Appels à communications, à articles...

Espaces publics et citoyenneté. La dimension politique des rapports en public

L'appel à communications, ouvert jusqu'au 20 mars 2017, vise l'organisation d'un colloque à l'EHESS les 8 et 9 juin 2017, avec le soutien du Labex Tepsis. Nous attendons des propositions posant la question de la dimension politique des rapports en public : comment la vie et les rencontres en public manifestent-elles et mettent-elles au travail un certain « esprit public » ? Qu’il s’agisse ddéfinir les formes pertinentes de la catégorisatiomutuelle et les conduites justes et appropriées, ou de lutter contre les discriminations, l’étude de la démocratie  comme  forme  de  vie nous semble en effet requérir dprendre au sérieux les épreuves du côtoiement en public. Cet appel à communication est ouvert  à  tout  travail  de  recherche  frayant  une  telle  voie  d’approche  des  expériences  ordinaires  du politique à partir d’investigations empiriques qui devront être au cœur du propos.

Métissages linguistiques et culturels émergents : vers quelles médiations ?

Métissages linguistiques et culturels émergents :
vers quelles médiations ?

19-20 octobre 2017

Colloque international organisé par IMAGER EA3958
à l’Université Paris-Est Créteil

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Nos sociétés contemporaines sont le théâtre de métissages linguistiques et culturels qui, s’ils ne sont pas nouveaux, s’accélèrent, s’amplifient et se complexifient de façon inédite avec la mobilité géographique et informatique. Les innovations technologiques ont atteint un niveau de vitesse et de sophistication tel que les frontières entre le réel et le virtuel deviennent toujours plus poreuses.

Dans ce contexte, la circulation des personnes, la diffusion des informations politiques, scientifiques, culturelles et les métissages qui les caractérisent au niveau mondial entrainent des changements radicaux dans notre façon de concevoir l'autre, d'appréhender les idées, de partager des pensées ou de prendre des décisions. Les avancées dans toutes les sciences de l’homme, notamment la biologie et les neurosciences cognitives, redéfinissent nos relations aux autres et à l’environnement. Le paradoxe de cette profusion de situations et d'échanges multilingues et multiculturels vient des contraintes issues de ces difficultés de compréhension interpersonnelle et de ces brouillages sociopolitiques qui échappent aux acteurs et aux indicateurs traditionnels.

Comment comprendre et étudier cette reconfiguration sociétale du monde contemporain du point de vue des langues qui nous réunissent et nous séparent à la fois ? Dans une logique adaptative, les sociétés actuelles sont partagées entre des quêtes antagonistes : i) soit on recherche des réponses simplificatrices, souvent binaires, témoignant d’un repli identitaire comme le choix de langues dominantes à l’école pour faciliter l’intégration des individus, la réduction des langues sur les réseaux sociaux, le monopole de la diffusion des résultats de recherche en anglais, la multiplication de Novlangues escamotant, sur le fond, les processus que l’on cherche à clarifier, ii) soit on s’attelle à relever le défi de la complexité. Mais comment ? Invités à agir simultanément en différents espaces, est-il devenu nécessaire d’embrasser plusieurs perspectives à la fois, de connaître plusieurs langues à des niveaux de compétences différents, ce qui requiert une grande plasticité mentale et ébranle notre besoin de permanence identitaire dans un monde où chacun navigue entre des identités multiples (Lahire) ou des identités liquides (Bauman) ?

Faute de solutions interindividuelles, la médiation entre en jeu. Forgée à partir du verbe latin mediare, longtemps désignant l’intervention d’un tiers pour réconcilier deux parties, la notion de médiation relie désormais des univers flous et pluridimensionnels. La médiation, est-elle à même de concilier les courants de pensée actuels qui semblent opposer, d’une part une approche universaliste qui suppose l’existence d’un espace abstrait de communication translinguistique et d’autre part, des approches « différentialistes » qui insistent sur la (super)diversité des expressions langagières ?

Nous proposons de nous intéresser aux médiations dans des configurations plurielles et transdisciplinaires et ceci à partir des langues qui, implicitement et explicitement, se situent au coeur des métissages qu’elles cherchent à clarifier. Tissées dans les cultures et les contextes, les langues constituent elles-mêmes des systèmes complexes qui reflètent différentes façons de percevoir nos relations au réel. S’il y a bien un consensus scientifique sur la richesse intrinsèque de chaque langue, ni la hiérarchie postcoloniale des statuts des langues, ni sa remise en cause, ne va de soi. Les moyens de l’intercompréhension dans un monde global et transculturel doivent prendre en compte les métissages émergents, ils constituent des objets d’interrogation tant pour les chercheurs que pour les acteurs.

Ce colloque entend faire émerger des analyses sur des situations multilingues et/ou multiculturelles à travers leurs médiations, comme elles se trouvent illustrées dans des situations concrètes (en classe, dans les discours journalistiques, sur la scène politique, économique, éducative etc.) ou représentées dans des situations virtuelles (dans la littérature, la publicité, les arts visuels etc.).

  •  Comment les traducteurs, les pédagogues, les chercheurs, les décideurs tranchent-ils dans leur relation au réel, dans leur capacité de se relier aux autres pour agir avec eux et faire transiter, entre individus ou groupes et à travers les frontières, des idées, des valeurs, des représentations et des règles ?
  • Quels sont les paradigmes émergents de dépassement des limites de la médiation triangulaire ?
  • Quelles sont les solutions transdisciplinaires qu’impose la nécessité de penser et agir sur le continuum instable local-global ?

Nous envisagerons cette problématique à partir des axes suivants, en invitant tout particulièrement des contributions inter- et transdisciplinaires :

1. Comment la pensée de la traduction évolue-t-elle face à ces nouveaux défis linguistiques ? Entre le rêve d’un espace uniforme et transparent de communication à l’échelle mondiale et l’accentuation des singularités et idiosyncrasies linguistiques, comment situer l’activité de traduction ? Quelle place pour la traduction entre le projet d’une métalangue universelle et la «superdiversité » des pratiques linguistiques actuelles ?

2. Dans le domaine de la littérature, du théâtre, de la poésie, nous pourrons nous intéresser à l’hybridation de formes à l’intérieur des textes, à la rencontre de plusieurs langues au sein d’une même œuvre. On questionnera également les auteurs, médiateurs de leurs propres œuvres qui, en les traduisant eux-mêmes, donnent naissance à des univers en palimpsestes.

3. La médiation littéraire est un autre domaine de métissage transculturel en langues où de nouveaux espaces s’inventent : blogs, écritures interactives en plusieurs langues, nouvelles formes de festivals littéraires qui favorisent des échanges plus directs entre auteurs et lecteurs d’un bout à l’autre de la planète, échange entre des écrivains qui développent des projets translangues collectifs… Comment étudier les formes sémiotiques qui s’y développent ? En quoi participent-elles du développement de cultures hybrides ? A l’époque d’Amazon, de la publication en ligne, des traducteurs intégrés, ces nouvelles formes de médiation littéraire constituent-elles un enrichissement qui permet d'étendre la connaissance ou mènent-elle à un système massifié éclaté et appauvri ?

4. Dans le champ de la linguistique, les métissages questionnent le concept même de transmission et de régulation intersubjective. Pour Antoine Culioli par exemple, tout énoncé implique une « régulation minimale sans laquelle il ne peut exister d’échange, c’est-à-dire d’accès d’un sujet à un autre. » (A. Culioli [1998] 1999 : 137). Il apparaît ainsi qu’on ne peut accepter l’idée selon laquelle les locuteurs auraient à leur disposition un référent qui serait « tout prêt » ou « prêt à l’emploi », signifiant simplement « ce à quoi on réfère ». On est donc conduit à travailler sur des valeurs référentielles qui supposent des modes d’énonciation qui incluent des ajustements constants. Comment se mettent en place ces ajustements dans les situations multilingues par exemple, comme celle d’une interprétation ou d’une traduction ? Quelles formes peuvent prendre ces ajustements dans le cadre des reformulations qu’on est amené à faire à tout instant dans le discours ? En lien avec ces questions, sera attendu toute recherche qui partira de données empiriques et qui traitera de marqueurs linguistiques (lexicaux, syntaxiques, prosodiques) précis, présents dans une langue quelle qu’elle soit.

5. Dans le domaine civilisationnel, les interactions et la comparaison entre institutions, acteurs, territoires et temporalités n’a jamais été aussi complexe qu’à l’heure de la globalisation. Tout en créant une certaine standardisation, la globalisation témoigne toujours davantage de différentiations, de tensions, de métissages qui font ressurgir des spécificités culturelles locales et multi-scalaires en évolution. Pour les sciences sociales la « traduction » de termes ou de concepts, voire des « équivalences fonctionnelles » ne s’avèrent, le plus souvent, ni opérationnelles ni une fin en soi. Il en va des médiations conceptuelles permettant d’établir des statistiques internationales qui servent à comparer ou à répondre à des questionnements, à formuler des recommandations pour des pratiques ou des politiques publiques. Comment les acteurs aboutissent-ils à des résultats fiables ?

6. Enfin, dans le domaine de la didactique et de l’éducation aux langues, la diversité des langues au sein des classes interroge l’enseignement de masse de quelques langues dominantes. De la maternelle à l’université, la didactique est à la recherche de modèles plus intégratifs s’intéressant aux médiations entre les langues et les cultures des apprenants. Comment enseigner les langues pour nous inter-comprendre et agir ensemble dans un respect mutuel et dans une perspective plurilingue et pluriculturelle ? Pour répondre à ce défi inédit, certaines recherches explorent les médiations corporelle et émotionnelle au travers des pratiques artistiques (théâtre et danse) dans une approche esthétique et «performative » des langages et des langues (Aden, Lapaire, Schewe, Soulaine). D’autres, convoquent la notion de médiations langagières dans une perspective interactionniste (Delamotte-Legrand) ou sociolinguistique au travers de notions telles que le translanguaging (Garcia), le translangager (Aden), le codemeshing (Canagarajah) ou encore la prise en compte des paysages linguistiques et la superdiversity (Blommaert) dans une approche ethnographique de la diversité linguistique.

Calendrier

Date limite pour la soumission des propositions : 15 mars 2017
Réponses du comité scientifique : 15 avril 2017
Les propositions seront à rédiger en français, en allemand, en anglais, en espagnol ou en italien.

