Appels à communications, à articles...

AAC JE "Mobilité spatiale et classes sociales" RT 5 & RT 42

JE "Mobilité spatiale et classes sociales"

Appel à communication

 

La dimension spatiale des inégalités sociales est aujourd’hui questionnée par de nombreux travaux. Dans un mouvement de regain des approches localisées de la structure sociale, la prise en compte de cette dimension a contribué à renouveler les débats sur la stratification sociale[1], mais aussi à enrichir l’analyse de nombreux faits sociaux, au-delà des seuls champs de la sociologie urbaine ou de la sociologie de la stratification sociale. Dans ce contexte, alors que les enquêtes souffrent souvent d’une approche statique de la ségrégation et des relations entre groupes sociaux et territoires, la prise en compte des mobilités spatiales offre une perspective capable d’éclairer la structuration de classe des sociétés contemporaines sous un jour renouvelé.

 

Organisées conjointement par le RT5 « Classes, inégalités, fragmentations » et le RT42 « Sociologie des élites » de l’Association française de sociologie, ces journées proposent ainsi d’explorer la diversité des formes et des ressorts des pratiques de mobilité spatiale et d’interroger la manière dont elles s’articulent avec la stratification sociale. Elles invitent à se départir d’une vision normative de la mobilité : si « l’injonction à la mobilité » (Fol, 2010) touche l’ensemble des groupes sociaux, il convient d’interroger les manières socialement différenciées qu’ont les individus d’y répondre en fonction de leurs positions dans l’espace social et géographique. Pourquoi et comment bouge-t-on ? Comment s’articulent mobilités et ancrages spatiaux ? Dans quelle mesure ces pratiques et les représentations auxquelles elles sont associées sont-elles le reflet des ressources, mais aussi l’expression de goûts associés à des groupes sociaux spécifiques ? En retour, comment ces mobilités, par la proximité ou la distance spatiales qu’elles créent entre des individus occupant différentes positions dans l’espace social, contribuent-elles au processus de différenciation ou de rapprochement entre groupes sociaux ?

 

En répondant à ces questions, l’étude des mobilités spatiales est ainsi à même d’offrir un éclairage original et stimulant pour penser la stratification sociale contemporaine. À partir d’analyses fondées sur des enquêtes empiriques, les contributeurs et contributrices sont invités à analyser les ressorts sociaux de toutes formes de mobilité spatiale, qu’elles soient liées au travail – mobilités pendulaires, trans-nationales (Wagner, 2007) –, aux activités domestiques – gestion quotidienne des courses ou des enfants –, aux loisirs et aux vacances (Bidet, 2012 ; Réau, 2009) ou encore à la poursuite d’études supérieures (Jedlicki, 2016). Les analyses intersectionnelles, croisant notamment la classe, le genre, les parcours migratoires et/ou la race, sont fortement encouragées. Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un des trois axes :

 

 

 

1) Mobilités spatiales et changement de regard sur les classes sociales

 

Dans quelle mesure la prise en compte des mobilités spatiales, qu’elles soient résidentielles ou non, permet-elle de renouveler le regard porté sur les classes sociales et sur la stratification ? L’analyse des mobilités permet-elle de mettre en rapport des espaces physiques et sociaux de référence pluriels, susceptibles de complexifier le regard habituellement porté sur les liens entre espace et classes sociales ? Cet axe encourage également les interrogations méthodologiques, attentives à la question des échelles et de la diversité des espaces, dans l’appréhension de la stratification sociale.

 

 

 

2) Les différenciations sociales à travers les pratiques de mobilité spatiale

 

Les communications attendues sont invitées à interroger les manières socialement différenciées de se déplacer dans l’espace, qu’il s’agisse des moyens utilisés (voiture, vélo, transports en commun, etc.), des sociabilités que ces mobilités spatiales entretiennent (se déplace-t-on en couple, en famille, avec des amis ?) ou encore des rapports à l’altérité qu’elles induisent (participent-elles, par exemple, à des phénomènes de co-présences sociales inédites au vu des logiques de proximité et de distance ordinaires entre groupes sociaux ou peuvent-elles, au contraire, renforcer des logiques d’entre soi ?).

 

 

 

3) Mobilités, migrations, ségrégation et destins sociaux

 

Ce troisième axe invite à poursuivre la réflexion sociologique autour de la question de la ségrégation socio-spatiale : quels liens peut-on établir entre mobilité résidentielle et mobilité sociale ? En quoi la prise en compte des mobilités peut-elle renouveler la compréhension des mécanismes de ségrégation, ainsi que le regard porté sur certains types d’espaces résidentiels ? Il s’agit également d’insister sur les enjeux sociaux liés à la maîtrise de son espace de vie, qu’il s’agisse de la question de la scolarisation des enfants (Van Zanten, 2009) ou de celle de la proximité spatiale à des institutions ou à des réseaux de relations susceptibles d’être mobilisés dans le cadre de processus engageant une mobilité sociale. Il s’agit enfin de susciter des réflexions au croisement de la sociologie des migrations et de la sociologie des classes sociales, en articulant espaces sociaux d’émigration et d’immigration.

 

 

 

Ces axes n’épuisent pas les thématiques possibles et toute proposition de communication articulant mobilités spatiales et classes sociales sera bienvenue. Les propositions, d’une page maximum (hors bibliographie), doivent être envoyées le 15 juillet 2017 au plus tard à l’adresse suivante : je.rt5rt42@gmail.com. Les candidats dont la proposition aura été retenue devront soumettre un texte d’environ 30 000 signes, au plus tard le 31 octobre 2017.

 

 

 

Les journées d’étude se dérouleront les jeudi 30 novembre et vendredi 1er décembre à Paris, dans les locaux du Cresppa-CSU (59-61 rue Pouchet, 75017 Paris).

 

 

 

Comité d’organisation : Isabel Boni-Le Goff, Pauline Clech, Francois-Xavier Dudouet, Bruno Cousin, Pierre Gilbert, Violaine Girard, Élie Guéraut, Guillaume Lejeune et Antoine Vion.

 

 

 

Comité scientifique : Sébastien Chauvin, Anaïs Collet, Fabien Desage, Sylvie Fol, Susanna Magri, Edmond Préteceille, Bertrand Réau, Nicolas Renahy, Fabrice Ripoll, Olivier Schwartz, Yasmine Siblot, Sylvie Tissot, Laure de Verdalle et Anne-Catherine Wagner.

 




[1]          Voir notamment, et parmi d’autres, les réflexions autour de la notion de « capital d’autochtonie » et de ses usages possibles pour étudier les classes populaires et/ou les classes supérieures, ainsi que les recherches et les débats sur la ségrégation socio-spatiale, ou encore les recherches plus récentes sur le rôle de l’espace domestique dans la construction des groupes sociaux.

 

AC Parcours d’engagement de jeunes dans des causes et des pratiques politiques radicales

Appel à propositions d’articles pour la revue Agora débats/jeunesses

Dossier : « Parcours d’engagement de jeunes dans des causes et des pratiques politiques radicales » (2018/3)

 

Si « l’ampleur des contestations juvéniles des années 1968 a, d’emblée, placé l’âge au cœur des interprétations » (Sommier, 2016, p. 63), l’âge est à nouveau convoqué dans le cas des jeunes impliqués dans les attentats récents en France sans être problématisé en tant que tel. Ce numéro vise donc à articuler deux champs d’analyse, la jeunesse et la radicalité militante, en les appréhendant plus spécifiquement sous l’angle des parcours biographiques et des processus de subjectivation qu’ils sous-tendent.

Le chercheur qui aborde cette thématique est rapidement confronté à deux obstacles majeurs pour définir le phénomène qu’il appréhende : tout d’abord son champ sémantique large. Des notions comme radicalité, radicalisme, radicalisation, extrémisme, violence sont souvent rendues synonymes. En deuxième lieu, ces catégories sont à la fois performatives, normatives et stigmatisantes.

Lanotion de radicalisation,« concept buzzword » (Ducol, 2014 ; 2015 ; Crettiez, 2016), s’est imposée dans les discours médiatiques et politiques dans une acception le plus souvent religieuse en lien avec des questions sécuritaires pour qualifier des comportements et attitudes porteurs d’une rupture en valeurs avec les sociétés occidentales. Elle a également souvent été utilisée dans une rhétorique de la rupture et de la nouveauté. Or, si nous replaçons certains comportements radicaux dans leur univers historiographique, il est autorisé de rappeler non seulement leur permanence en France à différentes périodes historiques (Audigier, Girard, 2011) mais aussi le fait que l’action radicalisée ne pourrait se réduire à la seule dimension religieuse, nombre d’engagements de jeunes dans des causes radicales se réalisant au nom d’autres idéologies (mouvements indépendantistes, régionalistes, identitaires, néonazis, néofascistes, royalistes, etc.). De plus en plus d’auteurs lient également cette notion de radicalisation à l’action violente (Bronner, 2009 ; Khosrokhavar, 2014). Si certains chercheurs lui trouvent une portée heuristique (Crettiez, 2016) tandis que d’autres proposent de se « débarrasser de cette notion devenue hégémonique » (Mauger, 2016, p. 94), ce numéro vise à adopter une perspective plus large que celle de la radicalisation en mobilisant la notion de radicalité, qui « dépasse largement celle de la violence (même si elle l’englobe) » (Dufour et al., 2012, p. 7). Elle est également plus précise quand on part du sens littéral donné à la « radicalité », à savoir une analyse politique qui s’attaque « à la racine » (ibid, p.7).

Ce dossier souhaite analyser les parcours biographiques de jeunes dans des causes et des pratiques radicales et rendre compte des processus subjectifs qui leur sont liés. Il part du principe général selon lequel l’engagement dans ce type de causes exprime une scission vis-à-vis du reste de la société. Ses membres engagés recourent à des formes non conventionnelles d’action politiques – sans que celles-ci aboutissent nécessairement à la violence – et proposent une alternative révolutionnaire à l’ordre social (le capitalisme, le néo-libéralisme, les valeurs occidentales, etc.) par de nouvelles affiliations contestataires et l’adoption de nouveaux repères normatifs.

 

1. Parcours biographiques des jeunes dans la radicalité militante

Le dossier propose de placer au cœur de l’analyse la question des parcours d’engagement dans des causes radicales à partir d’une dimension processuelle – entendue en termes de carrières (Fillieule, 2009), de trajectoires ou encore de cycles d’engagement. La question sera plus précisément ici de saisir comment certains jeunes sont au fil du temps amenés non seulement à entrer dans des collectifs qui se placent en rupture avec l’ordre social et qui ont pour projet la subversion d’un ordre politique (Riaux, 2012), mais aussi à s’y maintenir à partir d’un processus d’alignement au nouveau groupe de référence et de construction active de nouvelles « provinces de réalité » (Cefaï, 2003). Elle vise également à saisir comment ils peuvent éventuellement en sortir.

La reconstruction des différents parcours d’engagement donnera aussi à voir la variété des profils de jeunes qui s’engagent dans ces causes. Est-ce que la jeunesse est un âge de la vie plus prompt à s’investir dans des engagements « à haut risque  » (McAdam, 1986 ; Sommier, 2011) ? Les profils sociodémographiques, la question de la disponibilité biographique, la place d’autruis significatifs (famille, pairs) les sensibilisant à cette cause seront interrogés. S’agit-il dans ce cas d’une conversion, qui implique une prise de distance progressive avec les normes et valeurs transmises par la famille, ou de la répétition d’un système de pensée préexistant proposant des visions du monde « en scission » avec d’autres modèles de société ?

 

2. Subjectivation et émancipation

Le dossier entend également accorder une attention particulière au processus de subjectivation des jeunes au cours de leurs activités militantes radicales en vue, d’une part, d’analyser les raisons personnelles données à leur engagement et, d’autre part, de rendre compte du développement d’une réflexivité sur soi et du rapport à autrui au fur et à mesure de leurs parcours d’engagement. Quelles peuvent être les premières rétributions perçues lors de leur entrée dans l’engagement radical (être acteur de son histoire, avoir une aura auprès de son groupe de pairs) ? En quoi cela a-t-il pu constituer une offre identitaire ou un espace des possibles dans leur trajectoire par l’élaboration de différents types de capitaux, que ceux-ci soient d’ordre social, culturel ou politique ? La place donnée à l’émancipation individuelle ou collective et à l’affirmation de la subjectivité des acteurs au sein d’un collectif nous permettra de rendre compte de la façon dont ces jeunes définissent leur engagement et de voir à l’instar de Geoffrey Pleyers et Brieg Capitaine combien « l’implication dans un mouvement social travaille profondément l’individu jusque dans sa subjectivité et subjectivation » (2016, p. 8).

 

 

Calendrier

Remise des propositions d’articles pour le 15 juin 2017(1 à 2 pages avec la problématique, la méthodologie et le plan envisagé) à envoyer aux deux coordinateurs du numéro.

Sélection des propositions d’articles et réponses aux auteurs : 15 septembre 2017

Remise des articles définitifs (30 000 signes, 20 références bibliographiques) :15 décembre 2017.

Les propositions d’articles préciseront la problématique, les données empiriques mobilisées, la méthodologie employée et les résultats obtenus.

Coordination du numéro

Isabelle Lacroix, post-doctorante au laboratoire Printemps-CNRS (UVSQ/Paris-Saclay) :isabelle.lacroix@uvsq.fr

Laurent Lardeux, chargé d’études et de recherche, INJEP, chercheur associé au laboratoire Triangle : lardeux@injep.fr 

Fichier attaché: 

Appel à articles pour le n°158 de la revue Gérontologie et société

La revue Gérontologie et société lance un appel à articles pour le n°158 "Pour une introduction à l'étude des vieillissements en Afrique".

Les nombreux contrastes caractérisant le continent africain se reflètent dans la pluralité des manières d’y vieillir. L’augmentation à venir du nombre de personnes âgées constitue un nouveau défi pour l’Afrique et potentiellement aussi un facteur supplémentaire de crise sociale. Ce numéro vise à traiter des questions majeures posées par les réalités actuelles des vieillissements en Afrique tout en proposant une vision prospective destinée à anticiper les changements démographiques à venir et la manière dont les sociétés et les individus devront s’adapter pour les accompagner en évitant que ne se cristallisent, ou même s’accroissent, de multiples inégalités.
 
