Election du comité exécutif de l'AFS

 

Appel à candidatures pour le renouvellement du Comité exécutif de l’A.F.S.

 

 

Le prochain congrès de l’Association Française de Sociologie sera, comme d’habitude, l’occasion de procéder, par élection en assemble générale (AG), au renouvellement partiel du comité exécutif (CE) et à la désignation d’un nouveau président.

 

Le CE est l’organe chargé de l’administration de l’AFS. Conformément aux statuts de celle-ci (en particulier l’article 9 http://www.afs-socio.fr/Statuts):

  •       le CE est composé de 16 membres au minimum et de 22 membres du maximum ;
  • les membres du CE sont élus pour 4 ans par l’Assemblée Générale ;
  • le CE est renouvelable par moitié tous les deux ans ;
  • le Président de l’AFS est un des membres du CE, élu pour deux ans par l’AG à la majorité simple.

 

Activités et responsabilités du CE

 

Le CE est une instance importante de la vie de l’AFS puisqu’il administre l’association.

 

Dès lors il importe que :

 

  • la composition du CE soit aussi pluraliste et diversifiée que possible : en termes statutaires (doctorants, non académiques, post-doctorants, chercheurs et universitaires de tous grades), en termes de domaines et spécialités de la discipline, et en termes de caractéristiques générationnelles ou sexuelles ;

 

  • chaque membre s’implique effectivement dans le fonctionnement du CE, et conçoive son engagement au sein du CE et au service de la discipline comme un ensemble d’activités à réaliser et de tâches à accomplir.

 

En effet participer au CE, c’est s’engager à initier et organiser une série d’activités, dont la liste n’est pas figée mais qui comprend au moins les éléments suivants :

  • Participation aux réunions régulières du CE (6 à 8 par an) ;

 

  • Suivi des comptes de l’AFS (en lien avec le secrétariat, et le comptable agréé) ;

 

  • Administration du site web de l’association (évolution du site, diffusion des feuilles d’info., ouverture de nouvelles rubriques) ;

 

  • Pilotage éditorial de la revue Socio-Logos (définition de la stratégie globale de la revue, décision sur les projets de numéros spéciaux, gestion des évaluations, relations avec les coordinateurs et auteurs, mise en ligne des articles, etc.)

 

  • Représentation de l’AFS au niveau international (en particulier au sein des Associations Européenne et Internationale) ;

 

  • Interface avec les réseaux et groupes thématiques (soutiens aux activités, coordination à travers des réunions, organisation du calendrier préparatoire au congrès) ;

 

  • Préparation des congrès bisannuels (choix du site, coordination avec l’équipe locale sur tous les aspects de l’organisation matérielle au contenu scientifique) ;

 

  • Relation avec d’autres associations comme l’ASES, des homologues d’autres disciplines voisines (science politique, anthropologie), l’APSES, etc. ;

 

  • Défense de la discipline dans l’espace public et auprès des autorités politiques (prises de position publiques, tribunes dans les médias, rencontres avec les cabinets ministériels) ;

 

 

 

Procédure de candidature

 

Les élections pour le renouvellement du CE et pour la désignation du président se dérouleront lors de la prochaine assemblée générale, organisée dans le cadre du 7ème congrès de l’AFS.

Tout membre individuel à jour de cotisation peut se porter candidat (même s’il ne peut être présent lors de l’AG).

Les déclarations de candidature, pour le comité exécutif et pour la présidence, doivent être déposées en ligne. Une fois connectée(e) au site, cliquez sur le lien tout en bas de cette page.

Ces déclarations comporteront les éléments suivants : nom et prénom, situation statutaire, motivation de la candidature, activités du CE dans lesquelles l’engagement serait privilégié, éventuellement projet de candidater pour la présidence, et tout autre éléments que les candidats estiment utiles et importants.

Les déclarations de candidature (conformément à l’article 9 des statuts)  doivent être déposées 30 jours avant l’AG, soit au plus tard le 3 juin 2017.

Ces déclarations de candidature seront rendues publiques par le truchement du site web de l’association.

L’assemblée générale peut cependant décider d’accepter d’autres candidatures.

