RT22 Parcours de vie et dynamiques sociales

Descriptif :

La création de ce réseau vise à mettre en contact les collègues travaillant sur la formation des parcours de vie, qu'ils reconstituent des faisceaux de trajectoires par des méthodes d'analyse statistique ou procèdent par récits de vie, biographies ou autobiographie. Il s'agira aussi de confronter questionnements, méthodes et conceptualisations issus de terrains différenciés : itinéraires professionnels, familiaux, scolaires, politiques, artistiques…

 

Responsable du RT : Catherine Negroni (Université Lille 3 / Clersé) et Pierrine Robin (Université Paris Est-Créteil / Lirtes).

Autres membres du bureau : Philippe Cardon (Université de Lille 3 / CeRIES), Beate Collet (Université Paris 4 / Gemass), Veronika Duprat-Kushtanina (Iris), Elsa Lagier (Université de Strasbourg), Frédérique Leblanc (Université Paris 10 Nanterre / CSU-Cresppa), Catherine Pugeault (Université Paris Descartes / Cerlis), Blandine Veith (CNRS Ladyss).

 

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Congrès de l’association française de sociologie

Amiens du 3 au 6 juillet

Programme du RT 22 :

Parcours de vie et dynamiques sociales

 

Lundi 3 juillet 10h30/12h30

Session 1 : Parcours  au prisme de la classe, du  genre et de l’âge

Présidentes de session : Catherine Pugeault, Maître de conférences en sociologie, Université Paris-Descartes, CERLIS et  Elsa Lagier Post-doctorante en sociologie, Université Paris Descartes, CEPED, DynamE

 -Denis Hippert, Docteur en sociologie, Université Paris-Descartes, CERLIS,

Les enjeux sexués des séparations

-Julie Ancian, Doctorante en sociologie à l’EHESS, IRIS Cermes3

 Classe, genre et âge dans les parcours des femmes qui ont tué leur nouveau-né. Domination et résistance aux cadres moraux de la procréation

-Sarra Chaiëb, Docteure en sociologie, DynamE (UMR 7367), Université de Strasbourg

 Parcours de placement et construction de l’altérité 

-Catherine Négroni, Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Lille, CLERSE

Des parcours genrés de remises en couple

-Véronika Duprat-Kushtanina, Maîtresse de conférences, Université de Franche-Comté, LASA, UFR SLSH

Grands-parents en perte d’autonomie et leurs petits-enfants : analyser une figure d’aide improbable au prisme d’un parcours relationnel rare

 

Lundi 3 juillet 16h30 18h

 Session 2 : Mondes sociaux et groupes professionnels

Présidents de session Hugo Bréant, Docteur, Université Paris 1/ CESSP et Catherine Négroni, Maître de conférences en sociologie, Université de Lille, CLERSE

 

 -Anne-Sophie Béliard et Sarah Lécossais, Maître de conférences, Université de Grenoble Alpes PACT, Maître de conférences, Université Paris 13 (IUT de St-Denis), LabSIC

Les « collectifs » de scénaristes au service de la reconnaissance individuelle et professionnelle.

-Maité Belloussa, Maître de conférences en anthropologie, Université d’Amiens CURAPP (UMR 7319) et Benoit Leroux Maître de conférences, Université de Poitiers GRESCO (EA 3815)

 Les rapports au pouvoir au sein de collectifs néo-ruraux : approche comparative de 2 études de cas (Lot-et-Garonne 1999/Aveyron 2016)

-Mathilde Mondo-Navazo, Docteure en sociologie en  en économie, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 ;

Les parcours professionnels de travailleurs indépendants économiquement dépendants (TIED) : une analyse q au prisme de l’approche par les capabilités.

-Blandine Veith IRHC CNRS, Ladyss

Comprendre le monde de la rose à partir des récits de vie des obtenteurs.

 

Mardi 4 juillet  9h30/11h 

Session 3 : Réflexivité et travail sur soi

Présidents de session : Véronika Duprat-Kushtanina, Maîtresse de conférences, Université de Franche-Comté, LASA, et Denis Hippert, Docteur en sociologie, Université Paris-Descartes, CERLIS

-José Santiago, Professeur titulaire à l’Université Complutense de Madrid, Espagne. Groupe GRESCO, Institut TRANSOC .

« Choisir » d’être femme au foyer : construction de sens et contraintes sociales dans le « choix » d’un changement de parcours de vie.

  -Nancy Girard, Doctorante au Cerlis

 La retraite, une nouvelle configuration temporelle et une réorganisation du rapport à soi et aux autres ?

 -Florence Levy CECMC EHESS

En Chine, c’était moi qui employais des gens ; maintenant, ce sont les gens qui m’emploient !" Réflexivité des migrants de Chine du Nord à Paris

-Géraldine Comoretto, Post-doctorante en Sociologie, INRA, ALISS UR 1303 ; Christine Tichit, Chercheure, Centre Maurice Halbwachs, INRA,CNRS, ENS, EHESS ;Claire Kersuzan, Post-doctorante en Démographie-Chaire d’Excellence en sciences de la population, Université de Bordeaux, COMPTRASEC UMR CNRS 5114, Aurélie Maurice,Maître de conférences en Sciences de l’éducation, Université Paris 13, laboratoire LEPS

L’expérience maternelle d’allaitement au prisme de la notion de carrière : la construction de la maternalité au fil des naissances

 

 

Mardi 4 juillet 11h30/13h

Session 4 croisée RT22/RT40 : Parcours et institution entre contraintes et ressources

Présidentes de sessionRobin, Maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris-Est Créteil, LIRTES et Anaik Purenne chargée de recherche laboratoire « Environnement Ville Société »

-Elise Lemercier, MCF, Dysolab – Université de Normandie Rouen

 De l'urgence de la survie aux temporalités institutionnelles : parcours de vie des jeunes pris en charge par la justice des mineurs à Mayotte.

-Xavier de Larminat, Post-doctorant, Centre Nantais de Sociologie (CENS)

Parcours individuels et carrefours institutionnels. Le désengagement délinquant au prisme des institutions socio-judiciaires.

-Aurélie Gonnet, Doctorante au LISE – CNAM (UMR 3320)

L'intervention biographique. Institutionnalisation et construction sociale des parcours de vie dans le bilan de compétences.

- Emilie Salaméro Maître de conférences, Université de Poitiers, laboratoire CEREGE

 Transition professionnelle et usages institutionnels : le cas des artistes de cirque

 

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU RT 22 : Mercredi 5 juillet de 13h à 14h

 

 

Mercredi 5 juillet 9h00/ 10h30

Session 5 Dispositifs organisationnels et parcours

 Présidents de session : Blandine Veith IRHC CNRS, Ladyss et  José Santiago, Professeur titulaire à l’Université Complutense de Madrid, Espagne. Groupe GRESCO, Institut TRANSOC.