Elles comprendront un titre et un résumé de 700 mots maximum, bibliographie comprise. Elles seront accompagnées du/des nom(s), prénom(s), affiliation(s) scientifique(s) et institutionnelle(s) du ou des auteur(s) ainsi que le titre de la communication.
Les propositions à transmettre, en fichier Word, en indiquant « colloque médiation » dans l’objet du message à ces 3 adresses :
joelle.aden@u-pec.fr ; teresa.keane-greimas@u-pec.fr ; donna.kesselman@u-pec.fr

Comité scientifique

  • Christian AZAÏS, PU, Sociologie du travail, LISE-CNAM.
  • Jean-Claude BARBIER, Professeur Emérite, Sociologie, Paris 1 Panthéon Sorbonne.
  •  Isabelle CAPRON PUOZZO, Prof., Didactique des langues, Haute école pédagogique ducanton de Vaud (Suisse).
  • Nathalie CARON, PU, Civilisation américaine, Université Paris-Sorbonne.
  • Françoise DUPEYRON LAFAY, PU, Littérature britannique, Université Paris-Est Créteil.
  •  Filippo FONIO, MCF, Littérature et culture franco-italienne, didactique du théâtre, Universit Grenoble.
  •  Lucie GOURNAY, PU, linguistique appliquée, Université Paris-Est Créteil.
  • Trevor GRIMSHAW, Associate Professor, International Language Education, University of Bath (GB).
  •  Cristina IGLESIA, PU, Littérature Amérique Latine, Université de Buenos Aires, (Argentine)
  • Janine LANZA, Associate Professor, Gender, Sexuality and Women's Studies, Wayne State University, Detroit (USA).
  •  Brigitte MARIN, PU, Sciences de l’éducation, linguistique, Université Paris-Est Créteil.
  • Guillermo MIRA, PU, Histoire d’Amérique Latine, Université de Salamanca (Espagne)
  • Corinne NATIVEL, MCF, civilisation anglophone, Université Paris-Est Créteil.
  • Laura NICOLAS, MCF, Didactique des langues et des cultures, Université Paris-Est Créteil.
  •  Enrica PICCARDO, PhD, Associate Professor, Languages and Literacies, University of Toronto (CA).
  • Jean-Paul ROCCHI, PU, Littératures et Cultures Américaines, Université Paris-Est Marne-La-Vallée
  •  Laetitia SANSONETTI, littérature Anglophone, traduction et traductologie, Paris-Ouest, Nanterre.
  • Birgit SCHÄDLICH, Prof., Dr., Didactique des langues romaine et littérature, Georg-August-Universität Göttingen (ALL)
  • Graciela VILLANUEVA, PU, Littérature latino-américaine, Université Paris-Est Créteil.
  • Dirk WEISSMANN, MCF HDR, Études germaniques, traductologie, IMAGER, Université Paris-Est Créteil.
  • Caroline ZEKRI-POSTACCHINI, MCF, Études italiennes et méditerranéennes, Université Paris-Est Créteil.

 

"Linguistic and Cultural Blending,
Emerging Forms of Mediation"

19-20 October 2017

International Conference organized by IMAGER (EA3958)
At Université Paris-Est Créteil (UPEC)

Contemporary societies are the theater of linguistic and cultural blending. While this is not a new phenomenon, it is accelerating, amplifying and complexifying in novel ways due to geographical and online mobility. Boundaries between the real and the virtual are becoming ever more permeable as technology and innovation reach ever new heights in speed and sophistication.

In this context the circulation of people, the diffusion of political, scientific and cultural information, as well as the blending which is now characteristic of an increasingly globalized world, all work in a way that radically impacts how we  perceive others and how we apprehend ideas, share our thoughts or make decisions. Progress in the human sciences, notably biology and cognitive  neuroscience, redefine our relations with others and with our environment. The paradox of such a profusion of multilinguistic and multicultural exchange lies in  the constraints it entails in terms of increased difficulty in interpersonal communication and growing sociopolitical confusion, which both tend to elude  traditional actors and indicators.

The question is how this reconfiguration of contemporary societies can be
conceived and analyzed through the prism of the languages, which both unite and separate us. Through adaptative logic, contemporary societies are torn between two antagonistic quests: i) one either one pursues simplistic, often binary  responses, which are often expressed through identity closure in areas such as the choice of dominant languages in school to facilitate integration of individuals to the dominant culture, the dwindling of languages used in social media, the predominant diffusion of research publications in English, the multiplication of Newspeak jargons, which fundamentally dis-acknowledge the processes we seek to clarify, ii) or one accepts to address the challenge of complexity. But how?

Incited to move continuously in and out of diverse cultural spaces, has it become necessary to adopt several perspectives at once and to know several languages at varying levels of proficiency, which requires great mental plasticity and can undermine the need for a stable identity in a world where individuals are called  upon to navigate among multiple identities (Lahire) or liquid identities (Bauman)?

For want of interindividual solutions, mediation necessarily comes into play. Forged from the Latin verb mediare, traditionally designating the intervention of a third party to reconcile two other parties, the notion of mediation is henceforth called upon to link up fuzzy, multidimensional realms. Is mediation suited to conciliate current schools of thought that seem to oppose, on the one hand, a universalistic approach that implies the existence of an abstract space of translinguistic communication and, on the other hand, “differentialist” approaches that insist upon the superdiversity of linguistic expressions?

We propose to question the notion of mediation in both plural and transdisciplinary configurations from the perspective of languages that are, implicitly and explicitly, at the heart of the blending phenomena they endeavor to clarify. Woven within cultures and contexts, language and languages are themselves complex systems that reflect various ways of perceiving and embodying our relations to the real. While a scientific consensus exists around the intrinsic wealth of each and every language, neither the postcolonial hierarchy of the statuses of various languages nor challenges to this paradigm are selfevident. The means for inter-comprehension in a globalizing and transcultural world must take into account blending phenomena as they emerge, for such phenomena are objects of critical inquiry for both researchers and actors.

This conference intends to spur analyses of multilingual and/or multicultural situations through their mediations, as they are expressed in concrete forms (in classrooms, in journalistic discourse, in political, economic or educative spheres, etc.), or represented in virtual situations (in literature, publicity, visual arts, etc.).

  • How do translators, pedagogues, researchers, decision-makers, make choices when confronted with real-life challenges, when relating with others to interact or transmit, among individuals and groups and across borders, ideas, values, representations and regulations?
  •  What are the emerging paradigms which transcend the limits of triangular mediation?
  • What are the transdisciplinary solutions required by the need to think and act along the instable local-global continuum?

We envisage this problematical theme along the following axes, non-exclusively, welcoming in particular inter- and trans-disciplinary contributions:

1. How does translation evolve faced with these new challenges? How does it position itself between the dream of a uniform and transparent global space of communication and the growth of linguistic singularities and idiosyncrasies? What is the place of translation between the project of universal meta-language and the “superdiversity” of contemporary linguistic practices?

2. Concerning literature, theater and poetry, we invite research, for instance, in the hybridation of internal forms of text, possibly the encounter of several languages within a singular work. We also question authors, mediators of their own works who, by translating themselves, spawn palimpsest universes.

3. Literary mediation is another field of transcultural blending in language, one of inventing new spaces: blogs, interactive writing in several languages, new forms of literary festivals which encourage more direct exchange among authors and readers the world over, exchanges among authors developing collective translinguistic projects… How should emerging semiotic forms occupy this space? How do they facilitate the development of hybrid cultures? In the age of Amazon, of on-line publication, of integrated translators, are these new forms of literary mediation gate-keepers of knowledge enrichment or do they engender massified systems of shattered or impoverished knowledge?

4. In the field of linguistics, phenomena of blending question the very concept of transmission and intersubjective regulation. For Antoine Culioli, for example, every utterance implies a “minimum of regulation without which exchange cannot  exist, i.e. the access of one subject to another” (A. Culioli [1998] 1999: 137). The implication is that one cannot accept the idea according to which speakers have at their disposal “ready-made” or “ready-to-use” referents, in other words “what is referred to”. Our focus is thus upon the referential values that suppose modes of utterances including constant adjustments. How are these adjustments applied in multilinguistic situations, for example, interpretation or translation? What kinds of adjustments intervene within reformulations that occur at every moment during discourse? In relation to these questions, we welcome research based on empirical data dealing with precise linguistic markers (lexical, syntactic, prosodic), present in various languages.

5. In civilization and the social sciences, interactions and comparison among institutions, actors, territories and temporalities have never been so complex as  n the era of globalization. While resulting in a certain standardization, globalization is especially the theater of growing differentiations, tensions and blending that result in growing local cultural and multi-scale specificities in evolution. For the social sciences “translation” of terms and concepts, even “functional equivalents” are often neither operational, nor an end in themselves.  This is the case, for instance, of conceptual forms of mediation, which allow for the establishment of international statistics with the aim of comparing national situations or answering comparative interrogations, formulating recommendations for public practices or policies. How do actors answer these challenges to reach reliable results?

6. Concerning language didactics and education, the diversity of languages in class raises questions about mass education in some dominant languages. From pre-school to university, research attempts to formulate new models that include mediations among languages and cultures of the learners. How can language teaching heighten joint understanding and acting in communion through mutual respect and in a plurilinguistic and pluricultural perspective? To meet this unprecedented challenge, some researchers explore corporal and emotional mediation through artistic practices (theater, dance) and an aesthetic and “performative” approach to languages (Aden, Lapaire, Schewe, Soulaine). Others mobilize the notion of language mediation from an interactionist  (Delamotte-Legrand) or sociolinguistic perspective through notions such as translanguaging (Garcia), translangager (Aden), code-meshing (Canagarajah) or taking into account linguistic landscapes and superdiversity (Blommaert) in an ethnographic approach to linguistic diversity.

Calendar
Deadline for submitting contribution proposals: 15 March 2017
Response from Scientific Committee: 15 April 2017

Proposals may be written in English, French, German, Italian or Spanish. They must include a title and a 700 word maximum résumé, including bibliography. They must be accompanied by the surname/s, name/s, and scientific affiliation/s of the author/s.
Submissions must be send, in word format, indication in the mail object “Mediation Conference” to the three following addresses:
joelle.aden@u-pec.fr ; teresa.keane-greimas@u-pec.fr ; donna.kesselman@u-pec.fr

Scientific committee

  • Christian AZAÏS, PU, Sociologie du travail, LISE-CNAM.
  • Jean-Claude BARBIER, Professeur Emérite, Sociologie, Paris 1 Panthéon Sorbonne.
  •  Isabelle CAPRON PUOZZO, Prof., Didactique des langues, Haute école pédagogique ducanton de Vaud (Suisse).
  • Nathalie CARON, PU, Civilisation américaine, Université Paris-Sorbonne.
  • Françoise DUPEYRON LAFAY, PU, Littérature britannique, Université Paris-Est Créteil.
  •  Filippo FONIO, MCF, Littérature et culture franco-italienne, didactique du théâtre, Universit Grenoble.
  •  Lucie GOURNAY, PU, linguistique appliquée, Université Paris-Est Créteil.
  • Trevor GRIMSHAW, Associate Professor, International Language Education, University of Bath (GB).
  •  Cristina IGLESIA, PU, Littérature Amérique Latine, Université de Buenos Aires, (Argentine)
  • Janine LANZA, Associate Professor, Gender, Sexuality and Women's Studies, Wayne State University, Detroit (USA).
  •  Brigitte MARIN, PU, Sciences de l’éducation, linguistique, Université Paris-Est Créteil.
  • Guillermo MIRA, PU, Histoire d’Amérique Latine, Université de Salamanca (Espagne)
  • Corinne NATIVEL, MCF, civilisation anglophone, Université Paris-Est Créteil.
  • Laura NICOLAS, MCF, Didactique des langues et des cultures, Université Paris-Est Créteil.
  •  Enrica PICCARDO, PhD, Associate Professor, Languages and Literacies, University of Toronto (CA).
  • Jean-Paul ROCCHI, PU, Littératures et Cultures Américaines, Université Paris-Est Marne-La-Vallée
  •  Laetitia SANSONETTI, littérature Anglophone, traduction et traductologie, Paris-Ouest, Nanterre.
  • Birgit SCHÄDLICH, Prof., Dr., Didactique des langues romaine et littérature, Georg-August-Universität Göttingen (ALL)
  • Graciela VILLANUEVA, PU, Littérature latino-américaine, Université Paris-Est Créteil.
  • Dirk WEISSMANN, MCF HDR, Études germaniques, traductologie, IMAGER, Université Paris-Est Créteil.
  • Caroline ZEKRI-POSTACCHINI, MCF, Études italiennes et méditerranéennes, Université Paris-Est Créteil.