 
Ce numéro sera coordonné par Muriel Sajoux, Enguerran Macia, Ousseynou Ka, Daniel Reguer
 
Les propositions de contribution (6000 signes, espaces compris) devront être transmises avant le 26 mai 2017 à l’adresse suivante : cnavgerontologieetsociete[at]cnav.fr

 

 

AAC Enseigner la sociologie dans le supérieur

 

Appel à communications

 

 

 

Journée d’études : « Enseigner la sociologie dans le supérieur.

 

En-quête des pratiques »

 

 

 

 

 

Date : 10 novembre 2017

 

Lieu : ENS de Lyon, 15 Parvis René Descartes, 69007 Lyon

 

Laboratoire : LLE (Laboratoire de l’Education, UMR 3773 de l’ENS de Lyon)         

 

 

 

 

 

Appel à communications

 

Depuis une quinzaine d’années en France et de façon plus ancienne dans d’autres pays, des dispositifs et initiatives visant la professionnalisation des enseignants du supérieur se développent. Il peut s’agir de manifestations de types journées d’études ou Assises ou de services institutionnalisés tels que des Services Universitaires de Pédagogie. Largement relayé par des publications en augmentation[1], le message fédérateur est le suivant : la pédagogie universitaire est une préoccupation qui doit devenir importante car elle s’inscrit dans une perspective de changement jugé indispensable à la fois pour l’intervenant (afin de soutenir son « développement professionnel »), pour l’étudiant (qui sera mieux formé par des enseignants prenant en considération son « apprentissage »), enfin pour les structures universitaires (qui pourront pleinement participer à la production d’une offre de formation de « qualité »).

 

Ancrer directement, principalement et uniquement la question de l’enseignement dans le supérieur à l’échelle universitaire appelle pourtant plusieurs remarques. Sont tout d’abord passés sous silence les rapports entre le pédagogique et politique dans le cadre du processus de Bologne : ces rapports ne sont pas problématisés mais pris pour une donnée de cadrage plutôt favorable, qui inciterait ainsi les enseignants du supérieur à vouloir se former. Or sous ces réformes, ce sont les relations entre pédagogie, gouvernance et qualité qui se trament. De plus, la discipline et la recherche n’ont pas vraiment de place dans la préoccupation et les activités de formation à l’enseignement supérieur, produisant une rupture du lien entre recherche et enseignement, en renvoyant exclusivement la question de la pédagogie à celle de la performance de l’Université. Ces approches lissent les spécificités disciplinaires, présupposant que tout est affaire d’apprentissage (pris d’une façon générique), et que celui-ci peut se découpler de traditions, techniques, pratiques et habilités intellectuelles disciplinaires dont différents travaux montrent pourtant l’importance (Becquet & musselin, 2004 ; Faure, Millet & Soulié 2005). Enfin, ces approches de la formation à la pédagogie universitaire présupposent que tout enseignant doit transformer ses représentations, sa manière de penser l’enseignement et les étudiants sans lui donner les moyens de se rendre compte des effets de ces transformations sur l’enseignement des disciplines et son lien avec la recherche.

 

Il y a pourtant des enjeux forts, en termes politiques, à ne pas déposséder les enseignants du supérieur et les disciplines de toute légitimité et possibilité de produire un discours et des analyses à propos de leur pratique pédagogique. Ces enjeux portent sur les façons différentielles de penser l’enseignement selon les perspectives épistémologiques des disciplines et les manières de former à la recherche (cette dimension de la formation restant un objectif important de l’université), selon le type de public accueilli, selon le niveau d’enseignement (Licence, Master, Doctorat) et le type de formation (« portail pluridisciplinaire », formation disciplinaire, …). De plus, les enseignants du supérieur étant régulièrement sollicités lors des refontes des maquettes pédagogiques, il apparaît incontournable qu’ils soient outillés théoriquement et pratiquement pour positionner les composantes et les disciplines en interlocutrices averties face à des universités prises dans un mouvement d’économicisation (Garcia, 2008 ; Lebaron, 2015), entre  concurrence et appauvrissement des moyens.

 

Face à ces enjeux, une première journée d’étude avait été organisée en juin 2016 à Lyon sous le titre « Des sciences sociales : des savoirs et pratiques à et pour enseigner ». En continuité avec celle-ci, l’objectif de cette seconde journée d’étude sera de poursuivre le questionnement des pratiques d’enseignement de la sociologie dans le supérieur. Il s’agit donc d’inviter les enseignants du supérieur à évoquer leurs propres pratiques, en tenant compte à la fois de la diversité des lieux d’exercice, des populations étudiantes, des conditions d’enseignement et, éventuellement, des liens qu’ils font entre leurs pratiques d’enseignement et leurs activités de recherche. Il s’agit de venir présenter ce que l’on fait au quotidien sans que cela soit forcément adossé à des résultats de recherche. Les communications pourront se faire à partir d’une entrée sur une thématique donnée (par exemple « Enseigner les classes sociales », « Enseigner le genre », etc.) ou à partir d’une problématique particulière (par exemple « Enseigner dans des formations à dominante non sociologique », « Enseigner à des publics socialement différenciés », « dans des niveaux universitaires variés », etc.). Dans tous les cas, une contextualisation des pratiques et une réflexivité seront attendues. La question des manières dont on peut produire cette réflexivité sur les pratiques via des techniques et méthodes mobilisées dans les pratiques scientifiques (par exemple l’ethnographie, la socio-analyse) pourra également être abordée.

 

L’enjeu est de contribuer à produire un espace collectif de réflexions autour de ce thème qu’un certain nombre de publications a déjà permis d’esquisser (Hugues 1996, Becker, 2002, 2004 ; Bourdieu & Passeron, 1964 ; Chapoulie, 2000 ; Leblanc F. & ali. (2011) ; Soulié, 2002 ; Soulié & Gadéa, 2000 ; Jounin, 2014 ; Siracusa, 2008).

 

 

 

Principales dates et organisation

 

La journée d’étude se déroulera le 10 novembre 2017, à l’ENS de Lyon

 

Date de soumission d’une proposition de contribution :

 

-       1er juin 2017

 

o   Un document de 4000 signes, espaces compris, est attendu, présentant les coordonnées et statut du ou des contributeurs

 

o   La proposition est à envoyer à claire.piluso@univ-lyon2.fr ; stephanie.tralongo@univ-lyon2.fr

 

-       Retour des avis aux auteurs : le 15 juin 2017

 

Membres du comité scientifique et d’organisation : Martine Court ; Sylvia Faure, Séverine Kakpo ; Claire Piluso ; Stéphanie Tralongo.

 

Cette journée d’études s’inscrit dans un projet retenu dans le cadre de la campagne à projets 2017 du LLE (Laboratoire de l’Education, UMR 3773 de l’ENS de Lyon, http://lle.ens-lyon.fr/).

 

 

 

 

 

Bibliographie indicative

 

Becker H. (2002), Les ficelles du métier. Comment conduire sa recherche en sciences sociales, Paris : la Découverte

 

Becker H, (2004), Ecrire les sciences sociales. Commencer et terminer son article, sa thèse ou son livre, Paris : Economica

 

becquet v. & musselin c., (2004), Variations autour du travail des universitaires,  [en ligne : http://cip-etatsgeneraux.apinc.org/IMG/pdf/synthese_variation_autour_du_...

 

Bertrand C., (2014)« Soutenir la transformation pédagogique dans l’enseignement supérieur », Rapport à la demande de Madame S. BONNAFOUS, Directrice générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle

 

Bourdieu P., Passeron J.-C. (1964), Les Héritier. Les étudiants et la culture, Paris : Les Editions de Minuit

 

Chapoulie j.-M, (2000) « Enseigner le travail de terrain et l'observation : témoignage sur une expérience (1970-1985) », Genèses, /2 no 39

 

Faure S., Soulié C.,, Millet M., (2005), Enquête exploratoire sur le travail des enseignants chercheurs. Vers un bouleversement de la ”table des valeurs académiques” ? https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00602398

 

Gadea Charles & Soulié Charles, (2000) « Réflexions sur une expérience d'initiation à la recherche en sociologie à l'Université (1994-2000) », Genèses, 2000/2 no 39

 

Genelot S. & Lapostolle G., (2012) « Du bon usage des sciences humaines et sociales dans la formation des enseignants », Tracés. Revue de Sciences humaines [En ligne], #12 |

 

Garcia S. (2008)   « L'expert et le profane : qui est juge de la qualité universitaire ? », Genèses, 2008/1 n° 70

 

Hughes E. (1996), Le regard sociologique, Paris : EHESS

 

Jounin N. (2014), Voyage de classes. Des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers, Paris : La Découverte

 

Lebaron F. (2015) « Injonction comptable et révolution culturelle à l’Université », La nouvelle revue du travail [En ligne], 6 |

 

Leblanc F. & ali. (2011), « Echange sur nos pratiques « Enseigner dans un département de non-sociologues », Bulletin de l’ASES, n°38

 

Lison C. & Jutras F., (2014)  « Innover à l’université : penser les situations d’enseignement pour soutenir l’apprentissage », Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur [En ligne], 30-1

 

Peneff J. (2004), « Les idées originales d’Howard Becker pour enseigner la sociologie », in Blanc A. & Pessin A., L’Art du terrain. Mélanges offerts à Howard S. Becker, L’Harmattan

 

Rapport STRANES, (2016), http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid30540/strategie-national...

 

Rege-Colet N. & Berthiaume D. (2013 & 2015), La pédagogie de l’enseignement supérieur : repères théoriques et applications pratiques. Tome 1(2013) : Enseigner au supérieur ; Tome 2 : Se développer au titre d’enseignant (2015), Peter Lang, Berne : Suisse

 

siracusa J. (2008), Vacances sociologiques. Enseignement de la sociologie à l’Université. Presses universitaires de Vincennes

 

Soulié C., (2002) « L’adaptation aux « nouveaux publics » de l’enseignement supérieur : auto-analyse d’une pratique d’enseignement magistral en sociologie », Sociétés contemporaines, n° 48/4

 

 

 




[1] On dénombre sur les quinze dernières années une quarante articles et une dizaine d’ouvrages.

 

Appel à articles - "Le gouvernement urbain des corps" - terrains & travaux

Le gouvernement urbain des corps. Action publique locale de santé et conduites corporelles

Appel à contributions
(date de clôture : 2 octobre 2017)

Traditionnellement dévolue à l’État, l’action publique de santé n’échappe pas aux processus de territorialisation et de pluralisation. Le gouvernement des corps qu’elle vise et qu’elle produit convoque ainsi une pluralité d’acteurs qui opèrent sur diverses scènes locales (hôpitaux, écoles, associations et équipements sportifs, espace public, logements, prisons, zones de rétention, etc.) Les modalités de production de ce gouvernement public des corps, qui va des actions de prévention à des formes plus contraignantes de surveillance ou de contrôle, se trouvent alors transformées par les processus de décentralisation et de déconcentration de l’action publique, en matière sanitaire et sociale notamment.

Ce dossier de terrains & travaux entend interroger les effets de ces changements d’échelles de l’action publique, en analysant ce que l’échelle urbaine produit sur le gouvernement des corps.  Observe-t-on un renforcement du contrôle de certains destinataires de l’action publique ou, au contraire, un relâchement de ce dernier ? Ces interventions locales s’appuient-elles sur de nouvelles techniques de gestion des conduites corporelles ? Comment sont-elles perçues et reçues par les populations concernées ? Font-elles naître de nouvelles formes de résistances ou des modes d’appropriation inédits de la part de ces populations ? Reposant sur des données empiriques issues d’enquêtes de terrain, les propositions pourront porter sur 3 axes principaux de questionnement relatifs à la définition, à la mise en œuvre et aux effets de cette action publique.

 

1.    

Secteurs et champs d’intervention

Qu’elle se déploie à l’échelle des « quartiers prioritaires » des villes ou gagne progressivement l’ensemble du territoire des métropoles, l’action publique de santé contribue activement au gouvernement urbain des corps. Nombreuses sont les villes qui se dotent ainsi d’ambitieux programmes d’éducation à la santé, de plans volontaristes de lutte contre les addictions ou la sédentarité, d’actions de sensibilisation à la qualité nutritionnelle ou bien encore de schémas de développement des mobilités et des usages physiques d’un espace public désormais pensé comme « convivial », « partagé », « interactif » ou « participatif ». Il s’agira donc ici de s’interroger sur les recompositions que connaissent, au niveau local, les domaines d’intervention publique qui contribuent au gouvernement urbain des corps. Quels sont les secteurs investis et les champs d’intervention privilégiés ? Comment s’articulent les niveaux d’intervention, devenus plus nombreux et potentiellement concurrents ? Les textes proposés pourront notamment analyser comment, entre négociations d’échelles, jeux de domination et défenses des prés carrés, les luttes institutionnelles visent à faire advenir la « bonne » échelle locale de coordination et de régulation des conduites corporelles visées.

 

 

2.    

Acteurs, normes et dispositifs

Bien que diversement dotés en ressources, tous les acteurs intéressés au gouvernement urbain des corps (élus et agents des villes et des métropoles, représentants des autres niveaux de gouvernement local, opérateurs des agences régionales de santé, des services déconcentrés de l’État, établissements et professionnels de santé, responsables, militants et adhérents associatifs des secteurs sanitaire, social, éducatif ou sportif, coordonnateurs de réseaux de santé, mutuelles, habitants eux-mêmes, etc.) entendent y prendre part et faire ainsi valoir leur propre représentation du problème public considéré. Le développement de ces actions à l’échelle urbaine fait ainsi, dans certains cas, apparaître des concurrences nouvelles entre acteurs ayant des conceptions différentes des dispositifs, instruments et procédures à déployer, mais aussi des « publics prioritaires » à « cibler ». Alors que la pluralité des institutions et organisations mobilisées peut poser des problèmes de coordination, ces dispositifs (ateliers santé ville, contrats locaux de santé, plans locaux de santé, centres de santé, forums citoyens, manifestations et concertations publiques en santé, etc.) constituent le point de rencontre entre des professionnels appartenant à des segments et des mondes sociaux différents, mondes correspondant à autant de discours et de pratiques spécifiques. Pourquoi et comment s’expriment ces préférences ? Quels sont les dispositifs ou techniques utilisés ? Comment se diffusent les nouvelles normes et conduites ainsi promues ? Quelles sont les professions impactées par le développement de nouveaux référentiels d’action publique ? Quels registres de justification ces différents acteurs mettent-ils en avant ?