 -Sbeih SBEIH, Chercheur associé au Laboratoire Printemps – UVSQ

Les « grands professionnels » du « monde du développement » : des trajectoires orientées

-Armelle Testenoire, Maîtresse de conférences, DySoLab, Université de Rouen

Contexte institutionnel et dynamiques individuelles ; l’entrée de femmes kanak en formation continue

-Julie Couronné Chercheure contractuelle au Cnam, Lise (UMR CNRS 3320) & Centre d'études de l'emploi et du travail ; Marie Loison-Leruste,  Maîtresse de conférences à l’université Paris 13, Sorbonne Paris Cité, Université Paris 13 ;  François Sarfati, Maître de conférences au Cnam, Lise (UMR CNRS 3320) & Centre d'études de l'emploi et du travail

Se saisir d’un dispositif pour construire un parcours Les « jeunes Garantie jeunes » et leurs supports

 -Axel Augé, Maître de conférences en sociologie Rennes 2

De la polarisation normative aux luttes de pouvoir dans la profession militaire.

 

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 RT 22 Appel à communication, congrès de l'AFS d'Amiens 3-6 juillet 2017

 

A l'appui de la métaphore éliasienne du « chasseur de mythes », le prochain congrès de l'Association française de sociologie cible la question des pouvoirs et les multiples manières dont des perspectives théoriques et méthodologiques concurrentes l'abordent. Si la question est classique, son actualité et ses vertus critiques ne font cependant aucun doute. Le RT Parcours de vie et dynamiques sociales (RT 22) est particulièrement sensible à cette entrée, non seulement parce qu'il regroupe des chercheur(e)s mobilisant des approches conceptuelles et des protocoles de recherche variés, mais aussi parce que les grandes mutations sociétales ont fortement affecté la dynamique des parcours de vie en rendant plus visibles les conséquences d'une confrontation à ce qu'il est convenu de nommer les  « aléas de la vie », tout particulièrement lorsque les ressources (économiques, culturelles...) font défaut.

Dans la continuité du colloque Le parcours en question : comprendre les tensions entre les logiques individuelles, collectives et institutionnelles qui se tiendra les 2 et 3 février 2017 (co-organisé par les RT 22, 15 et 33 à l'Université Paris Descartes), nous souhaiterions continuer d'interroger la manière dont les cours de vie et les trajectoires individuelles sont travaillées par des relations de pouvoir même si elles ne sont pas toujours visibles et/ou rendues visibles. Ainsi, si les institutions qui nous encadrent et nous gouvernent participent du cadre limitatif de nos actions, nos amis, conjoints, parents et collègues sont aussi les acteurs quotidiens de la reproduction des rapports sociaux. Afin de saisir au mieux ces dynamiques et leurs évolutions, il semble important de diversifier les échelles d’observation de la société, depuis les logiques globales des rapports sociaux de pouvoir jusqu’aux relations sociales plus localisées qui en sont le fruit et le moteur. Souhaitant échapper à la fois à une lecture déterministe des destinées sociales et à une vision des trajectoires au prisme d’autonomie en tant que valeur et norme suprême, on pointera ici une double piste de recherche. Tout d'abord, comment les acteurs sociaux bricolent-ils leurs parcours en fonction de leurs appartenances sociales ? Comment pèsent les inégalités de ressources ? Que signifie pratiquement vivre dans une société d'individus quand on est issu de classes populaires, moyennes ou supérieures ? Agir et réagir, résister voire se rebeller par la parole et/ou l’action sont autant de pratiques et de modes d’expression qui, dans leur diversité, permettent de saisir les contraintes sociales et les marges de manœuvre individuelles. Seconde piste réflexive : qu'en est-il des effets du rapport à l'incertitude sur les attitudes et les pratiques ? Le rétrécissement au moins provisoire d'un horizon temporel – par exemple, en cas de chômage ou de rupture familiale – reconfigure partiellement les contextes d'actions en laissant voir la fragilité intrinsèque des rapports sociaux, qu'ils soient informels ou contractualisés : nous sommes tous des êtres vulnérables (Tronto, 2009 ; Paperman et Laugier, 2011 ; Soulet, 2005 ; Becquet, 2012) et susceptibles de le devenir davantage encore quand une bifurcation devient synonyme de confrontation à la loi de l'autre, à la loi du plus fort parfois. Dans ce dernier cas, la sociologie des parcours de vie se confond explicitement avec une sociologie des luttes de pouvoir, une sociologie des résistances – passives et/ou actives... Nous faisons l'hypothèse que ces micro-conflits de la vie ordinaire doivent eux aussi être analysés comme des révélateurs de rapports de pouvoir.

Mais quels sont les outils à la disposition du sociologue pour saisir les rapports de pouvoir et de domination dans les trajectoires individuelles ? A quelles conditions la sociologie des parcours de vie peut-elle représenter un « contre pouvoir » permettant de dévoiler l’ordre social et les principes de gouvernement et de domination ? A quelles conditions, avec quelles méthodes et quels effets, la sociologie des parcours de vie peut-elle, doit-elle contribuer à transformer cet ordre social ?  

Les communications s'articuleront autour des axes suivants :

 

Dans un premier axe, nous nous intéresserons aux « supports » dont disposent les individus pour construire leurs parcours de vie. Nous pensons que « l’individu n’est saisissable qu’à partir de cet ensemble de supports, matériels ou symboliques, proches ou lointains, conscients ou inconscients, activement structurés ou passivement subis, toujours réels dans leurs effets, et sans lesquels, à proprement parler, il ne subsisterait guère » (Martuccelli, 2002, p.64). Il ne s’agit pas ici de se positionner dans une logique additive – supposant qu’un cumul des supports garantirait à lui seul l’efficacité des jeux de construction identitaire des acteurs -, mais de saisir qualitativement les combinaisons de supports au moment où elles se forment et se cristallisent – provisoirement du moins. Nous étudions la manière dont les individus les investissent et, réciproquement, celle dont ils touchent les individus. Ainsi plus qu’à leur quantité, nous nous intéressons aux épreuves singulières engendrées par ces supports différents.De quels supports disposent les individus pour construire leurs parcours de vie, comment pèsent les inégalités de dotation en la matière ?

 

Dans un deuxième axe, nous nous intéresserons aux processus de subjectivation (Foucault, 1994) liées à ces inégalités de supports. Dans un contexte de reconfiguration des principales structures de socialisation, d’accroissement et d’apparition de nouvelles inégalités, les parcours de vie se font de plus en plus fluctuants et hésitants. Loin de s’expliquer par de simples effets de contexte ou d’origine sociale, les parcours de vie sont aussi liés aux cheminements et choix des acteurs. Or, la reconfiguration des normes institutionnelles entraine une responsabilisation accrue des individus dans la conduite de leurs transitions biographiques, dans la construction du sens de leur trajectoire et de leur identité. La réflexivité accentuée dans ce contexte peut accroitre l’autonomie des individus, tout comme leur sentiment de doute et leur désaffiliation (Longo, 2016).