 

Déroulement du vote

 

Lors de l’AG, chaque candidat présentera oralement, très brièvement, sa candidature (le temps imparti sera fixé en fonction du nombre de candidatures mais il sera très court, d’où l’importance d’avoir déposé dans les délais une candidature écrite qui pourra être lue préalablement par tous les adhérents).

Chaque votant (à jour de son adhésion) portera son choix sur un nombre de noms qui ne pourra pas excéder le nombre de postes à pourvoir (fixé par soustraction du nombre de postes occupés du nombre maximum de 22 membres).

Le vote se déroulera à bulletin secret.

Les candidats arrivés en tête, à concurrence du nombre postes vacants, seront déclarés élus.

Le président sera ensuite élu, à la majorité simple et par vote à bulletin secret, parmi les membres du CE qui se seront portés candidats.

 

 

 

Candidatures au Comité exécutif (par ordre d'ajout)

Actuellement chercheur post doctorant à l'Université libre de Bruxelles, j'ai soutenu ma thèse sur les parcours de vie des anciens et anciennes élèves des ENS de Saint-Cloud et Fontenay en 2014 à l'université de Lausanne. Mes recherches se situent ainsi au croisement de la sociologie des élite, de la sociologie de l'éducation et de la sociologie du travail et des professions, avec un sensibilité particulière pour les questions relatives au genre.J'ai intégré depuis 2013 le bureau du RT "sociologie des élites", et c'est en grande partie cette expérience et les rencontres et échanges qui en ont découlé qui me poussent à candidater au CE aujourd'hui. En effet, ces quelques années passées à participer à  l'animation de ce réseau ont été très formatrices pour moi - et m'ont permis d'apprécier l'intérêt d'un espace de socialisation professionnelle comme celui de l'AFS, surtout pour des personnes qui, comme moi, ont fait une bonne partie de leur parcours de formation et professionnel en dehors des frontières nationales et relativement éloigné des points névralgiques historiques de la sociologie française, concentrés pour la plupart dans la région parisienne. C'est donc pour pour participer au fait que cet espace perdure voir renforce son caractère inclusif que j'ai décidé de faire acte de candidature. Par ailleurs, si ma candidature était retenue, de par mes expériences et les liens que j’entretiens dans d’autres milieux académiques francophones (la Suisse et la Belgique donc), j’entends me positionner comme un vecteur efficace de dialogue entre ces différents espaces universitaires.

Chargée de recherche au CNRS, j’ai d’abord travaillé pendant ma thèse de doctorat (2010-2014, à l’ENS), sur la sociogenèse et l’expression des souffrances psychiques de migrants chinois et de leurs descendants en région parisienne. Mes travaux actuels se construisent autour de deux volets, dont le premier sur les circulations transnationales de savoirs médicaux et de pratiques de soins entre la Chine et la France. Le second volet de mes recherches actuelles se développe autour de la question des participations politiques de migrants chinois et de Français d’origine chinoise à Paris. Membre du bureau RT2 « Migrations, Altérité et Internationalisation », et membre du RT19 « Santé, Médecine, Maladie et Handicap », je suis aujourd’hui motivée pour rejoindre le CE pour plusieurs raisons. D’abord, je suis ravie de témoigner des activités inter-réseaux et inter-groupes thématiques en croissance depuis ces dernières années et je serai heureuse de contribuer à soutenir cette dynamique en tant que membre du CE. Deuxièmement, ayant bénéficié moi-même de formations sociologiques en provenance de différents pays (notamment Chine, France et Etats-Unis), je souhaiterai mettre à votre disposition mes connaissances et réseaux de ces espaces nationaux, pour favoriser des échanges internationaux de notre discipline, aussi, pour promouvoir collectivement une reconnaissance de l’AFS dans les mondes francophone, anglo-saxons et non-anglo-saxons. Troisièmement, je défendrai également, au sein du CE, l’approche interdisciplinaire (entre sociologie et d’autres sciences sociales, ainsi qu’entre sciences sociales et sciences dures), à condition qu’elle soit rigoureuse et pertinente. Enfin, je m’engagerai à être attentive aux luttes contre la précarité des jeunes chercheurs doctorants et post-doctorants. Je pense à celles et ceux sans emploi, sans ressource financière, sans soutien familial, et aussi, à toutes et tous d’origine étrangère qui luttent pour ne pas devenir sans papier. 