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Donna Kesselman, IMAGER (EA 3958)
Professeure des Universités
Directrice-adjointe d'IMAGER
Directrice du Département L.E.A.
Directrice du Master L.E.A. Management International Trilingue

UPEC-L.E.A. (Langues étrangères appliquées)
Université Paris-Est Créteil
Maison des Langues et des Relations Internationales - Mail des Mèches
4, route de Choisy
94010 Créteil Cedex  FRANCE

Courriel : donna.kesselman@u-pec.fr 

Tél pro : 01 82 69 48 66 / 48 67

 

 

upec

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appel à contribution "Espace du travail social" pour la revue Espaces et Sociétés

Bonjour,

Voici un appel à article à diffsuer.

 

Merci, bien cordialement,

Tristana Pimor

Dans le cadre d'un numéro "Les espaces du travail social"pour la revue "Espaces et Sociétés" nous attendons des contributions répondant à l'appel ci-joint :

 

 

Résumé : De nombreuses publications en sciences humaines ont retracé l’histoire et analysé les pratiques du travail social. Pour autant, la diversité des espaces dans lesquels il opère est rarement au cœur des analyses. Espaces urbains, péri-urbains, ruraux, centres-villes et banlieues, quartiers populaires et bidonvilles, espaces publics et privés, milieux fermés et ouverts, publics captifs, sédentaires, nomades ou en errance : le travail social se déploie dans une multitude d’espaces physiques et sociaux, et auprès de publics dont le rapport à l’espace est lui aussi pluriel. Cet appel à contribution concerne des recherches susceptibles d’enrichir la connaissance du rapport à l’espace des travailleurs sociaux, et la manière dont les espaces sont « travaillés » par les professionnels du social. Les responsables de cet appel seront particulièrement attentifs à la dimension spatiale du travail social et à ses effets, ainsi qu’aux comparaisons entre situations locales, nationales et internationales.

 

5 mots-clés : travail social, pauvreté, politiques publiques, prévention, éducation.

 

Adresse pour la correspondance

exclusivement en version électronique par courriel aux adresses suivantes :

thomas.sauvadet@u-pec.fr

florence.bouillon@gmail.com

tristana.pimor@gamail.com

 

Pour voir l'appel à article : http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/blog/2017/02/01/les-espaces-du-travail-social/

Appel à articles et à contributions du n°36 de Sociologies pratiques. Intitulé " Quelles demandes pour quelles sociologies au XXIème siècle ? »

Bonjour,

Je vous prie de trouver ci-joint un appel à articles et à contributions du n°36 de Sociologies pratiques. Intitulé " Quelles demandes pour quelles sociologies au XXIème siècle ? ». Selon François Sarfati , ce numéro examine les attentes, les besoins et les sollicitations (prenant souvent la forme de commandes) formulés par des acteurs extérieurs à la discipline (fonds publics, organisations productives, politiques, syndicales, associatives, médias …). 

Les informations concernant cet appel à articles sont mentionnées ci-après.

Les intentions d’article (4.000 signes espaces compris maximum) sont à adresser avant le 22 février 2017 par voie électronique à sp36@sociologies-pratiques.com. Elles devront contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie et des résultats proposés.

Après examen, la revue retournera son avis aux auteurs le 20 mars 2017 au plus tard. Les auteurs devront alors proposer une première version complète de leur article (27.000 signes espaces compris, bibliographie non comprise) pour le 3 mai 2017. Toute intention d’article, comme tout article est soumis à l’avis du Comité de lecture de la revue, composé des coordinateurs, des membres du Comité de rédaction et d’un relecteur externe. L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas celle de l’article. Le choix des intentions et l’analyse des versions I, confiées à des relecteurs externes, sont réalisés en double aveugle. 

Bien cordialement,

Pour plus de précisions sur cet appel à articles, merci de contacter: 

François Sarfati

Maître de conférences
Conservatoire National des Arts et Métiers
Lise (UMR CNRS 3320) & Centre d'études de l'emploi et du travail

Centre d'études de l'emploi et du travail
Le Descartes 1
29, promenade Michel Simon
93166 Noisy le Grand cedex
+33 (0)1.45.92.68.56
+33 (0)6.62.66.20.62
 

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Appel à communication - Colloque pluridisciplinaire Territoires (Juin 2017- Université Bretagne Sud)

Colloque international et pluridisciplinaire : "Territoires fabriqués, Territoires instrumentalisés" (22 et 23 juin 2017, Vannes)

Dans un contexte économique globalisé mais aussi de décentralisation accentuée, les acteurs des territoires ont intégré une exigence, voire une injonction : leur territoire doit être identifié, lisible et référencé, afin de mieux négocier son positionnement dans la mondialisation. Ce contexte nourrit des stratégies et des politiques de développement territorial centrées sur la notion d’attractivité, de compétitivité et d’offre territoriales. Pour certains territoires, le fort ancrage historique et identitaire dont ils disposent peut être aisément instrumentalisé pour asseoir les stratégies d’aménagement et de développement économique. Pour d’autres territoires en revanche, la construction d’un référencement découle d’une démarche volontariste d’énonciation et de fabrication initiée et développée par les acteurs institutionnels. Cependant, le territoire doit-il absolument être énoncé, borné et référencé pour s’inscrire dans le marché des lieux ou ne faut-il pas plutôt faire l’éloge de l’imperceptibilité du territoire ?

La complexité du territoire traverse l’ensemble des sciences humaines et sociales. Si le territoire est consubstantiel à la géographie, sa nature, sa réalité institutionnelle et ses usages sont aussi déterminants en histoire, en sociologie, en ethnologie, en droit, en économie, en sciences de l’information et de la communication, en marketing... Le territoire est une production et une construction sociale. Pour les géographes, il est un territoire approprié dans les deux sens du terme : approprié par quelqu’un et propre à quelque chose. Il est approprié par un groupe social, avec ses croyances, ses valeurs, son niveau de technicité, son modèle économique... et par ailleurs il est propre à des usages. Il est une construction sociale, une construction matérielle et symbolique (Brunet, 1991 ; Di Méo, 1998).

De façon générale, deux grandes perspectives se rattachent à la notion de territoire. La première rappelle le caractère délimité et plus ou moins institutionnalisé du territoire. Depuis la décentralisation, l’action publique s’est territorialisée au prix d’un emboîtement compliqué d’échelles de territoires auxquels sont associées des compétences et des politiques publiques. L’enchevêtrement de territoires qui en résulte peut même s’apparenter à un encombrement territorial (Renard, 2000) ou encore à un millefeuille territorial, malgré les récentes dispositions qui visent à simplifier ses dispositifs. La seconde perspective envisage le territoire dans une dimension plus diffuse et beaucoup moins formalisée qui recouvre les différents rapports à l’espace qu’entretiennent les groupes sociaux. (Alphandéry et Bergues, 2004) On pourra parler de territoires informels pour évoquer les territorialités des individus : sentiment d’appartenance, appropriation par des pratiques sociales et culturelles déployées dans l’espace, rapports identitaires (degré d'enracinement du territoire dans les pratiques sociales de l'individu, attachement au territoire). Le territoire est ici avant tout culturel et symbolique.

La notion est par conséquent polysémique par son caractère multidimensionnel : le territoire induit ainsi une multiplicité des approches conceptuelles et disciplinaires pour l’étudier (géographie, droit, économie, sociologie, anthropologie, SIC, marketing, etc.). En effet, certaines notions liées au concept de territoire nécessitent une approche transdisciplinaire, comme le marquage territorial qui illustre le territoire à travers des dimensions territoriales (frontière existante), institutionnelle (groupe humain contrôlant l'espace), symbolique (rattaché à l'espace : drapeau, emblème, appellations, héros, objets ou éléments). C’est aussi le cas des notions d’identité et de sentiment d’appartenance qui construisent un territoire dans des dimensions mouvantes, à la fois tangibles et intangibles, perceptibles et imperceptibles.

L'approche du marketing territorial s’attache depuis plusieurs années à caractériser l’identité comme une ressource territoriale en utilisant et appliquant des instruments marketing à des sites géographiques afin d’élaborer une offre territoriale censée accroître l'attractivité et l'hospitalité du territoire (Esthuis, 2014). Ces approches marketing fondées sur une connaissance de l'environnement appréhendée dans ses dimensions géographique, démographique, culturelle, économique, sociale et politique sont par ailleurs beaucoup discutées et remises en question par d’autres disciplines. En effet, les territoires sont multiples et dans leur mise en communication, ils sont directement en lien avec la question de leur représentation, de leur attractivité et des imaginaires qui y sont liés (Girard, 1999 ; Chamard, 2014). Il est donc nécessaire d’évaluer les composantes de cette image dans l’esprit des destinataires surtout à un moment de recomposition territoriale (simplification administrative, métropolisation, etc.) et dans un contexte fortement concurrentiel pour les territoires à l’échelle mondiale. Il faut ajouter à cela un échec relatif de certaines stratégies de marquage territorial ces dernières années, notamment lié à l’empilement des marques qui entraîne le brouillage dans la communication et la promotion des territoires à l’ère du numérique (Gagnon, 2007).

Dans le cadre du projet IDENSO (Identités et Sociétés) de l'Université Bretagne Sud, et dans la perspective rappelée ci-dessus, l’équipe organisatrice du colloque analyse le territoire de la Bretagne Sud. Elle s’emploie à croiser les approches disciplinaires autour du territoire « Bretagne Sud », un territoire émergent aux contours flous, mais pourtant support de politiques et d’actions publiques, institutionnelles ou privées. Qu’est-ce que le territoire de la Bretagne Sud ? L’appellation renvoie à un territoire géographiquement non borné, mais s’agit-il d’un espace vécu, un territoire de communication ? Le périmètre suggéré par la Bretagne Sud est variable. Il s’agira parfois du Morbihan ; d’autres fois du ruban entre Lorient et Vannes, parfois encore du « continuum urbano-littoral » entre Quimper et Nantes. Cette géométrie variable suggère une appréciation différenciée du territoire par des acteurs qui s’y réfèrent pour des projets variés. Comment définir ces Bretagnes Sud ? Pour qui ce territoire fait-il sens et pour faire quoi ? Depuis quand le terme a-t-il émergé ? Que dit-il de l’évolution socio-économique et des représentations du territoire breton, et plus largement de la gouvernance des territoires contemporains ?

Plus généralement, répondre à ces questionnements autour de la construction et l’instrumentalisation actuelle des territoires est l’objectif de ce présent colloque. Il s’agit tout d’abord de contribuer à l’état de l’art sur les approches conceptuelles abordant la mutation et la fabrication des territoires d’une façon générale. Puis, un autre objectif est de confronter et de croiser, notamment par des études de cas, les analyses effectuées sur d’autres territoires, bornés ou non, revendiqués ou imperceptibles, supports et instruments de politiques de développement économique ou touristique, que ce soit en France ou à l’étranger.

Axe 1 : Territoires en fabrication : Mutation, recomposition des territoires et de leur identité

Dans cet axe, il s’agit d’interroger les démarches en cours de mutation et recomposition des territoires à différentes échelles, du niveau local au niveau international. Seront ainsi évoqués la fusion des communes, la recomposition des intercommunalités, les nouvelles régions, les démarches interterritoriales…

En quoi le contexte de recomposition du maillage administratif et institutionnel oblige-t-il les territoires à se redéfinir, à s’inscrire dans une dynamique de perpétuelle recréation ? Comment les territoires composent-ils avec la nécessité d’imbriquer les échelles d’actions dans le cadre de l’élaboration des politiques de développement territorial (cf. logiques interterritoriales sur les problématiques de transport, de tourisme, environnementales, …) ? Il s’agira aussi de s’intéresser à la construction des territoires par les dynamiques et les réseaux d’acteurs et leur articulation avec le cadre de l’action publique.