 

Dans le cadre d’une session commune organisée avec le RT 24 Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité, nous chercherons au sein d’un troisième axe à comprendre dans quelle mesure l’approche par le parcours permet de saisir les multiples effets de l’ordre social dans les différentes sphères de vie. Il s’agira de savoir en quoi l’approche par les parcours de vie permet de renouveler l’analyse de l’intersectionnalité des rapports sociaux et de la consubtantialité des rapports de classe, sexe et race selon Kergoat (2009) dans la définition des rapports de pouvoir et de domination.

 

Enfin, cet appel à communications cible un quatrième axe. Une session commune organisée avec le RT 40 Sociologie des institutions permettra de questionner le rôle des institutions dans l’économie du pouvoir. Les institutions sont soumises à un vent de changement et redéfinies par des réformes successives. Ces processus de refonte ne sont pas indépendants de la reconfiguration de certaines attentes normatives (montée en puissance des injonctions à l’autonomie, des logiques néo-managériales) et de la recomposition des formes du contrôle social. Quels impacts nos relations aux institutions ont-elles sur nos parcours de vie individuels ? Symétriquement, sur quels leviers d’action est-il pensable de miser pour agir sur les parcours de vie de populations définies comme « vulnérables » ? La relation aux institutions est-elle susceptible de « rendre capable » ou renforce-t-elle plutôt des logiques d’incapacitation relative ?

Modalités de soumission

Les propositions qui préciseront dans quel axe elles se situent et si elles sont en session jointe.

seront de 3500 signes, 5 mots clés, avec un résumé de 1500 signes (espaces compris) pour le livret du colloque.

Elles devront indiquer :

le nom, le prénom, le titre du ou des auteurs, l’institution de rattachement, le laboratoire d’appartenance, l’adresse courriel de chaque auteur, le titre de la communication.

Les propositions sont à transmettre sous fichier word à rt22parcours@gmail.com

Les fichiers devront être enregistrés sous la forme suivante : nom prénom-AFS 2017

La date impérative de dépôt des propositions est le 20/02/17

 

Les propositions en session conjointe avec le RT 24 devront être également transmises à

Armelle Testenoire, elles devront indiquer qu'elles se situent dans la session commune : rt24.afs@gmail.com

Et celles en session conjointe avec le RT40 seront également transmises à Anne Wuilleumier, elles dervont indiquer qu'elles se situent dans la session commune  : wuianne@gmail.com

Calendrier

Sélection et réponses aux auteurs : 20 mars

Diffusion du programme : 30 mars

Envoi pour le 12 juin de la communication définitive de trois pages.

 

Catherine Négroni, Catherine Pugeault et Pierrine Robin pour le RT22

 

 Actualités du RT 22 :

 Séminaires et colloques 2015-2017 :

 

*Colloque le parcours en question : comprendre les tensions entre les logiques individuelles, collectives et institutionnelles

 

Colloque organisé par l’AFS ( RT 15, RT 22, RT 33)

les 2 et 3 février 2017, Université de Paris-Descartes 

 

Inscription gratuite mais obligatoire : colloqueparcours@gmail.com 

 

Ce colloque propose d’interroger le concept de « parcours » dans nos sociétés contemporaines. Alors que quarante ans auparavant, les institutions cherchaient à produire des trajectoires linéaires où la norme était celle de l’emploi à vie avec une progression de carrière assez constante et des couples relativement pérennes, désormais les bifurcations et les séparations sont plus nombreuses. La réalité du monde social ne s’inscrit plus dans un modèle rassurant où « chacun savait ce qu’il avait à faire », elle ne dit plus rien de sûr. Les institutions sont ébranlées, la mécanique s’est enrayée, et il y a un décalage entre les attentes des institutions professionnelles et sociales et celles des salariés et « usagers ». Si les parcours de vie étaient orientés par les institutions, les cours de vie tendent à déborder le cadre des institutions, de l’appartenance de classes ou du groupe social pour suivre un trajet plus imprévisible, plus incertain. Pour Dubet (2002), ce déclin du programme institutionnel n’est pas une crise ponctuelle mais une longue décomposition attestant de la difficulté des institutions à encadrer l’individu, l’une des conséquences étant que les institutions décriées n’ont pas été remplacées. Pour Galland (1997), on serait d’ailleurs passé d’une socialisation d’héritage à une socialisation d’expérimentation. Beck (2001) force le trait, selon lui, les parcours de vie deviennent « auto-réflexifs » ; ce qui était le produit de déterminations sociales devient aussi de plus en plus l’objet d’élaboration personnelle. Dubet (2002) insiste sur les épreuves d’investissement identitaire comme moyen d’ajustement qui s’impose à tout individu. Si dans nos sociétés, les individus semblent contraints à la recherche du sens de leur vie, ces dernières années, cette quête de sens se meut en combines, et parfois en luttes, pour continuer à avoir une vie décente. En effet, les supports ne semblent plus complètement ajustés aux parcours et les prises en charge publiques ne parviennent plus à enrayer et à 2 contenir les ruptures et la vulnérabilité sociale (Soulet, 2003). Alors que s’effritent les supports disponibles pour se définir (Castel, 1995, 2001), l’impératif de la construction de soi interpénètre tous les espaces du champ social, avec le risque, au nom de l’autonomie, de déléguer la responsabilité de son parcours et de ses choix à l’individu, d’accroître ainsi des formes de dominations ordinaires (Martuccelli, 2001). A partir de ces différents constats, nous nous proposons de réfléchir à la prise en compte de la notion de parcours de vie en interrogeant les différentes catégories d’analyse mobilisées en sciences sociales pour les saisir : histoire de vie, récit de vie, trajectoire, carrière, cours d’action, etc. Il s’agit de revenir sur la genèse de la notion de parcours pour comprendre comment elle s’est construite. Nous montrerons la spécificité de cette entrée et son apport dans le champ de la sociologie où elle est à la fois convoquée comme approche méthodologique et catégorie d’observation, d’analyse et d’interprétation du réel. En quoi cette notion offre-t-elle la possibilité de penser les ruptures de trajectoires, les bifurcations, les inflexions des temporalités en articulant les apports ? des différentes spécialisations institutionnelles, disciplinaires et thématiques ? L’approche par le parcours de vie présente l’intérêt de relier de manière synchronique les domaines de la vie que les sciences sociales ont cloisonnés en de multiples champs thématiques. Elle convoque aussi la dimension diachronique en permettant de rendre compte d’expériences, d’événements, de rencontres, d’histoires qui ne sont pas nécessairement linéaires (Elder, 1997). Elle permet d’appréhender les contraintes normatives, les conditions matérielles, mais aussi les politiques d’encadrement et de protection sociale dans le cadre desquels les individus dessinent leurs parcours (Cardon & Négroni, 2013). Elle met en intrigue des choix personnels, mais aussi des non choix ou encore des choix contraints. Ne révèle-t-elle pas ainsi les contraintes qui pèsent sur les individus et leurs marges de négociation ? La notion de parcours invite à mobiliser des matériaux biographiques, quelque fois quantitatifs, le plus souvent qualitatifs, avec une dimension narrative (Bertaux, 1997). Si les narrations de soi sont des constructions a posteriori d’histoires personnelles et collectives produites par des individus dans des situations précises, le sociologue doit prendre en considération tout à la fois les conditions de l’énonciation, mais également les contextes socio-historiques en présence (Martenot & Cavalli, 2014). La question du contexte est intrinsèquement liée à une entrée par les parcours : ceci soulève des questionnements quant à la nature et la diversité des contextes (Demazière & Samuel, 2013) mettant en évidence des dynamiques sociales et des processus sociaux. Ainsi, ce colloque propose de montrer dans quelle mesure le parcours, en tant qu’outil conceptuel, renouvelle l’analyse fine des biographies, des expériences éprouvées par les individus, tout comme il éclaire la compréhension des logiques des mondes sociaux dans lesquels les individus s’insèrent, qu’ils les subissent et/ou qu’ils participent à leur émergence. 

