Européenne) permettent l'institution, la reproduction et la régulation des marchés urbains (droits de propriété, droit des contrats, tribunaux, etc.). Ensuite, dans le sillage de la littérature consacrée à la gouvernance urbaine,les communications peuvent interroger la manière dont les pouvoirs locauxs’approprient, favorisent ou résistent aux logiques marchandes, au nom de la cohésion de leur territoire,afin par exemple de limiter la croissance des inégalités socio-spatiales en leur sein.Loin d’opposer public et privé, cet axe propose ainsi de réfléchir à l'articulation entre les logiques économiques privées et les politiques publiques de la ville et de l'habitat, à la formation de coalitions d'acteurs privés et publics qui peuvent présiderà la fabrique des politiques urbaines dans un contexte de restriction budgétaire (à l’image des PPP), ou à la manière dont les programmes et les instruments de l'action publique (planification, rénovation, zonage, permis de construire, fiscalité, etc.) favorisent ou contraignent l'accumulation du capital foncier ou immobilier dans tel territoire.Enfin, la manière dont les acteurs (institutions, entreprises, propriétaires, locataires, collectifs militants) se saisissent du droit pour régler les conflits relatifs à l'appropriation marchande de l’espace et du bâti constitue également un champ pour l’analyse. Les propositions de communication portant sur des contentieux judiciaires liés à l'aménagement ou au logement seront ici les bienvenues.

 

Axe 4. Les effets socio-spatiaux du capitalisme

Un dernier axe de questionnement vise à interroger les effets socio-spatiaux des liens entre ville et capitalisme, avec en toile de fond la notion de « développement inégal ». Si les villes sont des acteurs majeurs du développement économique, celui-ci ne se répartit pas également entre les villes et entre les espaces urbains et ne se limite pas à ceux-ci. Cette thématique peut être appréhendée à travers la question de l’influence des marchés sur le développement des villes et des territoires en fonction des dynamiques du capitalisme, de ses stades et de ses formes (type de concurrence, niveau de dérèglementation, état de la protection sociale, etc.). Les effets sur les transformations du peuplement, le remplacement de groupes sociaux par d’autres, ou encore l’accroissement des inégalités entre les territoires et entre les populations sont également susceptibles d’être étudiés. L’hypothèse sous-jacente est que le capitalisme et la marchandisation ne produisent pas les mêmes conséquences partout. La prise en considération des spécificités des contextes nationaux et locaux apparaît donc particulièrement éclairante pour saisir ces effets, qui peuvent être très différenciés selon les pays, mais aussi selon les types de territoires et selon les villes, voire selon les quartiers d’une même ville.

Pourront ainsi être proposés des travaux portant sur les effets des investissements publics et privés (au nom de la compétitivité et de l’attractivité) sur l’emploi local (les faits confirment-ils la théorie du « ruissellement » ?) ou sur la valorisation et la dévalorisation relative des territoires, sur la gentrification des quartiers centraux et péricentraux (quelle validité de l’hypothèse du « rent gap » ?) et sur les processus de ségrégation urbaine et d’ « invisibilisation » de populations peu qualifiées au service des particuliers et des entreprises capitalistiques. Seront aussi analysées les formes de résistance, de mobilisation ou de lutte que peuvent susciter les dynamiques d’appropriation et de privatisation de la ville par certains acteurs économiques. Enfin, les analyses consacrées aux conséquences urbaines et territoriales des crises économiques et immobilières (destruction de capital et d’emplois, faillites de villes, expropriations et expulsions de ménages, dépeuplement, etc.) auront toute leur place dans cet axe.

 

 

 

 

 

 

 

Comment proposer une communication ?

Les propositions de communication (4000 signes espaces compris maximum, hors bibliographie) doivent être transmises au format PDF à l’adresse suivante – RT9afs@gmail.com le 31 mars 2018 au plus tard.Elles devront impérativement répondre aux normes suivantes pour faciliter l’opération d’anonymisation :


Page 1 :

§  Nom,prénom

§  Institution de rattachement 

§  Adresse mail de contact

 

 

 

Page 2 :

    • Axe(s) souhaité(s) 
    • Titre de la communication 
    • Résumé de la communication (cadre théorique et matériaux empiriques à préciser)


Merci d’avance de bien vouloir indiquer comme objet du message et nom du fichier PDF : « RT92018-NOM(S) »

Les résultats seront transmis par mail aux auteur-e-s le 15 mai.

 

Le bureau du RT9 :

Vincent Baggioni (Université Aix-Marseille/LAMES)

François Cusin (Université Paris-Dauphine-PSL/IRISSO)

Eleonora Elguezabal (INRA-CESAER)

Camille François (Université Paris 8/CRESPPA)

Rémi Habouzit (Université de Versailles St-Quentin/ Printemps, Université Aix-Marseille/LEST)

Anne Lambert (INED/CMH)

Lydie Launay (Institut national universitaire Champollion/LISST)

Clément Rivière (Université de Lille/CeRIES)

3e Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires

 Les 17, 18 et 19 octobre 2018, le RT9 de lʼAssociation française de sociologie organisera à l'EHESS à Marseille, sa 3e Biennale de la sociologie urbaine et des territoires, autour du thème

"Ville et capitalisme"
 

Ces journées d’études ont vocation à rassembler l’ensemble des sociologues français-e-s, et plus largement les chercheurs en sciences sociales (politistes, anthropologues, économistes, géographes, historiens, démographes, etc.), qui travaillent sur les questions urbaines et territoriales. Cette manifestation se veut un moment privilégié d’échanges et d’analyses autour d’une grande thématique de recherche. 


La première journée (mercredi 17/10) est consacrée à l’atelier doctoral du RT9. Rendez-vous annuel depuis une dizaine d’années, cet atelier autogéré est organisé par un comité ad hoc de doctorant-e-s du RT9, avec l’appui d’un comité scientifique d’enseignant-e-s chercheur-e-s confirmés pour évaluer et sélectionner les propositions de communication. Un appel à communications spécifique sera diffusé prochainement. 

Les deuxième et troisième journées (jeudi 18/10 et vendredi 19/10) constituent le cœur de la Biennale. Elles comportent des séances plénières, dont le programme sera diffusé prochainement, et des ateliers thématiques consacrés aux différents aspects du lien entre ville et capitalisme. L’appel à communication (voir document joint) vise à construire des ateliers thématiques. Enfin, une projection-débat du documentaire Bricks, réalisé par Quentin Ravelli, se tiendra dans la soirée du jeudi 18 octobre.

La Biennale est organisée avec le soutien de l’iNED, du LISST, du CESAER (INRA-Agrosup), de l’IRISSO (Université Paris-Dauphine-PSL), du LAMES, du CRESPPA-CSU, du CeRIES (Université de Lille), du Centre Norbert Elias et du PRINTEMPS-UVSQ.

Résumé:

 

Cinquante ans après la publication de l’ouvrage Le droit à la ville, d'Henri Lefebvre, la troisième Biennale de la sociologie de l'urbain et des territoires propose d’interroger les interactions entre les dynamiques du capitalisme et les dynamiques urbaines, et plus largement les logiques économiques et marchandes de la production et de la transformation des territoires, ainsi que leur articulation avec les politiques et les mouvements sociaux.

Les liens entre ville et capitalisme constituent une interrogation fondatrice des recherches portant sur le fait urbain, comme l'illustrent l'ancienneté et le nombre des travaux en histoire et en sociologie ayant analysé les dynamiques croisées des révolutions industrielles, de l'urbanisation et de la marchandisation du sol et de l’immobilier depuis le début du XIXe siècle. La ville y apparait à la fois comme un lieu essentiel de production de capitalisme et un monde social transformé par l’essor et les mutations du capitalisme.

Quatre axes de réflexion, qui serviront à la construction des ateliers thématiques, guident cette troisième édition de la Biennale. Des propositions de communication hors axes sont cependant également possibles.

  • Axe 1. Nouvelles compétitions territoriales
  • Axe 2. Marchandisation, financement et production de l'espace
  • Axe 3. Régulation et action publiques
  • Axe 4. Les effets socio-spatiau du capitalisme


Les propositions de communication (4000 signes espaces compris maximum, hors bibliographie) doivent être transmises au format PDF à l’adresse suivante – 
RT9afs@gmail.com – le 31 mars 2018 au plus tard.


Le bureau du RT9 :

Vincent Baggioni (Université Aix-Marseille/LAMES)
François Cusin (Université Paris-Dauphine-PSL/IRISSO)

Eleonora Elguezabal (INRA-CESAER)

Camille François (Université Paris 8/CRESPPA)
Rémi Habouzit (Université de Versailles St-Quentin/ Printemps, Université Aix-Marseille/LEST)
Anne Lambert (INED/CMH)
Lydie Launay (Institut national universitaire Champollion/LISST)
Clément Rivière (Université de Lille/CeRIES)

 

"Les enjeux ethiques dans l'enquête en sceinces sociales" (Date limite repoussée)

Bonjour,

Nous relayons l'appel à communications d'un colloque sur "les enjeux ethiques dans l'enquête en sciences sociales" plus concrètement en sociologie qui aura lieu à l’Université de Lausanne. 