Axe 2 : Territoires identifiés / territoires imperceptibles et représentations des territoires

Dans cet axe, nous proposons de questionner les éléments de mise en visibilité des territoires (marques, labels, mentions, etc.) existantes ou en devenir, leur légitimité vis-à-vis des territoires auxquels elles font référence mais aussi leurs représentations auprès de leurs différents publics. Comment évaluer la qualité et l’efficacité de ces démarches au regard de son impact sur la représentation des publics ?

Ces aspects entraînent logiquement une réflexion sur les dispositifs de communication à l’œuvre dans et pour les territoires. À l’heure de l’hyper-concurrence des territoires, quelles sont les formes émergentes et innovantes de ces dispositifs et comment s’articulent-ils avec d’autres démarches ?

Il serait également intéressant d’analyser quel échelon territorial est le plus pertinent comme périmètre d’une mise en visibilité. Parfois les usages des dénominations territoriales ne se confondent pas avec les limites politico-administratives qu’elles sont censées référencer. Une pertinence au niveau communicationnel est-elle cohérente avec le fonctionnement du territoire, la mutualisation des actions ? Les critères géophysiques, les pratiques sociales et culturelles, les produits, l’imaginaire des territoires n’influencent-ils pas ces usages et la perception du territoire ? Dans quelle mesure sont-ils pris en compte ?

Ces problématiques soulèvent aussi la question de leur nécessaire évaluation. Les spécificités des politiques de marques vis-à-vis d’autres types d’actions publiques impliquent-elles un cadre d’évaluation particulier ? Quels sont les outils d’évaluation déployés par les acteurs ? Ces outils permettent-ils analyse et recul pour les décideurs ?

Appel à communication : Ce colloque aspire à permettre la rencontre des universitaires qui analysent et étudient les mutations contemporaines des territoires. Il s’adresse à des chercheurs de différentes disciplines : droit, économie, marketing, sciences de l’information et de la communication, sociologie, géographie, histoire, anthropologie, gestion... Les chercheurs sont aussi invités à présenter des travaux de recherche empiriques, méthodologiques, pratiques ou conceptuels qui portent sur des thématiques associées aux axes proposés.

Propositions de communications et organisation du colloque : les personnes désirant présenter une communication sont priées d’envoyer par courriel un résumé n’excédant pas 5000 signes aux adresses suivantes florence.gourlay@univ-ubs.fr et claire.maheo@univ-ubs.fr au plus tard pour le 24 avril 2017.

Sur la première page du résumé doivent figurer le titre de la communication, 5 mots clefs et l’axe thématique choisi, le nom et prénom du ou des auteurs, la fonction et le rattachement institutionnel ainsi que les coordonnées complètes (courriel, tél, adresse postale).

Les propositions pourront être rédigées en français ou en anglais et envoyées au format word (.doc) ou rtf ou pdf.

Calendrier et lieu :

- 24 avril 2017 : date limite d’envoi des résumés (5000 signes maximum en précisant les éléments suivants : problématique, méthodologie, terrain, approche théorique, résultats, références bibliographiques)

- 15 mai 2017 : annonce des propositions retenues

- 22 mai 2017 : diffusion du programme provisoire du colloque

- 24 mai 2017 : date limite de confirmation de participation au colloque

- 22-23 juin 2017 : colloque UBS Vannes (France)

Dépôt des articles pour les actes du colloque : les auteurs des résumés acceptés seront invités à transmettre leur article complet avant le 15 septembre 2017, et ce, afin d’être inclus dans les actes du colloque. Voir les normes éditoriales des documents finaux sur le site Internet du colloque http://colloque-idenso.sciencesconf.org (à venir).

Actes du colloque et meilleurs manuscrits ou «best papers» : toutes les communications acceptées seront publiées dans les actes du colloque. Toutefois, au moins un auteur de la communication doit être inscrit au colloque.

Il est également prévu que les articles sélectionnés soient publiés dans le courant de 2017 dans un numéro spécial d'une revue classée.

Coordination scientifique :

Vincent BOYER, Faculté DSEG, Université Bretagne Sud, Lab-LEX

Christine BOUGEARD-DELFOSSE, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Lucile CHARTAIN, Post doctorante IDENSO, Université Bretagne Sud, PREFics

Leïla DAMAK, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Pascale ERTUS, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Florence GOURLAY, Faculté de Lettres, Langues, Sciences Humaines et sociales, Université Bretagne Sud, GEOARCHITECTURE

Claire MAHÉO, UCO-Bretagne-Sud, PREFics Clément MARINOS, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Comité scientifique :

Manuelle AQUILINA, Université Catholique de l’Ouest – Bretagne Sud, LEGO

Guy BAUDELLE, Université Rennes 2, ESO Vincent BOYER, Université de Bretagne Sud, Lab-LEX

Christine BOUGEARD-DELFOSSE, Université Bretagne Sud, LEGO

Didier CHAUVIN, Université Rennes 2, PREFics Leïla DAMAK, Université Bretagne Sud, LEGO

Florence GOURLAY, Université Bretagne Sud, GEOARCHITECTURE

Michel GENTRIC, Université Bretagne Sud, LEGO Ronan LE DÉLÉZIR, Université Bretagne Sud, GEOARCHITECTURE

Claire MAHÉO, Université Catholique de l’Ouest – Bretagne Sud, PREFics

Éric PÉCHILLON, Université de Bretagne Sud, Lab-LEX

Christine PETR, Université Bretagne Sud, LEGO

Frédéric PUGNIÈRE-SAAVEDRA, Université Bretagne Sud, PREFics

Philippe ROBERT-DEMONTROND, Université de Rennes 1, IGR

Organisation :

Josiane LE GAL, secrétaire des Laboratoires HCTI, Prefics et GEOARCHITECTURE

Nolwenn HENAFF, chargé de communication DSEG UBS

Appel à communication congrès AFS 2017 - RT16 Sociologie clinique

Appel à communication du réseau thématique « Sociologie clinique » (RT 16) pour le VIIème Congrès de l’AFS à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens - 3 au 6 juillet

 

La sociologie clinique face au pouvoir et les pouvoirs de la sociologie clinique

 

L’approche clinique en sciences sociales questionne notamment les modalités par lesquelles le pouvoir est intériorisé ou incorporé par les sujets et la façon dont ils peuvent à la fois être soumis à des relations de pouvoir, y contribuer et tenter de s’en dégager ou y résister. La thématique du prochain congrès de l’AFS ‘‘parle’’ donc aux sociologues cliniciens. Nous proposons ci-dessous une liste, non exhaustive, des axes de recherche et problématisations susceptibles d’être présentés et discutés dans les sessions thématiques du RT16, que nous adressons aux chercheurs mais aussi aux professionnels de l’intervention et de l’accompagnement qui mobilisent une approche clinique en sciences sociales.

- Les dispositifs et les techniques de pouvoir dans les organisations et les institutions : la sociologie clinique questionne, depuis plusieurs décennies désormais, la déshumanisation et la déterritorialisation du pouvoir décisionnaire ainsi que la reconversion du pouvoir disciplinaire en pouvoir managérial dans les organisations, qui manifestent le passage d’un pouvoir organisationnel qui exerce une contrainte "de l’extérieur" à un pouvoir organisationnel intériorisé (qui capte notamment la psyché du sujet et son désir narcissique). La sociologie clinique étudie plus largement les dispositifs institutionnels et techniques de pouvoir qui gouvernent les conduites des individus. Elle tente de dégager les principaux ressorts du pouvoir managérial (lutte des places, individualisation du rapport au travail, diffusion et systématisation des injonctions paradoxales…). Cet axe de recherche apparaît comme un incontournable de la sociologie clinique ;

- Pouvoir d’agir et subjectivation : les sociologues cliniciens interviennent auprès d’individus et de groupes afin d’analyser mais aussi de susciter et d’accompagner leur subjectivation, soit les déplacements subjectifs par lesquels ils cherchent à saisir et se saisir des processus socio-psychiques dans lesquels ils sont engagés, afin qu’ils se réapproprient leur pouvoir d’agir (individuel et collectif) et le sens de leurs expériences vécues. Un axe de recherche se dessine donc autour des manifestations ainsi que des conditions sociales et psychiques d’émergence du pouvoir d’action des individus et groupes sociaux ;

- Pouvoir d’agir et affects : dans la continuité de l’axe de recherche précédent, on peut aussi questionner la façon dont les diverses formes de pouvoir instituées produisent, captent, nourrissent ou encore diffusent des affects et émotions qui, selon qu’il s’agit de « passions tristes » ou « joyeuses » (Spinoza), vont diminuer ou à l’inverse augmenter la puissance d’agir des individus ;

- La sociologie clinique comme contre-pouvoir : André Lévy, dans un article publié en 2004 dans la Revue internationale de psychosociologie, se demande si la psychosociologie est un contre-pouvoir. En accompagnant et promouvant des changements dans les organisations et relations humaines, le psychosociologue contribue-t-il à leur mode de fonctionnement démocratique, participatif et réflexif, en suscitant et développant les forces instituantes, la négativité et les capacités d’analyse des sujets, sur les situations qu’ils vivent et sur eux-mêmes ? La question se pose bien évidemment pour le sociologue clinicien, notamment face à l’enjeu d’accompagner simultanément le changement des relations humaines et des systèmes de pouvoir dans lesquels elles s’inscrivent ;

- Le pouvoir des sociologues cliniciens : dans ses modalités d’intervention et d’accompagnement, le sociologue clinicien exerce-t-il une forme de pouvoir et de violence symbolique, selon qu’il propose ou oriente, voire impose certaines significations et formes de savoir ? À l’inverse, comment ses modalités d’intervention et le cadre qu’il aménage permettent-ils de neutraliser l’exercice d’un tel pouvoir et d’une telle violence symbolique ?

- La boîte à outils du sociologue clinicien dans l’étude du pouvoir : le cadre individuel ou groupal des dispositifs de recherche des sociologues cliniciens ainsi que les techniques verbales et non-verbales auxquelles ils recourent leur permettent de co-construire avec leurs interlocuteurs une problématisation multiple des formes de pouvoir. De même, l’élaboration de supports d’expression (dessin, arbre généalogique, ligne de vie, atelier d’écriture, théâtre forum, organidrame…) permet de se dégager de la logique logocentrique de la relation d’enquête, le langage parlé constituant un véhicule du pouvoir.

- Pouvoir signifiant de la sociologie clinique face à l’actualité : en quoi les conceptualisations du changement portées par la sociologie clinique sont opératoires et donnent du sens au sentiment de "fracture" qui tend à se diffuser dans de plus en plus de groupes et d’univers sociaux ? En quoi la sociologie clinique peut  apporter un éclairage sur la mise en question voire le recul des valeurs de l'universalisme républicain, sur la place de l'étranger dans la construction et le devenir des collectifs (locaux, nationaux, internationaux), sur les processus de construction identitaire ou encore la transmission intergénérationnelle de la connaissance et ses ancrages, etc. ?

 

 

Les propositions comprendront les éléments suivants dans l'ordre d'apparition: - Nom, prénom du/des auteur-e-s; fonction et institution de rattachement ; adresse mail; titre de la communication ; 5 mots clés; proposition de communication (1500 signes maximum, espace compris).

Les propositions doivent être adressées sous fichier enregistré au format .doc, .docx ou .odt) à Pascal Fugier, qui se charge de centraliser les propositions pour le bureau du réseau thématique Sociologie clinique: pascal-fugier@orange.fr

 

Calendrier:

- 15 février 2017 : envoi des propositions

- 1er mars 2017: avis du RT16

- 9 juin 2017: envoi des communication retenues (40000 signes maximum, bibliographie et espace compris).

 

Nous vous remercions de bien vouloir : 1/ indiquer en objet de votre message: AFS-RT16 proposition congrès Amiens; 2/ nommer votre fichier de la façon suivante: nom-congrès AFS 2017.