Membre du CE de l'AFS depuis l’AG tenue à Nantes en 2013, je me porte candidate pour un second mandat au sein de l'association. 

 

Je suis depuis la rentrée 2016 MCF en sociologie à l'Université de Perpignan. Mes recherches portent sur les mouvements de solidarité et de défense des populations étrangères, sur le travail militant et plus récemment sur les situations frontalières. Je travaille aussi en partenariat avec des associations dans une perspective d’éducation populaire et de vulgarisation des travaux académiques auprès des acteurs concernés.

 

Durant ces 4 dernières années, j’ai participé à la vie de l’AFS et ai notamment été attentive à la représentation au sein du CE des précaires de l’ESR. Lors des États généraux de la sociologie qui se sont tenus lors du dernier congrès à l’UVSQ, j’insistais sur les conséquences de la précarité et de l’instabilité pour les jeunes chercheur-se-s. Aujourd’hui passée « de l’autre côté », je tiens à rester particulièrement attentive à cette question et je me propose de renforcer le travail entamé sur le suivi des recrutements, en partenariat avec l’ASES ou encore l’ANCMSP qui réalise le même type de travail pour les postes mis au concours dans la section 04 du CNU. Ce travail doit à mon sens nous permettre d’objectiver les recrutements mais aussi de mener une réflexion collective sur les conditions pratiques des procédures de recrutement et sur l’attention portée aux candidat-e-s au cours de ces périodes d’évaluation.

 

Engagée activement dans la préparation des deux derniers congrès, j’aimerais avoir l’occasion de poursuivre cette animation scientifique de la discipline et de m’investir davantage dans la coordination des réseaux thématiques de notre association. Jusqu’à maintenant, je connais cet aspect de la vie de l’association du point de vue des RTs puisque je suis co-animatrice du RT34 « Sociologie politique ». Ces dernières années, le CE de l’AFS a lancé plusieurs appels à financement pour des événements scientifiques regroupant plusieurs RTs. Cette initiative est, je pense, à poursuivre et à renforcer, tant elle participe à contrebalancer l’effet d’éparpillement entre les 50 RTs que compte l’AFS.

 

Enfin, actuellement rédactrice adjointe de la revue Socio-Logos, je propose de poursuivre le travail entamé au sein du comité de rédaction. Je suis particulièrement attentive à ce que la revue de l'AFS soit un espace de valorisation de l'activité des réseaux thématiques mais aussi un espace de réflexion autour des débats internes à la discipline et des conditions de travail de l'ensemble des catégories de personnels de l'ESR.

Bonjour,

 

 

Je souhaite proposer aux membres de l'Association Française de Sociologie ma candidature à l'élection de son comité exécutif.

 

 

Je m’appelle Lorenzo Barrault-Stella, j’ai 33 ans et je suis membre du CRESPPA-CSU - UMR 7217 - Universités Paris 8 et Paris 10. Depuis 2013, je suis chargé de recherche au CNRS, après une thèse de sociologie politique relative à la carte scolaire et un post-doctorat à l’INRA de Dijon. Mes travaux portent pour l’essentiel sur les phénomènes de politisation et sur les transformations de l’institution scolaire, ils font dialoguer sociologie de l’action publique, sociologie de l’éducation et analyse des comportements politiques. Pratiquant les sciences sociales du politique, je participe régulièrement aux activités de l’AFS depuis 2009 et je suis membre actif du RT 34 depuis deux ans.