Veuillez trouver en pièce jointe l'appel à communications ainsi que les modalités de soumission.

Bien à vous!

!!!!! DATE LIMITE REPOUSSEE AU 15 MARS 2018

 

European Consortium for Sociological Research 2018 Conference (Paris) - Call for Papers opened

The ECSR 2018 conference theme is: ‘’Causes and Consequences of Inequalities in Europe’’ – Presentations in all relevant areas of sociological research, such as labor market, education, gender, the family, migration and ethnicity, urban and spatial inequalities, political sociology, health and well-being, social mobility, assortative mating and social stratification in general are welcome.

 

The Call is open until March 15th. Please submit your abstract following this link: https://ecsr2018.sciencesconf.org/.

The conference takes place at Sciences Po from October 29th to 31st, 2018.

 

 

Appel à communication sociologie visuelle et filmique : 36e conférence de l'IVSA (International Visual Sociology Association)

Le prochain congrès annuel de l'International Visual Sociology Association (IVSA) se déroulera du 25 au 28 juin 2018.
Il est organisé par le Centre Pierre Naville de l'Université Paris-Saclay - Université d'Evry et le RT47.

La date limite pour proposer une intervention est le 15 février 2018.

Les propositions doivent être faites en ligne sur : https://ivsa2018evry.sciencesconf.org/

Habituellement, seulement 30 % des communications concernent le thème de la conférence (Visualizing Political Process). La conférence est ouverte aux propositions de sociologie visuelle et filmique sur d'autres thèmes, voire issues d'autres disciplines si leur approche est sociologique.
Un des objectifs de ces conférences est d'encourager les rencontres et de développer les réseaux de praticiens de la sociologie visuelle et filmique.

 

"La poursuite de l'excellence dans les universités contemporaines et l'analyse de rentabilité pour l'égalité des genres: perspectives critiques des études de genre, des sciences humaines et sociales".

Bonjour,

Nous relayons ci-joint un appel à communications pour un panel international sur "La poursuite de l'excellence dans les universités contemporaines et l'analyse de rentabilité pour l'égalité des genres: perspectives critiques des études de genre, des sciences humaines et sociales".
 
Le panel se déroulera lors de la 10ème Conférence de recherche féministe "Différence, diversité, diffraction: affronter les hégémonies et Dispossessions "du 12 au 15 septembre 2018 à Göttingen (Allemagne).
Pour plus d'informations sur la conférence, voir:https://www.uni-goettingen.de/en/572444.html

Les résumés doivent être envoyés aux organisateurs du panel Fiona Jenkins
(fiona.jenkins@anu.edu.au) et Heike Kahlert (heike.kahlert@rub.de).
La date limite pour les résumés pour le panel est le 7 février 2018.

Meilleures salutations,

 



"Territoires et décrochages scolaires"

Bonjour,

Nous relayons l'information concernant un colloque que le Centre de Recherche en Education de Nantes organise les 30 et 31 mai et le 1er juin 2018 à Nantes sur « Territoires et décrochages scolaires ». 

Cet événement s’adresse à tous les chercheurs et professionnels s’intéressant à la question du décrochage scolaire, et sera l’occasion de partager connaissances, problématiques et pratiques sur ce sujet.

Vous trouverez plus de précisions sur le site https://teds.sciencesconf.org.

Vous y trouverez également l’appel à communication et les indications pour soumettre une proposition de communication. La date limite de soumission est fixée au 15 janvier 2018.

Pour toute demande de renseignements complémentaires, veuillez vous adresser à:

 

Pauline DAVID
Ingénieure d'études
CENTRE DE RECHERCHE EN EDUCATION DE NANTES (EA 2661)
UFR LETTRES ET LANGAGES

 

 

 

Tél : 02-53-52-22-51 (442251)
mail: Pauline.David@univ-nantes.fr

Chemin de la Censive du Tertre BP 81227
44312 NANTES Cedex 3

http://cren.univ-nantes.fr/
Bureau : C 202
www.univ-nantes.fr

 

En vous remerciant,

Bien cordialement,

 

Fichier attaché: 

AAC RT3 AFS / CERA : Les recherches participatives avec des groupes déviants, stigmatisés, marginalisés. Quelles approches théoriques, pratiques et déontologiques ?

Appel à communication

 Les recherches participatives avec des groupes déviants, stigmatisés, marginalisés 

Quelles approches théoriques, pratiques et déontologiques ?

 Colloque

organisé par le Réseau thématique Normes, déviances et réactions sociales (RT3) de l’Association Française de Sociologie (AFS) et le Centre d’Etude et de Recherche Appliquées (CERA)

  Le jeudi 13 septembre 2018

Au CERA - Centre de Formation Saint-Honoré - Paris 19ème

 

Plusieurs courants de recherche soutiennent la participation au processus de recherche de personnes directement concernées par les problématiques étudiées, telles que des personnes en situation de handicap et de pauvreté, des personnes victimes de discrimination, ou encore des personnes engagées dans des conduites déviantes ou délinquantes. Le colloque que nous organisons vise à interroger directement la question de la place occupée dans les dispositifs de recherche par des personnes concernées par des processus de stigmatisation et de marginalisation, qui soulève des enjeux théoriques, pratiques et déontologiques. Aussi, et si ce type d’événement concerne bien évidemment les chercheurs et chercheuses qui s’intéressent à ces thématiques, nous souhaitons que ce colloque puisse également s’adresser aux professionnel.le.s du travail social, aux bénévoles, aux usager.e.s des dispositifs sociaux et patient.e.s des systèmes de santé, aux personnes affectées par des processus de relégation ou de stigmatisation.

L'appel à communication complet figure en pièce jointe, ainsi que sa version plus courte, à l'attention des membres d'équipes de recherche non chercheurs et impliqués dans les processus de recherche.

 

Modalités de réponse

Les propositions de communication peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs axes de l’appel.

Différents profils de contributeurs et contributrices sont bienvenus, en lien avec les compositions des équipes de recherche. Des modalités originales de contribution ou de présentation peuvent également être proposées.

Les propositions sont à envoyer avant le 26 mars 2018 à ces deux adresses :

recherche.participative.2017@gmail.com et claire.lagu@irtsnormandie.ids.fr

Les propositions devront indiquer :

Titre de la communication, nom et prénom des auteur.e.s, rattachement institutionnel le cas échéant, résumé de 2000 signes maximum.

 

 

 

 

 

AAC La politique de l'action sociale

Appel à communication pour la revue Sciences et Actions Sociales n°11

 « La politique de l'action sociale »

Sylvain Beck, Docteur en sociologie, Post-doctorant associé au laboratoire GEMASS (UMR CNRS/Paris-Sorbonne), Formateur permanent au Centre de formation Saint-Honoré (Paris, 19è).

Didier Lapeyronnie, Professeur de sociologie, Paris-Sorbonne Université, membre du laboratoire GEMASS (UMR CNRS/Paris-Sorbonne).

   

            Ce dossier se propose de considérer les dimensions politiques de l'action sociale. Dans un contexte d'accroissement de la pauvreté, des inégalités et des discriminations, il s'agit de mettre en évidence les formes que prend l'engagement politique dans le travail social et l'intervention sociale en explorant la responsabilité et l’activité politique des professionnels, des intervenants bénévoles, des associations, des collectivités territoriales et de l'État face à la question sociale. Qu’elles soient institutionnalisées ou non, la recherche porte sur la finalité vers laquelle ces formes multiples d’engagement convergent. Ce dossier sera ainsi consacré à l'engagement politique dans et par le travail social, au sens le plus large possible, qu'il soit salarié ou bénévole, professionnel ou non, militant, politique ou citoyen. Par quels moyens les intervenants et travailleurs sociaux agissent-ils sur les lieux de pouvoir pour transformer la société ? Quels sont les rapports entre l'intervention sociale et l'implication politique traditionnelle ? Comment l'action sociale parvient-elle à créer des espaces communs de manière formelle et informelle ? Par exemple, l'éducation spécialisée n'est pas tant considérée ici en tant que pédagogie, mais au sens d'action politique sous-tendue par une philosophie politique sur fond démocratique. D'une certaine manière, elle peut être considérée comme la transmission d'expériences pour créer de nouvelles expériences communes dans une société démocratique (Dewey, 2011 [1916]). Cette philosophie politique peut être considérée comme un « effort conscient, cohérent et acharné pour remplacer les opinions sur les principes de la politique par une connaissance » (Strauss, 1992 [1959], p. 18). Mais il s'agit de considérer plus largement l'action sociale comme une action politique. S'il est essentiel de mettre en mouvement une philosophie entre éthique, croyances et connaissances, le travail social trouve sa finalité dans des formes d'action, sachant que « toute action politique cherche soit à conserver, soit à changer » (Strauss, 1992 [1959], p. 15). Or, quelles formes d'engagement politique peut revêtir l'action sociale ? En tant que corps intermédiaire entre des politiques sociales, à la fois contraignantes et protectrices, et des personnes vulnérables qu'ils accompagnent, les travailleurs sociaux fondent leur profession dans ces espaces interstitiels entre individu et société sur un territoire. Il s'agit donc de repérer ces espaces dans l'action sociale, ainsi que les marges de manœuvre dont les travailleurs sociaux disposent et ceux qu'ils construisent, notamment à travers la traduction entre des mondes sociaux qui tendent à s'éloigner les uns des autres.