Fichier attaché: 

Colloque INterDISCIPLINaritÉ Université de Bordeaux, 27-29 juin 2017

 

Un colloque sur les question de disciplines et d'interdisciplinarité se tiendra à Bordeaux du 27 au 29 juin 2017. Les propositions de communication (300 mots) sont à soumettre aux adresses suivantes
avant le 31 mars 2017.
pascal.ragouet@u-bordeaux.fr
a.roger@sciencespobordeaux.fr
cedric.brun@u-bordeaux-montaigne.fr
charlottebrives@gmail.com
Les auteurs des propositions retenues seront informés le 30 avril 2017.

Voir l'appel à communication en PJ

L'emploi et les compétences à l'ère numérique - Revue Lien social et Politiques

 

LSP 81, automne 2018

 

L’emploi et les compétences à l’ère numérique

 

Sous la direction de :

 

Amélie Bernier (École des sciences de l’administration – TELUQ) et Francis Kessler (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

Dans les pays dits « développés », la mondialisation a d’abord été synonyme de désindustrialisation et, dès lors, de la disparition massive d’emplois ouvriers non qualifiés ou peu qualifiés. Grâce au développement d’Internet et d’autres technologies numériques, de nouvelles formes d’emplois et d’activités sont apparues. Elles se construisent autour de l’échange, du partage ou de la vente entre particuliers de biens, de capitaux ou de services. Cette révolution numérique — aussi appelée digitalisation du travail — implique un changement de paradigme dans le monde du travail, en influençant aussi bien la nature que le contenu des activités professionnelles, en proposant de nouvelles manières d’organiser le travail, en modifiant les contextes de travail, en créant de nouveaux cadres d’apprentissage pour les travailleurs, mais aussi en remettant en question les compétences et les connaissances nécessaires pour travailler dans cette économie transformée. Comment caractériser l’impact du numérique sur le travail ? Quelle est la place du numérique par rapport à d’autres transformations du monde du travail ?

 

Les auteurs sont invités à envoyer une proposition de contribution (1 à 2 pages, ou environ 6000 signes) à l’intention du comité québécois (Amélie Bernier, amelie. bernier@teluq.ca) ou du comité français (Francis Kessler, francis.kessler@gmail. com) avant le 1er juin 2017.

Les auteurs dont la proposition aura été retenue par les comités de rédaction seront invités à soumettre un article complet pour le 1er décembre 2017.

Appel à Communications RT37 Sociologie des médias / Congrès AFS 2017

Bonjour,  veuillez trouver ci-joint et ci-dessous l'AAC du RT37 Sociologie des médias pour le congrès 2017 de l'AFS. 
Cdt, Le bureau du RT37. 
 
Appel à communications pour les sessions du Réseau thématique « Sociologie des médias » (RT37)
 
 
Les médias, enjeux de pouvoirs
 
 
Dans le cadre du Congrès AFS 2017 sur « la sociologie des pouvoirs / pouvoirs de la sociologie », le Réseau Thématique Sociologie des médias (RT37) se donne pour objectif d’explorer les médias en les appréhendant comme des lieux où, d’une part, s’expriment des rapports sociaux de pouvoir et se légitiment le pouvoir de la classe dominante puis, d’autre part, se développent des formes de résistances à cet ordre établi. Dans cette perspective, les propositions[1] emprunteront l’une des quatre pistes suivantes :
 
1.  Champs de productions culturelles de grande diffusion et champ du pouvoir
 
Les champs de productions médiatiques entretiennent des liens très forts avec le champ du pouvoir, entendu comme « l'espace des rapports de forces entre des agents ou des institutions ayant en commun de posséder le capital nécessaire pour occuper des positions dominantes dans les différents champs (économique ou culturel notamment) »[2]. L’analyse des fondements du pouvoir conduit à interroger ces relations selon deux perspectives.
Premièrement, des contributions pourront porter sur les manières dont les agents et organisations occupant les positions hautes dans les champs politique, économique, bureaucratique (etc.) pèsent (ou s’efforcent de peser) sur les différents sous-espaces de productions de biens culturels de grande diffusion, qu’il s’agisse du journalisme, des fictions, des divertissements (etc.). Une attention particulière pourra être portée aux transformations que connaissent les différentes composantes de ces classes dominantes et à leurs effets sur le fonctionnement et les luttes dans les différents espaces de productions médiatiques. Les propriétés sociales et les trajectoires des dirigeants de médias et d’organisations, parties prenantes des univers médiatiques (chaînes, groupes de presse, sociétés de production, éditeurs, associations et syndicats professionnels, etc.), ainsi que leurs relations et leurs sociabilités dans les autres composantes du champ du pouvoir, constituent des terrains d’étude susceptibles d’expliquer les processus de légitimation et de renforcement de l’ordre établi. Il serait pertinent de s’intéresser plus spécifiquement à la manière dont des agents et des institutions (multi)positionnés à la frontière de différents champs, par la diversification de leurs activités (notamment médiatiques), leur rôle d’intermédiaires, et/ou la diversité des ressources accumulées, parviennent à se hisser dans le champ du pouvoir et à y renforcer leur position. On pense notamment aux conglomérats et dirigeants des grandes firmes (de l’industrie, des BTP, des télécommunications, de la finance…) et à leurs investissements dans le domaine des médias.
Deuxièmement, des contributions porteront sur la manière dont des productions médiatiques variées (blogs, articles de presse, vidéos youtube, séries et reportages télévisées, retransmissions sportives, talk-shows…), révèlent des rapports sociaux de pouvoir et participent in fine au maintien de l’ordre social. Interroger les pratiques de monstration ou au contraire d’invisibilisation de certains groupes sociaux dans les médias permet par exemple de mettre au jour des logiques de catégorisation, de hiérarchisation et de déceler les ressorts et mécanismes de domination à l’œuvre dans les sociétés contemporaines. Cet axe invite à discuter aussi bien les procédés d’accès à la sphère publique et les logiques de légitimation des thématiques abordées, dans une perspective visant à étudier la dynamique entre visibilité et invisibilité dans les médias. Il conviendra d’éclairer les conditions sociales et les contextes de production des contenus en tenant compte des discours, des représentations, des propriétés sociales, des pratiques, des contraintes, des interactions de ceux qui interviennent  dans la production culturelle et médiatique : des « auteurs » aux agents et institutions plus éloignés de la fabrication mais exerçant des formes d’influence à distance favorisant la reproduction de ces discours.
 
2. Relations entre champs intellectuel et journalistique (session commune avec le RT27 « Sociologie des intellectuels et de l’expertise »)
 
Cette session commune est consacrée aux relations entre champs intellectuel et journalistique. Plusieurs axes de réflexion pourront être explorés par les communications.
Les rapports entre champs journalistique et intellectuel pourront tout d'abord être envisagés sous un angle historique. En France, comme dans les pays anglophones, les différents champs intellectuels et le champ journalistique se sont notamment construits en s'autonomisant les uns vis-à-vis des autres dans le courant du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Des études de cas pourront revenir sur les formes prises par ce processus de différenciation et sur ses effets de long terme sur la structuration de ces différents champs, et dans leur relation au champ du pouvoir. On pourra se demander si le même processus s'observe dans d'autres pays ou s'il est possible d'observer des configurations différentes dans d'autres contextes politiques ou nationaux. En ce qui concerne la période plus contemporaine, on pourra enfin étudier ce que le développement des sciences humaines et sociales a fait à la profession de journaliste (conditions d'entrée dans la profession, définition des différentes spécialités, méthodes d'investigation et recours aux « experts » etc.), notamment pour l’intériorisation de schèmes d’analyse et d’interprétation du monde social susceptibles de remettre en cause l’ordre établi et les fondements des pouvoirs.
Un second ensemble pourra porter sur les interventions des intellectuels (écrivains, philosophes, économistes, historiens, sociologues, essayistes etc.) dans les médias. Celles-ci peuvent être réinscrites au sein de la question plus large des modalités d'intervention des intellectuels au sein de l'espace public et des rapports entre autonomie intellectuelle et engagement. Elles peuvent également être interrogées du point de vue du fonctionnement propre aux champs journalistique et médiatique (quelles logiques sous-tendent le recours aux « experts » de la part des journalistes ou la publication de tribunes d'intellectuels ? Etc.).
 
L'étude des interactions entre intellectuels et journalistes peut enfin permettre de réfléchir à une sociologie comparée des champs intellectuel et journalistique. Les modèles de champ ayant largement été élaborés à partir des cas des champs religieux, littéraire ou académique, on pourra se demander jusqu'à quel point ils sont transposables encore aujourd’hui à l'analyse du journalisme et des médias. L'opposition structurante au sein des autres champs de production symboliques entre un pôle autonome (où prime la reconnaissance par les pairs) et un pôle hétéronome (où prédominent des formes de reconnaissance externes) permet-elle de rendre compte des oppositions propres au champ journalistique ? Autour de quel « capital spécifique » se définit ce dernier ? En quoi l'objectivité revendiquée par le discours scientifique et la neutralité journalistique diffèrent-elles ? La pertinence de cette grille d’analyse du fonctionnement des univers de productions opposant un pôle autonome et un pôle hétéronome pourra également être questionnée pour d’autres sous-espaces de productions médiatiques, notamment celui des fictions.
 
3. Contrepouvoirs médiatiques et résistances aux médias
 
La question du pouvoir en sociologie des médias invite à interroger les différentes formes de résistances susceptibles d'être opposées aux pratiques et représentations dominantes dans le fonctionnement des médias et dans les discours diffusés par ceux-ci.
Les pratiques de réception et les usages pourront constituer un premier domaine d'analyse de ces formes d'imperméabilité ou de critique. L'idée que les individus développent, selon leurs positions sociales, des capacités de résistance par rapport aux médias n'est pas nouvelle. Elle peut être réinterrogée à l'aune des pratiques des amateurs, notamment en termes de détournement des contenus, de redistribution des activités créatives entre consommateurs et producteurs et d'évolution des usages des dispositifs médiatiques, notamment numériques. Les communications pourront ainsi s'attacher à décrire des pratiques de distanciation plus ou moins vives prises dans différents contextes sociaux de réception et d'usages des médias. 
Le regard pourra également se porter sur les différentes mobilisations contre les visées hégémoniques des médias dits traditionnels (eux-mêmes soumis à des luttes internes qu’il est possible d’analyser) et questionner les diverses modalités d’action des mouvements sociaux  (militances informationnelles et politiques et leur expression sur les espaces numériques ; revendications féministes ou antiracistes, etc.) et leurs stratégies de gestion de l’attention médiatique. Il convient alors d’interroger l’élargissement de l’espace des producteurs et les enjeux qu’il recouvre.
 