 

3.    

Publics et effets

Ces interventions s’adressent donc à divers publics que cible l’action publique et sur lesquels les contributions sont également invitées à mettre l’accent. Elles pourront ainsi s’attacher à mettre en évidence les processus d’appropriation, de détournement ou d’évitement de l’imposition des normes du gouvernement urbain des corps observés chez les publics prioritairement visés. Dans quelle mesure, en particulier, ces derniers cherchent-ils à résister à l’action publique ainsi instituée et parviennent-ils à le faire ? En tenant compte des objectifs visés, des dispositifs mis en œuvre et des réactions des populations concernées, les propositions pourront enfin analyser dans quelle mesure, dans un contexte bien souvent contraint budgétairement, cette action publique locale contribue à réduire, à renforcer ou à déplacer les inégalités sociales et territoriales en matière de santé, d’accès aux soins et, plus généralement, de qualité de vie et de bien-être.

 

Les propositions peuvent intégrer les acquis de la sociologie, de la science politique, de l’anthropologie, de la géographie et de l’histoire, en s’intéressant à la situation contemporaine ou en privilégiant la longue période. Les terrains investis peuvent porter sur le cas français, ou le dépasser pour prendre en considération des contextes étrangers, et engager des analyses internationales comparées. La revue accueille également des notes critiques s’inscrivant dans le thème du dossier.

 

Les articles, de 50 000 signes maximum (espaces, notes et bibliographie compris) et les notes critiques, de 30 000 signes maximum, sont accompagnés de 5 mots-clés et d’un résumé de 150 mots (en français et en anglais). Ils doivent parvenir pour le 2 octobre 2017 sous forme électronique aux coordinateurs du numéro aux adresses suivantes :

- Marina Honta                      marina.honta@u-bordeaux.fr

- Jean-Charles Basson            jean-charles.basson@univ-tlse3.fr

- Milena Jaksic                        milenajaksic@gmail.com

- Olivier Le Noé                      olivier.le_noe@u-paris10.fr

 

Les consignes relatives à la mise en forme des manuscrits sont consultables sur le site de la revue : http://tt.hypotheses.org/consignes-aux-contributeurs/mise-en-forme

 

terrains & travaux accueille par ailleurs des articles hors dossier thématique (50 000 signes maximum), qui doivent être envoyés à :

   

Hovig Ter Minassian            hovig.terminassian@univ-tours.fr

   

Vinciane Zabban                  vinciane.zabban@gmail.com

 

AAC Régulations, Marchés, Santé

L’anthropologie et la sociologie ont commencé à s’intéresser aux spécialités pharmaceutiques industrielles en Afrique au début des années 1980 à travers les travaux fondateurs de Sjaak Van der Geest et Susan Reynolds Whyte. Ces chercheurs, interpellés par la présence de ces médicaments jusque dans les villages les plus reculés, se sont d’abord attachés à analyser leurs modes de distribution et leurs usages, en lien avec les législations et les normes biomédicales. Trente-cinq ans plus tard, ce champ de recherche s’est largement développé sous des influences issues notamment de l’économie, de l’histoire et de la sociologie des sciences et des techniques ; les travaux de chercheurs africains et d’autres continents se sont multipliés. Ce développement s’est aussi construit en lien avec les crises de santé publique touchant l’Afrique (sida, persistance du paludisme, pénuries alimentaires, récente crise Ebola) mais également avec les enjeux politiques et commerciaux que cristallise le médicament (modification de la géographie mondiale du médicament et des influences géopolitiques, concurrence entre multinationales d’origine occidentale et firmes des pays « émergents », développement de la recherche clinique sur le continent).

Grâce à ce colloque international, nous souhaitons discuter des multiples enjeux qui entourent aujourd’hui le médicament en Afrique, considérant notamment les marchés qu’il suscite, les acteurs politiques et économiques qu’il mobilise, les instruments de régulation, de contrôle et de maîtrise de la concurrence qu’il génère, les modalités de prise en charge sanitaire au centre desquelles il est placé, et finalement les modes de consommation dont il est l’objet de la part des individus, sans oublier l’adaptation des médecines « traditionnelles » aux évolutions des modèles économiques. La régulation, dans son acception large de normes législatives, biomédicales, techniques ou commerciales, effectivement à l’œuvre, apparaît transversale à ces questions et sera donc largement considérée.

Nous attendons des propositions de communication entrant dans les sept thèmes présentés ci-dessous et basées sur des études récentes. Elles pourront être issues de sciences sociales (anthropologie, sociologie, droit, histoire, économie, géographie, sciences politiques) et des sciences biomédicales et pharmaceutiques. Bien que l’Afrique soit au centre de nos questionnements, des communications portant sur des études menées dans d’autres continents seront prises en considération, en fonction de leurs liens avec l’Afrique ou de questions spécifiques qui pourraient éclairer les situations en cours dans les pays africains.

  1. Les marchés du médicament, entre santé publique et commerce : Diverses catégories d’acteurs sont impliquées dans le fonctionnement des marchés pharmaceutiques, qu’ils soient grossistes, détaillants, pharmaciens ou hommes d’affaires, liés aux firmes pharmaceutiques ou aux distributeurs. Leurs logiques commerciales et/ou de santé publique, la hiérarchie des marchés dans lesquels ils interviennent (subventionnés, privés, informels, urbains, ruraux) ainsi que le choix des produits qu’ils proposent (médicaments génériques, de marque, innovants ou non), demandent à être décryptés. La mobilité des acteurs et celle des produits qu’ils transportent, dans les pays et par-delà les frontières (circulations avec les pays « émergents », ceux du « Nord » mais aussi entre pays africains), doivent être étudiées. La question du monopole pharmaceutique (qu’il soit professionnel, celui du pharmacien, ou de distribution, à travers la seule officine de pharmacie), diversement considérée dans les législations nationales, ainsi que celle de la formation des différents acteurs, seront aussi posées.
  2. La construction des appareils politiques nationaux et régionaux, entre dépendance et dynamiques de réappropriation du pouvoir : Le fonctionnement du système pharmaceutique des différents pays apparaît largement influencé par des acteurs « transnationaux » (fondations, agences internationales, coopérations bilatérales et multilatérales, firmes pharmaceutiques, etc.), surtout dans le cas des médicaments utilisés contre les maladies dites prioritaires (sida, paludisme, tuberculose). Ces acteurs agissent sur les mécanismes de distribution pharmaceutique ainsi que sur les normes de régulation et de contrôle des marchés (autorisation de mise sur le marché, tests de contrôle qualité, structuration des autorités nationales de régulation, développement des compétences professionnelles et techniques). Face à ces influences et à travers ces mêmes normes, outils et mécanismes, les acteurs nationaux et régionaux (institutionnels, universitaires, professionnels, acteurs économiques, etc.) tentent diversement de (re)prendre la maîtrise des situations. Ces interactions et jeux de pouvoir entre acteurs nationaux et transnationaux demandent à être analysées.
  3. Enjeux et relance de la production locale en Afrique : Il est nécessaire de discuter l’histoire de la production locale dans différents pays, particulièrement au lendemain des indépendances nationales et jusqu’à la période actuelle d’effervescence des unions régionales, pour relancer ou développer des sites et des firmes de production locale. Des multinationales affichent aujourd’hui des politiques de « production locale » pour s’implanter sur des « marchés émergents ». Cette production locale peut concerner des firmes publiques, des firmes mobilisant les capitaux privés de grossistes ou de pharmaciens nationaux, et depuis une vingtaine d’années, des investissements directs ou des joint-ventures de firmes indiennes ou chinoises. On s’intéressera à ces diverses configurations de production locale et également aux controverses portant sur leur viabilité, tant sur le plan des coûts de production que sur celui des standards de fabrication et de qualité.
  4. Le médicament au centre des systèmes de santé : Dans les pays, une offre de soins biomédicale variée, relevant des secteurs public, privé, confessionnel, associatif et informel, est proposée aux malades. Le médicament est un élément central de cette offre, révélateur des types de soins proposés ainsi que des relations entre soignants et soignés. Les recommandations d’utilisation au niveau national et international, comme les modalités de prescription au niveau micro-social, apparaissent très informatives. L’approche dite « communautaire », à travers l’implication de « relais de santé », mérite aussi d’être questionnée. Il est aussi important de s’interroger sur l’impact des mécanismes de prise en charge des dépenses de santé (Couverture Maladie Universelle, assurances privées, communautaires). L’accessibilité et la disponibilité des médicaments mais aussi les modalités de la supervision des soins par des professionnels de la biomédecine et de la pharmacie seront au cœur des réflexions.
  5. Une consommation pharmaceutique sous influences : On questionnera les usages pharmaceutiques au croisement des subjectivités et des situations sociales des consommateurs, des prescripteurs médicaux et pharmaciens, ainsi que de la construction des marchés par les laboratoires industriels, les distributeurs et leurs représentants. Il peut s’agir de consommations suivant des objectifs de santé curatifs mais aussi préventifs, de maintien de la santé et/ou de dépassement des possibilités corporelles et psychiques. On envisagera les perceptions populaires dont les médicaments sont l’objet, en termes d’effets attendus (désirables ou indésirables) et de qualité, ainsi que les acteurs qui les influencent. A ce sujet, le consommateur peut être perçu tantôt comme autonome et responsable, tantôt comme particulièrement vulnérable. La sécurité des médicaments disponibles et la question de leurs effets iatrogènes, qui s’exprime dans l’espace public africain essentiellement via des scandales sanitaires limités aux pays du Nord, seront également documentées et discutées, de même que la mise en place de systèmes de pharmacovigilance.
  6. L’expansion des essais cliniques : Les essais thérapeutiques se multiplient en Afrique pour des raisons économiques (coûts réduits, émergence d’un marché de la recherche clinique), stratégiques (essais de traitements adaptés aux contextes socio-écologiques) et épidémiologiques (lutte contre les maladies infectieuses). Des populations vulnérables sont de plus en plus concernées (enfants, femmes enceintes, minorités) et de nouveaux domaines (essais de prévention, de dispositifs sanitaires, d’outils diagnostiques auto-administrés) ou formes de protocoles (multi-sites, adaptatifs, inclus dans des observatoires, interventionnels) étendent le champ de la recherche clinique en Afrique. Quelles sont les conditions de régulation de ces essais, de leurs modalités contractuelles, des comités d’éthique qui les évaluent, de leurs liens avec les systèmes de santé ? Les enjeux éthiques de ces études et les choix opérés vis-à-vis des participants et concernant la « valeur sociale » de la recherche, ouvrent de vastes domaines de recherche en sciences sociales qui seront explorés.
  7. La standardisation des médicaments « traditionnels », entre nature, science et commerce : Longtemps circonscrits aux marges des systèmes de santé, les médicaments issus des médecines « traditionnelles » en constituent aujourd’hui une véritable caractéristique. Contrairement aux médecines dont ils sont issus qui individualisent les remèdes, leur mode de production de masse et standardisé tend à simplifier et à dépersonnaliser l’acte de soin, voire à éliminer le rôle du thérapeute. Ces transformations coïncident tout à fait avec les besoins du marché. Les enjeux qu’elles suscitent, y compris technologiques, ainsi que leurs spécificités dans différents pays et au sujet de différents types de produits demandent à être discutés. La dimension « naturelle » des médecines « traditionnelles », qu’elles soient africaines ou d’autres continents, exerce un pouvoir de séduction remarquable et facilite leur entrée dans le marché mondial des médecines alternatives. Cette dimension sera également interrogée.

Modalités de soumission

Les propositions de 2000-3000 signes (300-400 mots) sont attendues au plus tard pour

le 30 avril 2017

Indiquez-le ou les thèmes dont elles relèvent plus particulièrement. Les soumissions de communications sont à faire sur la page internet (onglet 'Déposer') : https://globalmed.sciencesconf.org/

Une première version écrite de la communication (confidentielle aux comités du colloque), de 30 000 signes maximum, sera attendue pour la fin de l’année 2017. A la suite du colloque, ces communications pourront faire l’objet de publications dans des Actes en ligne, dans un ouvrage et/ou un numéro de revue (sélection sur critères scientifiques).

Remarque : Si ce n’est déjà fait, vous devez créer votre compte sur le site avant de soumettre votre proposition. En cas de problème ou pour solliciter des informations supplémentaires, vous pouvez contacter Charlie Marquis (globalmed-charlie@sciencesconf.org).

Comité scientifique

  • Daniel Kojo Arhinful (NMIMR UGL, Ghana),
  • Carine Baxerres (MERIT IRD, France),
  • Laurent Brutus (DMG UN, France),
  • Eve Bureau-Point (MERIT IRD, France),
  • Maurice Cassier (CERMES3 CNRS, France),
  • Alice Desclaux (TransVIHMI IRD, France),
  • Marc Egrot (MIVEGEC IRD - UAO, Côte d’Ivoire),
  • Habib Ganfon (FSS UAC, Bénin),
  • Claudie Haxaire (CERMES3 UBO, France),
  • Roch Houngnihin (DSA UAC, Bénin),
  • Adolphe Kpatchavi (DSA UAC, Bénin),
  • Jean-Yves Le Hesran (MERIT IRD – CERPAGE, Bénin),
  • Stéphanie Mahamé (UAC-EHESS, Bénin),
  • Maxima Missodey (NMIMR UGL, Ghana),
  • Sandrine Musso (CNE AMU, France),
  • Laurent Pordié (CERMES3 CNRS, France),
  • Jessica Pourraz (EHESS, France),
  • Mathieu Quet (CEPED IRD - CSSP, Inde),
  • Kelley Sams (CNE, France),
  • Kodjo Senah (DS UGL, Ghana)

AAC Approches socio-économiques de la sexualité - Lille - 12-13 octobre 2017

Appel à communications

Colloque « Approches socio-économiques de la sexualité »

12-13 octobre 2017, Lille

 

Argumentaire

La sexualité est une forme d’échange social qui relève à la fois du symbolique, du politique, du juridique, mais aussi – et c’est ce qui nous intéresse ici – de l’économique. Au cours des dernières décennies, les sciences sociales de la sexualité se sont emparées de catégories issues des sciences économiques. Elles ont par exemple envisagé la prostitution ou la pornographie comme des activités productives, faisant l’objet d’évaluations et donnant lieu à des formes de valorisation monétaire (Dahinden et al., 2010 ; Tabet, 1987 ; Trachman, 2013). Certains auteurs ont par ailleurs forgé des concepts comme ceux d’« échanges économico-sexuels » (Tabet, 2004), de « capital érotique » (Hakim, 2011) ou de « champ sexuel » (Green, 2013 ; Illouz, 2012), lesquels ont ensuite donné lieu à des prolongements et discussions (Broqua, Dechamps, 2014 ; Combessie, Mayer, 2013). Cependant, des expressions comme celles de « marché matrimonial » ou « industrie du sexe », tout en pouvant être heuristiques, s’apparentent davantage à des métaphores plus ou moins bien contrôlées qu’à des notions aux définitions robustes (Boyer, 2003 ; Mathieu, 2012). Sous l’influence des catégories profanes peu problématisées, certaines approches sont par ailleurs saturées de jugements moraux implicites (Rubin, 1984), autour du caractère corrupteur de l’argent en matière de sexe et de la marchandisation des désirs et des passions, réduisant du même coup la portée des analyses. On peut faire l’hypothèse que l’absence de réflexion sur ces notions est liée au faible nombre de travaux de sociologie économique sur le thème, malgré la place centrale qu’occupe la sexualité dans la société (Illouz, 2006).