            Cet appel à contribution cherche à explorer les formes de l'engagement politique que prennent le travail social et l'intervention sociale au niveau individuel et collectif. En effet, par un certain désengagement de l'État, les politiques publiques d'inspiration néo-libérale placent de plus en plus les institutions sociales et médico-sociales sur un marché concurrentiel (Chauvière, 2008). Pourtant, si la finalité des travailleurs sociaux reste de réduire les inégalités sociales par l'accompagnement personnalisé d'individus marginalisés, elle consiste moins aujourd’hui à renforcer l’intégration sociale qu’à fabriquer des acteurs. Dans ce contexte, le développement de formes de pouvoir d'agir, qu'il s'agisse de développer des capabilités (Nussbaum, 2012), par l'économie sociale et solidaire (Laville, 1999) ou le développement de l'empowerment (Bacqué et Biewener, 2013), contribuent à ce type d'action. Mais comment éviter les glissements sémantiques du pouvoir d'agir et de l'entrepreneuriat social dans un contexte néo-libéral ? Le pouvoir peut se situer dans des lieux variables, qu'on le considère dans les mains d'une oligarchie (Dardot et Laval, 2016) ou se dispersant dans des formes de déterritorialisation entre pouvoir politique et pouvoir économique, ou dans des réseaux transnationaux, religieux, économiques, éducatifs, culturels, des grandes familles, des réseaux terroristes, etc. (Badie et Vidal, 2016).

            Peut-on considérer l'engagement politique comme une révolte individuelle par la recherche de la mesure (Camus, 1951) ? Ou au contraire, l'engagement doit-il être considéré uniquement comme une forme d'action collective (Havard Duclos, Nicoud, 2005) ? Qu'en est-il de l'engagement comme éthique dans une continuité de soi en dépit du changement (Ricoeur, 1990) ? Dans une puissance d'agir au travail par une éthique de proximité (Roche, 2016) ? Ou par une éthique de l'accompagnement (Depenne, 2017) ? Le travail social se situe dans ces espaces intermédiaires entre les personnes vulnérables, marginales ou précaires, et les institutions. Comment les travailleurs sociaux investissent-ils ou non politiquement ces espaces et utilisent-ils leur capacité d'action pour réduire les inégalités sociales tout en travaillant à la formation d’acteurs ? Quelle est la place de l'expérience des personnes accompagnées dans le champ de l'action sociale ? Quelle est la place des bénévoles et leur rapport aux professionnels ? Comment se crée un « imaginaire » politique dans l'intervention sociale pour transformer la représentation d'une société qui tend vers une compétition généralisée (Dardot et Laval, 2016) ?

            Quelles sont les réponses apportées par les acteurs de terrain, en termes d'imaginaires et de remise en question des pratiques pour répondre à l'idéologie gestionnaire (De Gaulejac, 2005) ? Il s'agit de mettre en évidence des expériences d'activité politique radicale, non seulement comme manière de travailler, mais aussi comme façon d'agir, notamment par des pratiques réflexives (Gouldner, 1970). Peut ainsi être interrogée la relation à l'autre, non seulement dans la fonction professionnelle mais aussi comme éthique prenant toutes les formes de la vie personnelle et professionnelle des acteurs du social. Les contributions qui articuleront réflexion éthique et action intéresseront particulièrement ce dossier.

             Les articles de ce dossier se focaliseront sur les formes que prend l'engagement politique dans l'action sociale à partir d'initiatives individuelles et collectives, en précisant les ressorts de l'action en termes de pouvoir, de territoire et en mettant en évidence les efforts et les tentatives qui visent à redonner une signification politique à l’action ou à l’intervention sociales, à refonder un imaginaire politique dans une démarche éthique. Les articles sur des théories nouvelles, les comptes rendus d'actions intelligentes, les recherches action et les actions de recherche seront les bienvenus. Les propositions seront retenues en fonction de leur caractère innovant, la rigueur de leur méthode, la qualité de la description des actions menées et la précision du degré de généralisation de la connaissance apportée. Les approches comparatistes (comparaisons internationales ou entre différents champs d'action) seront privilégiées dans la mesure où elles éclairent la thématique en présentant différents types d'action sur un même territoire ou des actions similaires sur des territoires différents.

Quatre axes orienteront la perspective du dossier afin de mettre en évidence les formes d'engagement politique en termes d'effort et de réflexivité :

Axe 1 : La réflexivité en pratique

Comment la réflexivité permet-elle de mettre du sens sur les pratiques de l'action sociale ? Il s'agit de montrer la dimension concrète de la réflexivité dans la mesure où elle transforme l'action. Considérant que l'objectif de l'action sociale n'est plus d'intégrer les populations vulnérables dans une perspective assimilationniste, mais de les aider à se constituer comme des acteurs à part entière, de leur vie d’individu comme de citoyen. Comment les intervenants sociaux fabriquent-ils du politique, tant dans une forme concrète que dans une forme symbolique ?

Axe 2 : Le rapport au politique et aux institutions

Il s'agit de présenter les rapports des intervenants et travailleurs sociaux avec les représentants politiques et institutionnels. Comment communiquent-ils ? Quelle place occupent-ils dans l'espace public ? Quelle place donnent-ils aux personnes accompagnées ? Comment en parlent-ils et parviennent-ils à traduire le vécu de ces personnes et dans quels espaces médiatiques ? Où et comment parlent-ils de leurs pratiques bénévoles et professionnelles ?

Axe 3 : Les pratiques hors champ de l'action sociale

Comment l'action sociale s'inscrit-elle dans des espaces déterritorialisés ou dématérialisés comme Internet ou les pratiques transnationales ? Les nouvelles technologies ont accéléré notre rapport à l'espace et au temps et intensifié nos réseaux de relation en multipliant les possibilités d'interactions. Les réseaux terroristes se sont emparés de ces outils pour endoctriner des adolescents. Dans ce contexte concurrentiel, comment les travailleurs sociaux inscrivent-ils leur action dans une démarche réflexive autour de ces questions ? Dans quel cadre et quels moyens mettent-ils en place pour aller vers les personnes, notamment les jeunes à travers les réseaux sociaux numériques ? Comment font-ils le lien entre la relation avec les personnes et les usages d'Internet ? Par exemple, il serait intéressant de s'interroger sur la possibilité ou non d'instaurer une relation éducative dématérialisée à travers les réseaux sociaux numériques. Dans l'accompagnement des populations migrantes ou des descendants d'immigrés, comment est considéré le pays d'origine dans les pratiques d'accompagnement et d'intervention ? L'imaginaire du pays d'origine, la nostalgie associée, les retours au pays, temporaires ou définitifs avec parfois des formes de co-développement, ou les circulations migratoires des migrants sur plusieurs sites, font de la question migratoire un thème déterritorialisé, car transnational, peu pris en compte par les politiques sociales. Comment l'action sociale prend-elle en compte les effets de déterritorialisation de ces pratiques transnationales ?

Bibliographie

Agrikoliansky Éric (2001),« Carrières militantes, et vocation à la morale : les militants de la Ligue des droits de l'homme dans les années 1980 », Revue française de science politique, 51année, n°1-2, p=. 27-46.

Bacqué Marie-Hélène et Biewener Carole (2013), L'empowerment, une pratique émancipatrice, Paris, La Découverte.

Badie Bertrand, Vidal Dominique (2016), Qui gouverne le monde ? L'état du monde 2017, Paris, La Découverte.

Boucher Manuel (2015), « Introduction », Sciences et actions sociales [en ligne], N°1 | 2015, mis en ligne le 16 avril 2015.

Camus Albert (1951), L'Homme révolté, Paris, Gallimard.

Castel Robert (1995), Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Seuil.

Castel Robert (2009), La montée des incertitudes. Travail, protections, statut de l'individu, Paris, Seuil.

Castoriadis Cornélius (1975), L'institution imaginaire de la société, Paris, Seuil.

Chaffote Maxime (2014), « Comment repolitiser le travail des éducateurs spécialisés ? », 4 octobre [http://mouvements.info/comment-repolitiser-le-travail-des-educateurs-specialises/].