 

 

Ma candidature au comité exécutif de l’AFS se justifie par plusieurs raisons. Je suis particulièrement attaché à l’indépendance de la sociologie face à d’autres formes de pouvoir, et donc convaincu de la nécessité d’une organisation professionnelle forte pour défendre notre discipline face aux multiples formes de disqualification dont elle peut être l’objet. Nombre d’actions déjà entreprises par l’AFS méritent en ce sens d’être poursuivies. Je me propose d’y contribuer, par exemple en participant au développement de la revue Socio-logos ou en collaborant aux bonnes relations avec d’autres disciplines et associations professionnelles, à l’image de celles de la science politique (ANCMSP, AECSP, AFSP). Dans un contexte où les sciences sociales sont menacées, il est plus que nécessaire de se mobiliser collectivement et de manière interdisciplinaire, aussi bien en France qu’à l’international. En lien direct, la question des conditions d’exercice du métier de sociologue, et en particulier de la précarité des jeunes chercheur.e.s, me semble constituer un chantier de tout premier ordre que l’AFS doit poursuivre. J’espère contribuer aux efforts de l'association pour rendre plus justes et plus claires les pratiques de notre milieu, tant sur les conditions de travail et de rémunération des jeunes enseignant.e.s chercheur.e.s, que sur les modes de recrutement et les divers obstacles qui entravent la pratique et l’essor de la sociologie contemporaine.

Cher-e-s collègues,

J’ai l’honneur de présenter ma candidature au CE de l’AFS lors du congrès d’Amiens.

Agée de 45 ans, je suis actuellement maîtresse de conférences en sociologie à l’université Clermont Auvergne. Ma formation de sociologue s’est déroulée principalement à l’École Normale Supérieure de Cachan, à l’université Paris X Nanterre et à l’université Lyon II. Actuellement en poste dans une UFR de Psychologie, je suis rattachée à un laboratoire de cette discipline - le LAPSCO (université Clermont Auvergne, CNRS) - et membre associée du Centre Max Weber (université Lyon II, CNRS, ENS Lyon).

Mes recherches sont consacrées à l’étude de la socialisation pendant l’enfance au croisement de la sociologie du genre et de la sociologie des classes sociales. J’ai travaillé sur cette thématique à partir de différents objets dont les principaux sont le corps, le vêtement, le travail domestique, les pratiques culturelles et les inégalités scolaires. Je pratique (et j’enseigne) une sociologie empirique, mobilisant une pluralité de méthodes et appuyée de manière systématique sur des enquêtes de terrain.

Lors du congrès de 2015 à l’UVSQ, j’ai fondé (avec Muriel Darmon et Daniel Thin) le RT50 « Socialisations ». L’animation de ce réseau, en collaboration avec les autres membres du RT, a été une expérience extrêmement riche et formatrice. L’organisation du congrès, la préparation des trois journées d’étude que le RT50 a tenues depuis 2015, ainsi que la construction des relations avec les autres RT, sont toutes des tâches qui m’ont passionnée et je serais heureuse de pouvoir poursuivre ce travail d’animation et de promotion de notre discipline en tant qu’élue du CE de l’AFS.

Entre autres projets, je souhaiterais notamment travailler à développer au sein de l’AFS une réflexion sur l’enseignement de la sociologie. Alors que la plupart des sociologues sont chercheurs et enseignants, il existe en effet aujourd’hui peu d’espaces institutionnels où cette réflexion peut être conduite. A travers une série d’actions qu’il convient d’imaginer ou de poursuivre (par exemple encourager l’organisation de sessions sur des questions relatives à l’enseignement lors des congrès, soutenir les manifestations dédiées à ces questions, ou leur consacrer un numéro de Socio-Logos), il s’agirait précisément de se doter de tels espaces et de favoriser ce faisant la discussion collective autour de ce sujet.

Bien à vous toutes et tous,

Martine Court
http://lapsco.univ-bpclermont.fr/sites/court/

 

Cher.e.s collègues,

J’ai l’honneur de présenter ma candidature au CE de l’AFS et, si je suis élue, à la présidence de l’association.

Je suis membre de l’Association Française de Sociologie depuis sa création, et j’avais assisté à son AG fondatrice qui s’était tenue quelques semaines après la soutenance de ma thèse en décembre 2001 à l’Université Paris V.

J’ai ensuite été recrutée au CNRS en tant que chargée de Recherche à Lyon dans le Groupe de Recherche sur la Socialisation (Université Lyon 2, ENS de Lyon), devenu depuis le Centre Max Weber, dans lequel j’ai travaillé 10 ans. Je suis depuis 2012 Directrice de Recherche dans le Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (EHESS, Paris 1).