Si quelques ouvrages récents consacrent des développements à la question (Steiner, Trespeuch, 2014) ou interrogent la place de la sexualité et de l’érotisme dans la pensée de Max Weber (Lallement, 2013), que l’on peut considérer comme l’un des pères de la sociologie économique, l’économie de la sexualité est absente des principaux ouvrages de synthèse (par exemple, Smelser, Swedberg, 1994 ; Steiner, Vatin, 2009). Les activités liées à la sexualité représentent pourtant une part non négligeable de la production de valeurs, tout en étant rarement comptabilisées dans le produit intérieur brut. Ce constat invite la sociologie économique et la socio-économie à s’emparer de l’objet pour alimenter certaines problématiques classiques autour du travail, de la production, de la valeur, de la régulation, etc. Il nous semble par ailleurs que l’objet peut contribuer à enrichir les approches récentes autour de la marchandisation du corps humain et des résistances à cette dynamique (Almeling, 2007 ; Trompette, 2008 ; Healy, 2010 ; Steiner, Trespeuch, 2014).

Ce colloque vise à discuter des travaux en sciences sociales qui examinent les rapports entre la sexualité et l’économie. Les travaux pourront appréhender leur objet à travers plusieurs angles :

-         Travail et travailleurs. En quoi une activité liée à la sexualité, qu’elle soit rémunérée ou non, relève-t-elle de la catégorie « travail » ? De quel type de travail s’agit-il ? Quels sont les acteurs individuels et collectifs contribuant aux dynamiques de professionnalisation ? Quels sont les effets du développement des nouvelles technologies (notamment de celles liées au web) sur le travail et l’emploi ?

-         Le marché comme métaphore et comme réalité. Si selon la définition canonique un marché suppose l’existence d’un prix, comment interpréter l’utilisation de la notion pour analyser les relations matrimoniales ? Plus généralement, qu’apporte l’utilisation métaphorique de cette notion à la compréhension de l’économie de la sexualité ? Si l’on peut à juste titrer considérer certaines activités sexuelles (prostitution, sites internet de rencontre, production de contenus pornographiques, sex shops, etc.) à travers ce prisme, quelles sont les spécificités de ces marchés – souvent contestés et parfois illégaux – par rapport aux autres activités économiques ?

-         Valeurs, prix et rémunérations dans les activités liées à la sexualité. Comment sont fixés les prix des marchandises et services liés à la sexualité ? Quels sont les normes, règles ou cadrages des dispositions (fantasme, ambiance, etc.) contribuant aux logiques de valorisation des activités sexuelles, notamment sur Internet ? En quoi l’économie de la qualité et des singularités (Karpik, 2007) et la sociologie de la valuation (Vatin, 2009) peuvent-elles contribuer à l’analyse des échanges économico-sexuels ?

-         Morales économiques et régulation de la sexualité. En quoi la régulation de la sexualité (taxation particulière sur la pornographie, absence de nomenclature dédiée à la prostitution dans les PCS, etc.) et la non prise en compte de certaines activités sexuelles dans la comptabilité nationale sont-ils des révélateurs de la morale économique de l’Etat ? Les dynamiques de légalisation et d’interdiction des activités liées au sexe reflètent-elles la « morale » de la société ou résultent-elles de la mobilisation d’entrepreneurs de morale et des jeux d’acteurs au sein des institutions étatiques ?

La liste de questions et les thématiques proposées n’ont évidemment nullement vocation à être exhaustives. De même, cet appel à communications n’est pas restrictif quant aux périodes historiques et aux aires géographiques étudiées.

 

 

Cet événement scientifique se tiendra à Lille, les 12 et 13 octobre 2017. Chacune des sessions sera discutée par un chercheur membre du comité scientifique.

Les propositions de communication de 5 000 signes maximum sont à envoyer à Pierre Brasseur (brasseurph@gmail.com) et Jean Finez (jeanfinez@hotmail.comau plus tard le 2 mai 2017. Elles devront comporter le titre de la communication, le statut et l’institution de rattachement du communicant, une adresse email ainsi qu’un résumé exposant la question traitée. Il est demandé aux auteurs d’attacher une importance particulière à la présentation de leur méthodologie et de leur terrain. Les propositions seront évaluées anonymement par les membres du comité scientifique. Afin de préparer au mieux les sessions, les communicants devront envoyer un texte (environ 50 000 signes) pour le 1er septembre qui servira de support aux échanges.

A l'issue du colloque un appel à articles pour un dossier « économies et sexualités » sera diffusé par la Revue française de socio-économie. Les contributions seront traitées selon les règles de la revue

 

Calendrier

·      2 mai 2017 : Date limite pour la proposition des communications

·      Fin mai 2017 : Réponse aux auteurs

·      1er septembre 2017 : Envoi des communications

·      12-13 octobre 2017 : Colloque

 

Comité d’organisation : Pierre Brasseur (CLERSE, Université Lille 1), Jean Finez (CLERSE, Université Lille 1)

Comité scientifique : Marie Bergström (Institut national d’études démographiques), Gilles Chantraine (CLERSE, Université Lille 1), Baptiste Coulmont (CRESPPA, Université Paris 8 Saint-Denis), Catherine Deschamps (SOPHIAPOL, Université Paris-Ouest-Nanterre-la-Défense), Fabien Eloire (CLERSE, Université Lille 1), Florence Jany-Catrice (CLERSE, Université Lille 1), Sidonie Naulin (PACTE, Sciences Po Grenoble), Lilian Mathieu (CNRS, Centre Max Weber, ENS de Lyon), Gwenola Ricordeau (CLERSE, Université Lille 1), Philippe Steiner (GEMASS, Université Paris-Sorbonne), Mathieu Trachman (Institut national d’études démographiques), Pascale Trompette (CNRS, PACTE, Université Grenoble Alpes).

 

Soutiens institutionnels

·      Association Française de Sociologie (AFS) : réseaux thématiques « Sociologie économique » (RT12) et « Recherches en sciences sociales sur la sexualité » (RT28)

·      Centre Lillois d’Etudes et de Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE)

·      Université de Lille – Sciences et Technologies

·      Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société (MESHS, Lille Nord de France) et Région Hauts-de-France

 

 

* * *

 

Bibliographie indicative

ALMELING Rene, 2007. « Selling genes, selling gender: egg agencies, sperm banks, and the medical market in genetic material », American Sociological Review, 72(3), p. 319-340.

BECKER Gary, 1991. A Treatise on the Family, Cambridge, Harvard University Press.

BERGSTROM Marie, 2013. « La loi du supermarché ? Sites de rencontres et représentations de l’amour », Ethnologie française, 43, 3, p. 433-442.

BERNSTEIN Elizabeth, 2007. Temporarily Yours. Intimacy, Authenticity and the Commerce of Sex, Chicago and London, University of Chicago Press.

BLOCK Walter, 1976. Defending the Undefendable: the Pimp, Prostitute, Scab, Slumlord, Libeler, Moneylender, and other Scapegoats in the Rogue's Gallery of American Society, New York, Fleet Press Corporation.

BOURDIEU Pierre, 1972. « Les stratégies matrimoniales dans le système de reproduction », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 27, p. 1105-­1127.

BOYER Robert, 2003. « L'anthropologie économique de Pierre Bourdieu », Actes de la recherche en sciences sociales, 150, p. 65-78.

BROQUA Christophe, DESCHAMPS Catherine (dir.), 2014, L’échange économico-sexuel, Paris, EHESS.

CHAKER Saloua, 2003. « Entreprise ‘nor-mâle’ cherche femme pour production de contenus à valeur ajoutée. Ethnographie d’une société de messageries rose », Travailler, 9(1), p. 133-161.

CHAPKIS Wendy, 1997. Live Sex Acts. Women Performing Erotic Labor, New York, Routledge.

COMBESSIE Philippe, MAYER Sybilla (dir.), « Sexualités négociées », Ethnologie française, n° 3, juillet 2013.

COULMONT Baptiste, 2014. « Police économique : le petit commerce pornographique sous l'œil de la police, 1965-1971 », Regards croisés sur l'économie, 14, p. 25-37.

COULMONT Baptiste, ROCA ORTIZ Irene, 2007. Sex-shops. Une histoire française, Paris, Dilecta.

DAHINDEN Janine, HERTZ Ellen, LIEBER Marylène (dir.), 2010. Cachez ce travail que je ne saurais voir. Ethnographies du travail du sexe, Paris, Editions Antipodes.

DESROSIÈRES Alain, 1978. « Marché matrimonial et structure des classes sociales », Actes de la recherche en sciences sociales, 20, p. 97-­107.

DUDASH Tawnya, 1997. « Peepshow Feminism », in NAGLE Jill (ed.), Whores and Other Feminists, New York, Routledge, p. 98-118.

EDWARDS Susan, 2004. « Selling the body, keeping the soul: sexuality, power, and the theories and realities of prostitution », in SCOTT Sue, MORGAN David (dir.), Body Matters: Essay on the Sociology of the Body, London, The Falmer Press, p. 89-104.

GREEN Adam Isaiah, 2013. Sexual Fields: Toward a Sociology of Collective Sexual Life, Chicago, University of Chicago Press.

HAKIM Catherine, 2011. Erotic Capital. London, Allen Lane.

HEALY Kieran, 2010. Last Best Gifts: Altruism and the Market for Human Blood and Organs, Chicago, University of Chicago Press.

HOCHSCHILD Russell Arlie, 1983. The Managed Heart. Commercialization of Human Feeling, Berkeley, University of California Press.

ILLOUZ Eva, 2006, Les sentiments du capitalisme, Paris, Le Seuil.

ILLOUZ Eva, 2012, Pourquoi l’amour fait mal. L’expérience amoureuse dans la modernité, Paris, Le Seuil.

KARPIK Lucien, 2007. L’économie des singularités, Paris, Gallimard.

LALLEMENT Michel, 2013. Tensions majeures. Max Weber, l’économie, l’érotisme, Paris, Gallimard.

MATHIEU Lilian, 2012. « De l’objectivation à l’émotion. La mobilisation des chiffres dans le mouvement abolitionniste contemporain », Mots. Les langages du politique, 100. URL : http://mots.revues.org/20989

PRASAD Monica, 1999. « The morality of market exchange: Love, money, and contractual justice », Sociological Perspectives, 42, 2, p. 181-213.

PRICE-GLYNN Kim, 2010, Strip Club: Gender, Power, and Sex Work, New York, New York University Press.

ROUX Sébastien, 2011, No Money, No HoneyEconomies intimes du tourisme sexuel en Thaïlande, Paris, La Découverte.

RUBIN Gayle, [1984] 2010. « Penser le sexe. Pour une théorie radicale de la politique de la sexualité », in Surveiller et jouir. Anthropologie politique du sexe, Paris, Epel, p. 135-210.

RUBIN Gayle, 1975. « The traffic in women: Notes on the "political economy" of sex », in Rayna R. REITER (ed.), Toward an Anthropology of Women, New York, Monthly Review Press, p. 157-210.

SENDER Katherine, 2004. Business, Not Politics. The Making of a Gay Market, New York, Columbia University Press.

SMELSER Neil, SWEDBERG Richard, 1994. Handbook of Economic Sociology, Princeton, Princeton University Press.

STEINER Philippe, TRESPEUCH Marie (dir.), 2014. Marchés contestés. Quand le marché rencontre la morale, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail.

STEINER Philippe, VATIN François (dir.), 2009. Traité de sociologie économique, Paris, PUF.

STORR Merl, 2003. Latex and Lingerie. Shopping for Pleasure at Ann Summers, Oxford/New York, Berg.

TABET Paola, 1987. « Du don au tarif. Les relations sexuelles impliquant une compensation », Les Temps modernes, 490, p. 1-53.

TABET Paola, 2004. La grande arnaque. Sexualité des femmes et échange économico-sexuel, Paris, L’Harmattan.

TRACHMAN, Mathieu, 2013. Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes, Paris, La Découverte.

TROMPETTE Pascale, 2008. Le marché des défunts, Paris, Presses de Sciences Po.

VATIN François (dir.), 2009. Evaluer et valoriser. Une sociologie économique de la mesure, Toulouse, Presses universitaires du Mirail.

WEBER Florence, 2000. « Transactions marchandes, échanges rituels, relations personnelles. Une ethnographie économique après le Grand Partage », Genèses, 41, p. 85-107.

WEITZER Ronald, 2000. Sex for Sale: Prostitution, Pornography and the Sex Industry, New York, Routledge.

 

ZELIZER Viviana, 2005. The Purchase of Intimacy, Princeton/Oxford, Princeton University Press.

"Les démocraties libérales à l'épreuve des migrations contemporaines: politiques de la frontière et réactions sociales"

Appel à contributions pour un dossier de la revue

Sciences et Actions Sociales à paraître à l’automne 2017.