Chauvière Michel (2008), Trop de gestion tue le social, Paris, La Découverte.

Dardot Pierre, Laval Christian (2016), Ce cauchemar qui n'en finit plus. Comment le néo-libéralisme défait la démocratie, Paris, La Découverte.

De Gaulejac Vincent (2005), La société malade de la gestion, Paris, Seuil.

Gaulejac Vincent de, Taboada Léonetti Isabel (1994), La lutte des places. Insertion et désinsertion, Paris, Desclée de Brouwer.

Dewey John (2011 [1916]), Démocratie et éducation, Paris, Armand Colin, p. 79-453

Dewey John (1938), Experience & Éducation, New York, Collier Books.

Dubet François (2002), Le déclin de l'institution, Paris, Seuil.

Dubois Chloé (2016), « Les travailleurs sociaux dénoncent la libéralisation du secteur », Politis, 20 juin [http://www.politis.fr/articles/2016/06/les-travailleurs-sociaux-denoncent-la-liberalisation-du-secteur-34948/ ].

Olivier Fillieule, Mayer Nonna (2001), « Devenirs militants. Introduction », Revue française de science politique,Vol. 51, n° 1, p. 19-25.

Gouldner Alvin W. (1970), The Coming Crisis of Western Sociology, London, Heinemann.

Havard Duclos Bénédicte, Nicourd Sandrine (2005a), Pourquoi s'engager ? Bénévoles et militants dans les associations de solidarité, Paris, Payot.

Havard Duclos Bénédicte, Nicourd Sandrine (2005b) « Le bénévolat n'est pas le résultat d'une volonté individuelle », Pensée plurielle,Vol. 1, n° 9, p. 61-73.

Hély Matthieu (2008), « À travail égal, salaire inégal : ce que travailler dans le secteur associatif veut dire », Sociétés contemporaines, Vol. 1 n° 69, p. 125-147.

Ion Jacques (1997), La fin des militants ?, Paris, Éditions ouvrières.

Laville Jean-Louis (1999), Une troisième voie pour le travail, Paris, Desclée de Brouwer.

Le Goff Jean-Louis (2014), « La réflexivité dans les dispositifs d’accompagnement : implication, engagement ou injonction ? », revue ¿ Interrogations ?, n° 19. Implication et réflexivité – II. Tenir une double posture, décembre  [en ligne].

Nicourd Sandrine (2007), « Les engagements ont-ils vraiment changé ? », Sociologies pratiques,Vol. 2, n° 15, p. 1-5.

Nicourd Sandrine (2008), « Qui s'engage aujourd'hui ? Regards sociologiques sur la participation », Informations sociales,Vol. 1, n° 145, p. 102-111.

Nussbaum Martha (2010), Les émotions démocratiques. Comment former le citoyen du XXIe siècle ?, Paris, Flammarion.

Nussbaum Martha (2011, 2012 pour la trad. française), Capabilités. Comment créer les conditions d'un monde plus juste ?, Paris, Flammarion.

Popper Karl (2005 [1945]), The Open Society and Its Enemies, London/New York, Routledge.

Ricoeur Paul (1990), Soi-même comme un autre, Paris, Seuil.

Roche Pierre (2016), La puissance d'agir au travail. Recherches et interventions cliniques, Toulouse, Érès, coll. « Sociologie clinique ».

Simonet Maud (2010), Le travail bénévole. Engagement citoyen ou travail gratuit ?, Paris, La Dispute, coll. « Travail et salariat ».

Strauss Leo (1992 [1959]), Qu'est-ce que la philosophie politique ?, Paris, PUF.

***

Procédure d'évaluation des propositions de contribution

En lien avec la ligne éditoriale de la revue (voir présentation de la revue), les textes proposés doivent être originaux et ne pas avoir déjà fait l'objet d'une publication dans des revues. Néanmoins, à la condition qu'il demande l'accord préalable à la revue Sciences & Actions Sociales, l'auteur d'un article dans la revue SAS peut publier son article dans un ouvrage ou des actes de colloque à la condition de citer la source de première publication, c'est-à-dire la revue SAS.

Les propositions de contribution doivent respecter les recommandations aux auteurs présentées dans la rubrique : « proposer un article ». Ces propositions doivent être envoyées par courrier électronique au format .doc ou rtf à l'adresse suivante : redaction@sas-revue.org au plus tard le 4 juin 2018. Un accusé de réception est alors adressé en retour. Les textes font l'objet d'une évaluation anonyme par trois lecteurs désignés au sein des comités de rédaction et scientifiques de la revue. Sur la base de leurs évaluations, après une discussion de l'article au sein du comité de rédaction, une décision collective est prise : accepté en l'état, accepté avec modifications mineures, accepté sous réserve de modifications majeures, refusé. Cette décision est transmise à l'auteur par la revue SAS au maximum trois mois après la réception de la proposition de l'article.

Calendrier de l'appel à contributions

Les propositions d'articles sont à envoyer à redaction@sas-revue.org au plus tard le 4 juin 2018.
Les retours aux auteurs sont prévus pour le 10 septembre 2018 pour une publication dans le numéro d'octobre 2018.

Appel également consultable en ligne sur le site de la Revue Sciences et Actions Sociales : http://www.sas-revue.org/appels-thematiques/19-appels-a-contribution/appels-thematiques/127-appel-thematique-n-8

 

AAC - JE doctorale RT13

Le RT13 (sociologie du droit et de la justice) organise sa troisième journée d'étude à destination des doctorant.e.s,  qui aura lieu le le lundi 26 mars sur le site Pouchet (Paris, 17e) .

Soutenue par le Cresppa-CSU, cette journée a pour objet d'aider les doctorant.e.s traitant un objet juridique ou judiciaire dans la conception de leur enquête et/ou à problématiser et à mettre en forme leurs résultats au regard de la littérature en sociologie du droit et de la justice.

L'appel à communications se trouve en pièce jointe, ainsi que sur le carnet du RT13 : https://droitscisoc.hypotheses.org/471

Les propositions de communication devront être envoyées avant le lundi 8 janvier  à Kathia Barbier (kathia.barbier@free.fr).

Fichier attaché: 

Colloque "Le vivant dans la transition écologique"

Chers-es Collègues, 

Merci de prendre connaissance de cet appel à communication
pour un colloque intitulé "le vivant dans la transition socioécologique",
qui se tiendra à Rennes fin juin 2018



Le vivant dans la transition socioécologique :

De sa mise en débat à sa mise en recherche

 

Une lecture des sciences sociales de l’environnement

Rennes 20-22 juin 2018 // http://transvivant.sciencesconf.org // ou piece jointe associée

                                                                                  

L'appel à communication est ouvert jusqu'au 15 décembre 2017.

Au plaisir de vous retrouver lors de cet évènement

"Le vivant dans la transition écologique: De sa mise en débat à sa mise en recherche"

 

Le vivant dans la transition socioécologique :

 

De sa mise en débat à sa mise en recherche

  

Une lecture des sciences sociales de l’environnement

 

Rennes 20-22 juin 2018 // http://transvivant.sciencesconf.org

 

L'appel à communication est ouvert jusqu'au 15 décembre 2017.

 

Au plaisir de vous retrouver lors de cet évènement
 We are pleased to announce the coming conference
titled "the living in the socioecoloical transition",
wich be held in Rennes, France, june 2018 
 

 

The living in the socioecological transition

 

from social controversies to research practices

 

Contributions of Environmental social sciences  

 

Rennes, France, 20-22 june 2018 // http://transvivant.sciencesconf.org

 

                                                                                  

 

The call for abstract is open until December 15, 2017 
We look forward to seeing you at this event
 Cordialement / Best Regards
Philippe Boudes and Véronique Van Tilbeurgh
-- 
Agrocampus Ouest & UMR CNRS Espaces et Sociétés
Réseau Français de Sociologie de l'Environnement
French network on environmental sociology
+33 (0)2 23 48 56 78
 Dernières publications : 
-Boudes, Ph., 2017, Changement social et écologie : Ou en est la modernisation écologique ?,
 Socio-logos, 12, [en ligne] https://socio-logos.revues.org/3142
-Grannec, M.-L., Boudes, Ph., Ramonet, Y., Salinas, M., Selmi, A., 2017, Déterminants sociaux des conflits locaux liés aux élevages porcins,
 Economie Rurale, 357-358 : 57-71, [en ligne] https://economierurale.revues.org/5120
-Boudes, Ph. et S. Glatron, 2016, Les citadins et leur rapport à la nature en ville : entre environnementalisme et territorialisation,
 Revue des Sciences Sociales, n°55, pp. 20-31
-Boudes, Ph. et C. Darrot, 2016, Biens publics. Construction économique et registres sociaux,
 Revue de la Régulation, [En ligne], 19 | 2016, regulation.revues.org/11805

 

« Normes et usages de la ville : Quand les pratiques sociales interrogent les modalités de production urbaine."