COLLOQUE

COMPRENDRE LES TENSIONS ENTRE LES LOGIQUES INDIVIDUELLES, COLLECTIVES ET INSTITUTIONNELLES

 

Colloque organisé conjointement par les RT15 « Sociologie de la jeunesse », RT22 « Parcours de vie
et dynamiques sociales » et RT33
« Famille, vie privée, vie publique» de l’Association Française de Sociologie

 

2-3 FÉVRIER 2017

 

UNIVERSITÉ PARIS-DESCARTES SITE UNIVERSITÉ PARIS SORBONNE 1, rue Victor Cousin

Inscription gratuite mais obligatoire : colloqueparcours@gmail.com

PLÉNIÈRES SCIENTIFIQUES

  1. TEMPORALITÉS, CONTEXTES ET NIVEAUX D’ANALYSE

  2. TRANSITION FAMILIALE, LA CONFORMITÉ AUX NORMES ÉTABLIES ET LES LOGIQUES

    INDIVIDUELLES

  3. PARCOURS RÉFLEXIF ENTRE AUTONOMIE ET VULNÉRABILITÉ

ATELIERS THÉMATIQUES EN 3 AXES

AXE 1 : INJONCTION BIOGRAPHIQUE ET INSTRUMENTALISATION INSTITU- TIONNELLE DES PARCOURS

AXE 2 : SAISIR LES BIFURCATIONS ET LES DYNAMIQUES DANS LES PARCOURS

AXE 3 : AGES DE LA VIE ET PARCOURS

 
 
 
 

JEUDI 2 FÉVRIER

13h45- 15h00

PLÉNIÈRE D’OUVERTURE

Accueil des participant.e.s - café, Salle des thèses, 1 rue Victor Cousin

INTRODUCTION AU COLLOQUE

Amphithéâtre Durkheim

Par les RT 15, 22 et 33

TEMPORALITÉS, CONTEXTES ET NIVEAUX D’ANALYSE Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Catherine Négroni, Maître de conférences en sociologie, Université Lille 3, CLERSE

Marc Bessin, Sociologue, HDR, Chargé de recherche CNRS, IRIS-EHESS
Les présences intergénérationnelles du parcours de vie : une approche temporaliste et féministe

Michel Grossetti, Sociologue, Directeur de recherche CNRS, LISST-Cers
Parcours, imprévisibilités et niveaux d’analyse

Philippe Cardon, Maître de conférences en sociologie, Université de Lille, CeRIES
Des parcours sociaux aux contextes hybrides

Pause - café

TROIS ATELIERS EN PARALLÈLE

ATELIER 1

DISPOSITIFS INSTITUTIONNELS ET CADRAGE POLITIQUE
DES BIOGRAPHIES
Salle D 676

Présidence : Christophe Giraud, Maître de conférences en sociologie, HDR, Université Paris- Descartes, CERLIS et Elsa Lagier, Post-doctorante en sociologie, Université Paris Descartes, CEPED, DynamE

Pierre Doray, Professeur des universités, UQAM, CIRST, Olivier Lafontaire, Agent de recherche, UQAM, CIRST, Nicolas Guindon, Assistant de recherche UQAM, CIRST Les parcours éducatifs : entre institution et ancrages sociaux

Valérie Melin, Maîtresse de conférences, Université Lille SHS, Cirel-Profeor
Le raccrochage scolaire : faire face à une nouvelle forme d’injonction sociale. Le cas du micro-lycée de Sénart

Joëlle Bongiovanni-Sorignon, Docteure, Université Aix-Marseille, ERGAPE
L’accompagnement à l’emploi des travailleurs handicapés. Le dispositif médico-social de réadaptation profession- nelle, entre parcours et réforme de la tarification

Emeline Zougbede, Docteure, Université Paris Descartes, CERLIS
Orchestrer son séjour en France pour constituer son dossier de demande de régularisation. Le cas des migrants « sans-papiers » subsahariens et la régularisa- tion exceptionnelle au titre du travail

Hugo Bréant, Docteur, Université Paris 1/ CESSP Affronter des ruptures biographiques imposées.
Les effets différenciés des contraintes institutionnelles sur les mobilités spatiales au regard des parcours biographiques des migrants

ATELIER 2

BIFURCATIONS DANS LES PARCOURS PROFESSIONNELS
Salle F 673

Présidence : Michel Grossetti, Sociologue, Directeur de recherche CNRS, LISST-Cers et Catherine Négroni, Maître de conférences en sociologie, Université de Lille, CLERSE

Julie Landour, Docteure, Centre Georg Simmel Jusqu’où peut-on analyser un parcours ? Quelques réflexions à partir du cas des ‘‘mompreneurs’’

Angèle Grövel et Jasmina Stevanovic, Post doctorantes, Université Paris Descartes, Cerlis
Parcours de carrière des officiers de la Marine marchande : une articulation des temporalités professionnelles, familiales et privées sous tension.

Annie Dussuet et Paulette Robic, Maîtres de conférences, Université de Nantes, CENS et LEMNA
Parcours de salariés d’entreprise familiale entre sphère privée et publique : quels effets de genre ?