Mes recherches ont porté sur l’anorexie envisagée d’un point de vue sociologique, le corps et la santé, les jeunesses, les classes préparatoires aux grandes écoles. Elles s’inscrivent plus généralement dans une sociologie de la socialisation que j’ai eu à cœur de faire exister dans l’association : j’ai ainsi fondé à UVSQ il y a deux ans (avec Martine Court et Daniel Thin) et animé au sein de son comité exécutif le RT n° 50 « Socialisations » qui tient aujourd’hui son premier congrès à Amiens. Cette participation plus active à l’AFS, à travers l’animation d’un RT, m’a enthousiasmée et m’a donné envie de m’investir davantage dans l’association et de présenter ma candidature au CE. Disposant, suite à la fin de quelques obligations collectives, d’un peu de temps à donner à la communauté sociologique, et ayant en tête des projets précis pour l’association, c’est de plus à la présidence de l’AFS que je présente ma candidature sur la base du programme suivant.

 

- La revue Socio-Logos

Membre de façon continue de comités de rédaction de revue de sociologie depuis 2003 (Lien Social et Politiques, puis Sociétés Contemporaines), je souhaite tout particulièrement m’investir dans la revue de l’association. Je voudrais d’abord proposer au CE de faire de la revue Socio-Logos une véritable revue professionnelle, qui assume sa différence par rapport aux revues scientifiques classiques et son mandat particulier de ce fait. Elle pourrait ainsi être le lieu de débats importants de la discipline (la sociologie, était-ce vraiment mieux avant ?, de quelle manière intervenir dans l’espace public ?, que faire par rapport aux questions de certifications éthiques ?, la situation des doctorant.e.s…), de témoignages sur des problèmes divers, de rapports de collègues étrangers sur d’autres associations de sociologues ou situations nationales de la sociologie, mais aussi d’hommages ou de mélanges suite au départ à la retraite ou à la disparition de collègues, d’articles scientifiques sur matériaux mais centrés sur la discipline ou la profession (nos pratiques, nos institutions, les sociologues, les étudiant.e.s en sociologie…). Je trouverais aussi souhaitable et intéressant que les RT qui bénéficient d’un financement de l’AFS pour des journées d’études y publient un compte rendu en quelques pages de ces journées. Et pourquoi pas des mots croisés sociologiques…

 

- Le fonctionnement et l’organisation des congrès

Tout d’abord, et au risque de verser dans la démagogie la plus méprisable, je souhaite engager une réflexion sur les repas des congrès pour tenter de sortir du « tout sandwich », en utilisant une compétence formée à petite échelle par l’organisation de la journée de mon laboratoire — pain, jeux, et discussions sociologiques— depuis 5 ans. Plus sérieusement, le congrès est évidemment le moment fort de l’association, mais aussi celui qui lui permet d’exister, y compris matériellement. Il me semble qu’il y a tout à gagner, scientifiquement et financièrement, en en faisant un moment encore plus central pour la discipline qu’il ne l’est. Cela peut passer par une réflexion sur ses « thèmes », une organisation plus en amont et une diffusion précoce et très large, au delà des listes des RT, de son programme et notamment des plénières et semi-plénières, des événements divers qu’il héberge, des thèmes de discussions et de débats qui y seront abordés, etc. Il s’agirait ainsi de mieux diffuser ce que nous y faisons mais aussi de réfléchir à ce que nous n’y faisons pas encore et qu’il pourrait être fructueux d’y introduire.

Je souhaite également inclure, dans la réflexion sur les congrès mais également au delà, la question de la diffusion des acquis et des résultats sociologiques aux publics non sociologues. Ayant participé cette année à différentes initiatives en ce sens (le projet de « science citoyenne » des Savanturiers de la sociologie, la marche pour les Sciences que j’ai contribué à organiser à Lille où j’habite), je pense que l’AFS pourrait avoir un rôle central à jouer dans la défense de la légitimité et de la scientificité de la discipline dans l’espace public, ainsi que dans la promotion de son regard et de ses résultats. Une bonne réactivité face aux attaques contre la sociologie ou encore à des contre-vérités sur le monde social qu’elle peut rectifier me semble ainsi nécessaire, par des tribunes dans les média et une présence active et réfléchie sur les réseaux sociaux et sur internet.