                                                                        Appel à communications

                                                                   Journée doctorale du RT9-AFS

                                                                « Normes et usages de la ville :

               Quand les pratiques sociales interrogent les modalités de production urbaine. »

                                                                   Vendredi 16 Février 2018 (8e édition)

 

École d’Architecture Paris Val de Seine, Paris

 

Réseau Thématique 9 de l’Association Française de Sociologie

 

Sociologie de l’urbain et des territoires

 

Cette journée est ouverte à tou-te-s les doctorant-e-s – et les docteur.e.s – intéressé-e-s par les dimensions territoriales et urbaines des études sociologiques, quel que soit leur objet de recherche et l’état d’avancement de leur thèse. Elle est organisée par le bureau des doctorants et docteurs du Réseau Thématique « Sociologie de l’urbain et des territoires » (RT9) de l’Association Française de Sociologie.

 

 Les propositions de communication sont attendues pour le 30 Novembre 2017 à l’adresse suivante : atelierdoctorantsrt9@gmail.com

 

Informations pratiques :

 

Pas de frais d’inscription.

 

Les pauses café et déjeuners sont pris en charge. Les frais d’hébergement et de déplacement sont à la charge des intervenant-e-s.

 

Les communications seront réalisées en français.

 

Pour plus de renseignements, nous vous invitons à contacter le comité d’organisation : atelierdoctorantsrt9@gmail.com

 

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"Ecole, migration, itinérance: regards croisés"

 

Bonjour,

Nous relayons ci-joint, un appel à communications pour le colloque international « École, migration, itinérance : regards croisés », qui aura lieu les 5 et 6 avril 2018 à l’INS HEA (Suresnes). 

Date limite de réception des propositions : 15 novembre 2017. 

 

Bien cordialement,

 

 

 

Fichier attaché: 

Travail et emploi à l'ère du capitalisme de plateforme

TRAVAIL ET EMPLOI À L’ÈRE DU CAPITALISME DE PLATEFORME

5 ET 6 JUIN 2018 - PARIS, UNIVERSITÉ PARIS DAUPHINE
 

APPEL À COMMUNICATIONS

Date limite de proposition de communication : 27 octobre 2017

 
 
Bienvenue sur le site du premier colloque international organisé par le programme de recherche Capla, "Fragmentation du travail, marchandisation du "travail à ...

 
 

 

Le débat sur les nouvelles formes de travail et d’emploi prend aujourd’hui une ampleur considérable. Pour nombre d’observateurs et de journalistes, les sociétés occidentales seraient en voie d’« ubérisation », néologisme dérivé du nom de la désormais célèbre plateforme de mise en relation de chauffeurs privés et de particuliers usagers. L’entreprise Uber symbolise en effet l’émergence d’un capitalisme de plateforme, qui bousculerait tant l’organisation collective du travail que les formes d’emploi. Derrière le cas d’Uber se profile plus largement un nouveau modèle économique dans lequel des entreprises ayant la forme de  plateformes numériques jouent le rôle d’intermédiaires entre clients et prestataires de service, ainsi qu’entre demandeurs et offreurs de travail. Au-delà du secteur du transport de personnes, des plateformes se sont ainsi développées dans de multiples domaines, tels que la livraison à domicile (Deliveroo) ou la fourniture de logement (Airbnb). Certains de ces nouveaux acteurs économiques sont devenus en quelques années des firmes multinationales (Airbnb, Uber, etc.), affichant des chiffres d’affaires colossaux, et ont été érigés en emblèmes de la nouvelle économie numérique. Ce colloque international sera consacré à l’analyse des nouvelles pratiques économiques et de travail induites par ces plateformes numériques.

Le programme  de recherche transdisciplinaire CAPLA, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) de 2016 à 2019, se propose d’étudier les effets sociaux du capitalisme de plateforme. Ce colloque sera l’occasion de mettre en perspective les résultats de cette vaste enquête empirique, principalement conduite en France, avec d’autres travaux de sciences sociales portant sur le cas français, mais aussi de donner une large place au dialogue avec des travaux menés dans d’autres pays.

A titre indicatif, les propositions de communication pourront explorer les thèmes suivants :

  • Structuration sociale du capitalisme de plate-forme : Quels sont les profils sociaux de ces nouveaux prestataires de services ? Dans quelles configurations de ressources (compétences professionnelles, capital économique, patrimoine) et de contraintes (difficultés d’accès à l’emploi, vie familiale) proposent-ils leurs services sur ces plateformes ? Par-delà l’idéal de « l’économie collaborative », comment se recomposent les inégalités dans ces nouvelles formes de mise au travail ? Entraînent-elles une nouvelle division internationale du travail ?

  • Marchandisation du « hors travail » : En quoi l’économie numérique redessine-t-elle une nouvelle fois les frontières entre travail professionnel, travail domestique et travail bénévole ? Comment participe-t-elle de la marchandisation d’activités jusque-là exercées hors du cadre du travail légalement rémunéré ? Certaines de ces activités peuvent-elles finir par être reconnues comme du travail ? Dans quelle mesure la marchandisation du « hors travail » peut-elle impulser un processus de professionnalisation ? Quelles en sont les répercussions sur les professions et les métiers existants ? Des processus de normalisation de la qualité des produits ou des services échangés se mettent-ils en place ?

  • Statuts d’emploi et modes de travail : Quelles sont les fonctions exactes exercées par l’intermédiaire ou la plateforme : mise en relation, coordination, contrôle de la qualité ? Par quels canaux et grâce à quels dispositifs la plateforme parvient-elle à organiser le travail ? Quelles en sont les conséquences sur le travail ? Les plateformes participent-elles de sa transformation? Sous quels statuts juridiques ces travailleurs exercent-ils ?

  • Régulations juridiques et politiques des nouveaux acteurs économiques : Comment les pouvoirs économiques, politiques, les juges et les autorités de régulations interviennent-ils pour encadrer et réguler l’activité de ces plates-formes selon les contextes nationaux ? Dans quelle mesure assurent-ils une protection des droits élémentaires des travailleurs ? De quelle protection sociale bénéficient ces travailleurs ? En quoi se différencie-t-elle de celle des salariés ? Quels rôles jouent les instances de protection plus habituelles des travailleurs (syndicats, organisations professionnelles) ? Les travailleurs des plateformes inaugurent-ils des modes de mobilisation spécifiques ?

 

Les communications pourront avoir lieu en français ou en anglais.

 

 

CALENDRIER

 

Les propositions, d’une page et rédigées en français ou en anglais, devront expliciter le thème de la communication, les questions qu’elle propose de traiter, la méthodologie adoptée et le matériau mobilisé.

  • Examen des propositions et retour sur les propositions : 8 janvier 2018.
  • Envoi du support de la communication : 4 mai 2018.

L’accès à la culture en Amérique latine : initiatives populaires et réappropriations politiques

English version below

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  56e Congrès International des Américanistes – Salamanque 2018

Universalité et particularisme dans les Amériques

15-20 juin 2018

 

Axe thématique n°8: Études culturelles

 

Symposium n°08/15: L’accès à la culture en Amérique latine : initiatives populaires et réappropriations politiques

 

Le tournant à gauche des années 2000 en Amérique latine a posé les fondements (théoriques et/ou pratiques) d’un mouvement, d’initiative publique comme populaire, de démocratisation de la culture. A contrario, les gouvernements néo-conservateurs revenus au pouvoir dans les années 2010 semblent inverser la tendance en restreignant une nouvelle fois l’accès à la culture. Ce symposium vise à analyser les relations entre alternance politique et transformations de l’accès à la culture, tout en interrogeant les conditions de cet accès. À cette fin, trois axes sont proposés.

L’axe 1 entend examiner les modalités pratiques d’une inclusion culturelle croissante par la mise en œuvre de politiques publiques dédiées et/ou par la multiplication des initiatives populaires. Comment l’alternance politique influe-t-elle sur l’accès à la culture ? Quels types de politiques publiques ou d’initiatives populaires émergent dans ce cadre ? Comment ?

Dans un contexte général de pénurie des politiques culturelles, l’accès à la culture en Amérique Latine a été traditionnellement le fruit d’initiatives populaires, collectives, associatives, etc. Certains de ces projets ont connu un succès tel qu’ils sont devenus de véritables institutions culturelles nationales. Dès lors émerge la question subséquente de la réappropriation politique de ces initiatives. L’axe 2 prétend donc questionner ces processus de réappropriation et/ou d’institutionnalisation des pratiques culturelles préexistantes. Comment se met en œuvre cette institutionnalisation ? Que signifie-t-elle en termes de pratiques, de représentations sociales et de contrôle de la population ?

L’axe 3, enfin, se centre sur les liens entre pratiques culturelles et mouvements sociaux. Sont-elles un vecteur de rassemblement politique, de diffusion d’idées, de pratiques militantes ? Comment les mouvements sociaux intègrent-ils certaines pratiques culturelles dans leur organisation et leurs modes d’action ?