 

Les démocraties libérales à l’épreuve des migrations contemporaines :

politiques de la frontière et réactions sociales

 

Coordination :

 

Mohamed Belqasmi, Attaché de recherche, Laboratoire d’Étude et de Recherche Sociales/IRTS-IDS Normandie, doctorant en sociologie URMIS - Université Côte d’azur

 

Jocelyne Streiff-Fénart, Directrice de recherche émérite, Unité de Recherche Migrations et Société (CNRS UMR 8245 - IRD UMR 205) - Université Côte d’Azur

Catherine Wihtol De Wenden, Directrice de recherche émérite, Centre de Recherches Internationales (CNRS UMR 7050) - Sciences Po

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

 

Claire Lagu

Assistante de Mission recherche et internationa

Laboratoire d'etude et de recherches Sociales (LERS)

Téléphone: 02.32.83.25.51

RT 21 - Réception des propositions de communication: date limite 18 mars

Nous vous informons que le Réseau thématique "Mouvements sociaux" (RT21) de l'Association française de sociologie (AFS) accepte les dernières propositions de communication jusqu'au 18 mars 2017  pour le congrès de l’AFS qui se tiendra à Amiens du 3 au 6 juillet 2017.

 

Quatre axes d’intervention vous sont proposés :

 

-       Grands projets inutiles et imposés (autour des ZAD ou d’autres projets)

-       Devenir acteur par la parole

-       Internet dans la transformation des mouvements sociaux contemporains

-       Justice et mouvements sociaux : aspirations et perceptions égalitaires ? (co-organisé avec le RT 44)

 

Une session sera également réservée aux communications dont l’objet se situe hors de ces thèmes. Toute proposition est donc la bienvenue.

 

Les propositions de communication (une demi-page) sont à envoyer aux DEUX adresses mail suivantes :

 

Geoffrey.Pleyers@uclouvain.be

 

didier.le-saout@univ-paris8.fr

 

Bien cordialement

 

Geoffrey Pleyers & Didier Le Saout

AAC : Ethnographies et Engagements

Argumentaire

 


 

Depuis ses débuts disciplinaires, l’ethnographie a « matière à faire » avec l’engagement ; que ce soit dans l’accompagnement historique de la phase de colonisation, dans la critique portée à son encontre ou dans la lecture des phénomènes postcoloniaux. Mais c’est aussi dans sa façon particulière d’accéder à la connaissance et aux savoirs que l’engagement est au centre de l’ethnographie, entendu au sens d’un mode d’élaboration du savoir par la transformation du visible en texte, une « écriture du voir » (Laplantine, 2005). Dans la pratique ethnographique, l’engagement se décline au moins de deux façons : nous retiendrons ici les engagements de l’ethnographie ou de l’ethnographe, en questionnant dans quelle mesure cette pratique engage le chercheur ou sa discipline, et les ethnographies de l’engagement, en interrogeant les façons dont les chercheurs ont étudié des pratiques et des discours qualifiés d’engagés. Les tensions entre ces régimes de l’engagement (Thévenot, 2006) sont elles-mêmes constitutives d’étapes marquant l’ethnologie et l’ethnologue comme le montre Vincent Debaene (2010).

 

 Ainsi l’engagement  se retrouve exprimé dans l’ensemble des phases de l’ethnographie (Cefaï, 2011). Les modalités de cet engagement interrogent la pratique scientifique et académique ainsi que le rôle social du chercheur en revisitant, voire en remettant en question, le concept de « neutralité axiologique » forgé par Max Weber (Brohm, 2004 ; Naudier & Simonet, 2011). C’est souvent en cela que l’engagement dans la pratique scientifique fait débat (Molénat, 2006), poussant généralement à la mise en place d’une dialectique entre l’engagement et la distanciation (Elias, 1993 ; Fassin, 1999) ou l’immersion et le décentrement (Laplantine, 2005).

 

Si le statut scientifique de l’ethnographie a donc pu être discuté et remis en question, une rigueur scientifique propre aux démarches qualitatives et ethnographiques est dorénavant défendue (Olivier de Sardan, 2014). Et la réflexivité grandissante des chercheurs offre de multiples voies de restitution sur les engagements des chercheur·e·s dans la pratique ethnographique (Ghasarian, 2004 ; Cefai, 2011 ; Naudier & Simonet, 2011 ; Laurens et Neyrat, 2010) qui participe du processus de légitimation de ces recherches.

 

 Au plan des disciplines, les recherches sur l’engagement, ses modalités et ses régimes (Bidet, 2011, Thévenot, 2006) ont alimenté nombre de travaux en anthropologie, en sociologie, en STAPS, en sciences de gestion, en arts et esthétique. Ainsi, ces manières de produire de la connaissance via l’engagement des chercheurs sur leur terrain, est d’autant plus spécifique qu’elle touche bien souvent des objets, groupes, cadres sociaux qui nécessitent de « se donner » pour y avoir accès.  Pour le dire autrement, les choix de terrains a priori difficiles d’accès, sont souvent en lien avec des groupes engagés… Que ce soit l’étude des rapports ethniques dans des temps forts de la mondialisation, ou des ethnographies sur des terrains sensibles (Bouillon, Fresia et Tallio, 2005) voire « minés » (Albéra, 2001), des travaux où le corps est mis en jeu, voire en péril (Wacquant 2000), l’engagement chercheur/objet est toujours, en pareil cas, un thème central de l’ethnographie proposée.

 

Au final, la question fondatrice de ce colloque est d’une certaine manière de savoir s’il existe véritablement une ethnographie sans engagement tant il semble consubstantiel à l’esprit même de la démarche. Ce colloque propose donc de mettre en lumière les multiples modalités de l’engagement selon les phases et les temporalités de l’ethnographie, selon les disciplines et les pratiques, selon l’expérience des chercheur.e.s et selon les terrains.

 

La question de l’engagement dans la pratique ethnographique questionne ainsi non seulement les frontières du savoir (processus de productions et de valorisation de la connaissance) mais aussi l’autonomie des chercheur.e.s au regard des divers rapports de pouvoir que suscite une activité scientifique, et des enjeux sociaux multiples, notamment liés à la vie de la cité (Cefaï, 2011). Afin d’organiser ces débats dans des contributions et sessions du colloque, trois axes de travail sont proposés.

 

 

 

Axe 1 : L’engagement au regard des disciplines

 

Les pratiques ethnographiques s’étant largement déclinées selon plusieurs disciplines (Barthélémy, Combessie, Fournier & Monjaret, 2014), la définition de l’engagement nécessite d’être clarifiée en fonction des disciplines, des objets de recherche et des conceptions et pratiques de l’ethnographie. A ce titre, l’anthropologie, la sociologie, les sciences du sport,  et les sciences de gestion ont construit des rapports historiques différents avec l’ethnographie. Mais au sein des sciences humaines et sociales et qui plus est en complémentarité ou confrontation avec les sciences exactes, biologiques ou médicales, le choix de l’ethnographie comme méthode d’appréhension de la réalité peut constituer déjà en soi un engagement du chercheur.

 

Il est donc proposé dans cet axe de questionner la pratique ethnographique comme  un engagement dans les différents environnements disciplinaires, au sein des différentes formes de savoirs scientifiques et dans la confrontation avec la demande sociale.

 

Dans quelle mesure cette pratique a-t-elle encore besoin d’être légitimée et défendue ? Comment cette pratique s’inscrit dans l’histoire des différentes disciplines ? Comment cet engagement ethnographique traduit des tensions ou des complémentarités intra/ inter disciplinaires et des rapports de pouvoir avec des pratiques plus dominantes ?

 

 

 

Axe 2 : Les engagements dans la pratique ethnographique

 

L’engagement peut être également considéré comme un moteur de la recherche, stimulant le chercheur dans ses choix d’étude, dans sa façon de pratiquer l’ethnographie ou dans sa façon de valoriser son travail. En cela l’engagement sur un terrain et auprès de groupes sociaux ressemble parfois à une vocation qu’épouse l’ethnographe dans son apprentissage du terrain, et permet de relire les trajectoires de figures emblématiques de l’ethnographie (Tillion, 2000). C’est à ce niveau que l’on pourra noter aussi la place grandissante que la question du droit occupe dans l’exercice du métier de l’anthropologue ou du sociologue. La proximité avec son terrain et sa connaissance approfondie peuvent l’amener à témoigner en justice en faveur de celles et ceux qu’ils étudient ou pour la défense de leurs causes (Atlani-Duault et Dufoix, 2014). Comment gérer cette nouvelle place du monde judiciaire et juridique dans les recherches de terrain ?  Comment éviter que le juridique n’empiète sur le scientifique ?

 

Les analyses réflexives sur les parcours ethnographiques pourront apporter ici une stimulante épaisseur expérientielle. Seront notamment appréciées les analyses présentant (et partageant) les « bricolages », les « méthodes et ficelles », proposés par les chercheurs afin d’apporter des solutions concrètes à des problèmes récurrents en ethnographie.

 

Comment gérer le processus d’élaboration et de construction du terrain ? Quelles sont les influences des dispositifs méthodologiques mis en place dans les configurations de la recherche ? Comment gérer les engagements des parties prenantes de l’ethnographie (modalités de financements, liens avec les institutions etc.) ? Jusqu’où aller dans l’engagement existentiel nécessaire à l’intégration et l’immersion dans un terrain ? Comment respecter les engagements du chercheur envers le terrain et ses acteurs  lors de la phase académique de restitution et de publication ? Comment protéger la fonction sociale du chercheur ? Quelles démarches (qualités, compétences, dispositions) éthiques mettre en place dans le processus de recherche pour assumer ces/ses engagements ?

 

 

 

Axe 3 : Les terrains privilégiés de l’engagement

 

Ce dernier axe interroge les postures éthiques et réflexives de l’engagement des chercheur·e·s qui s’avèrent particulièrement importantes pour certains objets et certains terrains de recherche et ce autant au niveau des engagements de l’ethnographe que des ethnographies de l’engagement. Il accueillera ainsi les contributions centrées sur les multiples manières de concilier l’approche ethnographique nécessairement distanciée et l’engagement (aux côtés) des acteurs. Il s’agit donc d’inventorier ces terrains en analysant les régimes et les formes de l’engagementmobilisés tant du côté des chercheur·e·s que du côté des acteurs et actrices sociaux étudiés. Nous proposons d’aborder ces terrains sensibles en identifiant et analysant des situations et des configurations historiques, sociales, politiques ou économiques singulières où l’engagement est propice, voire nécessaire. Par choix ou par enclicage (Olivier de Sardan, 1995) inhérent à toute pratique ethnographique, les chercheur.e.s sont ainsi exposé.e.s à des enjeux moraux, politiques, économico-scientifiques.

 

Quels sont les risques et les dangers auxquels sont confrontés les ethnographes (conflits, crédibilités, poursuites judiciaires, intégrité physique et morale…) ? Comment se différencient-ils selon les rapports de genre, ethniques et de classe imbriqués dans lesquels les chercheur·e·s sont pris ? Les engagements intensifient-ils nécessairement ces risques ? Comment les ethnographes affrontent-ils, détournent ou résolvent-ils ces difficultés et ces contraintes ? Comment construire l’approche ethnographique dans de tels contextes ? Comment réagir face à l’amplification de certains risques pour les personnes étudiées par la seule présence du chercheur ? Comment comprendre et analyser les différentes formes d’engagement en terrain difficile ou à fort enjeux sociaux et politiques ?

 

 top 2

 

Références

 


 

 

 

Albéra D. (2001), « Terrains minés », Ethnologie Française, 1(31) : 5-13

 

Atlani-Duault, L., Dufoix, S. (2014), « Les sciences sociales saisies par la justice », Socio, 3, septembre : 9-47

 

Barthélémy, T., Combessie, Ph., Fournier L.S. & A. Monjaret, (2014), Ethnographies plurielles. Déclinaisons selon les disciplines, ed. CTHS, SEF, 296 p.

 

Bidet, A. (2011), L’engagement dans le travail. Qu’est-ce que le vrai boulot?, Paris, Puf, « Le lien social », 416 p.

 

Bouillon, F., Fresia, M., et Tallio, V. (éd.) (2005), Terrains sensibles, Expériences actuelles de l’anthropologie, éd. EHESS-CEAF, Paris

 

Brohm J-M. (2004), « Sociologie critique et critique de la sociologie », Education et sociétés, no 13, p. 71-84.

 

Céfaï, D. (dir.), (2010), L’engagement ethnographique. Paris, Editions de l’EHESS

 

Debaene, V. (2010), L’adieu au voyage. L’ethnologie française entre science et littérature. Paris, Gallimard.

 

Elias, N., (1993 [1983]). Engagement et distanciation : Contributions à la sociologie de la connaissance, ed Fayard,

 

Fassin, D. (1999),  « L’anthropologie entre engagement et distanciation. Essai de sociologie des recherches en sciences sociales sur le sida en Afrique In C. Becker, J-P., Dozon, C. Obbo & M. Touré (eds), Vivre et penser le sida en Afrique. Experiencing and understanding AIDS in Africa, Paris, Codesria, Karthala, IRD : 41-66.

 

Ghasarian, C. (éd.) (2004), De l’ethnographie à l’anthropologie réflexive. Paris : Armand Colin.

 

Laplantine, F. (2005) La description ethnographique, Paris, Armand Collin

 

Laurens, S., Neyrat, F. (2010), Enquêter de quel droit ? Menaces sur l’enquête en sciences sociales, Editions du Croquant.

 

Naudier, D. & M. Simonet (eds), (2011), Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements, La Découverte

 

Olivier de Sardan J-P. (1995), « La politique du terrain », Enquête, n°1

 

Thévenot, L. (2006). L'action au pluriel. Sociologie des régimes d'engagement, par Laurent Coll. Textes à l'appui-Politique et société, éd. La Découverte, 2006, 312 p.

 

Tillion, G. (2000), Il était une fois l’ethnographie, Paris, Seuil.

 

 

 

  top 2

 

Modalités de soumission

 


 

Le dépôt des communications s'effectue directement sur ce site Internet, dans l'onglet "Dépots" :

https://engagementsef17.sciencesconf.org/submission/submit

 

  • Soumission d'une communication (date-limite : 30 mai 2017)
    La proposition de communication doit se composer d'un titre, d'un résumé de 3 000 signes maximum (bibliographie incluse) et de mots-clés.

 

  • Soumission d'un résumé détaillé (pour les communications sélectionnées - date-limite : 15 octobre 2017)
    Le résumé détaillé doit se composer de 10 000 signes maximum (bibliographie incluse). Il est destiné à la publication numérique d'actes en amont du colloque.

 

En plus de la publication d'actes numériques pour le colloque, les meilleures communications donneront lieu à la publication d'un ouvrage collectif ainsi qu'à des numéros dédiés de revues spécialisées.