4. Sociologie de la croyance dans le pouvoir des médias sur les individus
 
Si les médias peuvent exercer un pouvoir sur les autres espaces sociaux, c’est aussi parce qu’au sein de ceux-ci est entretenue une croyance dans les pouvoirs des médias sur les individus, croyance dont il s’agit de questionner les fondements sociaux.
L’idée selon laquelle les médias, la communication et la culture auraient des effets puissants sur ce que les personnes pensent et font, représente sans doute l’un des lieux communs les plus coriaces et répandus. Ce poncif fait le jeu de l’idéologie néo-libérale et alimente régulièrement la rhétorique des groupes politiquement dominants. Il est aussi au principe de beaucoup de discours critiques sur les médias. Cet axe se propose d’interroger les ressorts sociaux du succès de cette croyance médiacratique qui trouve une caution académique dans tous les écrits universitaires reprenant à leur compte les questionnements très politiques et très peu scientifiques des effets des médias.
Les contributions pourront donc renseigner l’ancrage et les fonctions sociales des dispositifs qui banalisent la croyance dans le pouvoir des médias. Il peut s’agir de savoirs d’État tels que ceux produits par certains psychosociologues de la communication, d’instruments de gouvernement comme les enquêtes d’opinion et les actions publiques communicationnelles qu’elles accréditent, ou encore de corpus de connaissance enseignés dans les écoles de communication ou de journalisme.
Il sera également intéressant d’étudier les usages sociopolitiques de la croyance dans le pouvoir des médias sur les « gens ». Que nous disent ces discours médiacratiques sur les agents qui les véhiculent ? Enfin, seront bienvenus les travaux portant sur les rapports des individus socialisés à cette croyance. On pose l’hypothèse qu’étant produite et soutenue essentiellement au sein des catégories sociales (intermédiaires et) privilégiées, elle s’exprime différemment selon les contextes sociaux.
Cet axe cherchera donc à reformuler sociologiquement la question du pouvoir des médias sur les individus, et ce dans une perspective fidèle aux acquis des sciences sociales qui ne cessent de confirmer les déterminations collectives des processus d’appropriation des biens symboliques et de formation des points de vue.
 
Modalités de soumission
Les propositions de communication (environ 5000 signes, espaces compris) devront comporter :
- une présentation de la thématique proposée, de son lien avec la problématique sociologique de l’appel à communication, et de l’axe auquel elle se rapporte ;
- une présentation du terrain et de la démarche empirique mis en œuvre ainsi que du cadre théorique d’analyse mobilisé ;
- quelques références bibliographiques.
 
Elles devront être envoyées en document word ou openoffice par courriel au plus tard le 20 février 2017 à karim.souanef@univ-lille2.fr et jerome.berthaut@u-bourgogne.fr, avec comme objet du message « RT37 proposition congrès AFS ».
 
Merci de répondre aux normes suivantes :
- Nom, prénom du/des auteur-e-s
- Institution de rattachement
- Adresse mail
- Titre de la communication
- Résumé de la proposition
- Intitulé de l’axe dans lequel s’inscrit la proposition
 
Les propositions de communication feront l’objet d’une évaluation en double aveugle par les membres du comité scientifique. Les auteurs seront notifiés des résultats de la sélection des propositions début mars 2017. Des conseils pourront alors leur être transmis quant à l’intégration de leur communication dans la problématique des sessions.
 
Pour les propositions retenues, un résumé de 1500 signes sera demandé pour le site du Congrès de l’AFS début mars. Les textes définitifs (45 000 signes, espaces compris) devront être remis au plus tard le 5 juin 2017.
 
 
Comité d’organisation :
Anne-Sophie Beliard, Jérôme Berthaut, Jean-Baptiste Comby, Benjamin Ferron, Coralie Le Caroff, Sarah Lécossais, Karim Souanef



[1] Inscrites dans des dimensions nationale, transnationale ou comparative.
[2] Bourdieu Pierre, « Le champ littéraire », Actes de la recherche en sciences sociales, 89, 1991, p. 3-46.
 
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APPEL A COMMUNICATIONS DU RT 1 Savoirs, travail et professions

APPEL A COMMUNICATIONS

DU RT 1
Savoirs, travail et profession

pour le 7e congrès de l'Association française de sociologie
« Sociologie des pouvoirs, pouvoirs de la sociologie»
Amiens, 3-6 juillet 2017

Le RT1 propose pour le congrès de l’AFS de 2017 un appel à communications qui se divise en
trois axes complémentaires, et qui comporte également trois appels à communications pour
des sessions jointes, respectivement avec le RT8, le RT 19 et le RT 31.
La date limite de réception des propositions est le 24 février 2017

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AAC RT9-RT50 « Socialisations résidentielles »

Appel à communications

Socialisations résidentielles – La (trans)formation des individus par l’espace

Journée d’études conjointe aux RT9 (Sociologie de l’urbain et des territoires) et RT50 (Socialisations) de l’AFS

 

Argumentaire scientifique

 

Cette journée d’études se donne pour objectif de faire se rencontrer et échanger des chercheurs qui interrogent les effets socialisateurs des espaces de résidence. Cette thématique est au cœur de nombreux travaux en sociologie sur le rapport au quartier (voir par exemple Bidou 1984 ; Lepoutre 1997 ; Tissot 2011 ; Collet 2012) et sur le rapport au logement (Bonvalet et Gotman 1993). Plus rares sont cependant les études qui croisent explicitement sociologie de la socialisation et sociologie des espaces résidentiels (Authier 2012). Dans cette perspective, il s’agit d’envisager sur une base empirique comment le quartier et/ou le logement constituent des instances de socialisation, « agents de transmission d’un certain nombre d’habitudes, de manières d’agir, de sentir et de se comporter, en partie incorporées par les individus qui les traversent, les pratiquent ou les habitent au quotidien » (Giraud 2015).

 

Un des enjeux consiste à dépasser les débats relatifs à la mesure des « effets de quartier » (Marpsat 1999 ; Vallet 2005) en vue de mettre l’accent sur l’analyse des processus socialisateurs, autrement dit sur la façon dont les individus sont en partie « faits par » (Darmon 2006) leur quartier et/ou par leur logement. Il s’agit dans cette perspective d’appréhender les mécanismes par lesquels l’espace de résidence contribue à la construction sociale des identités (Berger et Luckmann 1966), en articulation avec d’autres instances de socialisation comme la famille, l’univers professionnel ou l’école et ce tout au long de la vie.

 

Cette journée consacrée aux socialisations résidentielles sera l’occasion de faire dialoguer des travaux relevant d’objets et de sous-champs disciplinaires variés. Si toutes les propositions de communication portant sur les dimensions spatiales des processus de socialisation sont bienvenues, trois angles principaux sont envisagés.

On pourra d’abord comparer les types de logement et de quartier en étudiant l’éventuelle diversité des effets socialisateurs qu’ils induisent, des espaces urbains aux espaces ruraux, des contextes de mixité sociale aux contextes plus ségrégés, des quartiers populaires aux quartiers bourgeois, des logements individuels aux logements collectifs ou encore des habitats précaires aux habitats normalisés. Dans cette perspective d’analyse, l’espace résidentiel pourra être médiatisé par une variété d’individus, d’institutions ou de dispositifs.

 

La diversité des effets socialisateurs sera également appréhendée en termes de contenus.  Les communications pourront porter sur des interrogations aussi variées que ce que font les espaces de résidence aux comportements politiques et électoraux (Braconnier 2010 ; Gouard 2014), aux représentations de l’altérité sociale (Cousin 2014), à l’action éducative des parents et aux expériences enfantines (Authier et Lehman-Frisch 2012 ; Rivière 2014 ; Lambert 2015), aux rapports à la parenté (Young et Wilmott 1957), aux pratiques de mobilité (Oppenchaim 2016), aux sociabilités (Bidard 1988 ; Authier et Grafmeyer 1997) ou encore aux styles de vie (Gilbert 2013). Comment peuvent-il contribuer à définir les rapports sociaux de genre (Kebaza 2004 ; Lapeyronnie 2008), exacerber ou apaiser les tensions raciales (Cartier et al. 2008), amplifier ou réduire la distance sociale (Chamboredon et Lemaire 1970) ? Que font-ils aux rapports à l’école des parents et de leurs enfants (Cayouette-Remblière 2016) ? De manière plus générale, quels sont les effets de la socialisation résidentielle sur les processus de (re)définition des groupes sociaux (Cartier et al. 2008) ?

 

Enfin, les communications pourront porter de façon plus explicite sur la question des temporalités résidentielles : dans une perspective de « socialisation continue » (Darmon 2006), il s’agit de prendre en compte le fait que les individus résident, au cours de leur vie, dans différents types de quartiers et de logements. Il s’agira donc de décrire les formes et les incidences de cette « pluralité dispositionnelle » (Lahire 1998) du point de vue résidentiel.

 

Références citées

 

AUTHIER Jean-Yves et GRAFMEYER Yves (1997), Les relations sociales autour du logement. État des savoirs et perspectives de recherche, Plan Construction et Architecture, Paris.

AUTHIER Jean-Yves (2012), Espace et socialisation : regards sociologiques sur les dimensions spatiales de la vie sociale, Éditions universitaires européennes, Saarbrücken.

AUTHIER Jean-Yves et LEHMAN-FRISCH Sonia (2012), « Il était une fois… des enfants dans des quartiers gentrifiés à Paris et à San Francisco », Actes de la recherche en sciences sociales, no 195, p. 58-73.

BERGER Peter et LUCKMANN Thomas (1996 [1966]) La construction sociale de la réalité. Traité de sociologie de la connaissance, Masson / Armand Colin, Paris.

BIDARD Claire (1988), « Sociabilités : quelques variables », Revue Française de Sociologie, vol. 29, no 4, p. 621-648.

BIDOU Catherine (1984) Les aventuriers du quotidien, Puf, Paris.

BONVALET Catherine et GOTMAN Anne (1993), Le logement, une affaire de famille. L'approche intergénérationnelle des statuts résidentiels, L’Harmattan, Paris.

BRACONNIER Cécile (2010) Une autre sociologie du vote. Les électeurs dans leurs contextes : bilan critique et perspectives,  Lextenso-Editions, Paris.

CARTIER Marie, COUTANT Isabelle, MASCLET Olivier et SIBLOT Yasmine (2008) La France des « petits-moyens ». Enquête sur la banlieue pavillonnaire, La découverte, Paris.

CAYOUETTE-REMBLIÈRE Joanie (2016) L’école qui classe. 530 élèves du primaire au bac, Puf, Paris.

CHAMBOREDON Jean-Claude et LEMAIRE Madeleine (1970) « Proximité spatiale et distance sociale. Les grands ensembles et leur peuplement », Revue française de sociologie, vol. 11, no 1, p. 3-33.

COLLET Anaïs (2012) « Montreuil, "le 21e arrondissement de Paris" ? » La gentrification ou la fabrication d’un quartier ancien de centre-ville », Actes de la recherche en sciences sociales, no. 195, p. 12-37.

COUSIN Bruno (2014) « ‘Entre-soi mais chacun chez soi’. L’agrégation affinitaire des cadres parisiens dans les espaces refondés », Actes de la recherche en sciences sociales, no 204, p. 88-101.

DARMON Muriel (2006) La socialisation, Armand Colin, Paris.

GIRAUD Colin (2014) Quartiers gays, Puf, Paris.

GOUARD David (2014) La banlieue rouge. Ceux qui restent et ce qui change, Le Bord de l'eau, Paris.

GILBERT Pierre (2013) « Devenir propriétaire en cité HLM. Petites promotions résidentielles et évolution des styles de vie dans un quartier populaire en rénovation », Politix, no 101, p. 79-104.

KEBAZA Horia (2004) « La ségrégation sexuée dans les quartiers populaires », Ville École Intégration  Diversité, no 138, p. 129-136.

LAHIRE Bernard (1998), L’homme pluriel. Les ressorts de l’action, Armand Colin, Paris.

LAMBERT Anne (2015) « Tous propriétaires » ? L’envers du décor pavillonnaire, Raisons d’agir, Paris.

LAPEYRONNIE Didier (2008) Ghetto urbain. Ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui, Robert Laffont, Paris.

LEPOUTRE David (1997), Cœur de banlieue. Codes, rites et langages, Odile Jacob, Paris.

MARPSAT Maryse (1999) « La modélisation des « effets de quartier » aux États-Unis. Une revue des travaux récents », Population, vol. 54, no 2, p. 303-330.