Les communications s’inscrivant dans toutes les disciplines des sciences sociales sont les bienvenues à partir du moment où elles présentent des analyses et des résultats basés sur des enquêtes empiriques.

 

Informations pratiques importantes :

 

·         Les propositions de communication doivent être envoyées dans l’une des trois langues officielles de l’ICA : anglais, espagnol ou portugais.

·         Les propositions de communication doivent contenir les informations suivantes : nom(s) et prénom(s) des participant.e.s, institution(s) de rattachement et un résumé de deux pages maximum.

·         Les propositions doivent être envoyées pour le 20 octobre 2017.

·         Les propositions doivent être envoyées uniquement via la plateforme web de l’ICA accessible à ce lien : https://www.conftool.pro/ica2018/index.php?page=login

·         Les réponses seront communiquées le 31 octobre 2017.

·         Pour de plus amples informations sur l’ICA : http://ica2018.es/

 

Organisatrices :

 

Maya Collombon (IEP de Lyon, Triangle) : maya.collombon@sciencespo-lyon.fr

Antoinette Kuijlaars (Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber) : antoinettekuijlaars@hotmail.com  

 

Bibliographie

 

Agier, Michel, Anthropologie du carnaval: la ville, la fête et l’Afrique à Bahia, Marseille Paris, Éd. Parenthèses IRD, 2000.

Aldana Cedeno J., « Arte y política. Entre propaganda y resistencia », Anuario colombiano de historia social y de la cultura, vol. 37, n°2, 2010.

Alvarez S., Dagnino E., Escobar A. (dir.), Cultures of politics/politics of cultures: re-visioning Latin American social movements, Boulder (Colo.), Westview press, 1998.

Balasinski J., Mathieu L., Art et contestation, PUR, Rennes, 2006.

Becker H., Les mondes de l’art, Paris, Flammarion, 1988.

Bourdieu P., La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

Bourdieu P., Les règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, 1992.

Bordat E., « De la mobilisation à l’institutionnalisation : une analyse comparative historique des politiques culturelles au Mexique et en Argentine », Pôle Sud, 2014/2, n°41.

Cefaï D., Trom D. (dir.), Les formes de l’action collective, Paris, EHESS, 2001.

Dubois V., La politique culturelle. Genèse d’une catégorie d’intervention publique, Paris, Belin, 1992.

Elias N., Mozart. Sociología de un genio, Barcelona, Península, 1991.

Faure S., Garcia M.-C., Culture hip-hop, jeunes des cités et politiques publiques, Paris, la Dispute, 2005.

Ferreira F., L’invention du carnaval au XIXe siècle: Paris, Nice, Rio de Janeiro, Paris, L’Harmattan, 2014.

Grignon C., Passeron J.-C., Le savant et le populaire: misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Gallimard, Le Seuil, 1989.

González C., Culture populaire et politique culturelle au Mexique : 1920-2006, Paris, L’Harmattan, 2011.

Helmlinger A., Pan Jumbie: mémoire sociale et musicale dans les steelbands, Trinidad et Tobago, Nanterre, Société d’ethnologie, 2012.

Lagroye J. (dir.), La politisation, Paris, Belin, 2003.

Levine L. W., Culture d’en haut, culture d’en bas: l’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, Paris, La Découverte, 2010.

Vianna H., O mistério do samba, Rio de Janeiro, Zahar, 1995.

 

English version

          56th International Congress of Americanists – Salamanca 2018            

Universality and particularism in the Americas

July, 15th – 20th 2018

 

Thematic Area n°8: Cultural Studies

 

Symposium n°08/15: The Access to Culture in Latin America: Popular Initiatives and Political Reappropriations

 

The turning point to the left in the 2000’s in Latin America laid (theoretically and/or practically) the foundation for a democratization of culture movement, through public such as popular initiative. On the contrary, the neoconservative governments back in power since the 2010’s seem to reverse the trend, restricting once again the access to culture. This symposium aims at analyzing the relations between political alternation and the transformation of the access to culture, while interrogating the conditions to this access. To this end, three focuses are proposed.

The first focus intends to examine the practical modalities of an increasing cultural inclusion through the implementation of dedicated public policies and/or through the multiplication of popular initiatives. How does the political alternation influence the access to culture? What kinds of public policies or popular initiatives appear in that context? How?

In a general context of lack of cultural policies, the access to culture in Latin America has been traditionally the result of popular, collective, associative, etc. initiatives. Some of these projects have known such a success that they have become truly national cultural institutions. Therefore emerges the subsequent question of the political reappropriation of those initiatives. The second focus intends to question those processes of reappropriation and/or institutionalization of preexisting cultural practices. How is this institutionalization implemented? What does it mean in terms of practices, social representations and population control?

Lastly, the third entry focuses on the links between cultural practices and social movements. Are they a vector of political gathering, dissemination of ideas and militant practices? How do social movements integrate some cultural practices in their organization and modes of action?

The communications from all disciplines of social sciences are welcome from the moment they present analysis and results based on empirical research.

 

Important practical information:

 

·         The proposals have to be sent in one of the three official languages of the ICA: English, Spanish or Portuguese.

·         The proposals must contain: names, institutions and an abstract (two pages maximum).

·         The deadline to send the proposals is October, 20th 2017.

·         The proposals have to be sent only via the web platform of the ICA: https://www.conftool.pro/ica2018/index.php?page=login

·         The communication of accepted proposals will occur on October, 31st 2017.

·         For more information about the ICA: http://ica2018.es/

 

Organizers:

 

Maya Collombon (IEP de Lyon, Triangle, France) : maya.collombon@sciencespo-lyon.fr

Antoinette Kuijlaars (Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber, France) : antoinettekuijlaars@hotmail.com  

 


 

Bibliography:

 

Agier, Michel, Anthropologie du carnaval: la ville, la fête et l’Afrique à Bahia, Marseille Paris, Éd. Parenthèses IRD, 2000.

Aldana Cedeno J., « Arte y política. Entre propaganda y resistencia », Anuario colombiano de historia social y de la cultura, vol. 37, n°2, 2010.

Alvarez S., Dagnino E., Escobar A. (dir.), Cultures of politics/politics of cultures: re-visioning Latin American social movements, Boulder (Colo.), Westview press, 1998.

Balasinski J., Mathieu L., Art et contestation, PUR, Rennes, 2006.

Becker H., Les mondes de l’art, Paris, Flammarion, 1988.

Bourdieu P., La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

Bourdieu P., Les règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, 1992.

Bordat E., « De la mobilisation à l’institutionnalisation : une analyse comparative historique des politiques culturelles au Mexique et en Argentine », Pôle Sud, 2014/2, n°41.

Cefaï D., Trom D. (dir.), Les formes de l’action collective, Paris, EHESS, 2001.

Dubois V., La politique culturelle. Genèse d’une catégorie d’intervention publique, Paris, Belin, 1992.

Elias N., Mozart. Sociología de un genio, Barcelona, Península, 1991.

Faure S., Garcia M.-C., Culture hip-hop, jeunes des cités et politiques publiques, Paris, la Dispute, 2005.

Ferreira F., L’invention du carnaval au XIXe siècle: Paris, Nice, Rio de Janeiro, Paris, L’Harmattan, 2014.

Grignon C., Passeron J.-C., Le savant et le populaire: misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Gallimard, Le Seuil, 1989.

González C., Culture populaire et politique culturelle au Mexique : 1920-2006, Paris, L’Harmattan, 2011.

Helmlinger A., Pan Jumbie: mémoire sociale et musicale dans les steelbands, Trinidad et Tobago, Nanterre, Société d’ethnologie, 2012.

Lagroye J. (dir.), La politisation, Paris, Belin, 2003.

Levine L. W., Culture d’en haut, culture d’en bas: l’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, Paris, La Découverte, 2010.

Vianna H., O mistério do samba, Rio de Janeiro, Zahar, 1995.

Versión en español

56° Congreso Internacional de Americanistas – Salamanca 2018

Universalidad y particularismo en las Américas

15-20 de julio de 2018

 

Eje temático n°8: Estudios culturales

 

Simposio n°08/15: El acceso a la cultura en América Latina: iniciativas populares y reapropiaciones políticas

 

 

El giro a la izquierda de los años 2000 en América Latina ha puesto en marcha los fundamentos teóricos y/o prácticos de un movimiento, de iniciativa pública como popular, de democratización de la cultura. En cambio, los gobiernos neoconservadores que han regresado al poder en los años 2010 parecen invertir la tendencia, restringiendo nuevamente el acceso a la cultura. Este panel intentará analizar las relaciones entre alternancia política y transformaciones del acceso a la cultura, siempre interrogando las condiciones de este acceso.  Con este fín, tres ejes serán propuestos.