 

top 2

 

Principales échéances

 


 

31 mars 2017

Ouverture des inscriptions au colloque

30 mai 2017

Date limite de soumission des communications

15 juillet 2017

Notification aux auteurs

15 octobre 2017

Date limite d’envoi de la version finale des résumés détaillés

20 octobre 2017
Clôture des inscriptions

8 novembre 2017

Séminaire doctorale interdisciplinaire d'ethnographie
"Réflexivité et pratique ethnographique"

9 & 10 novembre 2017 Colloque Ethnographies et engagements

 

 top 2

 

Comité scientifique

 


 

Au 6 mars 2017

 

  • Dominique DESJEUX (Université Paris Descartes)
  • Delphine DION (ESSEC Business School)
  • Marie-Luce GELARD (Université Paris Descartes)
  • Christian GHASARIAN (Université de Neufchâtel, Suisse)
  • François LAPLANTINE (Université Lyon 2)
  • Anne MARCELLINI (Université de Lausanne)
  • Philippe ROBERT-DEMONTROND (Université Rennes 1)
  • Bastien SOULE (Université Claude Bernard Lyon 1)

 

 top 2

 

Comité d'organisation

 


 

Marie Cheree BELLENGER (CETAPS) / Baptiste CLERET (NIMEC) / Patrice COHEN (DySoLab) / Boris COLLET (NIMEC) / Camille COUVRY (DysoLab) / Christophe DAUM (DySoLab) / François FELIU (DySoLab) / Claire FRANCOIS (NIMEC) / Ghislaine GALLENGA (SEF) / Renaud GARCIA-BARDIDIA (NIMEC) / Aurélie GUALDO (SEF) / Kenza GUENNOUN (NIMEC) / Zoé HALLER (DySoLab) / Coralie LALLEMAND (NIMEC) / Yann LE BIHAN (SEF) / Betty LEFEVRE (CETAPS) / Elise LEMERCIER (DySoLab) / Mélanie MESAPEZZA (DySoLab) / Ellie MEVEL (DySoLab) / Anne MONJARET (SEF) / Lucie NAYAK (SEF) / Frédéric NEYRAT (DySoLab) / Elise PALOMARES (DySoLab) / Eric REMY (NIMEC) / Pascal ROLAND (CETAPS) / Olivier SIROST (CETAPS) / Magali SIZORN (CETAPS) / Maïlys TORCHE (NIMEC) / Younes VAN PRAET (DySoLab)

 

 

 

Coordinateurs

Patrice COHEN (DySoLab) / Anne MONJARET (SEF) / Eric REMY (NIMEC) / Olivier SIROST (CETAPS)

Fichier attaché: 

Espaces publics et citoyenneté. La dimension politique des rapports en public

L'appel à communications, ouvert jusqu'au 20 mars 2017, vise l'organisation d'un colloque à l'EHESS les 8 et 9 juin 2017, avec le soutien du Labex Tepsis. Nous attendons des propositions posant la question de la dimension politique des rapports en public : comment la vie et les rencontres en public manifestent-elles et mettent-elles au travail un certain « esprit public » ? Qu’il s’agisse ddéfinir les formes pertinentes de la catégorisatiomutuelle et les conduites justes et appropriées, ou de lutter contre les discriminations, l’étude de la démocratie  comme  forme  de  vie nous semble en effet requérir dprendre au sérieux les épreuves du côtoiement en public. Cet appel à communication est ouvert  à  tout  travail  de  recherche  frayant  une  telle  voie  d’approche  des  expériences  ordinaires  du politique à partir d’investigations empiriques qui devront être au cœur du propos.

Métissages linguistiques et culturels émergents : vers quelles médiations ?

Métissages linguistiques et culturels émergents :
vers quelles médiations ?

19-20 octobre 2017

Colloque international organisé par IMAGER EA3958
à l’Université Paris-Est Créteil

Scroll down for English

Nos sociétés contemporaines sont le théâtre de métissages linguistiques et culturels qui, s’ils ne sont pas nouveaux, s’accélèrent, s’amplifient et se complexifient de façon inédite avec la mobilité géographique et informatique. Les innovations technologiques ont atteint un niveau de vitesse et de sophistication tel que les frontières entre le réel et le virtuel deviennent toujours plus poreuses.

Dans ce contexte, la circulation des personnes, la diffusion des informations politiques, scientifiques, culturelles et les métissages qui les caractérisent au niveau mondial entrainent des changements radicaux dans notre façon de concevoir l'autre, d'appréhender les idées, de partager des pensées ou de prendre des décisions. Les avancées dans toutes les sciences de l’homme, notamment la biologie et les neurosciences cognitives, redéfinissent nos relations aux autres et à l’environnement. Le paradoxe de cette profusion de situations et d'échanges multilingues et multiculturels vient des contraintes issues de ces difficultés de compréhension interpersonnelle et de ces brouillages sociopolitiques qui échappent aux acteurs et aux indicateurs traditionnels.

Comment comprendre et étudier cette reconfiguration sociétale du monde contemporain du point de vue des langues qui nous réunissent et nous séparent à la fois ? Dans une logique adaptative, les sociétés actuelles sont partagées entre des quêtes antagonistes : i) soit on recherche des réponses simplificatrices, souvent binaires, témoignant d’un repli identitaire comme le choix de langues dominantes à l’école pour faciliter l’intégration des individus, la réduction des langues sur les réseaux sociaux, le monopole de la diffusion des résultats de recherche en anglais, la multiplication de Novlangues escamotant, sur le fond, les processus que l’on cherche à clarifier, ii) soit on s’attelle à relever le défi de la complexité. Mais comment ? Invités à agir simultanément en différents espaces, est-il devenu nécessaire d’embrasser plusieurs perspectives à la fois, de connaître plusieurs langues à des niveaux de compétences différents, ce qui requiert une grande plasticité mentale et ébranle notre besoin de permanence identitaire dans un monde où chacun navigue entre des identités multiples (Lahire) ou des identités liquides (Bauman) ?

Faute de solutions interindividuelles, la médiation entre en jeu. Forgée à partir du verbe latin mediare, longtemps désignant l’intervention d’un tiers pour réconcilier deux parties, la notion de médiation relie désormais des univers flous et pluridimensionnels. La médiation, est-elle à même de concilier les courants de pensée actuels qui semblent opposer, d’une part une approche universaliste qui suppose l’existence d’un espace abstrait de communication translinguistique et d’autre part, des approches « différentialistes » qui insistent sur la (super)diversité des expressions langagières ?

Nous proposons de nous intéresser aux médiations dans des configurations plurielles et transdisciplinaires et ceci à partir des langues qui, implicitement et explicitement, se situent au coeur des métissages qu’elles cherchent à clarifier. Tissées dans les cultures et les contextes, les langues constituent elles-mêmes des systèmes complexes qui reflètent différentes façons de percevoir nos relations au réel. S’il y a bien un consensus scientifique sur la richesse intrinsèque de chaque langue, ni la hiérarchie postcoloniale des statuts des langues, ni sa remise en cause, ne va de soi. Les moyens de l’intercompréhension dans un monde global et transculturel doivent prendre en compte les métissages émergents, ils constituent des objets d’interrogation tant pour les chercheurs que pour les acteurs.

Ce colloque entend faire émerger des analyses sur des situations multilingues et/ou multiculturelles à travers leurs médiations, comme elles se trouvent illustrées dans des situations concrètes (en classe, dans les discours journalistiques, sur la scène politique, économique, éducative etc.) ou représentées dans des situations virtuelles (dans la littérature, la publicité, les arts visuels etc.).

  •  Comment les traducteurs, les pédagogues, les chercheurs, les décideurs tranchent-ils dans leur relation au réel, dans leur capacité de se relier aux autres pour agir avec eux et faire transiter, entre individus ou groupes et à travers les frontières, des idées, des valeurs, des représentations et des règles ?
  • Quels sont les paradigmes émergents de dépassement des limites de la médiation triangulaire ?
  • Quelles sont les solutions transdisciplinaires qu’impose la nécessité de penser et agir sur le continuum instable local-global ?

Nous envisagerons cette problématique à partir des axes suivants, en invitant tout particulièrement des contributions inter- et transdisciplinaires :

1. Comment la pensée de la traduction évolue-t-elle face à ces nouveaux défis linguistiques ? Entre le rêve d’un espace uniforme et transparent de communication à l’échelle mondiale et l’accentuation des singularités et idiosyncrasies linguistiques, comment situer l’activité de traduction ? Quelle place pour la traduction entre le projet d’une métalangue universelle et la «superdiversité » des pratiques linguistiques actuelles ?

2. Dans le domaine de la littérature, du théâtre, de la poésie, nous pourrons nous intéresser à l’hybridation de formes à l’intérieur des textes, à la rencontre de plusieurs langues au sein d’une même œuvre. On questionnera également les auteurs, médiateurs de leurs propres œuvres qui, en les traduisant eux-mêmes, donnent naissance à des univers en palimpsestes.

3. La médiation littéraire est un autre domaine de métissage transculturel en langues où de nouveaux espaces s’inventent : blogs, écritures interactives en plusieurs langues, nouvelles formes de festivals littéraires qui favorisent des échanges plus directs entre auteurs et lecteurs d’un bout à l’autre de la planète, échange entre des écrivains qui développent des projets translangues collectifs… Comment étudier les formes sémiotiques qui s’y développent ? En quoi participent-elles du développement de cultures hybrides ? A l’époque d’Amazon, de la publication en ligne, des traducteurs intégrés, ces nouvelles formes de médiation littéraire constituent-elles un enrichissement qui permet d'étendre la connaissance ou mènent-elle à un système massifié éclaté et appauvri ?

4. Dans le champ de la linguistique, les métissages questionnent le concept même de transmission et de régulation intersubjective. Pour Antoine Culioli par exemple, tout énoncé implique une « régulation minimale sans laquelle il ne peut exister d’échange, c’est-à-dire d’accès d’un sujet à un autre. » (A. Culioli [1998] 1999 : 137). Il apparaît ainsi qu’on ne peut accepter l’idée selon laquelle les locuteurs auraient à leur disposition un référent qui serait « tout prêt » ou « prêt à l’emploi », signifiant simplement « ce à quoi on réfère ». On est donc conduit à travailler sur des valeurs référentielles qui supposent des modes d’énonciation qui incluent des ajustements constants. Comment se mettent en place ces ajustements dans les situations multilingues par exemple, comme celle d’une interprétation ou d’une traduction ? Quelles formes peuvent prendre ces ajustements dans le cadre des reformulations qu’on est amené à faire à tout instant dans le discours ? En lien avec ces questions, sera attendu toute recherche qui partira de données empiriques et qui traitera de marqueurs linguistiques (lexicaux, syntaxiques, prosodiques) précis, présents dans une langue quelle qu’elle soit.

5. Dans le domaine civilisationnel, les interactions et la comparaison entre institutions, acteurs, territoires et temporalités n’a jamais été aussi complexe qu’à l’heure de la globalisation. Tout en créant une certaine standardisation, la globalisation témoigne toujours davantage de différentiations, de tensions, de métissages qui font ressurgir des spécificités culturelles locales et multi-scalaires en évolution. Pour les sciences sociales la « traduction » de termes ou de concepts, voire des « équivalences fonctionnelles » ne s’avèrent, le plus souvent, ni opérationnelles ni une fin en soi. Il en va des médiations conceptuelles permettant d’établir des statistiques internationales qui servent à comparer ou à répondre à des questionnements, à formuler des recommandations pour des pratiques ou des politiques publiques. Comment les acteurs aboutissent-ils à des résultats fiables ?

6. Enfin, dans le domaine de la didactique et de l’éducation aux langues, la diversité des langues au sein des classes interroge l’enseignement de masse de quelques langues dominantes. De la maternelle à l’université, la didactique est à la recherche de modèles plus intégratifs s’intéressant aux médiations entre les langues et les cultures des apprenants. Comment enseigner les langues pour nous inter-comprendre et agir ensemble dans un respect mutuel et dans une perspective plurilingue et pluriculturelle ? Pour répondre à ce défi inédit, certaines recherches explorent les médiations corporelle et émotionnelle au travers des pratiques artistiques (théâtre et danse) dans une approche esthétique et «performative » des langages et des langues (Aden, Lapaire, Schewe, Soulaine). D’autres, convoquent la notion de médiations langagières dans une perspective interactionniste (Delamotte-Legrand) ou sociolinguistique au travers de notions telles que le translanguaging (Garcia), le translangager (Aden), le codemeshing (Canagarajah) ou encore la prise en compte des paysages linguistiques et la superdiversity (Blommaert) dans une approche ethnographique de la diversité linguistique.

Calendrier

Date limite pour la soumission des propositions : 15 mars 2017
Réponses du comité scientifique : 15 avril 2017
Les propositions seront à rédiger en français, en allemand, en anglais, en espagnol ou en italien.

Elles comprendront un titre et un résumé de 700 mots maximum, bibliographie comprise. Elles seront accompagnées du/des nom(s), prénom(s), affiliation(s) scientifique(s) et institutionnelle(s) du ou des auteur(s) ainsi que le titre de la communication.
Les propositions à transmettre, en fichier Word, en indiquant « colloque médiation » dans l’objet du message à ces 3 adresses :
joelle.aden@u-pec.fr ; teresa.keane-greimas@u-pec.fr ; donna.kesselman@u-pec.fr

Comité scientifique

  • Christian AZAÏS, PU, Sociologie du travail, LISE-CNAM.
  • Jean-Claude BARBIER, Professeur Emérite, Sociologie, Paris 1 Panthéon Sorbonne.
  •  Isabelle CAPRON PUOZZO, Prof., Didactique des langues, Haute école pédagogique ducanton de Vaud (Suisse).
  • Nathalie CARON, PU, Civilisation américaine, Université Paris-Sorbonne.
  • Françoise DUPEYRON LAFAY, PU, Littérature britannique, Université Paris-Est Créteil.
  •  Filippo FONIO, MCF, Littérature et culture franco-italienne, didactique du théâtre, Universit Grenoble.
  •  Lucie GOURNAY, PU, linguistique appliquée, Université Paris-Est Créteil.
  • Trevor GRIMSHAW, Associate Professor, International Language Education, University of Bath (GB).
  •  Cristina IGLESIA, PU, Littérature Amérique Latine, Université de Buenos Aires, (Argentine)
  • Janine LANZA, Associate Professor, Gender, Sexuality and Women's Studies, Wayne State University, Detroit (USA).
  •  Brigitte MARIN, PU, Sciences de l’éducation, linguistique, Université Paris-Est Créteil.
  • Guillermo MIRA, PU, Histoire d’Amérique Latine, Université de Salamanca (Espagne)
  • Corinne NATIVEL, MCF, civilisation anglophone, Université Paris-Est Créteil.
  • Laura NICOLAS, MCF, Didactique des langues et des cultures, Université Paris-Est Créteil.
  •  Enrica PICCARDO, PhD, Associate Professor, Languages and Literacies, University of Toronto (CA).
  • Jean-Paul ROCCHI, PU, Littératures et Cultures Américaines, Université Paris-Est Marne-La-Vallée
  •  Laetitia SANSONETTI, littérature Anglophone, traduction et traductologie, Paris-Ouest, Nanterre.
  • Birgit SCHÄDLICH, Prof., Dr., Didactique des langues romaine et littérature, Georg-August-Universität Göttingen (ALL)
  • Graciela VILLANUEVA, PU, Littérature latino-américaine, Université Paris-Est Créteil.
  • Dirk WEISSMANN, MCF HDR, Études germaniques, traductologie, IMAGER, Université Paris-Est Créteil.
  • Caroline ZEKRI-POSTACCHINI, MCF, Études italiennes et méditerranéennes, Université Paris-Est Créteil.