 

- Un fonctionnement collégial du CE, un dialogue continu avec les RT

Quelques mots également, puisqu’il s’agit d’une candidature à la présidence, sur la façon dont je comprends ce rôle particulier au sein du CE : je n’ai pas de problème avec l’idée de devoir investir davantage de temps dans cette tâche que les collègues du CE, ainsi que de devoir prendre des décisions en cas de désaccords ou d’hésitation. En revanche, la collégialité est le mode de gouvernement qui a à la fois ma préférence constante et qui me semble le plus approprié pour une organisation professionnelle de ce type. Dans le même esprit, je souhaite maintenir le lien avec les RT mis en place par le CE et la présidence actuels, à travers la réunion biannuelle du CE et des responsables des RT, qui me paraît un moment important. On pourrait également réfléchir à faire de cette réunion biannuelle, si elle fonctionne bien et que les présents y sont nombreux, un lieu d’association ponctuelle des RT à la prise de décisions du CE, de manière informelle ou par le vote. Il me semble que, dans une association professionnelle comme la nôtre, nous n’avons pas à être tou.te.s d’accord : c’est pour cela qu’il me semble important que les positions, situations, statuts, avis très différents qui sont les nôtres, en toute légitimité, soient représentés au sein du CE et au delà. Ce rôle à définir de l’assemblée des RT pourrait aussi inclure une réflexion, à mener ensemble, sur leurs règles de fonctionnement, leur évolution, leurs contours ou leur nombre.

Sur d’autres points enfin — les journées inter-RT ; le rôle de l’AFS par rapport aux instances de pilotage de la discipline, les associations proches (ASES, ANCMSP, APSES…) ou les organisations syndicales ; les liens avec les associations étrangères et les enjeux internationaux ; l’organisation du débat sur nos pratiques et sur le degré et le mode d’institutionnalisation de notre déontologie ; le souci d’efficacité et de transparence dans la gestion des comptes de l’association — j’entends poursuivre pour l’essentiel, et si possible amplifier, ce qui a été fait par les précédentes présidences et CE.

 

Muriel DARMON

 

 

Pour une AFS soucieuse de la précarité des jeunes chercheurs (euses) !

 

 Doctorant en Sociologie à l’Université Paris Saclay, également membre fondateur de
l’Association ADE (Agir pour les Doctorants à Evry), je déclare me porter candidat à un mandat
au Comité Exécutif de l’Association Française de Sociologie.
Ma candidature intervient dans un contexte particulier :
D’une part, elle est suscitée par l’urgence de la situation actuelle alimentée par plusieurs
bouleversements (répression des collectifs étudiants, accentuation des effets de la loi dite LRU
ou « loi Pécresse », Crédit Impôts Recherches, répercussions sur l'emploi scientifique des
politiques d’austérité : aujourd'hui, par exemple, les universités ne créent presque plus de
postes d'enseignants-chercheurs titulaires et tendent par ailleurs à en geler ou à en supprimer).
D’autre part, dans la mesure où ces bouleversements qui agitent le monde universitaire,
d'abord touchent de plein fouet les doctorants(es) et jeunes docteurs(es), prendre part au débat
et à l’action collective devient nécessaire afin de lutter contre la précarisation grandissante de
leurs carrières.
Face à cette situation, Il me semble important que les jeunes chercheurs (euses) soient
représentés (es) au sein du comité exécutif de l’AFS afin qu’ils puissent faire entendre leurs
voix.
Par ailleurs, ma candidature répond à la conviction du rôle essentiel que pourrait jouer
l’AFS dans l’amélioration des conditions des doctorants (es) et jeunes docteurs (es), et cela en
exigeant de :


- Valoriser le diplôme et le statut du « Docteur en Sociologie ».
- Alerter sur les effets de l'absence de recrutement d'enseignants-chercheurs
titulaires.
- Appeler à l'arrêt immédiat de la « vacatairisation » exorbitante des postes, et
exiger plus de moyens pour titulariser les jeunes docteurs sans postes.
- Redynamiser la vie doctorale à travers la multiplication des journées
« laboratoire » afin de permettre aux jeunes chercheurs(euses) en sociologie
d’échanger sur leurs travaux en cours et à venir ;
- Soutenir la recherche sociologique et lui assurer une bonne diffusion en dehors
du monde académique.