El eje 1 pretende examinar las condiciones prácticas de una inclusión cultural creciente con la puesta en marcha de políticas públicas culturales y/o por la multiplicación de las iniciativas populares. ¿Cómo la alternancia política influye sobre el acceso a la cultura? ¿Qué tipo de políticas públicas o de iniciativa popular emergen en este marco? ¿Cómo?

En un contexto general de escasez de políticas culturales, el acceso a la cultura en América Latina ha sido tradicionalmente el fruto de iniciativas populares, colectivas, asociativas, etc. Algunos de estos proyectos han conocido un éxito tal que se han vuelto verdaderas instituciones culturales nacionales. Emerge entonces la reflexión sobre los procesos de reapropiación de esas iniciativas. El eje 2 pretende entonces cuestionar eses procesos de reapropiación y/o de institucionalización de las prácticas culturales preexistentes. ¿Cómo se pone en marcha esta institucionalización? ¿Qué significa en término de prácticas, de representaciones sociales y de control de la población?

En eje 3 se concentra más bien en las relaciones entre prácticas culturales y movimientos sociales. ¿Son ellas vector de afinidad política, de difusión de ideas, de prácticas militantes? ¿Cómo los movimientos sociales integran estas prácticas culturales en su organización y en sus modos de acción?

Las comunicaciones de todas las disciplinas de las ciencias sociales son las bienvenidas con tal que presenten análisis y resultados basados en encuestas empíricas.

 

Informaciones prácticas importantes:

 

·         Las propuestas de comunicación deben ser enviadas en uno de los tres idiomas oficiales del ICA: inglés, español o portugués. 

·         Las propuestas deben llevar las informaciones siguientes: nombre(s) y apellido(s) de l@s ponente(s), institución y un resumen de dos páginas máximo.

·         El plazo para mandar las propuestas es hasta el 20 de octubre de 2017.

·         Las propuestas deben ser enviadas solamente a través de la plataforma web del ICA accesible en este link: https://www.conftool.pro/ica2018/index.php?page=login

·         La información sobre las ponencias aceptadas se hará el 31 de octubre de 2017.

·         Para más informaciones sobre el ICA: http://ica2018.es/

 

Organizadoras:

 

Maya Collombon (IEP de Lyon, Triangle, Francia) : maya.collombon@sciencespo-lyon.fr

Antoinette Kuijlaars (Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber, Francia) : antoinettekuijlaars@hotmail.com  


 

Bibliografia:

 

Agier, Michel, Anthropologie du carnaval: la ville, la fête et l’Afrique à Bahia, Marseille Paris, Éd. Parenthèses IRD, 2000.

Aldana Cedeno J., « Arte y política. Entre propaganda y resistencia », Anuario colombiano de historia social y de la cultura, vol. 37, n°2, 2010.

Alvarez S., Dagnino E., Escobar A. (dir.), Cultures of politics/politics of cultures: re-visioning Latin American social movements, Boulder (Colo.), Westview press, 1998.

Balasinski J., Mathieu L., Art et contestation, PUR, Rennes, 2006.

Becker H., Les mondes de l’art, Paris, Flammarion, 1988.

Bourdieu P., La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

Bourdieu P., Les règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, 1992.

Bordat E., « De la mobilisation à l’institutionnalisation : une analyse comparative historique des politiques culturelles au Mexique et en Argentine », Pôle Sud, 2014/2, n°41.

Cefaï D., Trom D. (dir.), Les formes de l’action collective, Paris, EHESS, 2001.

Dubois V., La politique culturelle. Genèse d’une catégorie d’intervention publique, Paris, Belin, 1992.

Elias N., Mozart. Sociología de un genio, Barcelona, Península, 1991.

Faure S., Garcia M.-C., Culture hip-hop, jeunes des cités et politiques publiques, Paris, la Dispute, 2005.

Ferreira F., L’invention du carnaval au XIXe siècle: Paris, Nice, Rio de Janeiro, Paris, L’Harmattan, 2014.

Grignon C., Passeron J.-C., Le savant et le populaire: misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Gallimard, Le Seuil, 1989.

González C., Culture populaire et politique culturelle au Mexique : 1920-2006, Paris, L’Harmattan, 2011.

Helmlinger A., Pan Jumbie: mémoire sociale et musicale dans les steelbands, Trinidad et Tobago, Nanterre, Société d’ethnologie, 2012.

Lagroye J. (dir.), La politisation, Paris, Belin, 2003.

Levine L. W., Culture d’en haut, culture d’en bas: l’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, Paris, La Découverte, 2010.

Vianna H., O mistério do samba, Rio de Janeiro, Zahar, 1995.

Versão em português

   56° Congresso Internacional de Americanistas – Salamanca 2018 

Universalidade e particularismo nas Américas

15-20 de julho de 2018

 

Eixo temático n°8 : Estudos culturais

 

Simpósio n°08/15 : O acesso à cultura na América latina : iniciativas populares e reappropriações políticas

 

A viragem à esquerda dos anos 2000 na América latina fundou (em teoria e/ou em prática) um movimento de democratização da cultura, de iniciativa pública como popular. A contrario, os governos neoconservadores voltando ao poder desde os anos 2010 parecem inverter a tendência, restringindo novamente o acesso à cultura. Este simpósio tem como objetivo analisar as relações entre alternância política e transformações do acesso à cultura, questionando as condições desse acesso. Para esse efeito, três eixos são propostos.

O eixo 1 entende examinar as modalidades práticas de uma inclusão cultural crescente pela implementação de políticas públicas dedicadas e/ou pela multiplicação das iniciativas populares. Como a alternância política afeta o acesso à cultura? Quais tipos de políticas públicas ou de iniciativas populares surgem neste contexto? Como?

Em um contexto geral de penúria das políticas culturais, o acesso à cultura na América latina foi tradicionalmente o fruto de iniciativas populares, coletivas, associativas, etc. Certos desses projetos conheceram tal sucesso que se tornaram verdadeiras instituições culturais nacionais. Desde então emerge a questão subsequente da reappropriação política dessas iniciativas. O eixo 2 prentende então questionar estes processos de reappropriação e/ou institucionalização das práticas culturais preexistentes. Como se implementa essa institucionalização? O que ela significa em termos de práticas, representações sociais e controle da população?

O eixo 3, enfim, põe em foco os vínculos entre práticas culturais e movimentos sociais, questionando se elas são um vetor de reunião política, de divulgação de ideias e práticas militantes. Como os movimentos sociais integram certas práticas culturais em sua organização e modalidades de ação?

As comunicações oriundas de todas as disciplinas das ciências sociais são bemvindas a partir do momento em que apresentam análises e resultados baseados em pesquisas empíricas.

 

Informações práticas importantes:

 

·         As propostas de comunicação devem ser enviadas em um dos três idiomas oficiais do ICA : inglês, espanhol ou português.

·         As propostas de comunicação devem conter as informações seguintes: nome(s) e sobrenome(s), instituição e um resumo de duas páginas no máximo.

·         O prazo para mandar as propostas vai até o dia 20 de outubro de 2017.

·         As propostas devem ser mandadas somente através da plataforma web do ICA acessível neste link: https://www.conftool.pro/ica2018/index.php?page=login

·         A divulgação das comunicações aceitas ocorrerá no dia 31 de outubro de 2017.

·         Para mais informações sobre o ICA, acesse o seguinte endereço: http://ica2018.es/

 

Organizadoras:

 

Maya Collombon (IEP de Lyon, Triangle, França) : maya.collombon@sciencespo-lyon.fr

Antoinette Kuijlaars (Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber, França) : antoinettekuijlaars@hotmail.com  

 


 

Bibliografia:

 

Agier, Michel, Anthropologie du carnaval: la ville, la fête et l’Afrique à Bahia, Marseille Paris, Éd. Parenthèses IRD, 2000.

Aldana Cedeno J., « Arte y política. Entre propaganda y resistencia », Anuario colombiano de historia social y de la cultura, vol. 37, n°2, 2010.

Alvarez S., Dagnino E., Escobar A. (dir.), Cultures of politics/politics of cultures: re-visioning Latin American social movements, Boulder (Colo.), Westview press, 1998.

Balasinski J., Mathieu L., Art et contestation, PUR, Rennes, 2006.

Becker H., Les mondes de l’art, Paris, Flammarion, 1988.

Bourdieu P., La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Minuit, 1979.

Bourdieu P., Les règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, 1992.

Bordat E., « De la mobilisation à l’institutionnalisation : une analyse comparative historique des politiques culturelles au Mexique et en Argentine », Pôle Sud, 2014/2, n°41.

Cefaï D., Trom D. (dir.), Les formes de l’action collective, Paris, EHESS, 2001.

Dubois V., La politique culturelle. Genèse d’une catégorie d’intervention publique, Paris, Belin, 1992.

Elias N., Mozart. Sociología de un genio, Barcelona, Península, 1991.

Faure S., Garcia M.-C., Culture hip-hop, jeunes des cités et politiques publiques, Paris, la Dispute, 2005.