 

"Linguistic and Cultural Blending,
Emerging Forms of Mediation"

19-20 October 2017

International Conference organized by IMAGER (EA3958)
At Université Paris-Est Créteil (UPEC)

Contemporary societies are the theater of linguistic and cultural blending. While this is not a new phenomenon, it is accelerating, amplifying and complexifying in novel ways due to geographical and online mobility. Boundaries between the real and the virtual are becoming ever more permeable as technology and innovation reach ever new heights in speed and sophistication.

In this context the circulation of people, the diffusion of political, scientific and cultural information, as well as the blending which is now characteristic of an increasingly globalized world, all work in a way that radically impacts how we  perceive others and how we apprehend ideas, share our thoughts or make decisions. Progress in the human sciences, notably biology and cognitive  neuroscience, redefine our relations with others and with our environment. The paradox of such a profusion of multilinguistic and multicultural exchange lies in  the constraints it entails in terms of increased difficulty in interpersonal communication and growing sociopolitical confusion, which both tend to elude  traditional actors and indicators.

The question is how this reconfiguration of contemporary societies can be
conceived and analyzed through the prism of the languages, which both unite and separate us. Through adaptative logic, contemporary societies are torn between two antagonistic quests: i) one either one pursues simplistic, often binary  responses, which are often expressed through identity closure in areas such as the choice of dominant languages in school to facilitate integration of individuals to the dominant culture, the dwindling of languages used in social media, the predominant diffusion of research publications in English, the multiplication of Newspeak jargons, which fundamentally dis-acknowledge the processes we seek to clarify, ii) or one accepts to address the challenge of complexity. But how?

Incited to move continuously in and out of diverse cultural spaces, has it become necessary to adopt several perspectives at once and to know several languages at varying levels of proficiency, which requires great mental plasticity and can undermine the need for a stable identity in a world where individuals are called  upon to navigate among multiple identities (Lahire) or liquid identities (Bauman)?

For want of interindividual solutions, mediation necessarily comes into play. Forged from the Latin verb mediare, traditionally designating the intervention of a third party to reconcile two other parties, the notion of mediation is henceforth called upon to link up fuzzy, multidimensional realms. Is mediation suited to conciliate current schools of thought that seem to oppose, on the one hand, a universalistic approach that implies the existence of an abstract space of translinguistic communication and, on the other hand, “differentialist” approaches that insist upon the superdiversity of linguistic expressions?

We propose to question the notion of mediation in both plural and transdisciplinary configurations from the perspective of languages that are, implicitly and explicitly, at the heart of the blending phenomena they endeavor to clarify. Woven within cultures and contexts, language and languages are themselves complex systems that reflect various ways of perceiving and embodying our relations to the real. While a scientific consensus exists around the intrinsic wealth of each and every language, neither the postcolonial hierarchy of the statuses of various languages nor challenges to this paradigm are selfevident. The means for inter-comprehension in a globalizing and transcultural world must take into account blending phenomena as they emerge, for such phenomena are objects of critical inquiry for both researchers and actors.

This conference intends to spur analyses of multilingual and/or multicultural situations through their mediations, as they are expressed in concrete forms (in classrooms, in journalistic discourse, in political, economic or educative spheres, etc.), or represented in virtual situations (in literature, publicity, visual arts, etc.).

  • How do translators, pedagogues, researchers, decision-makers, make choices when confronted with real-life challenges, when relating with others to interact or transmit, among individuals and groups and across borders, ideas, values, representations and regulations?
  •  What are the emerging paradigms which transcend the limits of triangular mediation?
  • What are the transdisciplinary solutions required by the need to think and act along the instable local-global continuum?

We envisage this problematical theme along the following axes, non-exclusively, welcoming in particular inter- and trans-disciplinary contributions:

1. How does translation evolve faced with these new challenges? How does it position itself between the dream of a uniform and transparent global space of communication and the growth of linguistic singularities and idiosyncrasies? What is the place of translation between the project of universal meta-language and the “superdiversity” of contemporary linguistic practices?

2. Concerning literature, theater and poetry, we invite research, for instance, in the hybridation of internal forms of text, possibly the encounter of several languages within a singular work. We also question authors, mediators of their own works who, by translating themselves, spawn palimpsest universes.

3. Literary mediation is another field of transcultural blending in language, one of inventing new spaces: blogs, interactive writing in several languages, new forms of literary festivals which encourage more direct exchange among authors and readers the world over, exchanges among authors developing collective translinguistic projects… How should emerging semiotic forms occupy this space? How do they facilitate the development of hybrid cultures? In the age of Amazon, of on-line publication, of integrated translators, are these new forms of literary mediation gate-keepers of knowledge enrichment or do they engender massified systems of shattered or impoverished knowledge?

4. In the field of linguistics, phenomena of blending question the very concept of transmission and intersubjective regulation. For Antoine Culioli, for example, every utterance implies a “minimum of regulation without which exchange cannot  exist, i.e. the access of one subject to another” (A. Culioli [1998] 1999: 137). The implication is that one cannot accept the idea according to which speakers have at their disposal “ready-made” or “ready-to-use” referents, in other words “what is referred to”. Our focus is thus upon the referential values that suppose modes of utterances including constant adjustments. How are these adjustments applied in multilinguistic situations, for example, interpretation or translation? What kinds of adjustments intervene within reformulations that occur at every moment during discourse? In relation to these questions, we welcome research based on empirical data dealing with precise linguistic markers (lexical, syntactic, prosodic), present in various languages.

5. In civilization and the social sciences, interactions and comparison among institutions, actors, territories and temporalities have never been so complex as  n the era of globalization. While resulting in a certain standardization, globalization is especially the theater of growing differentiations, tensions and blending that result in growing local cultural and multi-scale specificities in evolution. For the social sciences “translation” of terms and concepts, even “functional equivalents” are often neither operational, nor an end in themselves.  This is the case, for instance, of conceptual forms of mediation, which allow for the establishment of international statistics with the aim of comparing national situations or answering comparative interrogations, formulating recommendations for public practices or policies. How do actors answer these challenges to reach reliable results?

6. Concerning language didactics and education, the diversity of languages in class raises questions about mass education in some dominant languages. From pre-school to university, research attempts to formulate new models that include mediations among languages and cultures of the learners. How can language teaching heighten joint understanding and acting in communion through mutual respect and in a plurilinguistic and pluricultural perspective? To meet this unprecedented challenge, some researchers explore corporal and emotional mediation through artistic practices (theater, dance) and an aesthetic and “performative” approach to languages (Aden, Lapaire, Schewe, Soulaine). Others mobilize the notion of language mediation from an interactionist  (Delamotte-Legrand) or sociolinguistic perspective through notions such as translanguaging (Garcia), translangager (Aden), code-meshing (Canagarajah) or taking into account linguistic landscapes and superdiversity (Blommaert) in an ethnographic approach to linguistic diversity.

Calendar
Deadline for submitting contribution proposals: 15 March 2017
Response from Scientific Committee: 15 April 2017

Proposals may be written in English, French, German, Italian or Spanish. They must include a title and a 700 word maximum résumé, including bibliography. They must be accompanied by the surname/s, name/s, and scientific affiliation/s of the author/s.
Submissions must be send, in word format, indication in the mail object “Mediation Conference” to the three following addresses:
joelle.aden@u-pec.fr ; teresa.keane-greimas@u-pec.fr ; donna.kesselman@u-pec.fr

Scientific committee

  • Christian AZAÏS, PU, Sociologie du travail, LISE-CNAM.
  • Jean-Claude BARBIER, Professeur Emérite, Sociologie, Paris 1 Panthéon Sorbonne.
  •  Isabelle CAPRON PUOZZO, Prof., Didactique des langues, Haute école pédagogique ducanton de Vaud (Suisse).
  • Nathalie CARON, PU, Civilisation américaine, Université Paris-Sorbonne.
  • Françoise DUPEYRON LAFAY, PU, Littérature britannique, Université Paris-Est Créteil.
  •  Filippo FONIO, MCF, Littérature et culture franco-italienne, didactique du théâtre, Universit Grenoble.
  •  Lucie GOURNAY, PU, linguistique appliquée, Université Paris-Est Créteil.
  • Trevor GRIMSHAW, Associate Professor, International Language Education, University of Bath (GB).
  •  Cristina IGLESIA, PU, Littérature Amérique Latine, Université de Buenos Aires, (Argentine)
  • Janine LANZA, Associate Professor, Gender, Sexuality and Women's Studies, Wayne State University, Detroit (USA).
  •  Brigitte MARIN, PU, Sciences de l’éducation, linguistique, Université Paris-Est Créteil.
  • Guillermo MIRA, PU, Histoire d’Amérique Latine, Université de Salamanca (Espagne)
  • Corinne NATIVEL, MCF, civilisation anglophone, Université Paris-Est Créteil.
  • Laura NICOLAS, MCF, Didactique des langues et des cultures, Université Paris-Est Créteil.
  •  Enrica PICCARDO, PhD, Associate Professor, Languages and Literacies, University of Toronto (CA).
  • Jean-Paul ROCCHI, PU, Littératures et Cultures Américaines, Université Paris-Est Marne-La-Vallée
  •  Laetitia SANSONETTI, littérature Anglophone, traduction et traductologie, Paris-Ouest, Nanterre.
  • Birgit SCHÄDLICH, Prof., Dr., Didactique des langues romaine et littérature, Georg-August-Universität Göttingen (ALL)
  • Graciela VILLANUEVA, PU, Littérature latino-américaine, Université Paris-Est Créteil.
  • Dirk WEISSMANN, MCF HDR, Études germaniques, traductologie, IMAGER, Université Paris-Est Créteil.
  • Caroline ZEKRI-POSTACCHINI, MCF, Études italiennes et méditerranéennes, Université Paris-Est Créteil.

--

 

Donna Kesselman, IMAGER (EA 3958)
Professeure des Universités
Directrice-adjointe d'IMAGER
Directrice du Département L.E.A.
Directrice du Master L.E.A. Management International Trilingue

UPEC-L.E.A. (Langues étrangères appliquées)
Université Paris-Est Créteil
Maison des Langues et des Relations Internationales - Mail des Mèches
4, route de Choisy
94010 Créteil Cedex  FRANCE

Courriel : donna.kesselman@u-pec.fr 

Tél pro : 01 82 69 48 66 / 48 67

 

 

upec

Fichier attaché: 

appel à contribution "Espace du travail social" pour la revue Espaces et Sociétés

Bonjour,

Voici un appel à article à diffsuer.

 

Merci, bien cordialement,

Tristana Pimor

Dans le cadre d'un numéro "Les espaces du travail social"pour la revue "Espaces et Sociétés" nous attendons des contributions répondant à l'appel ci-joint :

 

 

Résumé : De nombreuses publications en sciences humaines ont retracé l’histoire et analysé les pratiques du travail social. Pour autant, la diversité des espaces dans lesquels il opère est rarement au cœur des analyses. Espaces urbains, péri-urbains, ruraux, centres-villes et banlieues, quartiers populaires et bidonvilles, espaces publics et privés, milieux fermés et ouverts, publics captifs, sédentaires, nomades ou en errance : le travail social se déploie dans une multitude d’espaces physiques et sociaux, et auprès de publics dont le rapport à l’espace est lui aussi pluriel. Cet appel à contribution concerne des recherches susceptibles d’enrichir la connaissance du rapport à l’espace des travailleurs sociaux, et la manière dont les espaces sont « travaillés » par les professionnels du social. Les responsables de cet appel seront particulièrement attentifs à la dimension spatiale du travail social et à ses effets, ainsi qu’aux comparaisons entre situations locales, nationales et internationales.

 

5 mots-clés : travail social, pauvreté, politiques publiques, prévention, éducation.

 

Adresse pour la correspondance

exclusivement en version électronique par courriel aux adresses suivantes :

thomas.sauvadet@u-pec.fr

florence.bouillon@gmail.com

tristana.pimor@gamail.com

 

Pour voir l'appel à article : http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/blog/2017/02/01/les-espaces-du-travail-social/

Appel à articles et à contributions du n°36 de Sociologies pratiques. Intitulé " Quelles demandes pour quelles sociologies au XXIème siècle ? »

Bonjour,

Je vous prie de trouver ci-joint un appel à articles et à contributions du n°36 de Sociologies pratiques. Intitulé " Quelles demandes pour quelles sociologies au XXIème siècle ? ». Selon François Sarfati , ce numéro examine les attentes, les besoins et les sollicitations (prenant souvent la forme de commandes) formulés par des acteurs extérieurs à la discipline (fonds publics, organisations productives, politiques, syndicales, associatives, médias …). 

Les informations concernant cet appel à articles sont mentionnées ci-après.

Les intentions d’article (4.000 signes espaces compris maximum) sont à adresser avant le 22 février 2017 par voie électronique à sp36@sociologies-pratiques.com. Elles devront contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie et des résultats proposés.