Heri Rakoto-Raharimanana, Maître de conférences, Université Lyon 1, Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques
Reconversion et bifurcation : du choix social au parcours professionnel

Alexis Louvion, Doctorant, Université Paris Dauphine, IRISSO
Analyser les bifurcations à travers un statut d’emploi «hybride» : Les entrepreneurs-salariés face au concept de «turning point»

Séverine Marguin, Post-doctorante, Université Humboldt de Berlin, Exzellenzcluster Bild Wissen Gestaltung Parcours professionnels d’artistes-en-collectifs.
Une opérationnalisation de l’approche par les capacités d’A. Sen

ATELIER 3

TEMPORALITÉS INDIVIDUELLES ET TEMPORALITÉS INSTITUTIONNELLES Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Véronika Duprat-Kushtanina, Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Franche-Comté, LASA / UFR SLSH et Arthur Vuattoux, Docteur en sociologie, Université Paris 13, chargé d’études et de recherches associé à l’INJEP, IRIS

Guillaume Teillet, Doctorant, Université de Poitiers, GRESCO
La production des parcours judiciaires, une entrée pour saisir l’encadrement institutionnel d’une jeunesse populaire

Caroline Touraut, Docteure, Cachan, DAP et ISP Les parcours de vie des personnes détenues âgées, déterminant de leur rapport à l’âge et des manières d’appréhender l’épreuve carcérale vécue

Alice Brochard, Doctorante, CRAPE-Arènes, EHESP et Céline Rothé, Ingénieure de recherche, CRAPE-Arènes, EHESP
Parcours de jeunes confrontés à des troubles psychiques : enjeux des diagnostics et prises en charge

Aude Béliard, Jean-Sébastien Eideliman, Maïa Fansten, Nadia Garnoussi, Sarra Mougel, Maëlle Planche, Maîtres de conférences et Post doctorante, Université Paris Descartes, CERLIS et CERMES3, Université de Lille, CeRIES

Un diagnostic qui agite les familles. Les effets du diagnos- tic TDA/H sur les parcours d’enfants dits agités

18h00 - 18h30

SEMI-PLÉNIÈRE

LES COURS D’ACTION SITUÉE

Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Elsa Lagier, Post-doctorante en sociologie, Université Paris Descartes, CEPED, DynamE, et Blandine Veith, Sociologue, Ingénieure de recherche CNRS, LADYSS

Daniel Bertaux, Sociologue, fondateur de l’AFS, Directeur de recherche émérite au CNRS, Laboratoire Dynamiques Européennes (DynamE), Université de Strasbourg

 

VENDREDI 3 FÉVRIER

09h15 - 11h00

PLÉNIERE

Accueil des participant.e.s - petit déjeuner

TRANSITION FAMILIALE, LA CONFORMITÉ AUX NORMES ÉTABLIES ET LES LOGIQUES INDIVIDUELLES Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Valérie Becquet, Professeur en sciences de l’éducation, ESPE/Université de Cergy-Pontoise, EMA

Claire Bidart, Sociologue, Directrice de recherche CNRS, LEST
Des projets aux parcours : comment les jeunes s’orientent et se réorientent

Emmanuelle Santelli, Sociologue, Directrice de recherche CNRS, Centre Max Weber, Université de Lyon
Une sociologie des descendants d’immigrés à travers l’analyse des parcours

Éric Widmer, Professeur de sociologie, Université de Genève
Normes trompeuses et vulnérabilité dans les trajectoires de vie : définition et illustrations

Pause - café

TROIS ATELIERS EN PARALLÈLE

ATELIER 4

IDENTITÉS PROFESSIONNELLES EN MUTATIONS : ENJEUX ET PARADOXES

Salle F 673

Présidence : Nathalie Burnay, Professeur de sociologie, Université de Namur et de Louvain et Blandine Veith, Sociologue, Ingénieure de recherche CNRS, LADYSS

Marjorie Glas, Docteure, EHESS, IRIS
Un parcours artistique exemplaire : entre injonction à la singularité et intégration des normes institutionnelles. Les metteurs en scène au sein du théâtre public français

Marie-Pierre Chopin, Professeur des Universités, Université de Bordeaux – CeDS ; Marine Cordier, Maître de conférences, Université Nanterre – CeRSM et Samuel Juhle, Maître de conférences, Université de Reims
– CEREP
Penser, élaborer et réaliser une transition professionnelle après une vie d’artiste

Martine Poulin, Docteure, Centre de recherche sur le travail et le développement
Comprendre le parcours des sujets par le récit de vie au travail : une démarche intégrative à la croisée des logiques individuelle, collective et institutionnelle

Cécile Piret, Doctorante, Université Libre de Bruxelles, METICES / LAMC
On est plus que ça ! À propos des tensions autour de la définition de la valeur de soi dans l’accompagnement socio-professionnel

Céline Rémy, Docteure, Université de Liège ; Emmanuelle Pottier, Docteure, UVSQ Printemps et Laurence Noël, sociologue, collaboratrice scientifique, Université Libre
de Bruxelles, GRAP (Groupe de Recherche sur l’Action Publique)

Des parcours d’insertion à recoudre : des contraintes nor- matives aux débrouilles individuelles et institutionnelles

ATELIER 5

PARCOURS MIGRATOIRE ET PROJETS D’ENGAGEMENT

Salle E 637

Présidence : Hugo Bréant, Docteur en science poli- tique, Université Paris 1, CESSP et Emmanuelle Santelli, Sociologue, Directrice de recherche CNRS, CMW

Constance De Gourcy, Université Aix Marseille – LAMES Le projet migratoire comme outil d’analyse des parcours

Yong Li, Université de Rouen, DysoLab
Échouer loin du pays : biographie réflexive de jeunes diplômés chinois en France

Patricia Loncle, Professeure des universités, EHESP/ CRAPE-Arènes
Processus d’intégration des jeunes migrants. Quelles leçons de l’approche par les parcours ?

Elsa Lagier, Post-doctorante en sociologie, Université Paris Descartes, CEPED, DynamE
Les parcours en héritage. La transmission de l’histoire migratoire familiale entre discours privés et expériences publiques

Catherine Delcroix, Professeure des universités, Université de Strasbourg, DynamE
Saisir les cours d’action qui ont amené des immigrées marocaines à s’impliquer dans des activités associatives de co-développement avec le Maroc

ATELIER 6

CHANGEMENTS FAMILIAUX, SCOLAIRES ET PROFESSIONNELS ET AVANCÉE EN ÂGE

Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Elsa Ramos, Maître de conférences en socio- logie, HDR, Université Paris-Descartes, CERLIS et Yaëlle Amsellem-Mainguy, chargée d’études et de recherche, INJEP, membre de l’Observatoire jeunes et société

Valérie Becquet, Professeure des universités, ESPE/ Université de Cergy-Pontoise, EMA et Patricia Loncle, Professeure des universités, EHESP, CRAPE-Arènes Une analyse des enchevêtrements entre les parcours d’engagement et les parcours de vie des jeunes

Jenny Rinallo et Léo Joubert, Doctorants, Université Aix Marseille, LEST
Temporalités et géographies des trajectoires profession- nelles et de décohabitation : Séquences individuelles et identifications collectives