OPPENCHAIM Nicolas (2016) Adolescents de cité. L’épreuve de la mobilité, PUFR, Tours.

RIVIÈRE Clément (2014), Ce que tous les parents disent ? Approche compréhensive de l'encadrement parental des pratiques urbaines des enfants en contexte de mixité sociale (Paris-Milan), Institut d’études politiques, Paris.

TISSOT Sylvie (2011), De bons voisins. Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste, Raisons d’agir, Paris.

VALLET Louis-André (2005) « La mesure des effets de quartier/voisinage : un objet important et difficile à la croisée des sciences sociales », Revue économique, vol. 56, p. 363-370.

WILLMOTT Peter et YOUNG Michael (2010 [1957]), Le village dans la ville. Famille et parenté dans l’Est londonien, Puf, Paris.

 

Modalités de proposition de communications

 

Les propositions attendues sont d’une page maximum (5000 signes), comportant des informations sur l’auteur.e ou les auteur.e.s, un titre ainsi qu’un résumé de l’intervention proposée. Elles doivent apporter un soin particulier à décrire les matériaux empiriques (enquêtes ethnographiques, entretiens, exploitations de données statistiques, etc.) sur lesquels s’appuiera la communication.

 

Elles sont à envoyer à socialisations-residentielles@outlook.fr avant le 8 mars 2017.

 

Calendrier

 

Date limite de rendu des propositions : 8 mars 2017

 

Réponses aux auteurs.es : fin mars 2017

 

Envoi des communications (30 000 à 40 000 signes) : mi-mai 2017

 

Journée d’études : 1er juin 2017

 

Informations pratiques

 

Lieu : Université Charles de Gaulle - Lille 3, Domaine Universitaire du Pont de Bois, Villeneuve d’Ascq (59).

 

Date de la journée d’études : 1er juin

 

Comité d’organisation : Joanie Cayouette-Remblière (Chargée de recherche - INED), Gaspard Lion (Doctorant – EHESS-Paris Descartes), Clément Rivière (Maître de conférences – Lille 3).

 

Comité scientifique : Jean-Yves Authier (Professeur des Universités - Lyon 2), Bruno Cousin (Assistant Professor - Sciences Po), Joanie Cayouette-Remblière (Chargée de recherche - INED), Muriel Darmon (Directrice de recherche - CNRS), Gaspard Lion (Doctorant – EHESS-Paris Descartes), Clément Rivière (Maître de conférences - Lille 3).

 

Journée  d’études réalisée avec le soutien de l’Association Française de sociologie et le Centre de Recherches « Individus, Épreuves, Sociétés » (CeRIES).

 

 

 

RT29 sciences et techniques en société / congrès 2017

7e Congrès de l’Association Française de Sociologie

Amiens, 3 juillet – 6 juillet 2017

« Sociologie des pouvoirs, pouvoirs de la sociologie ? »

 

APPEL A COMMUNICATIONS du

Réseau Thématique 29 – « Sciences et techniques en société »

Sessions du RT29

Dans le cadre du 7e congrès de l’AFS qui se tiendra du 3 au 6 juillet 2017 à l’Université de Picardie Jules Verne, le réseau thématique « Sciences et techniques en société : savoirs, pratiques, instruments et institutions » (RT 29) organise des sessions consacrées aux questions relevant de l’analyse sociologique des sciences, des techniques et des savoirs dans les sociétés contemporaines.

Le réseau a vocation à rassembler les chercheurs qui étudient les institutions scientifiques et techniques (professions, laboratoires, disciplines…), les connaissances et les pratiques scientifiques et techniques, l’expertise, les relations sciences-industries-technologies, les processus d’innovation, ainsi que les relations science-politique-société.

Cette gamme d'objets peut être abordée à partir d’entrées empiriques diverses (études de laboratoires académiques et industriels, de controverses scientifiques, de dynamiques professionnelles, de transformations contemporaines des institutions et des politiques de recherche en France et à l’étranger, etc.), et d’une variété d’orientations théoriques (science and technology studies, sociologie économique, sociologie des professions, sociologie du travail, sociologie de l’action publique, etc.)

Compte tenu de la thématique du congrès cette année (« Sociologie des pouvoirs, pouvoirs de la sociologie ? »), les propositions qui s'y inscrivent sont particulièrement bienvenues. A titre d’exemple, celles-ci pourraient contribuer à la « nouvelle sociologie politique des sciences » (Frickel et Moore, 2006) qui s’intéresse aux dynamiques politiques et aux enjeux de pouvoir qui interviennent dans le financement, la gestion et la pratique de la science à différentes échelles (politiques scientifiques, organisations et collectifs de recherche). Autre exemple, les propositions pourraient aborder l’expertise sociologique comme « pouvoir de la sociologie ». On pense entre autres à l’analyse des lieux dans lesquels les sociologues des sciences et des techniques produisent, discutent ou évaluent des objets techniques comme des politiques scientifiques : comités d'experts, conseils scientifiques, agences, entreprises etc. Les propositions sont invitées à développer d’autres perspectives.

Ces sessions sont ouvertes à tous, sans limitation de statut ou de spécialité : sont invités à y participer tous les sociologues, qu’ils soient enseignants, doctorants ou chercheurs confirmés, travaillant dans des organismes publics, des sociétés d’études, des administrations ou des entreprises.

Les propositions de communication, ne dépassant pas 5000 signes, résumeront les options méthodologiques, empiriques et théoriques envisagées ainsi que les résultats mis en avant. Elles devront comporter les nom, prénom, institution de rattachement et adresse mail du ou des auteurs, ainsi que le titre de la communication.

Les propositions sont à envoyer à Séverine Louvel (severine.louvel@iepg.fr) au plus tard le 3 février 2017.

 

Vous trouverez tous les détails pratiques à propos du congrès sur le site de l’AFS

(http://www.afs-socio.fr) et sur la page du RT 29 (http://afs-socio.fr/RT29).

La Nouvelle Revue du Travail

La NRT publie l’appel à articles ci-dessous pour le dossier sur le Low Cost à paraître dans le n° 12 de la Nouvelle Revue du Travail (parution le 1er mai 2018), coordonné par Marnix Dressen et Jean-Pierre Durand. Tout autre renseignement se trouve sur le site d ela NRT : nrt.revues.org


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Appel à communications du RT35 - Congrès AFS 2017

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous et ci-joint, l’appel à communications du réseau thématique 35 « Sociologie des mondes associatifs » pour le prochain congrès de l’Association Française de Sociologie qui aura lieu à Amiens, du 3 au 6 juillet 2017.
La date limite d’envoi des communications est fixée au 20 février 2017.
Vous en souhaitant bonne réception,

Samir Hadj Belgacem
Pour le bureau du RT 35
Site du RT 35 : http://www.test-afs-socio.fr/drupal/RT35

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Appel à communications pour le 7e congrès de l’AFS
« SOCIOLOGIE DES POUVOIRS, POUVOIRS DE LA SOCIOLOGIE »
Amiens, 3-6 juillet 2017

 
RT35 : « Sociologie des mondes associatifs »

Les associations entretiennent des rapports ambivalents avec les pouvoirs publics, économiques, religieux. Souvent présentées comme le « tiers secteur », elles devraient donc se caractériser par une autonomie relative à l’égard des pouvoirs notamment politiques et économiques. Cependant, cette autonomie est démentie autant par les chercheurs que par les acteurs associatifs qui constatent ses limites. Les associations ont très tôt fait l’objet d’un contrôle resserré et d’une méfiance de l’État. L’histoire du droit d’association a été rythmée par de nombreux soubresauts alternant autorisation et restriction, ainsi que plusieurs périodes de prohibition (Merlet, 2000). La loi de 1901 pose, avec le contrat d’association, un cadre déterminant en distinguant le statut associatif du pouvoir économique et des entreprises lucratives (Pellissier, 2001). La loi de 1905 précise quant à elle le cadre spécifique des associations cultuelles et les prérogatives associées au pouvoir religieux. Cependant, ces lois n’ont pas empêché les associations de rester au cœur de luttes politiques, économiques et sociales touchant à leur fonctionnement, leur objectif, leur influence et leur rôle.

Les relations entre les associations et les pouvoirs sont souvent prises dans une dialectique autonomie vs contrôle ou dépendance vs indépendance. Cet appel à communication vise à saisir les enjeux de pouvoir qui traversent les mondes associatifs dans leurs relations avec les acteurs publics et le secteur privé marchand. Il veut également interroger les tensions et les contradictions des associations quant à leurs objectifs, leur autonomie (Defrance, 2000), leur neutralité politique (Siméant, 2003) ou religieuse ou encore leur participation aux luttes dans le champ politique. On propose d’envisager les associations comme des contrepouvoirs ou au contraire des relais et partenaires des pouvoirs en place, mais la réflexion ne saurait se limiter à cette seule alternative. En effet, les associations peuvent alimenter à la fois des processus d’émancipation et de luttes contre les pouvoirs dominants tout en reproduisant les processus de domination les plus élémentaires.

Notre appel à communication se structure donc autour de 3 axes complémentaires :

1) Les associations comme relais des pouvoirs : Partenariats, clientélismes et logiques marchandes

Les travaux d’histoire sociale ont très tôt montré le rôle structurant des associations dans la vie politique locale (Agulhon et Bodiguel, 1981). Les patronages religieux ou d’entreprise ont longtemps constitué un pan important de sociabilités locales et populaires (Noiriel, 1988 ; Renahy, 2001). Les sociologues ont également montré que les associations se trouvaient au carrefour de différentes scènes sociales mêlant les cadres amicaux et familiaux, les pratiques festives ou de loisirs et les pratiques politiques ou religieuses (Retière, 1991). Les associations constituent de ce point de vue des objets déterminants pour saisir le clientélisme (Briquet et Sawicki, 1998 ; Mattina, 2004) et les liens unissant les élus politiques à certains groupes sociaux. Par ailleurs, le financement du monde associatif revêt également des enjeux politiques et économiques à la frontière entre public et privé. De nombreuses associations ont des relations fortes avec l’État et les collectivités locales. En étant reconnues d’utilité publique, elles obtiennent des financements, participent au conseil, à l’expertise, ou deviennent opératrices ou délégataires de l’action publique (Simonet et Hély dir., 2013). Elles peuvent être employeuses de travailleurs aux statuts divers (Hély, 2009) et emprunter alors les répertoires et outils organisationnels comparables à ceux du secteur privé marchand (Chifflet, 1993). La récente loi de 2014 sur l’Économie Sociale et Solidaire offre un exemple des liens complexes unissant les mondes associatifs au secteur marchand.

2) Les associations comme contrepouvoirs : entre contestations et répressions

 Les associations ne s’inscrivent pas toujours dans des liens de partenariat ou de collaborations, mais aussi de contestations avec les pouvoirs. Que ce soit contre des projets industriels, des expulsions locatives (Péchu, 2001), contre les violences policières, les violences sexistes, ou en soutien aux populations de victimes (Lefranc et Mathieu dir., 2009), de maladies (Fillieule et Broqua, 2005), de catastrophe de même qu’aux sans-abris, sans-papiers, sans emploi, elles connaissent souvent des conflits qui les opposent aux autorités publiques (Mouchard, 2002). Certaines situations de crise (accueil des migrants, attentats, etc.) ou de changement de majorité politique contribuent aussi à bouleverser les relations antérieures ou des rapports de force préalablement établis. Ces associations qui contestent ou sont impliquées dans les jeux de pouvoir font souvent l’expérience de formes d’oppression et de répressions spécifiques (Crettiez et Sommier, 2006). La protestation et le conflit peuvent se traduire par des batailles judiciaires et financières, mais aussi des luttes d’expertise pour conquérir l’opinion publique et les médias. Certains militants font ainsi l’objet de diverses formes de répressions (procès, condamnations, emprisonnements) pouvant fragiliser les luttes et parfois servir la cause (Codaccioni, 2013). Dans un contexte plus courant et souvent local, certaines associations font également l’objet d’une « répression à bas bruit » (absence ou retrait des subventions, refus de moyens matériels ou techniques, de soutien) quand elles contreviennent aux attentes des élus, ne font pas le jeu municipal ou tentent d’organiser les habitants et d’informer les citoyens sur des enjeux collectifs (Talpin, 2016).