Après examen, la revue retournera son avis aux auteurs le 20 mars 2017 au plus tard. Les auteurs devront alors proposer une première version complète de leur article (27.000 signes espaces compris, bibliographie non comprise) pour le 3 mai 2017. Toute intention d’article, comme tout article est soumis à l’avis du Comité de lecture de la revue, composé des coordinateurs, des membres du Comité de rédaction et d’un relecteur externe. L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas celle de l’article. Le choix des intentions et l’analyse des versions I, confiées à des relecteurs externes, sont réalisés en double aveugle. 

Bien cordialement,

Pour plus de précisions sur cet appel à articles, merci de contacter: 

François Sarfati

Maître de conférences
Conservatoire National des Arts et Métiers
Lise (UMR CNRS 3320) & Centre d'études de l'emploi et du travail

Centre d'études de l'emploi et du travail
Le Descartes 1
29, promenade Michel Simon
93166 Noisy le Grand cedex
+33 (0)1.45.92.68.56
+33 (0)6.62.66.20.62
 

Fichier attaché: 

Appel à communication - Colloque pluridisciplinaire Territoires (Juin 2017- Université Bretagne Sud)

Colloque international et pluridisciplinaire : "Territoires fabriqués, Territoires instrumentalisés" (22 et 23 juin 2017, Vannes)

Dans un contexte économique globalisé mais aussi de décentralisation accentuée, les acteurs des territoires ont intégré une exigence, voire une injonction : leur territoire doit être identifié, lisible et référencé, afin de mieux négocier son positionnement dans la mondialisation. Ce contexte nourrit des stratégies et des politiques de développement territorial centrées sur la notion d’attractivité, de compétitivité et d’offre territoriales. Pour certains territoires, le fort ancrage historique et identitaire dont ils disposent peut être aisément instrumentalisé pour asseoir les stratégies d’aménagement et de développement économique. Pour d’autres territoires en revanche, la construction d’un référencement découle d’une démarche volontariste d’énonciation et de fabrication initiée et développée par les acteurs institutionnels. Cependant, le territoire doit-il absolument être énoncé, borné et référencé pour s’inscrire dans le marché des lieux ou ne faut-il pas plutôt faire l’éloge de l’imperceptibilité du territoire ?

La complexité du territoire traverse l’ensemble des sciences humaines et sociales. Si le territoire est consubstantiel à la géographie, sa nature, sa réalité institutionnelle et ses usages sont aussi déterminants en histoire, en sociologie, en ethnologie, en droit, en économie, en sciences de l’information et de la communication, en marketing... Le territoire est une production et une construction sociale. Pour les géographes, il est un territoire approprié dans les deux sens du terme : approprié par quelqu’un et propre à quelque chose. Il est approprié par un groupe social, avec ses croyances, ses valeurs, son niveau de technicité, son modèle économique... et par ailleurs il est propre à des usages. Il est une construction sociale, une construction matérielle et symbolique (Brunet, 1991 ; Di Méo, 1998).

De façon générale, deux grandes perspectives se rattachent à la notion de territoire. La première rappelle le caractère délimité et plus ou moins institutionnalisé du territoire. Depuis la décentralisation, l’action publique s’est territorialisée au prix d’un emboîtement compliqué d’échelles de territoires auxquels sont associées des compétences et des politiques publiques. L’enchevêtrement de territoires qui en résulte peut même s’apparenter à un encombrement territorial (Renard, 2000) ou encore à un millefeuille territorial, malgré les récentes dispositions qui visent à simplifier ses dispositifs. La seconde perspective envisage le territoire dans une dimension plus diffuse et beaucoup moins formalisée qui recouvre les différents rapports à l’espace qu’entretiennent les groupes sociaux. (Alphandéry et Bergues, 2004) On pourra parler de territoires informels pour évoquer les territorialités des individus : sentiment d’appartenance, appropriation par des pratiques sociales et culturelles déployées dans l’espace, rapports identitaires (degré d'enracinement du territoire dans les pratiques sociales de l'individu, attachement au territoire). Le territoire est ici avant tout culturel et symbolique.

La notion est par conséquent polysémique par son caractère multidimensionnel : le territoire induit ainsi une multiplicité des approches conceptuelles et disciplinaires pour l’étudier (géographie, droit, économie, sociologie, anthropologie, SIC, marketing, etc.). En effet, certaines notions liées au concept de territoire nécessitent une approche transdisciplinaire, comme le marquage territorial qui illustre le territoire à travers des dimensions territoriales (frontière existante), institutionnelle (groupe humain contrôlant l'espace), symbolique (rattaché à l'espace : drapeau, emblème, appellations, héros, objets ou éléments). C’est aussi le cas des notions d’identité et de sentiment d’appartenance qui construisent un territoire dans des dimensions mouvantes, à la fois tangibles et intangibles, perceptibles et imperceptibles.

L'approche du marketing territorial s’attache depuis plusieurs années à caractériser l’identité comme une ressource territoriale en utilisant et appliquant des instruments marketing à des sites géographiques afin d’élaborer une offre territoriale censée accroître l'attractivité et l'hospitalité du territoire (Esthuis, 2014). Ces approches marketing fondées sur une connaissance de l'environnement appréhendée dans ses dimensions géographique, démographique, culturelle, économique, sociale et politique sont par ailleurs beaucoup discutées et remises en question par d’autres disciplines. En effet, les territoires sont multiples et dans leur mise en communication, ils sont directement en lien avec la question de leur représentation, de leur attractivité et des imaginaires qui y sont liés (Girard, 1999 ; Chamard, 2014). Il est donc nécessaire d’évaluer les composantes de cette image dans l’esprit des destinataires surtout à un moment de recomposition territoriale (simplification administrative, métropolisation, etc.) et dans un contexte fortement concurrentiel pour les territoires à l’échelle mondiale. Il faut ajouter à cela un échec relatif de certaines stratégies de marquage territorial ces dernières années, notamment lié à l’empilement des marques qui entraîne le brouillage dans la communication et la promotion des territoires à l’ère du numérique (Gagnon, 2007).

Dans le cadre du projet IDENSO (Identités et Sociétés) de l'Université Bretagne Sud, et dans la perspective rappelée ci-dessus, l’équipe organisatrice du colloque analyse le territoire de la Bretagne Sud. Elle s’emploie à croiser les approches disciplinaires autour du territoire « Bretagne Sud », un territoire émergent aux contours flous, mais pourtant support de politiques et d’actions publiques, institutionnelles ou privées. Qu’est-ce que le territoire de la Bretagne Sud ? L’appellation renvoie à un territoire géographiquement non borné, mais s’agit-il d’un espace vécu, un territoire de communication ? Le périmètre suggéré par la Bretagne Sud est variable. Il s’agira parfois du Morbihan ; d’autres fois du ruban entre Lorient et Vannes, parfois encore du « continuum urbano-littoral » entre Quimper et Nantes. Cette géométrie variable suggère une appréciation différenciée du territoire par des acteurs qui s’y réfèrent pour des projets variés. Comment définir ces Bretagnes Sud ? Pour qui ce territoire fait-il sens et pour faire quoi ? Depuis quand le terme a-t-il émergé ? Que dit-il de l’évolution socio-économique et des représentations du territoire breton, et plus largement de la gouvernance des territoires contemporains ?

Plus généralement, répondre à ces questionnements autour de la construction et l’instrumentalisation actuelle des territoires est l’objectif de ce présent colloque. Il s’agit tout d’abord de contribuer à l’état de l’art sur les approches conceptuelles abordant la mutation et la fabrication des territoires d’une façon générale. Puis, un autre objectif est de confronter et de croiser, notamment par des études de cas, les analyses effectuées sur d’autres territoires, bornés ou non, revendiqués ou imperceptibles, supports et instruments de politiques de développement économique ou touristique, que ce soit en France ou à l’étranger.

Axe 1 : Territoires en fabrication : Mutation, recomposition des territoires et de leur identité

Dans cet axe, il s’agit d’interroger les démarches en cours de mutation et recomposition des territoires à différentes échelles, du niveau local au niveau international. Seront ainsi évoqués la fusion des communes, la recomposition des intercommunalités, les nouvelles régions, les démarches interterritoriales…

En quoi le contexte de recomposition du maillage administratif et institutionnel oblige-t-il les territoires à se redéfinir, à s’inscrire dans une dynamique de perpétuelle recréation ? Comment les territoires composent-ils avec la nécessité d’imbriquer les échelles d’actions dans le cadre de l’élaboration des politiques de développement territorial (cf. logiques interterritoriales sur les problématiques de transport, de tourisme, environnementales, …) ? Il s’agira aussi de s’intéresser à la construction des territoires par les dynamiques et les réseaux d’acteurs et leur articulation avec le cadre de l’action publique.

Axe 2 : Territoires identifiés / territoires imperceptibles et représentations des territoires

Dans cet axe, nous proposons de questionner les éléments de mise en visibilité des territoires (marques, labels, mentions, etc.) existantes ou en devenir, leur légitimité vis-à-vis des territoires auxquels elles font référence mais aussi leurs représentations auprès de leurs différents publics. Comment évaluer la qualité et l’efficacité de ces démarches au regard de son impact sur la représentation des publics ?

Ces aspects entraînent logiquement une réflexion sur les dispositifs de communication à l’œuvre dans et pour les territoires. À l’heure de l’hyper-concurrence des territoires, quelles sont les formes émergentes et innovantes de ces dispositifs et comment s’articulent-ils avec d’autres démarches ?

Il serait également intéressant d’analyser quel échelon territorial est le plus pertinent comme périmètre d’une mise en visibilité. Parfois les usages des dénominations territoriales ne se confondent pas avec les limites politico-administratives qu’elles sont censées référencer. Une pertinence au niveau communicationnel est-elle cohérente avec le fonctionnement du territoire, la mutualisation des actions ? Les critères géophysiques, les pratiques sociales et culturelles, les produits, l’imaginaire des territoires n’influencent-ils pas ces usages et la perception du territoire ? Dans quelle mesure sont-ils pris en compte ?

Ces problématiques soulèvent aussi la question de leur nécessaire évaluation. Les spécificités des politiques de marques vis-à-vis d’autres types d’actions publiques impliquent-elles un cadre d’évaluation particulier ? Quels sont les outils d’évaluation déployés par les acteurs ? Ces outils permettent-ils analyse et recul pour les décideurs ?

Appel à communication : Ce colloque aspire à permettre la rencontre des universitaires qui analysent et étudient les mutations contemporaines des territoires. Il s’adresse à des chercheurs de différentes disciplines : droit, économie, marketing, sciences de l’information et de la communication, sociologie, géographie, histoire, anthropologie, gestion... Les chercheurs sont aussi invités à présenter des travaux de recherche empiriques, méthodologiques, pratiques ou conceptuels qui portent sur des thématiques associées aux axes proposés.

Propositions de communications et organisation du colloque : les personnes désirant présenter une communication sont priées d’envoyer par courriel un résumé n’excédant pas 5000 signes aux adresses suivantes florence.gourlay@univ-ubs.fr et claire.maheo@univ-ubs.fr au plus tard pour le 24 avril 2017.

Sur la première page du résumé doivent figurer le titre de la communication, 5 mots clefs et l’axe thématique choisi, le nom et prénom du ou des auteurs, la fonction et le rattachement institutionnel ainsi que les coordonnées complètes (courriel, tél, adresse postale).

Les propositions pourront être rédigées en français ou en anglais et envoyées au format word (.doc) ou rtf ou pdf.

Calendrier et lieu :

- 24 avril 2017 : date limite d’envoi des résumés (5000 signes maximum en précisant les éléments suivants : problématique, méthodologie, terrain, approche théorique, résultats, références bibliographiques)

- 15 mai 2017 : annonce des propositions retenues

- 22 mai 2017 : diffusion du programme provisoire du colloque

- 24 mai 2017 : date limite de confirmation de participation au colloque

- 22-23 juin 2017 : colloque UBS Vannes (France)

Dépôt des articles pour les actes du colloque : les auteurs des résumés acceptés seront invités à transmettre leur article complet avant le 15 septembre 2017, et ce, afin d’être inclus dans les actes du colloque. Voir les normes éditoriales des documents finaux sur le site Internet du colloque http://colloque-idenso.sciencesconf.org (à venir).

Actes du colloque et meilleurs manuscrits ou «best papers» : toutes les communications acceptées seront publiées dans les actes du colloque. Toutefois, au moins un auteur de la communication doit être inscrit au colloque.

Il est également prévu que les articles sélectionnés soient publiés dans le courant de 2017 dans un numéro spécial d'une revue classée.

Coordination scientifique :

Vincent BOYER, Faculté DSEG, Université Bretagne Sud, Lab-LEX

Christine BOUGEARD-DELFOSSE, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Lucile CHARTAIN, Post doctorante IDENSO, Université Bretagne Sud, PREFics

Leïla DAMAK, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Pascale ERTUS, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Florence GOURLAY, Faculté de Lettres, Langues, Sciences Humaines et sociales, Université Bretagne Sud, GEOARCHITECTURE

Claire MAHÉO, UCO-Bretagne-Sud, PREFics Clément MARINOS, IUT de Vannes, Université Bretagne Sud, LEGO

Comité scientifique :

Manuelle AQUILINA, Université Catholique de l’Ouest – Bretagne Sud, LEGO

Guy BAUDELLE, Université Rennes 2, ESO Vincent BOYER, Université de Bretagne Sud, Lab-LEX

Christine BOUGEARD-DELFOSSE, Université Bretagne Sud, LEGO

Didier CHAUVIN, Université Rennes 2, PREFics Leïla DAMAK, Université Bretagne Sud, LEGO

Florence GOURLAY, Université Bretagne Sud, GEOARCHITECTURE

Michel GENTRIC, Université Bretagne Sud, LEGO Ronan LE DÉLÉZIR, Université Bretagne Sud, GEOARCHITECTURE

Claire MAHÉO, Université Catholique de l’Ouest – Bretagne Sud, PREFics

Éric PÉCHILLON, Université de Bretagne Sud, Lab-LEX

Christine PETR, Université Bretagne Sud, LEGO

Frédéric PUGNIÈRE-SAAVEDRA, Université Bretagne Sud, PREFics

Philippe ROBERT-DEMONTROND, Université de Rennes 1, IGR

Organisation :

Josiane LE GAL, secrétaire des Laboratoires HCTI, Prefics et GEOARCHITECTURE

Nolwenn HENAFF, chargé de communication DSEG UBS

Pages