Sandra V. Constantin, Doctorante, Université de Genève, INED et CECM
Du « bol de riz en fer » à l’individualisation des parcours professionnels des jeunes adultes dans la société chinoise

Christophe Giraud, Maître de conférences, Université Paris Descartes, CERLIS
Le parcours sentimental des jeunes adultes en milieu étudiant

Séverine Carillon, post doctorante, Université Paris- Descartes, IRD, CEPED,
L’analyse compréhensive des ruptures de suivi médical des personnes vivant avec le VIH au prisme des parcours de vie

Déjeuner libre

TROIS ATELIERS EN PARALLÈLE

ATELIER 7

L’INDIVIDU ET L’INSTITUTION : UN FACE-A-FACE ENTRE INJONCTIONS NORMATIVES ET TENSIONS IDENTITAIRES

Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Pierrine Robin, Maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris-Est Créteil, LIRTES et Catherine Pugeault, Maître de conférences en sociologie, Université Paris-Descartes, CERLIS

Fernanda Rifiotis, Post-doctorante, IRIS-EHESS
Les usages du concept de « parcours » dans les politiques de protection visant les jeunes majeurs : l’expérience des réunions de synthèse

Claire Ganne, Maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre
Le parcours vu par les enfants - Retour sur une recherche biographique auprès d’enfants de six à onze ans après une intervention sociale

Sarra Chaieb, Docteure, Université de Strasbourg, DynamE, ATER à l’Université Paris Est Créteil
Penser les dynamiques en protection de l’enfance : regards rétrospectifs de personnes ayant été prises en charge

Camille Lancelevée et Caroline Protais, Docteures, IRIS- EHESS, CERMES 3
L’irresponsabilité pénale comme support de reconstruc- tion biographique ? L’expérience de personnes hospitali- sées en psychiatrie après avoir commis un crime

Saskia Weber Guisan, Collaboratrice scientifique, Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle, Lausanne
Les parcours bénévoles, entre participation sociale et processus d’individuation

ATELIER 8

RUPTURES BIOGRAPHIQUES ET CHOIX DANS LES PARCOURS DE VIE

Salle E 637

Présidence : Denis Hippert, Docteur en sociologie, Université Paris-Descartes, CERLIS et Olivia Samuel, Maître de conférences en démographie, Université de Versailles St Quentin, Printemps, chercheure associée Ined

Jacques-Antoine Gauthier, Olga Ganjour et Gil Viry,

Universités de Lausanne, de Genève et d’Edinburgh

Fécondité, cohabitation et parcours résidentiels en Suisse : entre changements sociaux et persistance des rapports de classe et de genre

Véronika Duprat-Kushtanina, Maîtresse de conférences, Université de Franche-Comté, LASA / UFR SLSH Parcours de vie sans enfant

Marine Bismuth, Doctorante, Université Paris Diderot, URMIS
Les carrières amoureuses des jeunes juifs : entre normes endogames, normes républicaines et idéal amoureux

Muriel Delporte, Docteure, Université de Lille 3,
CeRIES, conseillère technique CREAI Hauts-de-France
Le passage à la retraite : une bifurcation dans le parcours de vie des travailleurs handicapés du milieu protégé

Nicolas Legewie, sociologue, post-doctorant au DIW Berlin / SOEP et Ingrid Tucci, sociologue, chargée de recherche CNRS, LEST, Aix Marseille Université
Les bifurcations dans les parcours professionnels : apport des méthodes mixtes à partir d’une grande enquête de panel

 

16h00 - 17h45

 

ATELIER 9

TRANSACTIONS ET AJUSTEMENTS

BIOGRAPHIQUES DANS LES PARCOURS

DE VIE

Salle F 673

Présidence : Valérie Becquet, Professeur en sciences de l’éducation, ESPE/Université de Cergy-Pontoise, EMA et Patricia Loncle-Moriceau, Professeur des universités en sociologie, EHESP, CRAPE, Rennes

Julie Couronné, Maître de conférences, Université
Paris 13, CEET ;
Marie Leruste, Maître de conférences, Université Paris 13, CERAL et François Sarfati, Maître de conférences CNAM - LISE et Centre d’études de l’emploi et du travail
Comprendre des parcours disqualifiés : articulation des méthodes dans l’évaluation de la Garantie Jeunes

Maïtena Armagnague et Isabelle Rigoni, Maîtresses de conférences, INS HEA, Grhapes et Centre Émile Durkheim Parcours migratoires et scolaires juvéniles : ruptures et recompositions

Benjamin Vial, Doctorant, Université Grenoble Alpes, PACTE / Odenore
«Avoir le déclic» : conditions et contraintes des bifurcations dans les parcours sociaux juvéniles

Sandrine Nicourd, Maîtresse de conférences, Université de Versailles Saint Quentin, Printemps
Analyser les bifurcations comme des transactions biographiques

Marie Dos Santos, Docteure, Université de Strasbourg, DynamE
Processus de recomposition identitaire d’usagers de drogues lors de leur engagement en tant que pairs

Pause - café

PARCOURS RÉFLEXIFS, ENTRE AUTONOMIE ET VULNÉRABILITÉ Amphithéâtre Durkheim

Présidence : Pierrine Robin, Maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris-Est Créteil, LIRTES

Marc-Henry Soulet, Professeur de sociologie, Université de Fribourg
Comment les cours de vie changent-ils ?

Danilo Martuccelli, Professeur des universités en sociolo- gie, membre de l’IUF, Université Paris-Descartes, CERLIS CNRS
Les parcours de vie : du prolétariat aux individualités populaires

Bénédicte Zimmermann, Sociologue, Directrice d’études à l’EHESS, Centre Georg Simmel
Sécuriser les parcours par l’autonomie : le compte est-il bon ?

17h45 - 18h10

CONCLUSION

Stefano Cavalli, Directeur du Centre of Competence on Aging, University of Applied Sciences and Arts of Southern Switzerland

Cocktail de clôture Salle des thèses

 

Adresse :

Université Paris Sorbonne 1, rue Victor Cousin 75005 Paris

Accès en métro / RER

Ligne 10 : Arrêt Cluny-La Sorbonne / Maubert-Mutualité Ligne 4 : Arrêt Saint-Michel
RER : Luxembourg, Cluny-la-Sorbonne

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Séminaire 2014-2015 :

* vendredi 10 octobre, site Pouchet, Paris 17e, 13h30 - 15h30 : Elsa Lagier, Université de Strasbourg, « Le parcours migratoire des parents et le rapport à la politique de leurs enfants »

Séminaire 2013-2014 :

* jeudi 22 mai, site Pouchet, Paris 17e, 13h30 - 15h30 : Aurélia Mardon, Université de Lille 3, CLERSE, « Parcours d'adolescents et moments critiques »

* vendredi 31 janvier, site Pouchet, Paris 17e : Lisa Vapné, docteure en science politique, associée au CERI, « Rupture géographique et bifurcation biographique : l'immigration des Juifs russophones en Allemagne »

* vendredi 13 déc., site Pouchet, Paris 17e : Denis Hippert, doctorant au CERLIS, « La rupture de la relation de couple : une épreuve  ordinaire ».