3) Les rapports de pouvoir au sein des associations : les arts de la domination

 Si les associations peuvent être mobilisées contre les dominations, leur fonctionnement ou les projets peuvent se trouver en décalage avec ces mêmes objectifs. Que cela concerne la domination entre les sexes (Rétif, 2013), entre les « militants de solidarité » et les bénéficiaires (Lechien, 2003), les dirigeants et les adhérents, les bénévoles et les salariés, ou dans une perspective intersectionnelle (Arnaud et al., 2009), les associations ne sont pas imperméables aux rapports sociaux de domination et participent à leur reproduction. À travers leur fonctionnement interne (Hamidi, 2010), leurs logiques de recrutement, les associations peuvent perpétuer les mécanismes qu’elles dénoncent. Certaines formes de discriminations peuvent ainsi perdurer au-delà des déclarations d’intentions ou des postures militantes. On s’intéressera alors aux conditions dans lesquelles un regard réflexif sur cette reproduction est développé ou non. On pourra également interroger les expérimentations de certains collectifs pour limiter les asymétries de pouvoir en leur sein. Cela nous permettra notamment de questionner les pouvoirs de la sociologie, la place des chercheurs dans les rapports de pouvoir et dans les réflexions menées au sein des associations.

Les propositions devront préciser quels sont les matériaux empiriques utilisés pour l’analyse. Elles peuvent porter sur des terrains étrangers ou français tant sur la comparaison entre plusieurs associations que sur l’étude monographique d’un cas, que cela soit au niveau local ou à des échelles nationales ou régionales. Des travaux portant sur tous les types d’associations peuvent être proposés. Les chercheurs travaillant sur des objets dans lesquels la question associative n’est a priori pas centrale sont encouragés à soumettre une proposition.

Consignes d’envoi :
• Envoi des propositions de communication (résumé d’une page environ) pour le 20 février 2017 (retifsophie@gmail.com et samir.hb@gmail.com).
• Réponse d’acceptation des propositions par le bureau du RT35 pour le 28 février 2017
• Envoi des communications écrites sous la forme de textes complets d’une dizaine de pages minimum pour le 30 mai 2017. Ils seront mis en ligne sur le site du RT pour permettre des discussions ouvertes lors des ateliers.

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AAC RT23 Travail, activité, techniques, Congrè AFS Amiens 2017

 

Appel à communications, Réseau Thématique 23 Travail, activité, techniques”, Congrès de l’AFS, Amiens, 3-6 juillet 2017

Le pouvoir au prisme de lactivité.

Le réseau thématique « Travail, activité, technique » (RT23) de l’Association Française de Sociologie (AFS) se propose de contribuer à une sociologie du travail et des activités professionnelles. Forte d'une longue tradition, la sociologie du travail française embrasse aujourd’hui de nouveaux domaines, enrichie par la rencontre de la tradition interactionniste, de l’ethnographie de la communication, des développements de la psychologie du travail, de l’anthropologie des sciences et des techniques, de la sociologie économique, etc. Au cours des décennies précédentes, des travaux ont entrepris de rouvrir la question de la technicité au travail corps, espaces, objets, équipements, technologies numériques après celle du langage. Le RT23 a pour objectif de favoriser les échanges autour de ces perspectives, entre sociologues, et avec les spécialistes des disciplines proches intéressées au travail : ergonomie, psychologie, histoire, études littéraires, anthropologie, sciences du langage, gestion notamment.

Le thème du 7e congrès de l’AFS, « Sociologie des pouvoirs / pouvoirs de la sociologie », offre l’occasion de penser les rapports entre l’approche par l’activité, proposée par le RT23, et le concept de pouvoir : l’étude de l’activité qui, par sa conception du travail comme action matérielle et technique, est régulièrement accusée d’ignorer le poids des relations de domination dans l’exercice professionnel, peut-elle rendre compte du pouvoir ? Quel rôle le concept de pouvoir qui, par son étymologie, renvoie au fait « d’avoir la force, la possibilité ou la capacité », est-il susceptible de jouer dans l’appareil analytique de l’étude de l’activité ? Enfin, ces travaux, en étudiant les relations de pouvoir comme l’expression de formes d’activité, participent-ils d’une capacitation des acteurs ? Afin de répondre à ces questions, des sessions pourront être organisées autour des axes suivants :

1. Exercice du pouvoir : le pouvoir en acte(s).

Selon une tradition analytique qui réunit des figures variées, de Michel Foucault à Michel Crozier, le pouvoir s’exerce plutôt qu’il ne se possède. C’est par l’activité qu’il s’impose et c’est aussi par elle qu’il est possible de lui résister. Par-delà, les catégories classiques de la sociologie du pouvoir, comme celle de légitimité, d’obéissance et de résistance peuvent être pensées comme une interaction entre deux activités : celle de celui qui exerce le pouvoir et celle de celui sur lequel le pouvoir est exercé. Cette définition du pouvoir à partir de l’interaction entre activités est au fondement de nombre de développements en sociologie du travail. Elle permet de penser les relations de pouvoir au sein d’une organisation productive, non seulement comme une forme de limitation de l’activité par l’imposition d’une norme surplombante aux acteurs, mais également comme une condition de possibilité de l’activité dans laquelle la norme est réinvestie dans la pratique.

Ce premier axe propose de s’interroger sur l’exercice du pouvoir. Il invite à investir les sites du pouvoir industriel et politique, ses lieux et ses moments, afin de comprendre ce que signifie exercer un pouvoir. En quoi les conditions concrètes d’exercice du pouvoir ont-elles une incidence sur sa nature ? En quoi l’étude des techniques de pouvoir permet-elle de

 

renouveler et d’enrichir l’analyse des rapports sociaux ? Comment les notions de « gestion » et de « pouvoir » se recoupent-elles ? Les contributions pourront s’appuyer sur l’observation des lieux de direction, des pratiques d’administration de différents ensembles sociaux, d’un territoire ou d’une entreprise.

2. Pouvoir d’agir et « capacités ».

Au-delà du nom commun, « pouvoir » est un verbe d’action. La psychologie du travail a largement fait usage de cette catégorie en s’inspirant notamment des théories de l’activité de Vygotsky et Leontiev. L’anthropologie des techniques, dans la lignée de Mauss, Leroi- Gourhan et de Haudricourt, fait essentiellement de l’homme un homo faber.

L’activité elle-même peut, en ce sens, être conçue comme la concrétisation de différentes formes de pouvoirs : d’abord, le pouvoir d’agir psychomoteur, expression d’une sorte d’évaluation spontanée du sujet sur le « potentiel » de son organisme ; puis, le pouvoir de soi sur soi qui est une forme de jugement de ce que l’on « peut » dans un contexte donné, où entre en compte l’évaluation des contraintes qui s’opposent au pouvoir d’agir. Ces contraintes peuvent elles-mêmes s’exprimer comme des formes de pouvoir : à la fois le pouvoir qu’autrui exerce sur l’activité du sujet et le « pouvoir des passions », dont l’activité même est la source. Ces considérations rappellent aussi que ce n’est que parce que l’on a le « pouvoir d’être affecté » que l’on acquière ou perd le « pouvoir d’agir », comme le montrent les recherches en clinique de l’activité.

Cette conception du « pouvoir » comme « pouvoir d’agir » a aujourd’hui d’importantes implications : elle fonde, par exemple, une réflexion éthique chez Sen ; elle est à l’origine de nombreuses politiques publiques insistant sur l’importance de l’empowerment des acteurs. Cette importance accordée aux « capacités » repose une série de questions : que peut l’acteur social ? Que signifie être capable ? Comment les disciplines scientifiques (é)valuent-elles les capacités d’un individu ? Quelle place les sociologues accordent-ils, aujourd’hui, dans leur analyse, à une conception de l’individu capable ? En définitive, il s’agit d’interroger l’analyse de l’activité comme une théorie de l’action, en examinant sa capacité à définir ce que peut l’acteur. Comment la sociologie de l’activité rend-elle compte des contraintes qui pèsent sur l’action ? Comment, à l’inverse, rend-elle compte des capacités créatives de l’agir ? En conduisant la réflexion jusqu’à investir l’idée de pouvoir d’agir au niveau psychomoteur, des contributions pourront documenter la production corporelle du geste efficace commenégociation toujours située, prise entre des contraintes physiologiques, sociales, affectives et techniques.

3. Le concept de pouvoir et l’analyse de l’activité.

Ce troisième axe sera l’occasion d’un retour réflexif et d’une réflexion épistémologique sur les usages du concept de pouvoir et leur compatibilité avec la sociologie de l’activité. Le pouvoir est devenu un concept central dans les années 1970 en supplantant d’autres notions, comme celle « d’influence » qui avait cours dans la littérature américaine des années 1950. Ainsi que l’indique François Chazel, le « pouvoir » a pu servir d’opérateur conceptuel à peu de frais dans de nombreuses approches. Par le degré d’abstraction qu’il impose, le concept de pouvoir contribue à produire des analyses indifférentes au contenu pratique des relations sociales. Cette conception est encore partiellement à l’œuvre dans certaines approches reprenant les apports de l’analyse stratégique à la française.

 

L’approche par l’activité, sensible à la diversité des modes pratiques d’engagement des acteurs dans les situations, s’est construite contre ces réductionnismes, prompts à rabattre les situations sociales sur les rapports de pouvoirs contenus dans la structure organisationnelle, le rapport salarial, de genre, etc. Au point qu’elle a pu être accusée d’ignorer les rapports de pouvoirs et d’abandonner toute démarche critique.

Mais rien n’indique que le concept de pouvoir ne puisse recevoir un usage dans une approche sociologique par l’activité. Dans ce régime, quel traitement l’approche par l’activité fait-elle subir au concept de pouvoir ? Cet axe sera aussi l’occasion d’un retour réflexif des effets de l’étude de l’activité sur les pouvoirs d’agir : comment l’étude de l’activité a-t-elle pu contribuer aux développements des pouvoirs d’agir des acteurs ? Quel bilan pratique tirer de l’analyse de l’activité ?

Modalités de soumission des propositions :

Pour que les six sessions de deux heures que nous tiendrons soient des moments de discussion, où chacun participe à l’enquête en train de se faire, on veillera à ce que les faits présentés soient « discutables ». Pour donner à voir une sociologie au travail, on pourra donc renoncer aux signes du travail fini et présenter les matériaux bruts, les supports concrets de l’analyse, au-delà des classiques citations d’entretiens ou des « vignettes illustratives ». Dans la catégorie des matériaux, nous rangeons à égalité les sources statistiques, documentaires, orales, d’observation, archivistiques, vidéo, etc.

Les propositions de communication (4 000 signes) devront fournir des indications sur ce point.

Elles devront être envoyées aux responsables du réseau avant le 1er février 2017 l’adresse d’envoi : afs.rt23@gmail.com.

Les propositions seront évaluées et sélectionnées par le bureau du réseau thématique : compte tenu du temps limité dont nous disposons (six sessions de 2 heures), et de la nécessité d’entendre et de discuter les exposés présentés, toutes les propositions ne pourront malheureusement pas être retenues.

 

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