Finalement, c’est dans l'objectif de nourrir un travail collectif visant à préparer un avenir
meilleur pour les doctorant(es) et jeunes docteurs(es) que s'inscrit cette action.


Abdeslam YOUBI (Doctorant en Sociologie urbaine)
Le 5 juin 2017

 

Doctorant de l’EHESS (je soutiens ma thèse le 28 juin) et inscrit au RT5 (classes, inégalités, fragmentations), mes recherches ont porté sur différents processus sociaux qui contribuent à distinguer les sciences sociales des sciences dites naturelles (composition sociale et trajectoire scolaire des étudiants, durée et taux de financement des thèses, âges d’entrée et de promotion dans la carrière des enseignants-chercheurs, part des financements accordés, etc.). Ma candidature au CE de l’AFS est principalement motivée par deux projets. Tout d’abord, à partir des connaissances tirées de mes recherches notamment, je souhaiterais contribuer à la diffusion d’informations sur la faiblesse des ressources allouées à la sociologie vis-à-vis des autres disciplines (notamment la situation particulièrement précaire d’une grande part des doctorants et docteurs sans poste de la discipline). Je voudrais aussi réfléchir aux questions de réutilisation pédagogique des données des recherches sociologiques, et par exemple tenter de mettre à la disposition des sociologues les résultats de recherches déjà publiées auxquels seraient joints les données utilisées et/ou leurs processus de traitement. Ce dernier volet vise à donner la possibilité aux sociologues (et spécialement aux étudiants) de reproduire/répliquer les résultats obtenus et de mutualiser ainsi les savoir-faire pour analyser différents matériaux (qu’ils soient sous forme de bases de données, d’entretiens audio ou retranscrits, d’extraits de carnets de terrain, etc.). De nombreuses pratiques de ce type ont commencé à se développer, et il me semblerait souhaitable que les sociologues intéressés puissent avoir accès à une rubrique au sein du site de leur association professionnelle pour déposer ou consulter de telles initiatives. Plus généralement, j’espère pouvoir contribuer aux échanges de l’AFS avec d’autres associations sociologiques (telles l’Association des Sociologues de l’Enseignement Supérieur, avec qui j’ai travaillé sur l’endettement des universités, ou Qui Gouverne la Science, avec qui nous menons des recherches sur les évaluateurs de l’ESR), mais aussi en dehors de la discipline (collectif des travailleurs précaires de l’ESR, marche pour les sciences,…) pour participer à la convergence des luttes pour le progrès scientifique et l’amélioration des conditions de travail dans l’ESR.

 

Yann Renisio

(https://www.cmh.ens.fr/Renisio-Yann)

Doctorante rattachée au Centre Max Weber (UMR 5283), je me porte candidate au comité exécutif de l’AFS lors du congrès d’Amiens.  Ma candidature s’inscrit dans la continuité d’un parcours universitaire qui se caractérise jusqu’alors par mon engagement dans plusieurs collectifs universitaires, au niveau national comme international. J’ai notamment intégré depuis 2015 le bureau du RT12 « Sociologie économique » où je participe activement à la valorisation de ce réseau. Animée par la volonté de diffuser et démocratiser les savoirs sociologiques, j’aurai à coeur de poursuivre mon engagement en m’investissant davantage dans l’animation scientifique de notre discipline. Plus encore, il me semble important que les doctorant.es aient et occupent une place dans une instance de représentation nationale telle que l’AFS. Je suis en effet particulièrement sensible aux conditions de la « jeune recherche », a fortiori dans un contexte de gestionnarisation et de précarisation de la recherche.  Forte de mon implication au sein de différentes mobilisations et de ma fonction de représentante élue des doctorant.es au sein de mon laboratoire, mon objectif est de développer les réflexions entreprises lors du dernier congrès à l’UVSQ sur les procédures de recrutement, les conditions administratives et financières qui touchent les doctorant.es. Ce faisant, je souhaite poursuivre ce « débat » et participer à la mise en place de propositions.   Virginie Blum  http://www.centre-max-weber.fr/virginie-blum