Journée  d'étude 2013-2014 :

* «  Parcours professionnels, parcours de vie : comment penser les changements dans les biographies singulières » Lille 3, 7 nov. 2013 (voir fichier pdf ci-dessous).

 

 Appel à contributions

Varia de la revue Temporalités : http://temporalites.revues.org/2528

 

 

 Principales références bibliographiques des membres du RT 22 (en rapport avec l'objet du RT) :

 

Philippe Cardon

Cardon Philippe, Negroni Catherine (coord.), « Enfance, famille et intervention publique : aux prismes du parcours biographique », Recherches Familiales, n° 10, 2013.

Cardon Philippe, « Regard sociologique sur les pratiques alimentaires », Gérontologie et société, n° 134, 2010, p. 31-42.

Cardon Philippe, « Manger en vieillissant pose-t-il vraiment problème ? Veuvage et transformations de l’alimentation des personnes âgées », Lien Social et Politiques, n° 62, 2009, p. 85-95.

Cardon Philippe, « Retraite et alimentation : les effets de la mobilité», Recherches familiales, n° 6, 2009, p. 105-115.

Cardon Philippe, « Les comportements d'emploi de femmes à l'épreuve de la comparaison. Le cas de l'agriculture franc-comtoise et andalouse »,Genre, métiers et identités professionnelles, Paris, L’Harmattan,ss. dir. Causer Jean-yves, Pfefferkorn Roland, Woehl Bernard, 2007.

Cardon Philippe, « Les passeuses. Une sociologie comparative des parcours biographiques de femmes dans l’agriculture andalouse et franc-comtoise », Les Cahiers de l’Atelier de recherche sociologique, n° 1, 2005, p. 169-191.

Cardon Philippe, « Les femmes à l’épreuve de la transmission des patrimoines dans l’agriculture andalouse et franc-comtoise », Pouvoirs de la famille, familles de pouvoir, Toulouse, Michel Bertrand Ed., collection Méridiennes, CNRS-UMR 5136, 2005, p. 873-885.                                                                                            

Cardon Philippe, Des femmes et des fermes. Genres, parcours biographiques et transmission familiale. Une sociologie comparative Andalousie / Franche-Comté, préface de Rose-Marie Lagrave (EHESS), Paris, L’Harmattan, 2004, 311 p.

Cardon Philippe, « Histoire de femmes, histoire de fermes. Approche comparée France/Espagne », Les Cahiers du genre, n° 37, 2004, p. 131-153.

Cardon Philippe, « La démarche comparative à l’épreuve des faits. Le cas exemplaire des femmes dans l’agriculture franc-comtoise et andalouse», Ethnographique.org, n° 3,  2003, 23 p.

Cardon Philippe, « Un capital dormant : la transmission patrimoniale de la forêt en Franche-Comté », Terrain, n° 32, 1999, p. 143-154.

 

Beate Collet :

avec Santelli Emmanuelle, Couples d’ici, parents d’ailleurs. Parcours de descendants d’immigrés, Paris, Presses universitaires de France (coll. Lien social), 2012.

avec Veith Blandine, coordination du dossier ‘Les migrations au regard des récits de vie’, Migrations & Société, Vol. 25, n° 145, 2013.

avec Estelle Bonnet et Béatrice Maurines, « Carrière familiale et mobilité géographique professionnelle », Cahiers du Genre, n° 41, « Les intermittents du foyer : domination et négociation entre membres des couples qui travaillent au loin l'un de l'autre », p. 75-98, 2006.

avec Estelle Bonnet et Béatrice Maurines, Working away from home: juggling private and professional lives, in: Canzler W. Kaufmann V. Kesselring S. (eds.). Tracing Mobilities. The cosmopolitan perspective in mobility research. Hampshire UK: Ashgate, 2008, p. 141-162.

avec Emmanuelle Santelli,, « Refuser un ‘mariage forcé’ ou comment les femmes réagissent-elles face à l’imposition parentale ? », Migrations et Société, vol. 20, n° 119, sept.-oct. 2008, p. 209-227.

avec Emmanuelle Santelli, « De l’endogamie à l’homogamie socio-ethnique. Réinterprétations normatives et réalités conjugales des descendants d’immigrés maghrébins, turcs et africains sahéliens », Sociologie & Sociétés, vol. XLIII, n° 2, Automne 2011, p. 329-354.

avec Emmanuelle Santelli, “The choice of mixed marriage among the second generation in France: a life course approach”, Papers (Rivista sociologica - Spain), Vol 97, n° 1, 2012, p. 93-112.

avec Blandine Veith, « Les faits migratoires au prisme de l’approche biographique » (Introduction au dossier ‘Les migrations au regard des récits de vie’), Migrations Société, vol. 25, n° 145, janvier-février 2013, p. 37-47.

avec Emmanuelle Santelli,, «  Couples endogames, couples mixtes : options conjugales et parcours de vie de descendants d’immigrés en France », Migrations Société, vol. 25, n° 145, janvier-février 2013, p. 107-120.

 

Veronika Duprat-Kuchtanina :

« Le care auprès des enfants dans un parcours de vie féminin, les rôles des mères et des grand-mères (France-Russie) », Recherches familiales, n°10, vol. 2 « Parcours de vie » coordonné par Catherine Negroni et Philippe Cardon, 2013, p. 139-148.

Remembering the Repression of the Stalin Era in Russia: On the Non-transmission of Family Memory”, Nationalities Papers, vol. 41, issue 2, 2013, p. 225-239.

« Être grand-mère dans une ville russe. Une étape de parcours de vie de femmes », Recherches familiales, n° 8 « Le lien intergénérationnel : entre transmissions et tensions », 2011, p. 81-90.

« Pensionnyj vozrast kak moment peresmotra identičnosti » [L’âge de la retraite comme moment des négociations identitaires], Mir Rossii, n° 4, 2008, p. 152-163.

avec Constance Perrin-Joly, « Être vieux et être à la retraite : la fin d'une tautologie », Constructif, n° 25, 2010, p. 64-67.

« Krizis posle vyhoda na pensiû : mif i real’nost’ (Rossiâ-Franciâ) » [La crise de la retraite : mythe et réalités (Russie-France)], Vestnik Universiteta družby narodov, n° 1, 2009, p. 82-89.

 

Elsa Lagier :

« Quitter le "quartier" et habiter la "ville". Parcours résidentiels de jeunes femmes d’origine étrangère », Agora débats/jeunesse, n° 61, 2012, p. 93-104.