Ferreira F., L’invention du carnaval au XIXe siècle: Paris, Nice, Rio de Janeiro, Paris, L’Harmattan, 2014.

Grignon C., Passeron J.-C., Le savant et le populaire: misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature, Paris, Gallimard, Le Seuil, 1989.

González C., Culture populaire et politique culturelle au Mexique : 1920-2006, Paris, L’Harmattan, 2011.

Helmlinger A., Pan Jumbie: mémoire sociale et musicale dans les steelbands, Trinidad et Tobago, Nanterre, Société d’ethnologie, 2012.

Lagroye J. (dir.), La politisation, Paris, Belin, 2003.

Levine L. W., Culture d’en haut, culture d’en bas: l’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis, Paris, La Découverte, 2010.

Vianna H., O mistério do samba, Rio de Janeiro, Zahar, 1995.

 

 

 

 

Fichier attaché: 

Appel à communication - Journées internationales de sociologie du travail - Juillet 2018

Les 16èmes Journées internationales de sociologie du travail auront pour thème "Le travail en luttes. Résistances, conflictualités et actions collectives". Cinquante ans après le mouvement de mai 68, ces journées offrent l'occasion de réinterroger d'une part la centralité du travail dans les luttes sociales et d'autre part les transformations des luttes et de leurs enjeux au travail.

Cette édition organisée par le Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Économique - Lise (UMR 3320, Cnam-CNRS) aura lieu au Cnam à Paris du 9 au 11 juillet 2018.

 

L'appel à communication en français figure en PJ. Les propositions de contribution sont attendues avant le 1er novembre 2017.

Pour plus d'informations, voir le site du congrès : https://jist2018.sciencesconf.org/ 

Les sciences humaines et sociales face à l’interdisciplinarité dans les recherches en santé. Pratiques, lieux, enjeux et perspectives

Bonjour,
 
Le colloque « Les sciences humaines et sociales face à l’interdisciplinarité dans les recherches en santé. Pratiques, lieux, enjeux et perspectives » se déroulera les 11 et 12 décembre 2017 à la MSH Paris Nord. L’appel à communications/contributions est ouvert jusqu’au 30 septembre prochain.
Toutes les informations sont disponibles sur le site suivant et en PJ : https://lesshsfacealinterdisciplinariteensante.wordpress.com/
 
Bien cordialement,
Yannick Le Hénaff et Lynda Sifer-Rivière

Précarité, précaires, précariat. Allers-retours internationaux

Un numéro de la revue Émulations. Revue des jeunes chercheuses et chercheurs en sciences sociales, qui paraîtra fin 2018 aux Presses universitaires de Louvain, sera consacré au thème « Précarité, précaires, précariat. Allers-retours internationaux », sous la direction de Adrien Mazières-Vaysse (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, CNRS-Université Paris 8), Giulia Mensitieri (Laboratoire d’anthropologie urbanités mondialisations, CNRS-EHESS) et Cyprien Tasset (Institut de Recherche Interdisciplinaires sur les enjeux Sociaux, CNRS-EHESS).

 

Modalités de soumission :

Les proposions de contribution d’environ 1 000 mots, ainsi qu’une notice biographique comprenant la discipline et le statut professionnel de chaque (co-)auteur-e de l’article sont à envoyer aux quatre adresses suivantes : adrien.mv@gmail.com, giulia.mensitieri@gmail.com, cyprien.tasset@gmail.com et redac@revue-emulations.net pour le 1eraoût 2017 au plus tard. Les propositions feront l’objet d’une évaluation anonyme. Les contributions définitives (de 25 000 à 30 000 caractères, espaces compris) devront être déposées, au plus tard, le 1er novembre 2017 pour une publication en 2018. Pour les consignes aux auteurs, consultez le document téléchargeable au bas de la page suivante : http://www.revue-emulations.net/appel/devenez-auteur.

Appel à contributions - Ces femmes qui refusent d'enfanter

Appel à contributions

Ces femmes qui refusent d'enfanter. Un choix de vie ?

Journée d’études « Actualité des études de genre », 6 avril 2018 à Dijon.

Centre Georges Chevrier, UMR 7366 (Université de Bourgogne)

Date limite pour envoi des contributions : 1er octobre 2017

Dans les temps plus anciens, le mariage (forme hégémonique de la vie en couple) qui n’était pas fécond était vécu comme un drame pour les époux, subissant la réprobation de l’entourage. Dans la période contemporaine, le phénomène des couples (pas nécessairement unis par les liens du mariage désormais) qui n’engendrent pas de manière volontaire (on laisse bien entendu à part le cas d’une infécondité pathologique ou les femmes qui ne vivent pas en couple) est désormais un phénomène repéré statistiquement. Le refus volontaire d’avoir des enfants constitue un phénomène certes très minoritaire (Enquête Fecond, 2014), chiffré à environ 5 % de la population concernée.

Cette conception d’une vie sans enfant est le fruit d’une évolution à la fois rapide et extrêmement profonde consécutive à la fois de l’émergences des mobilisations féministes dans les années 70 et des progrès continu en matière de contrôle des naissances. La maternité, d’un fatum s’est transformée en l’espace de quelques décennies en un « désir d’enfant », avec la possibilité alternative d’un désir de ne pas en avoir, d’être femme sans être mère. Cette identité s’inscrit dans l’affirmation de choix toujours plus étendus pour les sujets modernes, y compris donc le choix de ne pas participer à la reproduction de l’espèce.

L’objectif de cette journée d’études est de mieux comprendre comment ce phénomène social, à contre-courant, éclaire la norme sociale dominante de l’enfantement et comment il s’inscrit dans les transformations des fondements anthropologiques de nos sociétés. Plusieurs pistes (non restrictives) peuvent être poursuivies :

  • -  Comment se développe la volonté de ne pas avoir d’enfants ? Quels sont populations les plus susceptibles de développer cette idée et pourquoi ?

  • -  Comment les femmes (les couples) qui assument ce choix l’argumentent-ils ?

  • -  Quelles transformations du rapport à la féminité le choix du non-enfant impliquent

    elles ? Comment ce refus d’enfanter est il vécu dans les différents âges de la vie ?

  • -  En quoi l’absence volontaire d’enfant redéfinit-elle les relations conjugales, entre concubins ?

  • -  Que nous apprennent ces nouveaux comportements sur l’évolution des structures familiale et plus largement de l’insertion dans les groupes sociaux ?

  • -  Comment ces exigences s’inscrivent-elles dans l’affirmation toujours plus radicale du choix ?

  • -  Comment les institutions et les autorités publiques réagissent-elles à cette transformation des comportements ?

  • -  Aussi bien du point de vue historique que du point des comparaisons internationales, ces pratiques apparaissent elles aussi novatrices qu’elles semblent l’être ?

  • -  La volonté de ne pas avoir d’enfants incarne-t-elle le summum du féminisme contemporain ?

    Les propositions de communications peuvent relever des différentes disciplines des sciences humaines (sociologie, anthropologie, histoire, science politique...) dans la mesure où elles reposent sur un travail empirique et/ou archivistique manifeste.

    Les propositions (3000 signes minimum) doivent être envoyées avant le 1er octobre 2017 aux deux organisateurs Maud Navarre et Georges Ubbiali dont les adresses figurent ci-dessous. Les propositions retenues (après éventuellement demande de précisions) seront averties fin octobre.

    Les textes proposés doivent impérativement être des contributions originales, n’ayant donc pas fait l’objet d’une publication préalable.

    Les organisateurs :
    Maud Navarre, mnavarre@laposte.net Georges Ubbiali, g.ubbiali@free.fr

     

    Bibliographie indicative
    Debest Charlotte,
    Le choix d’une vie sans enfant, Rennes, PUR, 2014

    Debest, C. (2012), « Le choix d’une vie sans enfant à travers le prisme des normes
    parentales et conjugales : Étude de cas en France »,
    Nouvelles pratiques sociales, 25(1), 28- 43.

    Debest, C. (2013), « Quand les « sans-enfant volontaires » questionnent les rôles parentaux contemporains, Abstract », Annales de démographie historique, (125), 119-139

    Debest Charlotte, Mazuy Magali, « Rester sans enfant. Un choix de vie à contre-courant », Populations et société, n°508, fév. 2014.

    Debest C. (2014, « Repenser l’égalité femmes-hommes au prisme du refus de maternité », Politiques sociales et familiales, (116), 27-37.

    Develay Elise, Etre femme sans être mère, Master 1 sociologie, Université de Bourgogne, 2017, 66 pages.

     Doré, C. (1991). Marlène CARMEL, « Ces femmes qui n’en veulent pas : enquête sur la non- maternité volontaire au Québec », Recherches sociographiques, 32(3),

     Gotman Anne, Pas d’enfant. La volonté de ne pas engendrer, Paris, MSH, 2017 

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