« Mobilité sociale et socialisation politique », in Bertaux Daniel, Delcroix Catherine et Pfefferkorn Roland (dir.), Précarités : contraintes et résistances, Paris, L'Harmattan,  2013 (à paraître).

 

Frédérique Leblanc :

« Évolution des marqueurs de génération dans le domaine des professions » in Nathalie Burnay, Servet Ertul et Jean-Philippe Melchior (dir.) Parcours sociaux et nouveaux desseins temporels, Louvain la Neuve : Académia-Bruylandt, coll. Investigations d’anthropologie prospective, 2013 - p. 115-153- résumé du chapitre.

 

Catherine Negroni :

avec Hackstaff K.,Kupferberg F., (dir), Biography and Turning-Points in Europe and America, edited by Policy Press, 2012, 266 p.

Reconversion professionnelle volontaire. Changer d’emploi, changer de vie : un regard sociologique sur les bifurcations, Paris, Armand Colin, 2007, 261 p.

« Récits et mise en mots des bifurcations professionnelles dans les parcours de vie », Communication Interculturelle Et Littérature, Volumul 1 Les récits de vie: mémoire, histoire et fictions identitaires, Bucarest, 2013, p. 49-60.

« Réflexivité et accompagnement des parcours de formation en reconversion professionnelle à l’université » in « Formation et réflexivité : les pratiques relationnelles et la question technique, Les sciences de l’éducation pour l’Ere Nouvelle, Philippe Mazereau et Béatrice Savarieau, Vol  46/2, 2013, p. 21-40.

avec Philippe Cardon, « Enfance et famille: au prisme du parcours biographique », Recherches Familiales n°10 « Parcours de vie II », 2013, p. 71-74.

« Parcours migratoires de prostituées équatoriennes transsexuelles » in Migrations et Sociétés, Vol 25, n° 145, janvier-février 2013, 153-166.

« La latence, concept clé des bifurcations professionnelles : approcher la prise de décision à travers une analyse du récit et du statut de la parole des individus » in Christophe Niewiadomski & Christine Delory Momberger (dir) Territoires contemporains de la recherche biographique, Teraedre, 2013.

“Turning points in the life course: a narrative concept in Professional bifurcations” in Hackstaff K.,Kupferberg F., Négroni C. (edited by), Biography and Turning-Points in Europe and America ; Policy Press, 2012, p. 41-63.

« Parcours d’insertion à l’épreuve du travail sur soi. Reprise des études et reconversion professionnelle”, Recherches sociologiques et anthropologiques., Vol XLII, n° 2, 2012, p. 143-158.

« Parcours de migrantes équatoriennes, transsexuelles, prostituées : une construction identitaire au delà des normes binaires » Déviance et sociétés , Vol 35-n° 4, 2011, p. 459-484.

« Ingrédients des bifurcations professionnelles : la latence et les événements déclencheurs » in Marc Bessin, Claire Bidart et Michel Grossetti (Dir.), Bifurcations. Les Sciences sociales face aux ruptures et à l’événement, Paris, La Découverte, 2010, p.168-176.

 

Pierrine Robin :

L’évaluation de la maltraitance, Comment tenir compte de la perspective de l’enfant ?, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2013, 291 p.
 

avec Reinhart Wolff, Flick Uwe, Ackermann Timo, Biesel Key, Brandhorst Felix, Heinitz Stefan, Patschke, Mareike, Robin Pierrine, 2013,  Kinder im Kinderschutz – Zur Partizipation von Kindern und Jugendlichen im Hilfeprozess – Eine explorative Studie, hg. vom NZFH. Köln : NZFH., 2013.

« Les maux du corps des enfants de la protection de l’enfance : reflets d’une impossible mise en mots ? », Yannick Jaffré et Régine Sirota (dir), Corps d’enfances, Corps, n° 11, 2013, p. 225-232.

« “J’ai toujours su que j’avais deux familles”, la parenté et la parentalité interrogée du point de vue des enfants et des jeunes confiés », dossier thématique Famille, parenté, parentalité et protection de l’enfance : Quelle parentalité partagée dans le placement ?, La Documentation française, p. 15-29,

« L’évaluation du point de vue de l’usager », in L’évaluation dans le secteur social et médico-sociale, Catherine Sellenet et Dominique Fablet (dir.), Paris : L’Harmattan., p. 135-164, 2010.

avec Nadège Séverac, « Parcours de vie et dynamique sociales chez les enfants et jeunes relevant du dispositif de protection de l’enfance : les paradoxes d’une biographie sous injonction », Catherine Negroni et Philippe Cardon (Dir.), Dossier thématique du RT 22 de l’AFS, Parcours de vie et approche biographique, Recherches familiales, n° 10, p . 91-102, 2013.

« La santé c’est un peu la vie, Étude sur la santé perçue des enfants de la protection de l’enfance », Santé publique,  vol. 24, n° 5, 2012, p. 123-141.

« L’évaluation du point de vue des enfants » in  Revista de Cercetare si Interventie Sociala Volumul: 25/2009/Iunie, 2009, p. 63-81.

 

Blandine Veith :

avec Beate Collet (Ed.),  « Les migrations au regard des récits de vie ». Migrations société, janv.-févr. 2013, vol. 25, n° 145, 2013, p. 37-166.

avec Beate Collet, « Les faits migratoires au prisme de l’approche biographique ». Migrations société, janv.-févr. 2013, vol. 25, n° 145, 2013, p. 37-47.

« Lorsque les silences parlent dans les récits de vie : comment analyser la complexité du social », l’Homme et la société, 2-3 /n° 176-177, 2013, p. 151-169.

« Lorsque l’échec d’une enquête révèle les écueils de l’individuation : la retraite de femmes migrantes » p. 81-95 in Chemins de l’émancipation et rapports sociaux de sexe / sous la dir. de P. Cardon, D. Kergoat, R. Pfefferkorn. Paris : La Dispute, 2009.

« Confrontations de valeurs et gestion du pluralisme culturel dans des associations féminines » in Valeurs des associations / sous la dir. de M. Cohen. Paris : L’Harmattan/INJEP, 2006, p. 129-145.

« De la portée des récits de vie dans l’analyse des processus globaux ». BMS Bulletin de méthodologie sociologique, oct. 2004, n° 84, p. 49-61.

« L’individuation de femmes migrantes : la transgression des normes ». Revue européenne des migrations internationales. vol. 21, n° 3, 2005, p. 53-67.

« Femmes immigrées : de l’implication associative à la dynamique de travail ». Cahiers du GEDISST , février 1999, n° 23, p. 65-85.

« Un réfugié politique enraciné en Beauce ». Études rurales, Juillet-décembre 1994, n° 135-136, p. 97-110.

 

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